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 Ce jour qui marqua à jamais ton cœur | Alibaba ♥

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MessageSujet: Ce jour qui marqua à jamais ton cœur | Alibaba ♥   Mer 30 Déc - 13:15





Ce jour qui marqua à jamais ton coeur


« La mort est le sacrifice des faibles qui désirent la force sans comprendre que le plus bel acte de force est de vivre malgré la douleur »

23 de Ath-Thania, an 1002


Reim. Un empire lointain et puissant réputé pour ses gladiateurs et son Colisée, grande arène qui attirait de nombreux touristes venus voir les héros du combat s’affronter entre eux ou combattre de gigantesques monstres, souvent jusqu’à la mort. Elle ne comprenait pas comment on pouvait se complaire dans autant de violence. Ce monde était fou, atroce et monstrueux. Si elle avait pu, elle l’aurait quitté pour ne plus jamais le voir en face. Il lui faisait trop peur, elle, lâche créature incapable de lutter pour sa propre survie, dénuée de force et de volonté. Elle était trop faible pour avancer malgré toutes ces horreurs.

Reim. Elle n’y était pas vraiment sans raison. Son maître avait été convié à faire participer ses esclaves dans les jeux de l’arène. C’était fréquent. C’étaient souvent les esclaves qui s’entre-tuaient pour le plaisir des gens. Ces bêtes sans âmes et inutiles ne méritaient que ça, n’est-ce pas ? De mourir pour que les autres soient heureux et s’amusent. Sans doute. A vrai dire, elle se fichait assez de savoir les raisons de ces actes ignobles, le fait était là, et elle ne pouvait de toute façon rien faire pour changer ça, faible et lâche qu’elle était.

Reim. Ce nom sonnait comme un enfer en elle, l’endroit où elle combattrait, ou elle tuerait, ou elle mourrait peut-être. Et si son adversaire était assez humain pour la laisser en vie en cas de défaite, la punition que lui infligerait son maître était encore pire à craindre que la mort. Au final, elle finissait par se demander quel sort était le plus enviable. La victoire sans doute, au prix d’arracher des vies. Mais elle se demandait si la sienne avait vraiment de la valeur pour la préserver ainsi…

Kira naviguait à travers les rues marchandes, pleines à craquer d’étals proposant diverses marchandises : des fruits, des légumes, des bijoux, pour certains, ou encore des vêtements. Son maître lui faisait assez confiance pour qu’elle sorte seule faire quelques courses pour lui. Après tout, elle ne risquait pas de s’échapper, elle était bien trop lâche pour ça… Sa crainte sourde de cet homme omniscient, semblant pouvoir sonder son âme, ses sentiments les plus secrets – pour ceux qu’elle avait encore – la poussait à en devenir un petit chien obéissant et docile, poussé par la peur de subir des tortures atroces si elle osait montrer les crocs.

D’un autre côté, la relative confiance qu’il lui accordait lui permettait de s’évader pour quelques temps de l’enfer, enfin du moins de s’en éloigner, car le feu qui ravageait son cœur n’était pas près de s’éteindre, et semblait s’acharner à la couper du reste du monde.

Autour d’elle, des voix s’élançaient, et elle ne semblait pas les entendre. Les étals colorés et les rires respiraient la joie, alors qu’elle ne voyait qu’un monde sans couleur, en noir et blanc, dénué de sens et de bonheur. Elle était loin, très loin, isolée dans ses pires craintes, comme si elle était un cadavre déambulant dans les rues, vide de cette étincelle que l’on peut voir en chaque être doté de vie. C’était à se demander si elle était encore « quelque chose » après tout. Elle n’était pas humaine, ni même un animal. Elle était plus basse que ça. Elle était tellement faible…

Elle avançait sans avoir où elle allait, le visage brouillé par des perles humides qui ruisselaient sur ses joues. C’était l’ultime preuve d’une faiblesse répugnante, qui l’avait conduite vers l’enfer, qui avait ruiné sa vie. Si elle avait été forte, elle aurait protégé ce qui lui était cher. Si elle avait été forte, elle aurait depuis longtemps mis fin à sa condition dégoûtante. Si elle avait été forte…

Elle serrait les poings, perdue loin dans son monde, perdue loin de tout. Perdue loin de son propre cœur.

Un choc la secoua, la propulsa au sol, dans une violence inouïe, brisant l’illusion, brisant le rêve douloureusement salvateur. Elle eut l’impression d’entendre quelque chose se casser, comme un miroir qui tombe, sauf que ça bourdonnait dans son propre crâne. Elle releva la tête, hébétée, perdue, sans repère. Où était-elle ? Que faisait-elle là ?
C’était le douloureux appel de la réalité, qu’elle aurait aimé fuir encore un peu.

Une horrible bête baissa des yeux haineux sur elle. Non, un œil, puisque l’autre était bandé, sans doute à cause d’une grave blessure lors d’un combat. La violence qui se lisait dans son regard fit trembler son âme et son cœur, comme si un démon s’apprêtait à la dévorer.

Dans son horrible laideur, l’homme continua à la fixer pour ce qui semblait être des heures, alors qu’il ne lui avait jeté qu’un bref coup d’œil. Il retroussa ses lèves gercées dans un rictus effrayant aux dents pourries. Et la jeune fille eut pour de bon l’impression qu’un monstre s’apprêtait à la tuer.

Avec violence il l’attrapa par la gorge, faute d’avoir un col où la prendre, vu l’état désastreux de ses vêtements, et la souleva du sol, des veines hideuses ressortant de ses bras.

Qu’est-ce qui t’arrive, toi ? Tu ne sais pas que tu devrais éviter de te promener seule, hein ? C’est dangereux, pour une jeune fille comme toi, tu sais. Tu pourrais tomber sur de mauvais types… Comme moi par exemple.

Il enfonça violemment son poing dans le ventre de la jeune fille, qui, sur le coup, sans gémir, en cracha du sang, et toussa violemment, la vision trouble. Elle ne voyait que l’illusion d’un cauchemar devenu réel. C’était ça la réalité ? Souffrir, encore et encore, sans jamais de répit. Ses rêves, s’ils étaient douloureux, la laissaient en paix, eux.

Il la frappa de nouveau et la lâcha en ricanant comme une hyène. Elle s’écrasa au sol, le goût de son propre sang dans la bouche. Elle aurait voulu crier, mais aucun son ne franchissait ses lèvres éclatées sous l’impact du sol sur son visage. L’autre brute continuait à frapper, toujours insatiable de coups et de violence. Elle lâcha enfin son premier cri, puis un second qui délectèrent ce porc, ce monstre assoiffé de sang.

Pourquoi ? Ses yeux étaient humide d’écarlate, à présent, ses larmes se mêlant au liquide rouge qui perlait de son front. Les gens avaient vu. Mais ils détournaient les yeux, en entendant ce tintement caractéristique, ce grelot de l’enfer qui symbolisait son identité insignifiante.

C’était vrai, après tout. Qui aurait tenté d’arrêter une brute au péril de sa vie pour un animal sans aucune importance ? Personne. Personne ne la sauverait, elle, l’être lâche et faible, la créature bonne à servir et à souffrir.

Elle ferma les yeux, s’abandonnant à la douleur sourde qui lui déchirait le corps. Pourquoi ne pas simplement se laisser mourir ? C’était séduisant comme idée. Elle n’aurait ni à lutter, ni à tuer, ni rien d’autre. Elle cesserait d’exister, sans aucune autre forme d’importance. Personne à regretter, personne pour la pleurer.

C’était la meilleure solution.


© Kira 2015


Dernière édition par Kira le Sam 13 Fév - 11:44, édité 1 fois
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conquérant de donjon

۞ 1ère apparition : 03/06/2013

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Alibaba Saluja
conquérant de donjon

MessageSujet: Re: Ce jour qui marqua à jamais ton cœur | Alibaba ♥   Ven 5 Fév - 5:51

[HRP: Excuse moi des délais, j'ai eu un mois de janvier assez... chargé en émotions de tout genre. Je m'en remets petit à petit. Voici ta réponse ! J'espère qu'elle t'ira. J'accepte ton interaction avec ton PNJ sans me parler pour le premier post, mais tente de me parler dans les prochains, d'accord ?]

J’avais la tête ailleurs. Je passais dans les allées sans regarder devant moi. Myron m’avait dit que demain je ferais première ma joute et que j’étais mieux d’être prêt sinon on ferait de la chair à canon avec moi. J’avouais m’habituer à ses menaces et railleries, mais je ne sais pas, de voir le jour fatidique approcher comme ça me donnait mal au ventre de nervosité. Donc, imaginez-vous que je n’avais pas acheté grand-chose au marché, l’estomac noué. Dans la lune complètement, je finis par foncer sur un homme à l’œil blessé à l’air peu commode qui m’hurla de regarder où j’allais de sa bouche à la dentition gâtée. Quel homme répugnant ! Je raidis mes épaules, déviai le regard et m’excusa dans un murmure, en jeune homme poli que j’étais. Je restai assis au sol un moment, fixant l’homme qui coupa la foule pour, je m’en rendis vite compte, aller à la rencontre de quelqu’un. Je dus plisser les yeux pour ne pas le perdre de vue, mais j’entendis assez bien ses vociférations :

homme:
 

Tout se passa si vite. Tout le monde passait autour de cette scène, le regard vague, vaquant à leur occupation. Étais-je le seul frapper par cette horreur ? Et pourtant, je figeai juste assez longtemps, serrant les poings au sang, pour me rendre compte que le temps avaient filer et que cet homme m’avait vu le regarder, laissant sa victime au sol, ensanglanté. Il était pour refrapper, c’est à cet instant que je mis mon équipement de djiin et que je m’interposai entre l’homme et la jeune femme et que je hurle, repoussant l’homme de mon épée :

- ARRÊTEZ ! Je vous interdis de la tuer. Et c’est vous qui voulait me faire la morale ? Je ne sais pas qui vous êtes et ce que vous faites à Reim, mais tant que j’y serai, je vous empêcherai de lever la main sur qui que ce soit. LAISSEZ LA TRANQUILLE !!

Pour montrer à l’homme que j’étais sérieux, je fis apparaître des flamme tout autour de moi et de la femme pour nous protéger de l’homme, puis je lui tendis la main pour l’aider et je lui demandai avec un sourire timide :

- Je vais vous aider. Venez avec moi, je vais vous aider à nettoyer vos plaies ! Vous pouvez marcher ? Mais qu’est-ce que je dis là, vous avez besoin d’un médecin, je sais pas si je pourrais vous amener vous faire soigner par Shérazade hum…

Je frottai l’arrière de ma tête. Je m’en voulais encore de ne pas avoir réagi plus tôt, mais au moins j’avais empêché, je le crois, le coup fatal. Je tenais encore mon équipement, j’étais beaucoup plus résistant qu’avant il fallait dire.

*Comme si j’avais le moindre contact avec la Magi… je dis n’importe quoi pour me rendre intéressant, comme toujours.*



Merci Hilel pour tous ces beaux graphs !!!
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MessageSujet: Re: Ce jour qui marqua à jamais ton cœur | Alibaba ♥   Jeu 25 Fév - 16:00





Ce jour qui marqua à jamais ton coeur


« Sunspire falling through the flames »

23 de Ath-Thania, an 1002



Elle s’attendait à essuyer un nouvel assaut, recroquevillée sur le sol, couverte de sang, pataugeant dans une petite flaque rouge. Mais le coup ne vint jamais. Les environs proches s’étaient tus, regardant avec stupéfaction maintenant la scène. Elle ne comprenait pas, sa tête lui tournait, elle avait du mal à se rappeler où elle était. Elle ferma un instant les yeux, secoua doucement la tête et les rouvrit, pour découvrir avec au moins autant d’étonnement que les citadins qu’un jeune homme s’était interposé, arme à la main, entre l’homme et sa victime.

Arrêtez ! hurla-t-il, visiblement furieux. Je vous interdis de la tuer. Et c’est vous qui voulait me faire la morale ? Je ne sais pas qui vous êtes et ce que vous faites à Reim, mais tant que j’y serai, je vous empêcherai de lever la main sur qui que ce soit. Laissez-la tranquille !!

Des larmes ensanglantées coulèrent sur les joues de la jeune fille. Était-il fou ? N’avait-il pas remarqué les liens qui l’entravaient. A agir ainsi il s’attirerait des ennuis. De plus tous les citoyens alentours avaient été témoins de son geste. S’il persistait à faire l’idiot, il serait foutu !

Pourtant… Elle ne parvenait pas à comprendre les agissements du jeune homme. Pourquoi avoir défendu un objet ? Un être sans valeur, destiné à servir, et dont personne ne se souciait. Pourquoi ? Cette question résonnait en boucle dans son esprit. Elle nageait dans l’incompréhension totale. Elle ne parvenait pas à réaliser qu’on puisse réellement s’inquiéter pour elle. C’était impensable ! Il ne la connaissait même pas ! Pourquoi aurait-il fait ça ? Pourquoi…

Ses larmes prirent soudain une teinte rougeoyante, mêlée d’orange. Des braises scintillaient autour d’elle. Du feu. Elle fut un instant submergée par la panique. Comme si tout lui revenait en un éclair, sa faiblesse répugnante, des cris lointains, et elle, vaincue, à terre et couverte de sang comme elle l’était actuellement. Tout cela semblait si loin, et pourtant ravageait son cœur avec la férocité d’un incendie en pleine forêt.

Se dessinant au travers des flammes, tandis qu’elle émergeait peu à peu de son monde, s’éloignant toujours plus de ces cris tous droits venus d’une époque révolue, une silhouette lui tendit doucement la main. Nimbé de flammes, étincelant de lueurs chatoyantes, soleil vivant, elle se demanda un instant si elle ne rêvait pas, si elle n’était pas morte.

Elle put un instant distinguer ses traits, l’espace d’une fraction de seconde qui sembla s’étirer sur une éternité. Son regard plongé dans ses yeux dorés, bienveillants, elle admira son visage à l’air doux, encadré par des cheveux d’or. Tout respirait la bonté en lui. Était-il vraiment matériel ? Ne risquait-il pas de s’effacer et de disparaître à jamais si elle le touchait ? Et même si elle le pouvait, qui était-elle pour poser une main sur un être aussi lumineux, radieux et éclatant ? Elle n’en était pas digne.

Pourtant il lui offrit un sourire timide. A elle, l’être sans valeur, qu’on utilise puis qu’on jette. Celle destinée à servir sans jamais obtenir la moindre reconnaissance, le moindre respect. L’être indigne, l’être faible, lâche, que tout le monde hait et ne considère pas.

Elle le fixa pendant d’interminables secondes, hésitant à prendre la main qu’il lui tendait. Puis, finalement, conquise par ce sourire si chaleureux envers un être aussi insignifiant qu’elle, elle la prit, doucement, effleurant sa peau, hésitant encore un peu. Enfin, elle raffermit sa prise, éclatant soudainement en sanglots.

Je vais vous aider, fit-il d’une voix étonnement douce. Venez avec moi, je vais vous aider à nettoyer vos plaies ! Vous pouvez marcher ? Mais qu’est-ce que je dis là, vous avez besoin d’un médecin, je sais pas si je pourrais vous amener vous faire soigner par Shérazade hum…

Il se frotta l’arrière du crâne, l’air un peu gêné. Elle puisa dans ses dernières ressources pour se relever, mal assurée sur ses jambes, titubant, menaçant de s’effondrer à nouveau. Elle en profita pour le regarder à nouveau. Il y avait toujours cette douceur sur son visage. Elle ne comprenait toujours pas pourquoi il l’avait aidée. Mais il risquait d’avoir de gros ennuis, maintenant à cause d’elle. Tout ça parce qu’elle n’était qu’un être faible et lâche. Elle se dégoutait, comment pouvait-on être aussi infâme ?

Je vais bien, souffla la jeune fille, épuisée par les coups. Je pense que je devrais rentrer. Je… Je… Vous allez avoir des ennuis. Je suis désolée. Sincèrement.

Sa voix s’était étranglée en plein milieu, coupée par les sanglots qui montaient encore. Elle ne voulait pas qu’il ait des problèmes à cause d’elle. Elle ne méritait pas qu’on lui accorde de l’importance, mais lui méritait encore moins d’avoir des ennuis. C’était un homme bien. S’il lui arrivait malheur par sa faute, elle…

Elle chercha à s’éloigner doucement, mais elle s’écroula à genoux sur le sol, à bout de forces. Finalement, elle ne pourrait sans doute pas rentrer. Elle était beaucoup trop amochée pour ça. Quant au jeune homme, elle n’avait pas le droit de le suivre tant que son maître n’aurait pas donné un ordre contraire. Elle serait donc offerte en pâture au chien des rues si ce dernier souhaitait toujours sa proie. Dans le pire des cas, d’autres s’en chargeraient. Elle se demanda un instant si ce n’était pas préférable pour elle de finir ici.

Mais elle n’eut pas le temps d’aller jusqu’au bout de sa réflexion. Une silhouette trapue et menaçante se dessina dans le cercle de flammes jusque-là sécurisant. L’homme hideux apparut finalement, le bout de ses cheveux ainsi que ses vêtements calcinés, couvert de brûlures plus ou moins légères, du sang perlant sur ses bras. Une lueur menaçante passa dans ses yeux et il foudroya le blond du regard.

Alors c’est comme ça, petit merdeux, on veut jouer aux chevaliers servants ? Tu vas voir ce qu’il t’en coûte de te mêler de ce qui ne te concerne pas

Il chargea en poussant un cri puissant de rage. Elle n’eut pas le temps de réagir, trop faible pour se relever, et poussa un cri terrifié à son tour.

Elle ne voulait pas que le type lui fasse du mal à cause d’elle. Elle ne voulait pas qu’il ait des ennuis. Elle ne voulait pas qu’il se retrouve lui aussi dans un sale état pour avoir tenté de protéger un objet sans valeur. Elle ne voulait pas…

Elle serra les poings, des larmes brouillant une ultime fois sa vue. Pourquoi tant de cruauté ? Pourquoi l’avoir protégée, alors qu’il courait des risques ? Elle n’avait rien qui aurait pu l’inciter à faire ça. C’était une esclave sans valeur. Elle ne supportait pas ça. Elle était à deux doigts de craquer. Elle ne pouvait plus tenir, elle allait devenir folle à ce rythme ! Elle était tellement sensible à la tension environnante, elle ne pouvait plus…

Je vous en supplie, arrêtez… supplia-t-elle doucement, avant qu’elle ne finisse par totalement craquer, sa voix se muant en un cri désespéré. Je vous en supplie arrêtez ! Arrêtez ! Je vous en prie, cessez !

Ce fut comme si le temps se déroulait au ralenti. Elle ferma les yeux, malmenée par toute cette tension, toute cette douleur en elle, toute cette lâcheté répugnante l’envahissant, faisant d’elle une misérable marionnette victime des événements.

Et elle rouvrit brusquement les paupières lorsqu’un bruit sourd résonna jusqu’au fond de son âme.

HRP:
 


© Kira 2015
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۞ 1ère apparition : 03/06/2013

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Alibaba Saluja
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MessageSujet: Re: Ce jour qui marqua à jamais ton cœur | Alibaba ♥   Jeu 31 Mar - 4:25

[HRP : Pour le bien du rp, j’ai un peu joué ton maitre, mais sa réaction finale, je te la laisse. J’ai une idée en tête. Si tu veux des détails, on se MP!]

La demoiselle que je venais de protéger de son maitre ou quelque chose dans le genre me fixait de manière si intense que mon visage prit une adorable teinte rosie. Sanglotant, elle tenta de se lever, je la rattrapai par le bras, la regardant dans les yeux à mon tour, puis je mis son bras autour de mon cour..

Kira:
 

Apeurée qu’il m’arrive je-ne-sais-quelle nouvelle tragédie, elle s’éloigna et tomba au sol. Je voulus la rattraper, mais elle me fila entre les doigts et… s’écroula de tout son long. Je voulus me jeter au sol pour la prendre dans mes bras, par un élan du cœur, mais son maitre et son visage hideux refit surface. Il n’abandonnerait pas son « jouet » aussi facilement.

maître:
 

Je me plaçai entre la demoiselle et son maître et je sortis ma dague. L’évitant et le frappant d’une de mes techniques royales. Il tomba à mes pieds. Je soupirai. Je n’aimais pas ce genre d’histoire. Une idée subite me vint alors en tête.

- Comment la vendez-vous ? dis-je en jouant le jeu. J’aimerais vous acheter cette esclave et en échange, je vous laisse partir sans histoire .[/color]
-BAKA de merdeux!hurla-t-il en m’attrapant par le pied pour me faire tomber au sol.

Il me sauta alors à la gorge. Je le repoussai d’un coup de pied, fit une roulade et…


-Merde… ma dague…

Kira:
 

Ma dague trainait était tombée dans ma chute et trainait non loin de la jeune esclave. Il me la fallait, mais quand j’étirai la main pour la récupérer l’homme m’écrasa la main et je hurlai.

-Comme si tu étais un vendeur et acheteur d’esclaves, petit merdeux et comme si tu voulais de cette moins que rien.

Il donna un coup de pied à la jeune esclave. Si jeune, si belle et dans une position si dégradante… Je me demandais quelle était son histoire malheureuse, mais ce n’était pas le temps ! Je grimaçai.

-J’ai nettoyé récemment un donjon et je suis prêt à vous donner une partie de mon butin en échange de cette femme, mais je… bon, comme vous ne voulez pas marchander.

Je haussai les épaules et fit un subtile clin d’œil à la demoiselle avant de feindre de m’éloigner en sifflant.



Merci Hilel pour tous ces beaux graphs !!!
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