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 Dis-moi tout, mon enfant. Ne t'enfuis pas et aie confiance en ma philosophiiiiiie [PV Jasmine]

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SUBORDONNÉ DE KOUMEI

۞ 1ère apparition : 17/07/2013

۞ Rukhs : 489

۞ Rukh rose : Célibataire

۞ Localisation : Bloquée dans l'empire Kou avec un Koumei psychopate!

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Famita Karan
SUBORDONNÉ DE KOUMEI

MessageSujet: Dis-moi tout, mon enfant. Ne t'enfuis pas et aie confiance en ma philosophiiiiiie [PV Jasmine]   Sam 2 Mai - 13:52

[ suite du RP "DES AMIS TU EN VOUDRAS, DES VENTS TU RAMASSERAS " ]
Le 27/03/1001




Alors que Jasmine semblait vouloir en apprendre plus sur moi dans l’espoir de devenir mon amie, elle se tut et m’écouta avec la plus grande des attentions lorsque je lui expliquais la raison de ma présence ici. C’était plutôt logique quelque part. La moindre des choses quand on venait de poser une question à quelqu’un était de ne pas la couper quand il daignait vous répondre. Mais j’avoue que ne pas avoir été interrompue par les rires ou les commentaires sarcastiques de mon interlocutrice, bien que cet effort de politesse de sa part fût appréciable, rendait la situation un peu plus tendue. Il était normal qu’elle s’interroge sur la raison de ma venue ici puisqu’il s’agissait de l’amie du premier prince et vu la manière dont elle avait réagi face aux menaces de l’intrus, elle le défendrait contre ceux qui oseraient s’en prendre à lui. Ce n’est pas étonnant que cette femme se questionne sur mon identité et qu’un silence tendu s’installait entre nous alors que je réfléchissais de quelle manière j’allais répondre à sa question. Bien sûr, le fait que les gardes me laissent tranquille au palais prouvait que je n’étais pas une menace pour l’Empire Kô. Alors que je ne pensais qu’à préserver ma fierté, la rouquine fronçait ses sourcils en voyant le temps que je prenais. Sa méfiance s’était sans doute un peu renforcée suite à cela.

Je refusais de lui parler de la véritable raison qui m’avait amené jusqu’au palais ce jour-là. Je maudissais beaucoup trop le destin d’avoir mis Gyokuen sur ma route pour ça. Sans elle, rien de tout cela ne serait arrivé. Quelle idée j’avais eu de la suivre, aussi. Je m’ennuyais tellement dans ma vie qu’il avait fallu que je me sente obligée de rejoindre une femme juste parce que son aura m’avait intrigué. Pour le plaisir de trouver des choses à voler, aussi. Je m’étais surestimé. Je regrette toujours l’initiative que j’ai prise ce jour-là. Même Cynron ne se serait pas risqué à ce genre de choses. Et dieu sait que cette saleté était plus forte que moi. Comme quoi, la curiosité est un vilain défaut. Regardez où j’en suis aujourd’hui. En train d’obéir à un prince pervers. Pouah… Quoique cela ne me dérangeais pas tant que ça si j’avais accepté de devenir sa subordonnée à la fin de cette fameuse semaine. Ce n’est pas que je craignais qu’il me force à se soumettre à lui avec des moyens plus radicaux mais je l’avais fait de mon plein-gré. Était-ce parce que je m’étais sentie redevable ? Bon c’est vrai que sans lui, les gardes m’auraient emmené voir l’Impératrice. Mais qu’allait-il advenir de moi si jamais il n’était pas intervenu ? Je n’avais vu le visage de Gyokuen Ren qu’une seule fois… D’après Koumei, ce n’était pas une personne fréquentable. Si elle ne m’avait pas exécuté, se serait-elle servie de ma faiblesse pour rejoindre son organisation au point que je m’enfonce encore plus ? On pouvait dire qu’il avait empêché cela, d’une certaine manière.

Je secouais négativement ma tête. J’allais beaucoup trop loin. Ce prince était un adversaire redoutable, pas un sauveur. Et cela me confrontait à un terrible dilemme : à qui pouvais-je faire confiance ? Qui était le pire ? Aurais-je du accepter la proposition d’Aladdin et partir pour Sindoria ce jour-là ? J’avais le regard posé sur le mur. Il était trop tard pour regretter mes choix maintenant. Le mal était fait, quoi que j’en dise. Autant se concentrer sur le présent. Et le présent se résumait à en savoir plus sur Jasmine. Je clignais plusieurs fois des yeux en la regardant de nouveau. Pour elle, j’étais peut être toujours une ancienne espionne envoyée par un pays différent et je pouvais me retourner contre l’Empire à tout moment. Je n’avais vraiment pas envie de tomber dans ce genre de débats. En cherchant vainement à savoir ce qu’elle pensait de moi, je devais faire plus d’efforts pour me faire bien voir. Comme si elle avait été envoyée pour espionner mes faits et gestes. Alors que je sentais que j’avais mis un certain mur entre nous après ces explications douteuses, je sortis de ma rêverie en voyant la voyageuse cracher sur le serveur.

Si je m’attendais à ça… Enfin de la part d’une fille comme elle, je suppose qu’il faut attendre à tout, hum ? Heureusement pour elle que je m’en étais sortie sans une seule goutte. Elle s’excusa en riant nerveusement :

-« Désolé, ce n’était pas mon intention. »

Encore heureux que ce n’était pas ton intention, imbécile.

-« Vous n’avez pas vraiment une tête à être désolée… »

Jasmine n’a JAMAIS l’air désolée, monsieur. Vous n’êtes pas sa première victime. Elle a voulu que vous gardiez un bon souvenir d’elle en crachant ce qu’elle venait de boire sur votre figure. Après s’être essuyé, le pauvre homme demanda alors qu’il était sur le point de se faire voler :

« Ne vous en faites pas, ce n’est rien. Avez-vous pris votre commande, Mesdames ? »

Je réfléchissais en laissant la rouquine répondre :

-« Hmm… Je prendrai des ramens ! Et toi Famita-chan ? »

Inutile de dire que je n’avais jamais goûté de ramens et que je n’étais pas d’humeur à manger quelque chose que je risquais de ne pas aimer. Ça ne valait pas le coup de le voler dans ce cas. Je levais les yeux au ciel avant de lui dire :

-Arrête de m’appeler Famita-chan, on n’est pas amies, je te signale.

Après avoir sortie cette réponse cinglante, je relevais la tête vers le serveur :

-Je prendrai une soupe.

Celui-ci hochait la tête avant de se retirer. Je ne quittais plus mon interlocutrice du regard, attendant que celle-ci réponde à ma question après que je me sois donné la peine de lui expliquer quelle fonction j’occupais au palais. Elle n’avait pas l’air de deviner de qui j’étais la subordonnée. Allons ! Elle pourrait faire un effort. Cette femme connaissait les princes mieux que moi quand même. Pensait-elle vraiment que Kouha serait du genre à autoriser une intruse à rentrer au service ? Ce sale gamin prendrait plutôt un malin plaisir à la toiser du regard alors que celle-ci se faisait arrêter.

Toutefois, elle avait l’air surprise par ma question :

« Pourquoi ça t’intéresse ? »

Ah, c’était à moi de poser des questions ! Est-ce que je lui avais demandé pourquoi ça l’intéressait quand elle m’a demandé si j’étais au service de quelqu’un ? Connaissant sa relation avec le prince, il était évident qu’elle allait me poser cette question mais je lui avais répondu franchement sans faire de chichis. Et il était normal que ça m’intéresse. J’étais sur le point de voler de la nourriture avec une rouquine qui semblait entretenir de bonnes relations avec le premier prince. C’était normal que cela m’intrigue que Kouen fasse ami-ami avec des voleuses alors que son frère récupérait les intrus pour en faire ses « choses ». De plus, je me questionnais encore plus sur la véritable identité de Jasmine.

Si je lui avais expliqué comment cela se faisait-il qu’on me laisse me balader dans le palais sans m’arrêter alors que je ne venais pas de l’Empire Kô, ça me semblait compréhensible que je me demande comment une personne louche comme elle pouvait être amie avec le frère de Koumei.

Sans attendre de réponse de ma part, elle ferma les yeux avant de reprendre :

-« Par où commencer ? »

On croirait presque que ça lui faisait plaisir de parler de ça. Ce que je venais de lui demander était plutôt intime, pourtant. Cette imbécile heureuse se montrait beaucoup trop confiante. Elle n’a pas hésité longtemps avant d’enchaîner :

« Je viens d’une famille noble. On ne dirait pas, hein ? Eh bien surprise ! La bâtarde de la famille en personne. »

Bon cela, je m’en doutais un peu même si il est vrai qu’une personne qui ne savait pas qu’il s’agissait de l’amie d’enfance de Kouen aurait du mal à le deviner en voyant de quelle manière elle se comportait avec les gens. Loin d’avoir une attitude snobe, elle se montrait au contraire très ouverte.

Sa dernière phrase pouvait expliquer bien des choses mais la manière dont elle la disait était surprenante. Je la regardais, éberluée, ayant du mal à la croire. Qui avouerait qu’il est un bâtard avec un ton aussi léger ? Elle riait même. Elle n’avait pas l’air de mentir et pourtant elle restait souriante. Personne ne pouvait dire ce genre de choses en riant ainsi. Je la regardais droit dans les yeux, me demandant si ce qu’elle allait m’apprendre par la suite seraient des mensonges.
Je ne tardais pas à le savoir :

« Ma famille, surtout ma mère, avait des relations étroites avec la famille Ren bien avant ma naissance. Elle était appréciée par les parents de Kouen et lui rendait souvent visite. Bien qu’elle fut surtout appréciée par son comportement hypocrite et exagéré… »


Je hochais doucement la tête. C’était sans doute vrai. C’était souvent comme ça que ça marchait dans ce genre de milieu. Ce monde était rempli de personnes hypocrites. Mais la rouquine n’avait pas l’air d’en faire partie. Elle avait annoncé cela de manière beaucoup moins enjoué. Peut-être qu’elle me parlait d’un sujet qu’elle ne souhaitait pas trop aborder ? Etait-il possible que Jasmine déteste sa mère ? Alors comment faisait-elle pour rester aussi souriante ? Gardant mes questions pour moi, je la laissais continuer :

-« Au-début, je n’avais pas le droit de sortir de la maison. Elle avait honte d’une enfant telle que moi. Mais après un incident, dont je ne m’éterniserai pas plus, elle m’emmenait avec mes autres frères et sœurs au Palais. Et c’est là que j’ai rencontré Kouen. »


Il était logique qu’elle ne cherche pas à s’éterniser sur l’incident. Elle s’était déjà éternisée sur beaucoup trop de choses, je trouvais. Ca ne la dérangeais vraiment pas de me raconter tout ça ? Quelque part, je savais ce qu’elle ressentait. Ma mère m’avait gardé en vie juste pour ne pas avoir mauvaise conscience. Elle avait peur de moi et avait honte de mes yeux. C’était ceux d’un démon, d’après elle. J’étais un monstre qu’il fallait cacher de la population. Je resserrais mes mains. Après cela, j’avais perdu confiance en moi et en moi-même. Alors comment Jasmine s’en était-elle sortie ? Sa rencontre avec Kouen avait sans doute changé des choses. Mais n’avait-elle pas été convaincue par les paroles de sa mère en se considérant elle-même comme une honte ? A priori, non. Nous étions différentes sur ce point. Bien que je ne savais pas grand-chose sur la suite des événements, quelque chose lui avait permis de se relever. Elle n’avait placé aucune barrière entre elle et les autres pour se protéger. C’était une femme forte, contrairement à moi.

Et cette même force se fit ressentir lorsqu’elle croisa de nouveau mon regard avec cette lueur qui ne l’avait pas quitté, suite à ce récit.

-« Lors de notre première rencontre, je devais avoir 5 ans et lui 10 ans si je m’en rappel bien. A cet âge-là, il était beaucoup moins connu pour son impassibilité, ahah ! Bon, je ne te cache pas que c’est moi qui suis allé vers lui la première fois. Je dirais même que je restai perpétuellement dans ses pattes… »

Je ne savais pas comment réagir. Une part de moi voulait se forcer à sourire. Si Jasmine s’en remettait, il était inutile que je me retrouve touchée par ce qu’elle a vécu. Je n’avais pas pitié d’elle mais je ne la comprenais pas. Elle était tellement différente…

« Mais je suis contente d’avoir autant insisté. Sinon, nous ne serions pas devenus ce que nous sommes aujourd’hui : amis. »


Je la regardais de nouveau, l’air désolée. Autant se montrer honnête avec elle-même puisqu’elle l’avait été avec moi. Mon objectif n’était-il pas de toucher une corde sensible comme elle l’avait fait pour moi ? Même si ça avait été involontaire, la rouquine avait eu le réflexe de ne pas insister. J’étais la seule à avoir dit ce que je ressentais. Mais elle était partie vraiment loin… Moi qui pensais que c’était juste une idiote qui ne comprenait rien à rien. Elle était bien plus que ça. C’était moi l’idiote.

-Désolée… Visiblement, ça n’a pas l’air de te déranger mais… Je tenais quand même à m’excuser.

C’est bien la première fois que je m’excusais en pensant vraiment ce que je dis. Je me demandais si Jasmine allait me poser d’autres questions alors que le serveur apportait les plats.



Arigato démon du thé ♫


Dernière édition par Famita Karan le Sam 22 Oct - 14:41, édité 4 fois
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Jasmine
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MessageSujet: Re: Dis-moi tout, mon enfant. Ne t'enfuis pas et aie confiance en ma philosophiiiiiie [PV Jasmine]   Ven 8 Mai - 22:22

La réponse soit disant sanglante de son interlocutrice ne lui fit aucun effet. Au contraire, cela avait provoqué l’élargissement de son sourire. Mais ça, vous deviez sûrement vous y attendre. La brune était franche et ne manquait pas de la lui rappeler, ce que la voyageuse appréciait. Oui, elle aimait sa franchise, aussi cash soit-elle. La subordonné d’un des princes de Kô souhaitait sans nul doute mettre les points sur les « i » et prendre ses distances dès le début. Elle ne semblait pas vouloir se familiariser avec notre jeune femme, et ça, elle l’avait parfaitement compris. Mais ce n’était pas une raison pour qu’elle abandonne. Oh ça non. Hors de question. Il fallait que Famita se mette bien ça dans le crâne : « Plus elle tentera de s’éloigner, plus Jasmine se rapprochera. » C’est aussi simple que ça.

Quand la rouge lui avait posée une question en trop, elle n’avait même pas pris la peine de lui répondre, attendant sagement que Jasmine lui réponde. Ce qui était logique. A chacun son tour, après tout. Quand elle avait commencée à raconter une partie de sa vie, elle lui avait dit sur un ton calme et nostalgique. Sans aucune gêne. Bien que certain penserait à sauter quelques détails intimes, cette fille n’eut aucun problème à tout lui dévoiler. Comme elle le pensait précédemment, elle n’avait pas à avoir honte et n’avait rien à cacher. Sa rencontre avec le prince était l’une dont elle en était la plus fière. Elle y prenait même plaisir à la raconter. Ce n’était pas tous les jours qu’on lui demandait comment c’était passé cette fameuse rencontre !

Pendant son récit, elle avait bien remarquée que la jeune fille semblait toute aussi surprise par la révélation de son véritable rang. Non, en réalité c’était plutôt le rire qu’elle avait enchaînée après cette nouvelle. Ce qui était tout à fait compréhensible. Il fallait vraiment avoir un caractère en béton pour en rire de la sorte. Ou être un idiot… Mélangez les deux, et voilà le résultat. Une femme qui assumait parfaitement et ouvertement ses origines. Étrange mélange, je vous l’accorde.

Le ton peu enjoué qu’elle avait employé lorsqu’elle parlait de sa mère n’échappait bien évidemment pas à la subordonnée. Mais étrangement, elle semblait du même avis quand elle hocha la tête sur ce qui était des comportements hypocrites dans le milieu de la noblesse. Voilà qui était étrange : Pourquoi servait-elle un prince dans ce cas ? Ne se posant pas plus de questions et après avoir fini son histoire, Jasmine posa son menton dans sa main et lui sourit avec son air éternellement idiot. Comment pouvait-elle contraster autant avec ce passé qu’elle venait de raconter? Telle était la question.

-« Désolée… Visiblement, ça n’a pas l’air de te déranger mais… Je tenais quand même à m’excuser. »

Ne s’attendant pas à ça de sa part, la rouge écarquilla des yeux et releva son menton. Bah ça alors ! C’était inattendu. Elle dirait même surprenant. La brune semblait vraiment penser ce qu’elle disait. Vu la tête ahurie de Jasmine, Famita devait sûrement se dire que celle-ci allait se moquer d’elle et rigoler aux éclats. Cependant, elle ne le fera pas. Pas maintenant en tout cas, ce n’était pas le moment. Elle ne savait pas pourquoi la subordonnée se sentait aussi coupable après son histoire, mais elle respecterait ses sentiments et ses paroles. Non, vous ne rêvez pas : notre jeune femme peut se montrer respectueuse. –halleluyah- Soupirant, elle mit ses mains devant elle et répondit :

-« Aller-aller, il n’y a pas de quoi en faire tout un drame. Tu n’es pas la fautive de ce qu’il m’est arrivé, voyons ! C’est du passé tout ça. Maintenant, je compte profiter du présent pendant que le Destin me l’autorise. En parlant de profiter, voilà la nourriture qui arrive !» Dit-elle, regardant le serveur s’approcher d’elles.

Les plats en main, il les déposa l’une après l’autre, leur souhaitant un bon appétit. Se léchant les babines, la rouge oublia d’une rapidité déconcertante leur discussion et sépara les baguettes qui allaient lui servirent de couvercles. Elle souhaita également un bon appétit à son « amie » avant de planter ses baguettes dans son bol de ramens. Affamée, elle porta les baguettes à sa bouche avant que les nouilles ne retombent dans la soupe. Elle clignotait plusieurs fois des yeux. Tiens, manger avec des baguettes étaient beaucoup plus compliqué qu'elle ne l’avait imaginée… Haussant les épaules, elle recommença sa manœuvre avec une expression des plus amusantes. En effet, elle était si concentrée qu’elle sortait sa langue sur le côté, ramenant doucement les baguettes à ses lèvres. Et une nouvelle fois, la nourriture retourna dans le bol. Une veine se forma sur sa tempe.

-« MAIS BORDEL. C’EST QUOI CES NOUILLES ? ELLES SONT VIVANTES OU COMMENT CA SE PASSE ? » S’écria-t-elle, faisant preuve d’une discrétion de haut niveau.

Furieuse, elle prit le bol entre ses mains et mangea sans les baguettes. Bien évidemment, les autres clients aux alentours profitèrent de ce spectacle après que leur attention fut attirée vers leur table. Elle prit goulûment plusieurs bonnes gorgées avant de reposer son bol violemment sur la table, les joues pleines à craquer. On aurait dit un écureuil. Quelques nouilles dépassèrent de sa bouche, mais elle les avala bien vite avant de soupirer de soulagement, enfin rassasiée. D’un « Fiouuu. », elle tapota son ventre maintenant bien remplit avant de s’affaler un peu plus sur sa chaise. Qu’elle grâce, Jasmine. Vraiment. Une vraie femme dans toute sa splendeur.

-« Fuhuhuhu. Alors les nouilles ? On fait moins les malignes maintenant, hein ? » Demandait-elle à son ventre, arborant une tête quelque peu sadique.

Irrécupérable… Décidant tout de même de reporter son attention sur Famita, elle se remit droite sur sa chaise et la fixait jovialement, ne se souciant aucunement de l’avis qu’elle put bien avoir face à cette scène des plus ridicules. C’était à son tour maintenant de poser des questions. Sauf qu’elle n’avait pas tout à fait l’air d’en être une, mais elle ressemblait plutôt à une faveur. La voyageuse regardait sa voisine sérieusement avant d’entre-ouvrir sa bouche.

-« Dis-moi, Famita… Puis-je te demander une faveur ? » Commença-t-elle, une lueur étrange dans le regard. « Je sais que nous nous connaissons que depuis ce matin, et ce que je t’apprête à te demander va sûrement te paraître étrange, mais… Étant aux services d’un des princes, j’aimerai te demander de garder un œil sur Kouen et de l’aider en cas de besoin.» Finit-elle par avouer, gardant un moment le silence, pensive sur ses dernières paroles. Elle reprit : « Tu dois sûrement te demander pourquoi je te fais confiance ? Et surtout pourquoi je te demande cela ? Saches que je ne compte pas rester à Kô. Je ne serais donc plus ici pour protéger ses arrières et le soutenir. Mais toi, tu seras toujours au palais pendant mon absence, et mon intuition m’incite à te faire confiance. »

Il était vrai que Jasmine n’avait pas prévue de rester longtemps dans la capitale. Elle s’était déjà bien trop éternisée et comptait partir d’ici la fin de la semaine. Ses retrouvailles avec son ami d’enfance avaient été merveilleuses et elle aurait voulu le soutenir dans sa quête. Mais sa soif d’aventure et les terres encore inexplorées la poussaient à reprendre son voyage. Il était encore loin d’être fini. Elle fera de nouvelles rencontres, des bonnes comme des mauvaises. S’il y avait bien une chose dont-elle était sûre, c’est qu’un jour, elle le reverra. Leur chemin se recroiseront, comme celui de Famita. Son instinct ne la trompait jamais. Et comme à ce moment précis, elle croyait en cet instinct qui lui disait clairement que Famita était quelqu’un de confiance.

Elle ne savait pas si elle allait accepter cette demande improbable. Mais… Non. Pas de toute. Il le fallait. Elle devait accepter. Sinon, Jasmine ne pourrait pas partir l’esprit tranquille…


Merci à Naya pour l'avatar. ♥️
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SUBORDONNÉ DE KOUMEI

۞ 1ère apparition : 17/07/2013

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Famita Karan
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MessageSujet: Re: Dis-moi tout, mon enfant. Ne t'enfuis pas et aie confiance en ma philosophiiiiiie [PV Jasmine]   Dim 10 Mai - 21:15


Qu’est-ce qu’il me prenait depuis ce matin ? J’avais été d’abord bluffée lorsque Jasmine a fait preuve d’une lucidité déconcertante en tenant face à l’intrus en dégageant alors une aura qui n’allait pas du tout avec son caractère d’imbécile heureuse et maintenant elle semblait parler de son passé en gardant le sourire alors qu’il ne donnait pas très envie. Le mien n’était pas mieux, certes mais cela avait eu un véritable impact sur ma personnalité. Elle avait fait des rencontres que je n’avais pas faites et cela semblait l’aider à avancer. Surtout que toute cette histoire paraissait remonter à loin, maintenant. Le temps avait peut être effacé certaines blessures ? Non, je ne pense pas. Elles s’étaient peut être faites moins profondes. Peut-être qu’au fil du temps, on parvenait à en parler plus facilement tout en gardant sa tristesse pour soi. Je n’étais pas du genre à la montrer non plus mais cette « solitude » que la rouquine avait ressentie en faisait partie. Cela fait pratiquement dix ans… Plus de dix ans et je n’avais pas changé. Plus de dix ans et je continuais de me refermer sur moi-même. Les rares fois où je m’ouvrais aux autres, je mentais. J’étais restée enfermée dans le passé. Je ne parvenais pas à avancer. Et c’était sûrement là toute la différence entre moi et cette femme :

-« Aller-aller, il n’y a pas de quoi en faire tout un drame. Tu n’es pas la fautive de ce qu’il m’est arrivé, voyons ! C’est du passé tout ça. Maintenant, je compte profiter du présent pendant que le Destin me l’autorise. En parlant de profiter, voilà la nourriture qui arrive !»

C’est vrai. C’était peut-être pour cela que je me sentais aussi stupide. J’étais encore une enfant, je n’avais pas évolué contrairement à Jasmine. Je n’étais pas suffisamment forte pour ça. C’était assez handicapant et inconsciemment, j’avais commencé à éprouver de la jalousie envers elle. Mais ce sentiment que j’appelais « jalousie » était en réalité de l’admiration. Au fond de moi, j’espérais qu’un jour, je deviendrais aussi forte que l’amie du premier prince. Pas débile, forte. Mon orgueil me poussait tout de même à souhaiter que j’y arrive par mes propres moyens. Même si ça prend du temps, même si ça risque d’être difficile, je n’avais pas envie de compter sur cette femme. Puis il ne fallait pas que cette rencontre me trouble au point de changer ma vision des choses. Je ne savais même pas comment elle s’y prenait pour accorder aussi facilement sa confiance aux autres, mais il ne fallait pas oublier que cela restait une faiblesse. Les personnes qui méritaient que je leur fasse confiance étaient rares. Hier encore, je me demandais si elles existaient. Mais je ne voulais plus me laisser influencer par qui que ce soit. Cynron m’avait aidé à devenir forte mais c’était en partie à cause de ses mots que je ne parvenais pas à avancer. Peut-être avait-il raison. Je ne devais surtout pas baisser ma garde. Je devais me servir de ma merveilleuse intuition et des informations que j’avais sur une personne pour m’assurer que ce misérable être humain méritait que je croie en lui. C’était toujours de cette manière dont j’avais procédé et je ne comptais pas changer ça. D’accord, j’allais me baser sur ce que je pense et arrêter de faire des généralités en écoutant un type qui prenait un plaisir sadique à me balancer par terre quand je voulais lui faire un câlin mais je n’allais pas devenir aussi facile à approcher que la rouquine.

C’est bien beau de penser à tout ça, mais j’avais faim. Réfléchir m’ouvrais l’appétit et je suppose que c’était aussi le cas pour mon interlocutrice puisque celle-ci se jetait sur son bol de nouilles. Autant en faire de même. Je gardais la longue réflexion que je m’étais faite suite à ses révélations dans un petit coin de ma tête, à l’abri de tous les esprits sournois capables de desceller les pensées des autres en un simple regard. Ah la la, si seulement Jasmine savait quel impact ces mots avaient sur moi. Avant de boire ma soupe, je me retournais vers elle en me retenant de sourire. Il ne fallait pas qu’elle se mette à croire que ses talents d’oratrice m’émurent. Il en fallait plus pour m’émouvoir, moi, la grande Famita. Cependant, je me figeais en réalisant que la demoiselle avait décidé de briser cette image classe que j’avais d’elle en mangeant comme un goret. Miiince ! J’avais oublié cette facette de sa personnalité ! Mais comment avais-je pu admirer une fille pareille ?

Les problèmes qu’elle rencontrait avec les baguettes me faisaient rire au début. C’était un rire moqueur certes mais c’était plutôt drôle de voir une personne que tu considérais comme une « adulte » il n’y a même pas cinq minutes galérer avec des simples couverts. Comment espérait-elle s’en sortir face à des obstacles beaucoup plus difficiles à affronter ? Je continuais de l’observer, non sans un air sournois au visage alors que celle-ci se concentrait pour parvenir à atteindre ses nouilles avec des baguettes. Elle ne parviendra jamais à manger à ce train-là. C’est plutôt affligeant. Inutile de savoir d’où elle sortait pour savoir qu’elle n’était pas habituée à utiliser ce genre de couverts.
C’est alors que la scène devint plus amusante quand Jasmine commença à perdre patience. Je haussais un sourcil, sans parvenir à me débarrassais de mon sourire amusé alors qu’une veine apparaissait sur sa tempe. Ça va chauffer. Comme si cette énième fois où les nouilles revenaient dans le bol était une fois de trop.

-« MAIS BORDEL. C’EST QUOI CES NOUILLES ? ELLES SONT VIVANTES OU COMMENT CA SE PASSE ? »

Suite à la brutalité dont faisait preuve la demoiselle, qui ressemblait plus à un gorille qu’à une femme à ce moment-même, je sentis les regards se diriger vers nous. Pas étonnant vu sa discrétion. Horreur… Des personnes m’avait vu avec elle. Pourquoi ce genre de choses doivent-elle arriver à moi ? Et la situation n’était pas prête de s’arranger puisque l’être qui se trouvait à mes côtés décida  d'engloutir ses nouilles sans couverts. Ce qui était tout sauf propre, il fallait bien l’avouer. Je n’avais pas de chance. Non, cessez de m’observer. Je vous jure que je ne connais pas cette femme. Je devais saisir l'occasion, j’avais le temps de reculer, non ? Mais il fallait faire vite car ce gorille n’allait pas tarder à terminer son repas ! Vite, Famita ! Ais confiance en tes réflexes ! Tu es assez rapide. Voilà, recule. Décale ta chaise avant qu’elle ne repose violemment son bol sur la tab-…

- M-mais … !

Il y a déjà un petit moment que l’envie de rire m’avait quitté. Mais là, je pense que le destin est définitivement contre moi. Que ce soit dans le passé ou dans le présent, je devais être destinée à être malchanceuse. Car au moment-même où je soulevais ma chaise en tenant habilement le bol de soupe encore plein d’une main, son bol à elle heurtait brusquement la table. Devinez où la soupe est allé se diriger ? Bon vu vos airs moqueurs, je pense que vous avez deviné.

- MA ROBEEEEEEEEEUH , PUTAIN !

Le bas était fichu. Fichu. Et mettre de l’eau dessus allait agrandir la tâche. J’avais prévu d’acheter autre chose avec tout l’argent que j’avais amassé ces temps-ci. Argent qu’on amasse à veiller à ce que son prince ne roupille pas. Et savoir que tout cet or allait me servir à me payer une autre robe me mettait fortement de mauvaise humeur. J’avais mis du temps à voler cette robe, bon sang. Je n’avais pas risqué ma vie pour ce bout de tissu mais ça restait un beau bout de tissu. Je tirais sur ma robe, la regardant d’un air déprimé. Nous avons vécu tant de choses ensemble… Alors que la cause de sa perte semblait satisfaite en regardant son ventre.

-« Fuhuhuhu. Alors les nouilles ? On fait moins les malignes maintenant, hein ? »

Ravie d’avoir atteint son objectif, cette impolie fixait son estomac, d’un air sadique. Sans lui laisser le temps de réagir, je pris mon bol de soupe qui en contenait toujours un peu pour la vider sur sa tête. Je ne prêtais pas attention aux autres clients qui me dévisageaient alors que je me déchaînais comme je pouvais. Je devais venger la perte de ma tenue ! Ce n’était pas possible d’être aussi empotée, ça devait être une malédiction ! Ô cruelle destinée qu’est la mienne… J’allais de nouveau devoir me casser la tête à voler une autre robe aussi belle à cause de cette fille. Je la pris brusquement par les épaules pour la secouer de toutes mes forces. Autant dire que ça devait donner le vertige, une force bestiale. Avec une grâce pareille, difficile de déterminer laquelle du duo était la plus féminine. Moi, bien sûr. J’avais une excuse. Elle m’avait provoqué.

- OY, TU TE RENDS COMPTE A QUEL POINT TU ES CRADE ? CA TE FAIRE RIRE DE ME METTRE DANS DE TELLES SITUATIONS ? HEIN ? HEEEIIN ? HEEEIIIIIN !!!?

Je la secouais un peu plus à chaque « hein ». C’était une question rhétorique. Bien sûr que ça l’amusait, cette saleté. Elle se fichait de son apparence, elle. Et bien tout le monde n’était pas ainsi. Après lui avoir hurlé, je la repoussais pour la laisser tomber sur la chaise. Je m’étirais avant de resserrer ma cravate, reprenant un air neutre. Je me rassis en m’éloignant d’elle, tout en soupirant. Je n’avais même plus faim. Encore heureux puisque je n’avais plus de soupe à cause d’une personne dont je ne citerais pas le nom. Je demandai alors au serveur un verre d’eau. Même si ça allait étendre la tâche, ça allait me rafraîchir. Comme si je n’avais pas assez chaud, cette marque commençait à me brûler. Ah, j’imagine que Jasmine devait être fière d’elle… Je ne la regardais même plus. Elle prenait un tel plaisir à gâcher mes espoirs. L’air boudeur, je retirais ma veste en attendant que le serveur ramène le verre. Au moins, l’eau, ça ne salit pas.

-« Dis-moi, Famita… Puis-je te demander une faveur ? »

Ça aussi, ça m’énervais. Cette manie à changer aussi vite d’attitude. Ce n’est pas parce qu’elle me montrait ses différentes facettes de sa personnalité que j’allais lui pardonner. Dire que j’avais voulus ressembler à cette femme… Il fallait que je me reprenne. Comment pouvait-elle s’imaginer que j’allais lui rendre service après ce qui venait de se passer ? Sans lui accorder un regard, je croisais les bras, toujours fâchée. Je me calmais tout de même en remarquant l’absence du « -chan », me demandant alors quel genre de faveur elle allait me demander alors que nous nous connaissions depuis peu et que je n’étais pas le genre de personne à laquelle on voulait confier des tâches.

« Je sais que nous nous connaissons que depuis ce matin, et ce que je t’apprête à te demander va sûrement te paraître étrange, mais… Étant aux services d’un des princes, j’aimerai te demander de garder un œil sur Kouen et de l’aider en cas de besoin.»

Je me mis à soupirer en fermant les yeux. Je les rouvris pour observer l’expression de Jasmine. Elle semblait plutôt sérieuse. Elle le devenait à chaque fois qu’elle parlait du prince. Je plongeais mon regard rougeoyant dans le sien, prêtant une oreille attentive à sa demande. Mais mes yeux trahissaient mes pensées : ça avait beau être important pour elle, même si j’avais été d’humeur à réaliser une bonne action, je ne lui serai d’aucune aide.

Je ne suis même pas sûre de savoir à quoi ressembler Kouen. J’ai bien dû le croiser à un moment mais c’était de dos. A part savoir qu’il avait des cheveux rouges, je ne savais strictement rien à son sujet. Je me demande si elle ne prend pas un peu trop ses désirs pour ses réalités… Être au service de l’un des princes n’incluait pas le fait de faire ami-ami avec les autres. Koumei avait beau être proche de son grand frère, ce qu’ils se disaient entre eux ne me regardais pas, à ma grande frustration. Et ce n’est pas comme si c’était mon job de prendre soin de ce prince. Je ne sais même pas où il se trouve en ce moment.

« Tu dois sûrement te demander pourquoi je te fais confiance ? Et surtout pourquoi je te demande cela ? Saches que je ne compte pas rester à Kô. Je ne serais donc plus ici pour protéger ses arrières et le soutenir. Mais toi, tu seras toujours au palais pendant mon absence, et mon intuition m’incite à te faire confiance. »

Claire. Rien n'inspire plus confiance qu'une femme qui te balance sa soupe sur la figure, sous le coup de la colère.

Alors que le serveur déposait le verre d’eau avec lequel je me pressais de mouiller une serviette pour nettoyer la tâche, je secouais négativement ma tête en écoutant Jasmine. Ainsi, elle ne comptait pas rester longtemps. Mais j’étais aussi une voyageuse à la base. L’envie de partir du palais pouvait me reprendre dès demain si le deuxième prince n’avait pas besoin de moi. Déjà que rien ne garantissait le fait que je restais moi-même au château, je fus d’autant plus surprise que celle-ci me fasse confiance. Sans doute confiance dans les sens « tu ne comptes pas tuer Kouen » et elle n’avait pas tort… Mais pour ce qui est de répondre à sa requête…

Après m’être rafraîchis, je repris mon appui sur la table pour répondre à la jeune femme d’une manière solennelle. Impossible de s’imaginer que je l’agressais comme une sauvage il n’y a même pas un quart d’heure. Les clients reportèrent leurs regards sur leurs plats, ce qui me rassurait. Je m’apprêtais à répondre de manière franche à Jasmine et lui révéler de la même manière pour qui je travaillais. En m’assurant que personne ne nous écoutais, je me rapprochais d’elle pour lui murmurer :

- Je refuse.

Trouvant cette réponse un peu cash alors que la demoiselle avait l’air de compter sur moi, je lui expliquais les raisons de ce refus sans la quitter du regard :

- Même si je le voulais, je ne pourrais pas t’aider. A vrai dire, je ne pense même pas que Kouen soit au courant de mon existence. Ça ne fait pas si longtemps que Koumei m’a à son service, je doute qu’il ait eu le temps d’en parler à son grand frère. Surtout que je ne vois pas beaucoup le premier prince, aujourd’hui, peut-être se trouve-t-il en dehors du palais, je n’en ai aucune idée car cela ne me concerne pas. Je n’aime déjà pas aider les autres, en dehors de mes obligations envers le pigeon, je le fais très peu. De plus, je reste une voyageuse. Je pourrais me trouver également en dehors du palais demain si je n’ai aucune raison d’y rester. Si tu tiens tant à ce que ton ami ne court aucun risque, adresse toi plutôt à l’une de ses subordonnées. Moi, j’ai déjà ma part de travail.


C’était répondu sur un ton froid. Mais je ne voulais pas mentir à Jasmine juste pour lui faire plaisir.



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Jasmine
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MessageSujet: Re: Dis-moi tout, mon enfant. Ne t'enfuis pas et aie confiance en ma philosophiiiiiie [PV Jasmine]   Ven 15 Mai - 21:13

Il est clair qu’elle n’aurait jamais dû demander ce genre de chose. Qui serait assez naïf pour demander à une personne que l’on connait à peine, voir même à une simple inconnue de veiller sur un ami de longue date ? La voyageuse se serait-elle trop emportée ? Ou était-ce son côté protecteur qui l’avait incité à faire cette requête ? Maintenant, il était trop tard. Elle ne pouvait plus revenir en arrière et retirer sa demande. Elle devrait attendre sagement que Famita veut bien prendre la peine de lui répondre. Cependant, elle pouvait déjà deviner sa réponse. Elle lui faisait peut-être confiance, mais cette confiance ne suffirait pas à influencer le choix de Fami-ta, elle le savait très bien. Elle lui avait posée cette question en vain. Trop concentrée à fixer la brune, elle ne prit même pas la peine de jeter un œil sur le serveur qui emmenait un verre d’eau pour que sa voisine puisse essuyer la tâches qu’elle avait causée. Silencieuse, Jasmine restait de marbre lorsqu’elle entendit un :

-« Je refuse. »

Elle s’y attendait. Qui aurait accepté de toute façon ? Ça avait été une demande non fondée et stupide. De ce fait, l’expression de la rouge ne changeait guère. Elle posait son menton sur sa main et écoutait la suite de ses explications.

-« Même si je le voulais, je ne pourrais pas t’aider. A vrai dire, je ne pense même pas que Kouen soit au cou-rant de mon existence. Ça ne fait pas si longtemps que Koumei m’a à son service, je doute qu’il ait eu le temps d’en parler à son grand frère. »

Alors comme ça, il s’agissait de Koumei ? Son supérieur n’était autre que le deuxième prince ? Jamais elle ne se serait doutée que celui-ci aimait les femmes au tempérament glacial. A moins que Famita ne se comportait de cette façon qu’avec elle? C’était fort probable. Enfin, la voyageuse était beaucoup plus proche de Monsieur l’impassible que de Monsieur le stratège. Il pouvait avoir les goûts qu’il voulait. Ce n’était pas à elle d’en juger. De plus, elle se faisait peut-être de fausse idée depuis le début. Il n’y avait peut-être rien derrière la tête du deuxième prince et faisait cela simplement parce qu’il aurait reconnu un certain potentiel en cette jeune fille. C’était une possibilité. Jasmine l’avait remarquée également. Famita savait se battre. Plus que la moyenne en tout cas. Mais revenons à nos moutons.

-« Surtout que je ne vois pas beaucoup le premier prince, aujourd’hui, peut-être se trouve-t-il en dehors du palais, je n’en ai aucune idée car cela ne me concerne pas. Je n’aime déjà pas aider les autres, en dehors de mes obligations envers le pigeon, je le fais très peu. »

C’est vrai. Elle était sous les ordres du deuxième prince, pas de l’autre. Elle ne pourrait pas savoir à tout mo-ment et exactement où il pourrait se trouver. Mais ce que voulait dire Jasmine par « Garder un œil sur lui et de l’aider en cas de besoin.» c’était simplement de vérifier s’il ne risquait rien lorsqu’elle le croiserait ou lorsqu’elle entendrait de ses supérieurs que le premier prince était en difficulté. Bien qu’elle sache éperdument que celui-ci saurait se sortir de toute situation compromettante, elle ne pouvait s’en empêcher. Il fallait qu’elle se soucis du bien-être de son ami. C’était plus fort qu’elle. Elle avait été si longtemps absente…

Et voilà qu’elle s’apprêtait à s’éloigner une nouvelle fois. C’est pour cela qu’elle ne pouvait pas partir sans l’intime conviction que quelqu’un veillerait sur lui. De plus, si Famita n’aimait pas rendre service à son prochain, ça m’étonnerait qu’elle se jette aux pieds de Kouen pour l’aider. Mais connaissant Koumei, si son ainé se trou-verait dans une impasse, il l’enverrait l’aider à ses côtés. Que c’était beau l’amour fraternel. Une chose que Jasmine n’a pas connue, hélasse. Mais ne revenons pas sur le passé et concentrons-nous sur ce que disait sa voisine de table.

-« De plus, je reste une voyageuse. Je pourrais me trouver également en dehors du palais demain si je n’ai aucune raison d’y rester. Si tu tiens tant à ce que ton ami ne court aucun risque, adresse toi plutôt à l’une de ses subordonnées. Moi, j’ai déjà ma part de travail. »

Tiens donc, voilà une information intéressante. Des subordonnés ? Pourquoi n’y avait-elle pas pensée plutôt ?! Un prince avait obligatoirement un ou plusieurs subordonnés. Jasmine, tout de même. Toi qui a été dans le milieu de la noblesse, tu devrais le savoir mieux que quiconque. Se tapant le front face à cette évidence, elle se détendit et penchait sa tête en arrière.

-« Mais oui, qu’elle sotte ! Ses subordonnés ! Pourquoi n’y ai-je pas pensé avant ? J’aurai dû directement m’adresser à l’un d’entre eux au lieu de venir t’embêter avec ça. Dis moi, quel subordonné est le plus accessible ? Ou celui le plus proche de Kouen ?» S’enquit-elle, soupirant.

Maintenant qu’elle pouvait se fier à d’autres personnes auxquelles elle n’aurait pas besoin de se familiariser, elle décida de ne pas répondre à son interlocutrice. Elle n’avait pas envie de détailler le fond de ses pensées. Elle a simplement voulue savoir ce qu’allait répondre la brune. Et comme elle s’y attendait, sa réponse fut négative. En attendant, elle décida d’alléger l’atmosphère et doter ce visage sérieux qu’elle prenait un peu trop souvent depuis quelques minutes. C’est alors qu’elle reprit le nom qu’avait utilisé Famita pour désigner son supérieur.

-« Mais au fait, tu as bien dit Le pigeon ? Heee. Koumei va être tellement content lorsqu’il apprendra l’amour que tu lui portes quand il n’est pas là. » Dit-elle d’un ton mielleux, un sourire taquin se dessinant sur ses lèvres.

C’était amusant. Elle surnommait un prince « Le pigeon. » Il était vrai que Koumei avait une fâcheuse ten-dance à être entouré par ces volatiles. Mais de là, à le surnommer ainsi ? C’était comme-ci Jasmine appelait Kouen « La chèvre ». Ah… Ça irait bien avec sa barbichette dont il en était si fière… Pouffant à cette idée, elle mit ses mains sur sa bouche pour étouffer son rire moqueur.

-« Le pigeon et la chèvre… Pfffhmmm ! »


Merci à Naya pour l'avatar. ♥️
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SUBORDONNÉ DE KOUMEI

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Famita Karan
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MessageSujet: Re: Dis-moi tout, mon enfant. Ne t'enfuis pas et aie confiance en ma philosophiiiiiie [PV Jasmine]   Dim 17 Mai - 0:31

Franchement... Etait-ce une manie pour les habitants de l'Empire Kou de penser qu'ils ont tous les droits, qu'ils ont juste à ouvrir leurs bouches pour obtenir ce qu'ils veulent? Quelle prétention. Seule une personne ayant renoncé à sa dignité accepterait ce genre de requête aussi facilement. A Qishan, on avait pour habitude d'acheter les esclaves. A chacun ses défauts. Mais vraiment... Je m'étais déjà rangé du côté d'un pays, chose que j'ai encore du mal à accepter, en devenant la subordonnée de Koumei Ren et voilà que du jour au lendemain, l'amie d'enfance de son frère me demandais de veiller sur celui-ci. Comme si je n'avais que ça à faire. Avais-je vraiment l'air d'être le genre à aider les autres juste parce qu'on me le demandait gentiment? Bien sûr que non. Et ce n'est pas parce qu'on me dit qu'on me fait confiance que je me laisserai aussi facilement avoir. Je ne suis pas influencable à ce point non plus. Alors pourquoi la rouquine m'avait-elle demandé ça?

En l'observant, je devinais clairement qu'elle savait déjà que ma réponse serait négative. Alors pourquoi s'était-elle pris la peine de me demander cela? Aimait-elle donc se voir refuser des choses? A moins qu'elle n'avait un minimum d'espoir pour que j'accepte? Je devais avouer que j'avais bien du mal à la prendre au sérieux avec cet air impassible gâché par les gouttes de soupe qui coulaient sur ses joues. Je me retenais de pouffer en me concentrant sur les réactions de Jasmine.

D'ailleurs, mon interlocutrice semblait un peu surprise en voyant que je travaillais pour le second prince. C'est vrai qu'il n'était pas vraiment marrant. Qu'est ce qui avait bien pousser une jeune fille dans le vent comme moi à travailler pour lui? Là, je n'avais pas à lui répondre. Il avait certes des bons côtés mais impossible que je les reconnaisse devant elle. Si cela se trouve, elle était surtout étonnée que Koumei veuille une femme comme moi à son service. Ben quoi, j'avais une personnalité charmante. Il avait lui-même admis que ça le fascinait. Certains aimaient les êtres attendrissants, d'autres ceux qui avait un caractère de cochon. Cet homme était vraiment bizarre. Bien sûr, mes capacités physiques étaient aussi la raison de mon recrutement.

En revanche quand je lui avais parlé des subordonnées de Kouen, son regard avait l'air de s'illuminer de nouveau comme si elle n'y avait pas pensé. Bon sang. Même moi qui ne vivait dans le palais que depuis quelques temps, je connaissais mieux le fonctionnement de celui-ci qu'elle. Cette adulte avait vraiment peu de cervelle ou ne s'en servait que pour des choses inutiles comme protéger les autres. Enfin, si elle s'inquiétait pour son ami, c'était son problème et elle en faisait ce qu'elle veut. C'était parce que je n'avais pas d'être cher à protéger que je ne la comprenais pas.  La seule personne que j'avais pour ordre de protéger était Koumei mais je ne me souciais pas de sa vie, c'était juste pour me faire bien voir. Bon... Pour accepter de faire cela, je devais bien m'en soucier un petit peu.

N'empêche, en tant qu'amie des princes, Jasmine aurait pu pensé à demander à l'une des subordonnées plus tôt. Une nouvelle fois, elle me posa une question. Beaucoup plus intelligente celle-ci mais dont la réponse ne l'aidera pas, encore une fois:

Mais oui, qu’elle sotte ! Ses subordonnés ! Pourquoi n’y ai-je pas pensé avant ? J’aurai dû directement m’adresser à l’un d’entre eux au lieu de venir t’embêter avec ça. Dis moi, quel subordonné est le plus accessible ? Ou celui le plus proche de Kouen ?»

Je poussais un soupir encore plus grand que celui de la jeune femme. Comme si je n'avais que ça à faire de me soucier de qui travaillait pour qui. Je ne les avais croisés qu'une ou deux fois les autres subordonnées, je n'y avais pas fais attention. Encore une fois, Kouen ne savait pas que j'existais alors pourquoi prendrais-je le risque de venir voir quelqu'un qui travaille pour lui pour prendre le risque de passer pour une intruse, attirer des problèmes à mon prince...

Hé! Attendez, ça pourrait être plutôt amusant, pensais-je avec un petit sourire sadique au visage. Je me demandais ce que donnait un Koumei vraiment vraiment en colère. A moins qu'il serait juste gêné?

Bref pour en revenir à la question de la rouge, la seule subordonnée que je connaissais est Ayame-chan. Sans la regarder, je répondis toujours avec froideur :

- Aucune idée. Je ne me rapproche pas vraiment des autres. Si je suis ici c'est pour le travail pas pour voir qui travaille pour qui. »

Après cela, un silence s'ensuivit. Je refusais de le briser et continuais de regarder droit devant moi. Le serveur n'allait pas tarder à se rapprocher de nous, s'apprêtant sans doute à nous demander de payer. Je me demandais comment Jasmine allait s'y prendre pour qu'on vole. Autant ne faire confiance qu'à moi-même. Je suis sûre que ce serait encore une idée tordue, débile. Bien que j'étais curieuse de voir comment elle se débrouillait en général.

Celle-ci avait cessé de me dévisager. Tans mieux. Cela devenait agaçant. Je sais que ma beauté méritait d'être admirée mais ces grands yeux me stressait. Me dites pas qu'elle va recommencer?

Bon sang...
On dirait que son ancienne personnalité était revenue à la surface. Les conversations trop sérieuses me donnait envie de dormir à force. C'était d'un ennui. Mais je sais que les sujets qu'elle pouvait aborder dans ces cas-là pouvaient être encore pires. C'est dingue que je sache cela alors que je la connais depuis peu. Qu'est ce que je raconte, ce n'est pas si surprenant que cela. C'est une véritable gamine. Seul un idiot ne l'aurait pas remarqué. Et je suis la personne la plus censée de ce monde. Comment? Un bol de soupe renversé sur le visage de sa voisine? De quoi parlez-vous?

Refusant de la regarder à nouveau, je pouvais deviner son air moqueur alors qu'elle se décide enfin à parler.

-« Mais au fait, tu as bien dit Le pigeon ? Heee. Koumei va être tellement content lorsqu’il apprendra l’amour que tu lui portes quand il n’est pas là. »

C'était donc ça qui la faisait rire? C'était un surnom qui lui allait comme un gant, pourtant. J'avais complètement oublié que je l'avais appelé comme ça devant Jasmine. J'espérais qu'elle n'allait pas le lui répéter. Ca serait ennuyant. Quand je parlais de Koumei de manière irrespectueuse, j'avais l'impression d'être une gamine qui se moquait de son père et cette vision me faisait peur. Putain... Koumei, père... J'en frissonne.

J'aimerai que cette fille évite de parler de cela au deuxième prince. J'avais pas envie de partir du palais, tout de suite. Tant de choses à découvrir. Je jetais un coup d'oeil vers elle. Enfin, il n'était pas là alors autant continuer. En tenant mon menton d'une seule main, je la regardais l'air blasé.

- Qu'est ce que ça peut te faire? Je n'ai pas à respecter mon supérieur quand il n'est pas là.

J'avais dis ces derniers mots sur un ton hautain alors que le verre que je tenais entre mes mains se fissurait. Mince, je tremblais de rage, on dirait bien. Je devais contrôler mes émotions. Je posais ma main sur mon bras comme pour me calmer. Ce n'était pas le moment de m'énerver. Elle serait capable de me demander pourquoi parler de lui me mettait dans un tel état.

-« Le pigeon et la chèvre… Pfffhmmm ! »

Elle était vite passée à autre chose. Je fronçais les sourcils, ne voyant pas trop à qui elle faisait allusion en parlant de chèvre. Pas de moi, je pense. J'étais bien trop classe pour être comparée à un animal. Je la regardais, dépitée, incapable de comprendre où elle voulait en venir. Cette idiote se remettait à se taper des délires toute seule. Si la chèvre désignait le premier prince ça ne servait à rien de le dire, je ne savais pas à quoi il ressemblait. Ca sert à quoi de faire des blagues quand la personne qui les écoute ne les comprend pas? Je secouais négativement la tête, dépitée en observant la jeune femme.

- Tu es complètement débile, Jasmine-san.

Fis-je en insistant sur le san pour bien lui faire comprendre que je refusais de me familiariser d'avantage avec elle. Il y avait des distances à mettre avec des fous. Regardant tristement la demoiselle plongée dans son moment de solitude, je tournais ma tête vers le serveur qui toussotait. Je l'avais presque oublié, lui. C'était le cadet de mes soucis. C'est alors qu'il nous tendit un papier avec quelques nombres...

- L'addition, mesdemoiselles.

Je jetais un coup d'oeil au cas désespéré qui pouffait. Mon sourire s'élargissait.
...

Je la désignais du pouce, un air mielleux au visage:

- C'est elle qui paie.

Ben quoi c'est vrai, elle a dit qu'elle paierait. Qu'elle assume un peu ce qu'elle dit! Et ce n'était pas comme si j'avais mangé grand chose. Il me fallut moins d'une minute pour quitter les lieux, laissant celle-ci se débrouiller non sans ricaner. Je posais mes deux pieds contre le mur en m'accrochant à celui-ci avec mes lames, commençant à le monter rapidement pour arriver tout en haut et avant de me mettre à escalader le toit. On ne sait jamais si l'envie prenait à cette folle de me rattraper.

Une fois les pieds sur le toit, je m'arrêtais de rire, me promenant un peu sur celui-ci en prenant une grande bouffée d'air. Le ciel était bleu et les oiseaux chantaient. Quant au soleil, il brillait de mille feux. Quelle belle journée. Il ne restait plus qu'à voir comment la jeune femme se débrouillait.
Je penchais ma tête sur le toit...  



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۞ 1ère apparition : 22/12/2014

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Jasmine
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MessageSujet: Re: Dis-moi tout, mon enfant. Ne t'enfuis pas et aie confiance en ma philosophiiiiiie [PV Jasmine]   Ven 3 Juin - 22:28

Même si la jeune femme avait refuser sa demande, Jasmine pourra toujours s'appuyer sur les subordonnés du prince. Cette idée la rassurait. Il restait des personnes de confiances pour l'aider. Oui, c'est vrai. Elle s'inquiétait trop. Même beaucoup trop. Le premier prince était un homme dont seuls quelques rares adversaires pouvaient lui tenir tête. Il n'aurait sûrement jamais besoin de l'aide de qui que ce soit. Mais c'était plus fort qu'elle. Elle ne pouvait s'empêcher après avoir été si absente pendant près de quinze longues années. Famita semblait désabusée de notre chère voyageuse. Elle aurait dû penser bien avant aux subordonnés au lieu de venir demander ce genre de chose à une personne qui n'avait rien à voir avec Kouen et qui avait bien d'autres obligations par-dessus tout. La subordonnée de Koumei fût encore plus lassée lorsque Jasmine lui posait une nouvelle fois des questions. Que voulez-vous, elle ne cherchait qu'à être sûre de la protection de son ami une fois partie.

- «Aucune idée. Je ne me rapproche pas vraiment des autres. Si je suis ici c'est pour le travail pas pour voir qui travaille pour qui. »

Elle marquait un point. La brune devait-être bien trop occupée à répondre aux exigences de second prince pour se soucier de ceux qui l'entouraient. Soupirant une énième fois, elle s'étala sur la table en enfouissant sa tête entre ses bras. La jeune brune n'a pas su répondre à ses questions. Quel dommage. Elle aurait aimée savoir qui était aux services de son ami. Elle verra ça une autre fois. Pour l'instant, profitons du moment présent ! Même si votre voisine vient de vous traiter de "débile", profitons, profitons. N'oublions pas qu'il s'agit de Jasmine, la personne qui doit sûrement être la moins susceptible au monde. Alors les "insultes" ou remarques de ce genre ne l'affectaient nullement. Avait-elle au moins entendue ce qu'elle venait de dire ? Soudainement, une voix vint les déranger.

- L'addition, mesdemoiselles.

Jasmine se figeait. Elle n'avait pas besoin de relever la tête pour savoir à qui était cette voix. C'était le serveur. Elle ne s'était pas figée parce que c'était lui, mais parce qu'il avait mis beaucoup moins de temps à demander l'addition que prévu. Ca ne sentait pas bon, même pas du tout. Elle avait eu l'idée de s'enfuir discrètement avec son amie une fois hors de son champs de vision. Mais maintenant, il était là, juste en face des demoiselles. Heureusement que notre jeune héroïne avait la tête cachée entre ses bras, le serveur ne pouvait remarquer la sueur froide qui coulait le long de son visage. On aurait dit qu'elle venait de courir un marathon. Merde. Comment allaient procéder ? Peut-être que sa voisine avait une solution ?

Oui ! Sûrement. Elle était intelligente. Elle devait sûrement savoir comment se sortir de cette situation. Retrouvant espoir, elle attendait que sa voisine lui donne un signal. N'importe lequel. Elle entendit un bruit de chaise. C'est ça. Ca doit sûrement être ça. C'était le signal ! Discrètement, elle releva la tête pour vérifier sa supposition. Elle savait qu'elle pouvait compter sur elle. Finalement, la brune l'avait peut-être acceptée et l'aiderait en t'en qu'amie ! Jasmine regarda devant-elle, le regard remplit d'espoir.... Puis... Ce fut l'incompréhension. Devant-elle il n'y avait... Personne. Attendez... QUOI ? Famita avait disparue ? La voyageuse se leva soudainement de sa chaise et s'appuya sur la table. Elle regarda à droite, à gauche, derrière le serveur, au plafond, sous la table, souleva son assiette... Disparue. Elle s'était complétement volatilisée.

-" EEEEEEEEEEEEEEEEEEH ? OU ES-TU PASSÉE FAMITA-CHAN ?! AU SECOURS ! ON A KIDNAPPÉ MON AMIE. Que quelqu'un lui vienne en aide ! CE N'EST ENCORE QU'UNE ENFANT."
-"Ma-mademoiselle, ca-calmez-vous, votre amie est simplement sortie."


La rouge ne se calmait pas pour autant. Elle n'écoutait plus ce qu'on lui disait. Elle était devenue folle. Telle une mère qui ayant perdue son enfant. Paniquée, elle prit le serveur par les épaules et le rassura qu'elle reviendrait. Mais pour l'instant, sa priorité était de retrouver son amie. C'est alors qu'elle s'élança vers la sortie. Le serveur ne sut que faire, mis à part la laisser s'en aller. Une fois à l'extérieur, Jasmine se mit sur le côté du restaurant, à l'abris des regards. En une fraction de seconde, elle changea d'expression, passant d'un visage rongé par l'angoisse à un sourire béat jusqu'aux dents. Oui, vous l'aurez compris. Tout ceci n'était qu'une mise en scène. Une pièce subtilement joué par notre jeune femme qui avait réussi à échapper au serveur. Fière de sa comédie, elle posa une main sur sa hanche gauche et leva les yeux vers le toit.

"C'est bon, Famita-chan, tu peux sortir !" Dit-elle, le pouce en l'air. "Tu as été super !"

Et elle croyait que la subordonnée du second prince venait de l'aider...
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SUBORDONNÉ DE KOUMEI

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Famita Karan
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MessageSujet: Re: Dis-moi tout, mon enfant. Ne t'enfuis pas et aie confiance en ma philosophiiiiiie [PV Jasmine]   Dim 19 Juin - 12:35

J'avais beau traiter Jasmine d'imbécile et la considérer un peu comme telle à cause de ses réactions décalées et la naïveté sans bornes dont elle faisait preuve en m'accordant aussi vite sa confiance, mes agissements n'étaient pas plus logiques que les siens. Je ne pensais pas ça parce que je lui avais renversée un bol de soupe sur la tête. Elle l'avait amplement mérité. J'étais du genre à me vexer facilement et mes propos ainsi que mes gestes pouvaient même dépasser mes pensées- s'il m'arrivait de les regretter, je ne m'excusais jamais à haute voix-.

Mais là, bien que je me sois mis en tête de garder mon sang-froid pour éviter les ennuis à l'avenir, je n'avais pas pu rester calme très longtemps avec une telle énergumène. C'était humainement impossible. Surtout avec mon caractère explosif. Ma patience atteignait rapidement ses limites mais essayez donc de rester impassible avec une fille aussi insupportable que la rouge. Le pire, c'était que lorsqu'elle se rendait compte qu'elle m'énervait, elle avait l'air d'y prendre un malin plaisir. C'était une adulte abritant l'esprit d'une enfant insolente et insouciante. Elle ne semblait pas être du genre à saisir la gravité de la situation!

Je ne la connaissais que depuis peu et une telle aversion pour une femme qu'on connaissait à peine était plutôt excessif mais l'idée de revoir sa tête me donnait envie de lui en mettre une!

Je le voulais mais je réalisais maintenant que j'en étais probablement incapable.

C'est vrai, ça... Si Jasmine était un être qui ne méritait que mon mépris -comme tant d'êtres humains mais elle c'était un spécimen rare qui me donnait envie de fuir à toutes jambes-, pourquoi est-ce que je restais encore là? Je ne savais pas pourquoi je l'attendais sur le toit. C'était comme si je voulais qu'elle me rejoigne. C'était incompréhensible.

Je ne m'étais pas attachée à elle quand même? Rien que le fait d'y penser me donnait la nausée.
Pourtant, j'avais de bonnes raisons de m'imaginer ça. Quand elle m'avait racontée son passé, je n'avais pas pu m'empêcher de me sentir mal pour elle et de m'excuser alors que rien ne m'y avait obligée. Moi, qui ne m'excusait jamais, faisait une exception pour une fille comme elle. Le pire était lorsque je l'avais vu comme un modèle. J'avais décidé de changer à cause d'elle. J'avais été rejetée par ma propre famille et j'avais décidé de m'appuyer sur mon vécu pour considérer tous les êtres humains comme des personnes fourbes et superficielles qui finiraient par vous abandonner à un moment ou un autre si vous veniez à avoir confiance en eux.

Je me fermais au monde. Je me protégeais. Cette carapace ne me protégeait pas tant que ça étant donné que la rouge avait su lire en moi comme dans un livre ouvert. Je n'avais pas envie d'être découverte, ça me faisait peur.

Elle, je n'arrivais pas à comprendre ce qu'elle ressentait vraiment. Elle n'avait l'air absolument pas touchée par ce qu'il lui était arrivé dans son enfance -dont je ne savais pas grand chose finalement, j'avais peut être dramatisé la situation- et en avait même ri. Pendant un moment, je m'étais même demandé si elle me mentait mais mon instinct m'incitais à penser le contraire.

Cette femme me faisait si rapidement confiance... J'aimerai pouvoir m'ouvrir aux autres aussi facilement qu'elle sans pour autant passer pour une idiote. Je l'enviais. En fait c'était sûrement parce que je n'arrivais pas à comprendre ce qu'elle ressentait vraiment et qu'elle cachait bien son jeu. Oui, ça ne pouvait être que ça. Je m'étais trompé en pensant que c'était le fait qu'elle parvienne à se lier aux autres.

Elle avait voulu me confier la tâche de veiller sur une personne qui lui était chère, chose que je trouvais insensée puisque j'étais pratiquement une étrangère pour elle. Même si je n'avais personne que je voulais protéger, j'imaginais que c'était important pour quelqu'un comme Jasmine.

Elle avait l'air assez déçue lorsqu'elle s'était rendu compte que je lui étais inutile. Chose que je trouvais plutôt désagréable. Ce n'était pas de ma faute si elle s'adressait aux mauvaises personnes.
Cela m'avait tellement vexé que j'avais décidé de la laisser payer. Bon, ce n'était pas vraiment que j'étais vexée, elle m'avait dit qu'elle se chargerait de payer et j'éprouvais une envie irrésistible de l'embêter. De toute manière, elle l'avait bien cherché.

J'avais bien sentis qu'on était dans la mouise au moment où le serveur demandait l'addition et que la rouge s'était figée. Elle n'avait rien prévu du tout! Elle comptait même sur moi! Quand on s'engageait à faire quelque chose, on s'y tenait!

Si elle avait confiance en moi, ce n'était pas réciproque. Cette femme était un boulet !

Qu'attendais-je pour déguerpir? Au moment où je l'entendis me comparer à une enfant, je faillis reculer pour partir pour de bon. Pourquoi restais-je immobile? A priori, Jasmine ne me méritait pas. Je perdais mon temps. Est-ce que je m'en voulais de la laisser payer? Mais non, c'était à elle de le faire! La laisser en plan n'était pas très sympa mais ce n'était pas comme si elle le prendrait mal! Elle se débrouillait très bien sans moi...

Je ne bougeais pas pour autant. J'avais un problème. J'aimais les boulets maintenant? La revoilà qui ne comprenait rien à la situation et qui m'avait remarqué. Si seulement j'étais partie plus tôt...

"C'est bon, Famita-chan, tu peux sortir ! Tu as été super !"

Elle n'avait même pas compris que j'avais voulu la laisser tomber. Je renonçais en haussant les épaules. Tans mieux... Si l'amie du premier prince me considérait comme une alliée, ça pourrait peut être jouer en ma faveur... Comme si je comptais sur cette relation pour me tirer d'affaire...

Je poussais un soupir:

" Ce n'était pas vraiment mon intention de te venir en aide mais tans mieux, si tu le prends comme ça "

Sur ce, je bondis du toit et faillit tomber sur la tête de Jasmine. Dommage que je me sois loupée.
Enfin, j'imaginais que je pouvais m'en aller, maintenant.

" Maintenant que j'ai passé un peu de temps avec toi et que tu n'as plus besoin de mon aide, j'imagine qu'il n'y a plus d'intérêt à ce qu'on reste ensemble. "

J'avais beau prendre un ton détaché, ça me ferait presque de la peine de la quitter. Mais qu'est ce qu'il m'arrivait? Je n'étais pas normale, aujourd'hui...



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MessageSujet: Re: Dis-moi tout, mon enfant. Ne t'enfuis pas et aie confiance en ma philosophiiiiiie [PV Jasmine]   Mer 21 Sep - 22:09


 - " Ce n'était pas vraiment mon intention de te venir en aide mais tans mieux, si tu le prends comme ça "


Allons, Famita. Pensais-tu réellement que Jasmine te dirait ce genre de chose tout en le pensant vraiment ? Personne ne croirait une telle version des faits après s'être fait abandonné. Même pas notre héroïne. Vous y avez cru, n'est-ce pas ? Sur le fait qu'elle ait pensée qu'elle l'ait laissé volontairement pour "l'aider" ? Détrompez-vous. Elle savait que Famita aurait pris la fuite. Cependant, elle ne s'attendait pas à ce qu'elle l'attende sur le toit. Cela avait été inattendu. Jasmine avait pensée que son "amie" aurait profité de la situation pour lui "échapper". Mais ce fut le contraire. C'était comme-ci... Elle l'attendait pour une raison qui lui échappait.



La voyageuse ne pût s'empêcher de sourire tendrement en direction de la brune. On dirait bien que Famita s'était attachée à elle malgré ses efforts pour la repousser et ses commentaires peu flatteurs. C'est pourquoi, la rouge se demanda ce qu'elle pouvait bien penser en ce moment même? Depuis le début de leur rencontre qui fut quelque peu mouvementée, elle n'avait cessée de la fuir. Avait-elle abandonnée toute idée de fuite ou avait-elle trouvée quelque chose en elle qui l'intéressait ? Dans le premier cas, cela ne serait guère étonnant. Ils finissent toujours par abandonner face à une personne aussi entêtée que Jasmine. Dans le second cas, cela semblait être une idée quelque peu prématurée de sa part, serte, mais elle gardait espoir. Un jour, leur amitié sera partagée.


Famita l'intéressait et elle comptait bien être une personne sur qui elle pouvait compter.


Ce qui semblait pas être de tout repos. La subordonnée du second prince était une femme qui ne souvrait, si ce n'est jamais, aux autres. Elle semblait se protéger de tout contact extérieur. C'Est-ce que Jasmine put observer après avoir passé la matinée ensemble. Cependant, nous parlions de la voyageuse la plus farfelue et la plus extravertie qui soit –tu devras la supporter encore un long moment, Famita-. Ne cessant de garder son sourire, elle n'eut aucun mouvement de recule lorsque la brune sauta du toit, la manquant de peu. Elle avait entièrement confiance. Elle ne l'aurait pas touchée... N'est-ce pas ?


-" Maintenant que j'ai passé un peu de temps avec toi et que tu n'as plus besoin de mon aide, j'imagine qu'il n'y a plus d'intérêt à ce qu'on reste ensemble. "


A l'entente de ses mots, elle écarquilla les yeux. Comment ça "Tu n'as plus besoin de mon aide"? La rouge ne comprenait vraiment pas où elle voulait en venir. Attendez... Faisait-elle référence à Kouen ? Changeant d'expression, elle passa rapidement de l'étonnement à l'irritation. D'un pas rapide, elle s'avança vers la brune et lui attrapa le poignet, la forçant à la regarder droit dans les yeux.


-" Pourquoi dis-tu ça ? Je n'ai pas besoin de me trouver une utilité pour rester avec toi. Il faut que tu arrêtes de te sous-estimer, Famita."


Soupirant, elle finit par la lâcher puis reprit, le pouce en l'air.

-" Dans tout les cas, nous résidons dans le même palais. Il ne sera pas difficile de se revoir, très chère !" Plaisantait la rouge, lui faisant un clin d'oeil.

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MessageSujet: Re: Dis-moi tout, mon enfant. Ne t'enfuis pas et aie confiance en ma philosophiiiiiie [PV Jasmine]   Ven 7 Oct - 22:17

C'était un regard suspicieux que je lançais à la rouge. J'avais l'impression que son ton n'avait pas été sérieux quand elle me félicitait. Vous me direz que le ton de cette demoiselle n'était jamais sérieux quoi qu'elle dise sauf quand la vie de son ami était en jeu comme tout à l'heure avec l'intrus. Enfin dire qu'elle était "en jeu" revenait à surestimer les capacités de ce moustique que j'aurais mis à terre en un coup mais nous nous égarions du sujet.

D'un autre côté, je devais me tromper, Jasmine avait dû penser ce qu'elle disait puisque j'étais toujours super. Quelque part, je sentais qu'elle ne croyait pas ce qu'elle disait et qu'elle s'était douté de ma véritable intention. Mes doutes se confirmèrent lorsque celle-ci me souriait tendrement.
Quand j'y pensais, ce sourire me faisait plutôt du bien comme je n'étais pas habituée à ce qu'on me regarde de cette façon. En même temps, cette nouvelle expression qu'elle affichait m'effrayait presque. Je détournais la tête, l'air contrarié.

Je voyais bien qu'elle essayait de lire en moi et j'étais persuadée qu'à ce moment-là, la jeune femme pensait avoir gagné. J'étais restée, je l'avais attendu... Peut être était-ce pour me tester qu'elle m'avait laissé sortir? En tout cas, la raison de cette victoire restait inconnue. C'était la deuxième fois que je me demandais pourquoi est-ce que je ne l'avais pas abandonné comme je l'aurais fait en temps normal avec n'importe qui. Et même maintenant, rien ne m'empêchait de partir. Ceci dit cette réaction était un peu immature. Et je refusais de la laisser penser qu'on avait ce point commun.

Puis lorsque je me trouvais en dehors du palais, j'en profitais pour ne faire que ce dont j'avais envie.
Il était bien là le problème: je ne voulais pas encore quitter Jasmine! Pourquoi mais pourquoi je réagissais comme ça!? Je n'avais peut être pas besoin de me creuser autant la tête pour ça... La seule raison pour laquelle je restais avec elle était qu'elle m'intriguait, rien de plus. En plus, je n'avais rien d'autre à faire... Ah si! Mettre au courant mes tuteurs de ma nouvelle fonction! Au moins, j'aurais une bonne raison de laisser la rouge sans être désagréable! Même s'il était trop tard pour qu'elle me trouve sympathique...

Néanmoins, je sentais que ça n'allait pas être tâche aisée de se débarrasser de cette excentrique. Sérieusement, elle était indécollable ! J'avais manqué de lui rentrer dedans en bondissant et elle n'avait pas bougé d'un pouce. Où était l'instinct de survie bordel!?

En revanche, elle prit assez mal le fait que je lui dise qu'elle n'avait plus besoin de moi. Sûrement parce qu'elle n'avait jamais eu besoin de moi. Je n'avais rien fait pour calmer ses inquiétudes à l'égard de Kouen, si ce n'est que de lui dire d'aller voir ailleurs. Je m'attendais tout de même à une autre réaction: un grand éclat de rire ou elle trouverait une raison saugrenue de m'empêcher de partir, chose qui était bien prétentieux de ma part, alors je fus encore plus choquée quand elle s'élança vers moi pour attraper mon poignet:

-" Pourquoi dis-tu ça ? Je n'ai pas besoin de me trouver une utilité pour rester avec toi. Il faut que tu arrêtes de te sous-estimer, Famita."

Je clignais plusieurs fois des yeux comme si ce que Jasmine venait de me dire n'avait aucun sens. Là aussi, elle semblait sérieuse, pourtant. Elle ne se rendait pas compte à quel point ce qu'elle venait de me dire me touchait...

Je giflai violemment sa main pour m'en débarrasser avant qu'elle ne la retire.

Comment!? Quand est-ce que c'était arrivé !? Sans le réaliser, sans savoir pourquoi, quand, j'avais dévoilé plein de choses à la rouge. Trop de choses... Je faisais tout pour paraître hautaine, arrogante, passer pour une fille qui se sur-estimait...

Et elle s'était rendu compte que ce n'était pas le cas!

Prise d'un excès de rage, j'attrapais brusquement ses épaules en la poussant contre le mur du restaurant:

- Me sous-estimer... Me sous-estimer!? JE NE ME SOUS-ESTIME EN AUCUN CAS ! J'ai parfaitement conscience de ce que je suis!

Un sombre déchet... Non je n'aimais définitivement pas l'idée qu'elle ait aussi bien réussit à me cerner. Vu ses paroles, elle semblait avoir une bonne opinion de moi mais même une idiote comme Jasmine ne pouvait se leurrer à ce point... Elle était plus perspicace que je ne l'avais cru et cela me dérangeait.

Je desserrais ses épaules de mon emprise avant de la regarder droit dans les yeux en ajoutant sèchement:

- Il va falloir que tu arrêtes de faire comme si tu me connaissais. Parce que tu te fourres le doigt dans l’œil! Ce n'est pas le cas et je ne te laisserais jamais l'occasion de me connaître ! Moi, je ne chercherais jamais à me rapprocher de toi...

Au moins, j'étais claire. Peut être pas sincère avec moi-même mais j'imaginais que ces mots étaient assez simples pour rentrer dans la tête de la demoiselle. J'avouais que j'avais du mal à comprendre si elle était incroyablement stupide ou s'il fallait se méfier de son intelligence bien cachée...

-" Dans tout les cas, nous résidons dans le même palais. Il ne sera pas difficile de se revoir, très chère ! "

Elle fit un clin d’œil en levant son pouce, ayant retrouvé son enthousiasme.

Pour ma part je me contentais de reculer et de baisser la tête en me calmant. Je n'éprouvais pas du tout l'envie de rire... En voilà une réaction étrange!



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MessageSujet: Re: Dis-moi tout, mon enfant. Ne t'enfuis pas et aie confiance en ma philosophiiiiiie [PV Jasmine]   Dim 23 Oct - 20:45

Contre tout attente, Famita semblait avoir mal pris ce qu'elle venait de lui dire. La voyageuse avait du mal à comprendre la raison. Etait-elle aussi susceptible ? Ou avait-elle compris quelque chose de travers ? Elle venait de lui gifler violemment la main, ce qui ne plus guère à Jasmine, mais elle n'en fit rien. Elle se contenta de se masser la main puis la regarda dans un silence plutôt lourd. Tout semblait avoir disparu autour d'elles. Il n'y avait plus qu'eux, dans le coin de cette impasse, à régler visiblement l'un des problèmes de la brune. Alors que Jasmine s'apprêtait à lui dire quelque chose, elle fut devancée par le geste de la brune qui la plaquait contre le mur. Elle ne l'avait pas ménagé.

- « Me sous-estimer... Me sous-estimer!? JE NE ME SOUS-ESTIME EN AUCUN CAS ! J'ai parfaitement conscience de ce que je suis! »

La rouge fronça des sourcils. Quelque chose sonnait faux dans le timbre de sa voix. Comme-ci elle essayait de se convaincre elle-même qu'elle était forte et qu'elle était au-dessus de tout cela. Cependant, Jasmine avait beau être naïve la plus part du temps, elle avait un côté très observateur qui lui permettait de déceler certains détails important, dont celui-ci. Mais la jeune femme ne semblait pas en avoir fini

- « Il va falloir que tu arrêtes de faire comme si tu me connaissais. Parce que tu te fourres le doigt dans l’œil! Ce n'est pas le cas et je ne te laisserais jamais l'occasion de me connaître ! Moi, je ne chercherais jamais à me rapprocher de toi... »

Cette fois-ci, se fut au tour de Jasmine de la prendre par les épaules et de la bloquer entre elle et le mur. Son regard se faisait plus froid, plus sérieux. Elle venait de changer la donne. Qui aurait cru que cette femme d'un naturel jovial et extravertie deviendrait aussi sérieuse sur ce sujet ? Le faite que sa « nouvelle amie » se rabaisse autant ne lui plaisait pas du tout. Elle savait que ce n'était pas à elle de lui dire comment se conduire, mais se dévaloriser n'avait rien d'une « déesse » comme elle aimait tant se faire passer. Son visage s'assombrit, prenant une expression assez effrayante.



- «  Famita, écoutes moi bien. Il est vrai que je ne te connais pas assez pour pouvoir prétendre te connaître, mais saches que te faire passer pour quelqu'un que tu n'es pas ne t'apportera rien de bon. Tu risques de te perdre dans tes valeurs et tout ce que tu gagneras, sera la solitude. Il n'y a rien de mal à montrer aux autres qui nous sommes réellement. Je sais que tu es une personne beaucoup plus intéressante à l'intérieure de cette carapace à laquelle tu sembles si attaché et à laquelle tu t'accroches si vainement. »

Elle marqua une pause et resta regarder la jeune femme qui l'avait mise dans cet état. Mais pourquoi diable prenait-elle ce sujet au sérieux ? Il n'y avait rien de plus simple : elle ne supportait tout simplement pas de voir une amie dans un état pareil. Elle voulait l'aider. Peu importe comment elle se ferait voir par la suite. Tout ce qui compte, est le résultat. Et à son tour, elle desserra son emprise avant de s'écarter doucement. Elle ne disait plus rien. Son regard c'était tourné vers la rue principale où son tigre les attendait sagement. Venait-elle de s'emporter un peu trop ? Elle ne saurait y répondre. Jasmine était ce genre de personne qui disait le fond de sa pensée sans prendre en compte les conséquences de ses paroles. Et souvent, cela lui a valu de se retrouver dans des situations délicates.

N'adressant même plus un seul regard à Famita, elle se dirigea vers son tigre et lui caressa la tête. Celui-ci ferma la yeux et profita de ce moment d'affection. Tout à coup, Jasmine se demanda qu'elle heure il pouvait bien être. Levant sa tête vers le ciel, le soleil était déjà au milieu de sa trajectoire. L'après-midi devait sûrement être entamé. Il était temps qu'elle aille retrouver son ami d'enfance. Ils devaient discuter de quelque chose de personnel. S'agrippant au pelage du félin, elle monta habilement dessus et le dirigea dans la direction du Palais. Au dernier moment, elle tourna sa tête vers la brune et opta pour un regard moins pesant.



« Je suis désolé, mais je viens de me rappeler que je devais avoir une discussion avec Kouen. Merci pour cette matinée qui fut très enrichissante. J'ai été ravi de te rencontrer. Nous nous reverrons. D'ici là, j'espère que tu prendras davantage confiance en toi, Famita-chan. » Finit-elle par dire, d'une voix douce et calme.

Sur ses derniers mots, elle lâcha un bref sourire avant de s'éclipser furtivement sur le dos de son tigre. Etait-ce juste de la laisser seule après ce qu'elle venait de lui dire ? Leur relation ne serait-elle pas menacée ? Seule l'avenir lui dira. Elle voulait que son « amie » réfléchisse à ce qu'elle venait de lui dire. Bien qu'elle savait pertinemment que cela aurait une infime répercussion sur le court terme, elle espérait que Famita y pense au fil du temps et que leur relation, qui fut quelque peu difficile aux premiers abords, ne soit pas souillée.

[Six jours plus tard... ]


Lâchant un gémissement plaintif, la jeune voyageuse se réveilla lentement. C'était déjà le matin. Elle finit par se lever après plusieurs minutes au lit et se prépara pour la journée. Pendant c'est quelques jours, elle avait profité de visiter un peu plus la ville en compagnie de son ami d'enfance. Ca faisait si longtemps qu'ils n'avaient pas passés de moment ensemble. Qui aurait cru qu'elle l'aurait retrouvé au court de son voyage ? Bien qu'il n'y avait pas eu que lui au cours de son parcours. Jasmine avait fait bien d'autres rencontres au fil de ses périples. Dont la jeune Famita qu'elle n'avait pas vu depuis. Et cela l'inquiétait. Elle ne se remettait pas en question, mais elle avait de plus en plus de doute sur l'envie de la brune de la revoir.

Se dirigeant vers les quartiers de son ami, elle marchait dans les couloirs la tête baissée, pensive. En y repensant, elles s'étaient rencontrées non loin d'ici. Peut-être qu'elle la retrouvera si elle restait un peu plus longtemps dans les parages. Kouen pouvait bien attendre encore un peu. En ce moment, elle avait envie de la voir. Toujours en compagnie de son tigre, elle s'installa dans un coin du jardin impériale, regardant avec curiosité les alentours pour distinguer une quelconque silhouette familière.
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MessageSujet: Re: Dis-moi tout, mon enfant. Ne t'enfuis pas et aie confiance en ma philosophiiiiiie [PV Jasmine]   Sam 29 Oct - 17:18

L'ambiance devenait pesante tout d'un coup -c'était un peu de ma faute- ... Mais avec le boucan qu'on faisait, sachant qu'on ne s'était pas beaucoup éloignées du restaurant, je pensais revoir le serveur nous harceler avec l'addition. Pas que j'étais à mon premier vol ou que celui-ci me pesait plus sur la conscience que les autres mais nous étions tout sauf discrètes. Déjà que j'avais involontairement ouvert mon cœur à la jeune femme et maintenant ça... Je ne me montrais pas très prudente aujourd'hui. Toute l'attention de la rouge semblait portée sur moi et si en temps normal ça m'aurait dérangé, je prierais presque pour que quelqu'un mette fin à cet échange qui devenait tendu.
Généralement, le tension me réconfortait plus qu'autre chose parce que c'était moi qui embarrassait mon interlocuteur avec ma froideur...

Là, ce n'était pas le cas. J'étais comme un petit animal pris au piège. Jasmine ne m'effrayait pas mais elle ne me croyait pas et ne faisait même pas semblant de me croire. Je ne m'attendais pas non plus à me rendre imposante à ses yeux. Comment pouvais-je? Il s'agissait de l'amie du prince Kouen. Si elle ne se souciait pas des formalités avec lui, ce n'était pas les remarques d'une petite peste qui allaient la faire reculer.

En tout cas, je ne m'attendais définitivement pas à avoir ce genre de discussion avec elle. Cette femme paraissait insouciante voire idiote... Je ne m'imaginais pas avoir à me justifier de mon comportement avec elle. Et encore moins me retrouver désespérée en réalisant que je ne l'avais pas convaincu. "Bon sang, Jasmine, crois moi, sil te plaît... J'en ai besoin. Cette méthode a toujours marché. Si les autres savent que je ne vaux rien, je ne me ferais pas d'illusions à mon égard." Le froncement de sourcils que j'avais surpris chez elle au moment où je lui disais que je savais qui j'étais ne m'aidait pas non plus.

Ce n'était pourtant pas un mensonge. Parce que quand elle disait que je me sous-estimais, elle avait eu tort. J'avais une basse opinion de moi mais je savais que j'avais raison de l'avoir. Penser que j'étais suffisamment forte pour vivre sans cette barrière entre moi et les autres reviendrait à me surestimer. J'étais parfaitement lucide. Je voulais qu'on pense que j'étais inutile à cause de mon sale caractère et pas contre mon gré.

Et quand je prétendais que Jasmine ne me connaissait pas, j'espérais vraiment avoir raison. Au fond, je savais que la demoiselle n'avait pas tardé à comprendre qui j'étais et cela m'affolais. Je me sentais comme désarmée. Je n'étais pas l'être le plus inaccessible du monde, même si tel était mon objectif, et il ne fallait pas longtemps pour savoir ce que j'étais avec un peu de perspicacité. Je me demandais si elle m'avait poussé à bout pour s'assurer qu'il n'y avait rien à tirer de moi, s'attendant peut être à une réaction de ma part. Celle-ci n'était pas très rationnelle. Je m'étais emporté. Il avait suffit de soulever un peu le masque pour que je perde mes moyens.

Je l'avais certainement déçu. Ça ne faisait rien. L'opinion que les autres avaient de moi ne m'intéressait pas...

Lorsque la rouge me pris par les épaules et me bloqua contre le mur, je fus tellement surprise par ce retournement de situation et par la nouvelle expression qu'elle abordait, que je ne tentais même pas de me dégager. Elle prit un air un peu effrayant... Le genre que je prenais pour garder mes distances avec quelqu'un qui tentait trop de s'approcher de moi. Je la dévisageais, plus intriguée qu’apeurée.

- «  Famita, écoutes moi bien. Il est vrai que je ne te connais pas assez pour pouvoir prétendre te connaître, mais saches que te faire passer pour quelqu'un que tu n'es pas ne t'apportera rien de bon. Tu risques de te perdre dans tes valeurs et tout ce que tu gagneras, sera la solitude. Il n'y a rien de mal à montrer aux autres qui nous sommes réellement. Je sais que tu es une personne beaucoup plus intéressante à l'intérieure de cette carapace à laquelle tu sembles si attaché et à laquelle tu t'accroches si vainement. »

Je me raidis en ravalant ma salive mais je continuais de soutenir son regard, prenant l'air le plus froid que j'avais. Je ne comprenais pas... Elle s'était montré raisonnable en affirmant qu'elle ne me connaissait pas en prouvant qu'elle commençait tout de même à me cerner. Mais ces conseils n'avaient aucun sens... Si elle avait une idée de qui j'étais réellement, elle n'essaierait pas de me convaincre de laisser tomber cette carapace. Si j'arrêtais de me cacher, les autres en profiteraient pour m'utiliser avant de me laisser tomber...

Elle avait une bien trop belle vision de la vie pour ne pas se tromper. Elle ne devait jamais avoir souffert pour penser que les autres vous acceptait aussi facilement, sans que vous n'ayez à prendre vos distances...

A présent, j'étais persuadée que Jasmine n'avait pas vécu les mêmes choses que moi pour comprendre que si j'agissais de cette façon c'était parce que je n'avais pas le choix.

Lorsqu'elle me relâcha, je me contentais de murmurer:



- Tu ne peux pas comprendre... Non, tu ne peux pas comprendre...

Ce n'était pas si simple...

La rouge me tourna le dos pour caresser son tigre, se désintéressant complètement de moi. En même temps, je ne pouvais pas lui en vouloir, je n'étais qu'une gamine puérile... Se rendant compte qu'il se faisait tard, elle se mit sur le félin en ajoutant calmement:

« Je suis désolé, mais je viens de me rappeler que je devais avoir une discussion avec Kouen. Merci pour cette matinée qui fut très enrichissante. J'ai été ravi de te rencontrer. Nous nous reverrons. D'ici là, j'espère que tu prendras davantage confiance en toi, Famita-chan. »


Je serrais les poings. Est-ce qu'elle se foutait de ma gueule en parlant d'une matinée enrichissante? Peut être qu'elle l'était dans le sens qu'elle avait appris combien j'étais faible. Et qu'à défaut de lui avoir servi, cela lui avait permis de passer le temps...

La jeune femme me souriait, sûrement par pitié, puis me laissa là comme une bécasse...



- Jasmine ! HÉ, JASMINE, ATTEND BORDEL! Tu ne peux pas partir comme ça!  Reviens ici tout de suite !! ...

Elle était déjà partie. Je supposais que j'avais tout le temps d'aller voir mes tuteurs maintenant...

***

Presque une semaine s'était écoulée après cette rencontre et cette discussion avec Jasmine. J'avouais que cela m'agaçait un peu qu'on se soit quittées comme ça. Dans la tête de la rouge, j'étais une victime qu'elle devait absolument sauver avant qu'elle ne se perde elle-même. Ses paroles raisonnaient encore dans ma tête... Me perdre dans mes valeurs? Je n'en avais pas. Gagner la solitude? J'étais déjà habituée à vivre avec ! Je vivais comme je l'entendais, je ne voyais pas de quel droit elle se mêlait de ça. Dire que j'avais faillis changer ma vision du monde par sa faute...

Il serait plus judicieux de faire comme si cette rencontre ne m'atteignais pas et de l'oublier. Mais mon orgueil me poussait à y réfléchir. Je détestais l'idée que la rouge m'ait laissé avec l'impression de m'avoir fait la morale bien comme il fallait pour que je suive ses conseils. Est-ce que ça la contrarierait si je ne retenais pas la leçon? J'étais sûre que non même si c'était tentant de vérifier...

Je savais que la demoiselle se trouvait encore dans ce palais et je n'avais toujours pas réussit à mettre la main dessus! C'était comme les informations croustillantes... A chaque fois que j'en cherchais, aucune ne montrait le bout de son nez dans ce pays ! Au moins, cela me laissait le temps de m'entraîner à ne plus être autant sur la défensive et réfléchir à ce que j'allais dire à Jasmine la prochaine fois que je la verrais, me doutant que l'ignorer ne me mènerait nulle part avec elle.

Le seul moyen de lui montrer que j'avais raison de faire semblant d'être une autre était de lui montrer quelle minable j'étais en réalité. L'ennuie, c'était que je ne voulais pas trop me ridiculiser juste pour lui faire entendre raison...

Ce n'était que lorsque je mis les pieds dans les jardins du palais que je pu la voir. J'éprouvais le besoin de prendre l'air après avoir échoué à sortir le deuxième prince du lit. Je ne m'étais pas faufilé dans sa chambre, j'avais juste tambouriner à sa porte ! Effet garantis! ... Ou pas puisque j'étais sortie pour grommeler.

Malgré le temps que j'avais passé à la chercher, revoir Jasmine alors que j'étais un peu à cran n'était pas la meilleure chose qui puisse m'arriver.



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