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 Deux bourrines peuvent-elles discuter sans se battre ou s'insulter? Challenge accepted. [PV Caelina]

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SUBORDONNÉ DE KOUMEI

۞ 1ère apparition : 17/07/2013

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۞ Localisation : Bloquée dans l'empire Kou avec un Koumei psychopate!

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Famita Karan
SUBORDONNÉ DE KOUMEI

MessageSujet: Deux bourrines peuvent-elles discuter sans se battre ou s'insulter? Challenge accepted. [PV Caelina]   Ven 15 Mai - 12:13


Je regardais attentivement autour de moi avant de faire un pas de plus pour me rendre dans ce pays que je rêvais de visiter depuis… Depuis que je sais qu’il existe en fait. C’était donc ça l’Empire Reim. Enfin, je ne voyais pas grand-chose pour le moment. Après avoir marché plusieurs heures, en refusant de faire une pause sur le port, j’étais enfin sur le point de voir cette nation de mes propres yeux. De ce que j’ai vu, c’était surtout bruyant. Ce n’est pas étonnant pour un pays aussi grand, certes mais nous n’étions encore que le matin lorsque j’avais quitté le bateau. J’avais marché si longtemps ? Je ne m’en étais même pas rendu compte. Il est vrai que je m’étais plusieurs fois arrêté pour observer les rues mais j’étais restée dans ma rêverie aussi longtemps ?

Je pensais que nous n’étions que le matin en voyant les marchands commencer à monter leurs stands dans la rue. Ils le font plutôt tôt, d’habitude. Pour être la fille adoptive de l’un d’eux, j’étais bien placée pour le savoir. Ce n’était pourtant pas dans mes habitudes de prendre mon temps pour admirer un paysage et me laisser éblouir par celui-ci. La première raison de cet intérêt venait du fait que j’avais été toujours curieuse de savoir à quoi pouvait ressemblait l’Empire Reim. Peut-être même plus que l’Empire Kou. Et pourtant je n’y étais jamais allé. Mes parents avaient beau beaucoup voyager depuis quelques temps, ils avaient plus étendus leur commerce à Kou qu’à Reim qui était pourtant connu pour avoir une très bonne économie et pas seulement pour cela. Mais c’était sans aucun doute ce qui intéressait le plus mes parents dans ce genre d’endroit. Pourtant, leur choix s’était dirigé vers Kou… Et maintenant que j’étais au service d’un prince, ils n’étaient pas prêts de le quitter. Sans doute me pensaient-ils encore au palais à cette heure-ci.

Pourtant je voulais l’oublier un peu. Cela faisait longtemps que je n’étais pas allée dans un autre pays que Kou. Et cela m’avait manqué d’élargir mes horizons. Je prenais alors un instant pour humer l’air de la ville, me retenant de pousser un petit cri de bonheur. Cela faisait tellement longtemps que je n’avais pas joui d’une telle liberté. Ce n’était pas comme si le prince Koumei m’en avais définitivement empêché mais il était souvent occupé alors le trouver pour lui demander l’autorisation de sortir était assez dur. Surtout si c’était pour aller dans un grand pays comme Reim. Qui sait combien de temps j’allais rester. L’empire que je venais de quitter n’était pas ennuyeux mais je n’avais fait que des rencontres troublantes quand j’y suis allé. Dire que je n’avais même pas rencontré l’Impératrice pour en venir à cette conclusion…

Je continuais ma marche pour arrêter de penser à cela. Maintenant je me trouvais dans un pays dans lequel je rêvais de mettre les pieds depuis longtemps. Autant en profiter pour oublier ma nouvelle fonction. Je n’étais pas ici pour mission d’espionnage, j’avais juste la sensation de redevenir une simple voyageuse indépendante. Cela me manquait un peu. Impossible de savoir si je regrettais d’être entrée au service du deuxième prince mais j’avais besoin d’y réfléchir. D’un côté, il y avait beaucoup trop de bonnes raisons pour que je reste avec lui pour refuser de revenir. Cette pensée m’agaçait.

Ah ! Je devais arrêter d’y réfléchir. Je secouais ma tête dans tous les sens. Concentrons-nous plutôt sur ce merveilleux pays. C’était une bien grande nation dans laquelle je me trouvais. J’ignore si je pourrais en faire le tour. Il fallait aussi que je trouve une auberge pour dormir quelque part la nuit… Enfin, laissons cela pour plus tard. J’avais appris qu’il y avait des combats de gladiateurs ici. J’aimerais bien y jeter un coup d’œil…

Je fus vite ramenée à la réalité en sentant quelqu’un me frôler. Il fallait vraiment que je perde cette habitude de me plonger dans mes pensées. Cela avait beau être un pays qui me faisait envie, je ne savais rien des habitants qui s’y trouvaient. Que je sois la subordonnée d’un prince de Kou ou non je devais faire preuve de prudence. Retrouver mon ancienne vie pendant quelques temps ne signifiait pas que je devais oublier de me méfier. Mais c’était plutôt étrange. En général quand une personne me rentrait dedans, même brusquement, je n’avais vraiment mal. Remercions un certain professeur qui nous balance des falaises pour nous endurcir. Là, j’avais tout de même ressenti une petite douleur au bras. Qui pouvait bien faire mal comme ça ? Un gladiateur musclé ?

Intriguée, je jetais un coup d’œil pour croiser le regard d’une fanalis. Calme-toi, Famita, ne la laisse pas gâcher ta bonne humeur. Elle n’avait fait que de te frôler, n’est-ce pas ? Ce n’est pas le moment de t’attirer des problèmes, pense aux combats de gladiateurs. D'ailleurs, c'en était sûrement pas une vu les habits qu'elle portait.

Toutefois... Gladiatrice ou pas, il y a rien de plus chiant que de se faire rentrer dedans dés le matin.



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Dernière édition par Famita Karan le Dim 17 Mai - 15:33, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Deux bourrines peuvent-elles discuter sans se battre ou s'insulter? Challenge accepted. [PV Caelina]   Sam 16 Mai - 17:52


▶ RENCONTRE ENTRE DEUX BOURRINES ◀
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Le réveil avait été dur et rude ce matin.

Comme toujours l'entraînement des fanalis se faisait aux arènes, durant les premières heures de la journée. Rien de bien nouveau. Après tout, j'étais encore bien habituée à ce genre de traitement. Hm... En fait, ce n'était pas l'entraînement lui-même qui me fâchait, mais mes nombreuses absences aux précédents entraînements qui, finalement, ont eu raison de moi : il fallait me tirer du lit.

La grande paresseuse que j'étais, aimait se prélasser longuement dans son lit - surtout après n'avoir dormi que deux heures. Je ne vous dis pas mon humeur exécrable quand un fanalis osa venir me déranger dans mon sommeil, vers les cinq heures du matin...

Avec une petite bataille de griffes et de coups de dents, la journée commençait plutôt bien. Quelle joie que d'arriver à l'entraînement décoiffée, mal réveillée et timbrée par de nombreuses marques rouges au visage. Quelque part en moi, j'en tirais une certaine fierté, mais peut-être pas autant que mon semblable qui avait eu le malheur de me réveiller ce matin. Il avait un joli oeil aux beurre noir et quelques cicatrices encore ouvertes, rien de bien méchant.

C'est bien d'être fanalis, je vous le dis.

Hormis quelques fautes d'attention et d'habituels sauts d'humeurs, tout s'était relativement bien passé. Bien entendu jusqu'à ce qu'on me fit remarquer mon manque de concentration et ma fatigue qui multipliaient mes faiblesses et ouvertures lors des combats. J'étais vexée... Vexée au point qu'on me conseilla -non !- qu'on m'ordonna d'aller prendre l'air en ville.

- Interdiction formelle de s'en prendre à des civils ou de passer tes nerfs sur les bâtiments, tu fais profil bas. Juste une balade sympathique, n'est-ce pas Caelina ?

Je grimaçais. Balade sympathique, balade sympathique... Tout cela ressemblait plus à une corvée qu'autre chose ! Alors que je m'apprêtais à tourner les talons, on me rappela à l'ordre.

- Ah ! J'allais oublier, ton épée reste ici.

Quoi ? MON épée ? La prunelle de mes yeux ? Il s'agit de ma fidèle amie, qui m'accompagne dans les moments les plus douloureux. Jamais je ne l'abandonnerai.


Je me faufilais entre les gens, l'air de rien. Habillée en civile et sans mon arme, je m'ennuyais. Il n'y avait rien d'intéressant ou de croustillant dans ses basses rues. Une balade sympathique ? Ce terme me restait encore au travers de la gorge.

Les marchands installaient leurs stands petit à petit. La rue marchande se remplissait au fil du temps qui passait. Trop de monde, trop de foule, je n'aimais pas me retrouver dans de pareilles situations.

On me dévisageait telle une bête, tel un animal. Une bête de foire. Ma crinière pourpre était trop criarde.

Je marchais vite. Tout droit. Au bout d'un moment, je ne pensais plus à rien. Les passants m'esquivaient de justesse et d'autres espéraient que personne ne se retrouve sur mon passage sous peine de se faire bousculer avec violence. Bien que le Fanalis Corps donnait une tout autre image de notre race, les fanalis attiraient toujours la crainte et le doute.

Je marchais encore et encore jusqu'à rencontrer un obstacle sur mon chemin. Par réflexe, je me tournais. Une jeune fille aux cheveux noirs et bien bouclés me fixaient étrangement. Elle semblait hésiter entre la stupeur et le dégoût. Pourquoi cette expression dépitée ?

- Pardon, je ne t'avais pas vu... Morveuse... annonçais-je avec un sourire mauvais au bout des lèvres.

Je lui tournais les talons, la frôlant de nouveau. J'étais vraiment d'humeur mélodieuse aujourd'hui~


[Hrp : bon courage pour la suite. Je ferai une mise en forme du rp plus tard .3.]

(C)DDS, NE PAS PLAGIER.


Dernière édition par Caelina le Ven 29 Mai - 0:29, édité 1 fois
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SUBORDONNÉ DE KOUMEI

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MessageSujet: Re: Deux bourrines peuvent-elles discuter sans se battre ou s'insulter? Challenge accepted. [PV Caelina]   Dim 17 Mai - 16:08



Je posais ma main sur ma hanche, dévisageant la femme qui m'avais bousculé de façon hautaine, attendant qu'elle s'excuse. C'était plutôt susceptible de s'emporter pour si peu mais j'étais d'humeur fâcheuse le matin. Pas que le matin, d'ailleurs. Enfin, autant vous dire que se prendre une fanalis de plein fouet alors qu'on essayait de se détendre dans le pays de ses rêves pouvait me mettre facilement en rogne. Non, je ne m'emportais pas trop vite. Elle n'avait qu'à faire attention où elle mettait les pieds aussi. C'est même ce qu'elle semblait faire depuis tout à l'heure.

Vu la couleur de ses yeux et de ses cheveux, cela ne pouvait être qu'une fanalis. Elle faisait un peu penser à Ayame. Aucun doute, c'en est une. Suite à notre bousculade, elle s'était retourné pour me regarder. Je la fixais, ennuyée. Si elle s'était rendu compte qu'elle m'était rentré dedans, la moindre des choses était de s'excuser. Bien sûr, elle est parvenue à esquiver tout le monde et c'était contre moi qu'elle se cognait. Ne vous plaignez pas que je sois constamment de mauvaise humeur si il y a toujours une personne pour m'énerver.

Si elle s'excusait maintenant, je pourrais faire comme si de rien n'était et reprendre ma marche. Les autres n'avaient rien eu parce qu'ils regardaient droit devant eux. Je reconnais que j'étais perdue dans mes pensées et que nous étions peut être, je dis bien peut être, toutes les deux fautives. Je voulais bien faire un effort si elle en faisait autant. Ce serait dommage que la première personne de Reim que je rencontre soit malpolie, tout de même. Ne me renvoyons pas tout de suite une image négative de la ville.

C'est enfin que madame la fanalis daigne enfin répondre. Ce n'est pas trop tôt. Espérons qu'elle n'allait pas gâcher l'attention que je lui portais pour me dire des stupidités. Vu le sourire que celle-ci avait, cela ne présageait rien de bon.

- Pardon, je ne t'avais pas vu...

Bon, si on oubliait le fait qu'elle me tutoyait, on pouvait dire que c'était assez pour que je lui pardonne. Fort bien, je craignais qu'elle se montre insolente. Je hochais la tête en fermant les yeux, satisfaite. Alors que je m'apprêtais à tourner les talons pour faire ce que j'avais à faire, cette imbécile décida de gâcher cet effort de politesse avec la fin de sa phrase:

- Morveuse...

Pardon? ... Pardon? ... Pardon!? ... PARDON !? Commençant à me mordre la lèvre inférieure, je la dévisageais comme si elle était complètement timbrée. Déjà avec ses marques rouges que je m'étais contenté d'ignorer on se demandait d'où elle sortait mais m'insulter comme ça. Mon dieu, mais savait-elle à qui elle s'adressait? A priori, non. Pauvre enfant naïve de Reim. Je continuais de la regarder, contenant ma colère comme je pouvais en posant ma main sur mes doigts armés pour éviter de m'en prendre à qui que ce soit. Je devais rester calme, positive. Je ne pouvais qu'avoir mal entendu après tout. Je ne devais pas être bien réveillée. Qui serait assez stupide pour me manquer de respect? Je me retiens de pouffer. De plus me traiter de morveuse n'avait aucun sens puisque j'étais une personne très mature. Et elle devait sans doute m'avoir vu puisque je n'étais pas si petite que ça pour mon âge. Non, je devais me faire des idées.

Cette vieille pe... demoiselle avait le sens de l'humour. C'est alors que je la sentis de nouveau me frôler. En réalité, elle pensait vraiment ce qu'elle disait avec son air mauvais. Tch. Elle me provoquait. Cette pauvre fanalis voulait que je m'intéresse à elle. Si elle continuait de parler de manière insolente, elle allait mourir. Pensait-elle que j'allais reculer face à sa force monstrueuse? Ca ne devait pas être plus violent qu'un bon coup de poing dans le nez de la part de mon cher Cynron. Moi, vivante, je ne me laisserai jamais me faire insulter sans riposter.

Réaction immature mais je ne faisais que me mettre à son niveau. Madame se croyait mature mais pour traiter ma magnifique personne de morveuse, on ne pouvait être qu'un gamin stupide. Sans montrer mon mécontentement, je prenais de nouveau le même chemin qu'elle pour lui donner un coup à l'épaule, en lui rentrant dedans de manière maladroite. Vous vous doutez bien que je ne l'avais pas fais exprès.

- Ca ne fait rien, enfin. A votre âge, la vue, ça ne doit plus trop être ça...

Moi, sous-entendre le fait qu'elle soit vieille? Voyons... Il faut arrêter de me prendre pour une peste. Encore une fois, je ne ferais jamais ça. Je sais me montrer polie contrairement à certaines personnes. Je continuais d'avancer, un petit sourire aux lèvres, m'apprêtant à esquiver le moindre prochain coup. Elle ferait mieux d'aller se faufiler dans la foule. J'avais mieux à faire de ma journée qu'apprendre à une fanalis les règles de politesse. La seule chose qui importait, c'était ma fierté.



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Dernière édition par Famita Karan le Mer 20 Mai - 16:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Deux bourrines peuvent-elles discuter sans se battre ou s'insulter? Challenge accepted. [PV Caelina]   Mar 19 Mai - 12:10


▶ RENCONTRE ENTRE DEUX BOURRINES ◀
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Alors que je la frôlais pour la deuxième fois, la jeune fille restait calme, voire impassible. Je m'attendais à un peu plus de réaction de sa part. Peut-être était-elle trop molle ? Dommage. Quoi qu'il en soit, mon petit tour de provocation n'avait pas eu l'effet escompté.

J'haussais les épaules, prête à oublier ce petit désagrément matinal. Cependant, la "petite" noiraude prit soudainement le même chemin que moi. Je fus d'abord surprise, avant d'esquisser un large sourire. Le jeune fille tenta un passage en force, me fonçant de dans pour de vrai. C'était tellement fait exprès, ça se voyait comme le nez au milieu du visage. Pour moi, ce fut comme une caresse, rien de bien douloureux, loin de là.

- Ca ne fait rien, enfin. A votre âge, la vue, ça ne doit plus trop être ça...

Et béh, c'est que ça devait être dur pour elle d'enfiler ses bottes tous les matins avec un orgueil pareil. Moi ? Une mauvaise vue ? Elle devrait se regarder avant de parler ! Ah oui, c'est vrai, autant pour moi... Madame est bigleuse. Elle pouvait me traiter de vieille autant qu'il lui plaisait, mais jamais elle ne devrait critiquer mon regard perçant.

- C'est vrai qu'avec mon âge avancé, on repère très vite les binoclardes. D'ailleurs où se trouvent tes lunettes en cul de bouteille ? Tu ne sembles pas voir très clair, petite. Retourne chez toi les chercher !

Je voulu lui donner un bon coup d'épaule histoire de la faire valser un peu plus loin dans la foule pour avoir la paix. Malheureusement une phrase bien fâcheuse me revenait en tête et se répétait en boucle, en boucle, en boucle... "Interdiction formelle de s'en prendre à des civils"

- Fait chier... lâchais-je pour moi-même.

Je me collais à elle, épaule contre épaule, la regardant du plus haut que je pouvais (like this XD). Je la fixais droit dans les yeux.

- Mais dis-moi, sale mioche, c'est quoi ton petit nom ?

[hrp : désolé, c'est tout pitit XDD]

(C)DDS, NE PAS PLAGIER.


Dernière édition par Caelina le Ven 29 Mai - 0:27, édité 1 fois
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Famita Karan
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MessageSujet: Re: Deux bourrines peuvent-elles discuter sans se battre ou s'insulter? Challenge accepted. [PV Caelina]   Mer 20 Mai - 18:36

J'ignorais à quel point les fanalis étaient forts mais d'après les rumeurs ils étaient capables de tenir tête à une armée de plus de cent hommes. Enfin, ça n'avait beau être que des rumeurs, je devais me montrer prudente avant de me frotter à l'un d'eux. On ne savait jamais qui était la personne qui se trouvait en face de nous. Mais cela me contraignait tout de même. Le coup que je lui avais donné ne lui avait vraiment rien fait. Bien sûr, je n'avais rien d'une bête sauvage qui pouvait lacérer la peau d'un de ces guerriers. J'étais beaucoup trop délicate pour ça.

Le fait que mon coup lui ait donné une vague sensation de caresse me frustrais terriblement, il fallait bien l'avouer. Si je restais encore quelques minutes, je ne pourrais lui tenir tête qu'avec les mots, il semblait bien. Chose qui ne me dérangeais pas non plus même si j'adorais me battre.

Il était tout de même dommage que la manière dont je lui étais rentrée dedans ne l'ait pas emmerdé plus que ça. L'idée dégueulasse de lui remettre des chaînes me vint alors à l'esprit. Je secouais mentalement ma tête. Comment pouvais-je en venir à des envies aussi sales? N'étais-je donc pas un déchet pour penser ainsi? Je ne souhaitais à personne de se retrouver privée de sa liberté une seconde fois même si la jeune femme qui se trouvait devant moi était vraiment insupportable.
Au moins elle me permettait de me faire passer le temps avant que les combats de gladiateurs ne prennent place. Voilà que celle-ci avait un large sourire au visage avant de me répondre du tac au tac :

- C'est vrai qu'avec mon âge avancé, on repère très vite les binoclardes. D'ailleurs où se trouvent tes lunettes en cul de bouteille ? Tu ne sembles pas voir très clair, petite. Retourne chez toi les chercher !

Ne me dites pas qu'en plus d'être quelqu'un de charmant, cette femme était xénophobe? En plus elle a fait mine d'ignorer le sens de ma phrase pour me parler des sois-disant exploits qu'elle parvenait à accomplir avec sa vue. Ce n'était pas du tout cohérent! Ce qu'elle venait de dire pouvait qu'être  ironique. Cela se voyait vu le ton qu'elle employait. Elle souhaitait juste me répondre. Il semblerait que j'ai un peu agacé la demoiselle. Un sourire apparut sur mon visage.

Bien sûr, si la rouge avait vraiment supposé que j'étais myope, il y avait du souci à se faire. Mes yeux étaient affreux mais ma vue était parfaite. Ce doit être honteux pour une fanalis une vision aussi merdique. Je décidai d'entrer dans son jeu avant de tirer une révérence en répliquant sur un ton sarcastique:

- Vous êtes douée pour reconnaître les problèmes de vue, je dois l'admettre. Ceci dit, malgré tout le respect que je vous dois, je préfère éviter de les sortir de ma poche. Je préfère ne pas voir le visage des imbéciles quand ils s'adressent à moi. Je fais déjà l'effort d'écouter les bêtises que vous débitez, vous n'allez pas en plus me forcer à voir votre tronche d'attardée.

J'avais parlé de manière polie... Sauf à la fin bien sûr. Cette façon respectueuse de s'adresser à une personne m'agaçait. Espérons qu'elle trouve aussi cela insupportable. Le rôle du noble qui prenait les autres pour des cons était à la fois désagréable et vexante. Je me redressais en voyant mon interlocutrice, qui contrairement à moi, prononçait des mots grossiers.

- Fait chier...

Je plissais les yeux en posant ma main sous menton. Tiens, tiens... Cette insolente avait l'air plutôt agressive. La réaction normale d'une fanalis telle qu'elle serait de m'envoyer à l'autre bout de la rue. Alors pourquoi se retenait-elle? Oh... Était-il possible qu'on lui ait interdit de s'en prendre aux autres? Me retenant de pouffer, je retrouvais un sourire amusé. Intéressant... Si j'ai bien compris, je pourrais l'embêter autant que je veux, elle ne pourra jamais répondre par la violence? Evidemment, il était inutile de se réjouir trop vite. Encore une fois, je ne savais rien de la personne qui se trouvait en face de moi. A part constater qu'elle était assez chiante pour finir par désobéir à la personne qui lui a interdit de se défouler.

La preuve, elle posait sa tête contre la mienne comme pour me rappeler notre différence de taille avant de reprendre, l'air contrarié:

- Mais dis-moi, sale mioche, c'est quoi ton petit nom ?

Je poussais ma tête contre la sienne sur le même air de défi :

- Samia. Et toi, vieille bique? A moins que tu n'ais finis par l'oublier?

Oui, j'avais pris l'initiative de donner un faux nom. J'étais ici pour me détendre mais bien que je ne sois pas encore officiellement reconnue comme la subordonnée de Kou, c'était en mon nom que je souhaitais éviter les problèmes. Il était hors de question que je me laisse faire mais je déclinerai toute responsabilité par la suite.


[ Gare à toi! é.è Je suis petite mais j'ai une GRANDE gueule... Oh et ça ne fait rien, il se passe beaucoup de choses en quelques lignes ! ]



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Dernière édition par Famita Karan le Sam 23 Mai - 17:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Deux bourrines peuvent-elles discuter sans se battre ou s'insulter? Challenge accepted. [PV Caelina]   Sam 23 Mai - 15:28


▶ RENCONTRE ENTRE DEUX BOURRINES ◀
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Je la regardais du plus haut que je pouvais. Comme quoi, quelques centimètres pouvaient très rapidement faire une certaine différence... De supériorité. /PAN/

Plus sérieusement, la jeune fille me regarda l'air assuré. Elle osait me tenir tête. C'était un regard de défi qu'elle me lançait, le vrai. C'était celui que j'aimais le plus, mon préféré. Dommage que les coups ne m'étaient pas autorisés dans cette partie de prise de tête.

- Samia. Et toi, vieille bique? A moins que tu n'ais finis par l'oublier?

Redressant un peu la tête, je finis par rigoler. Moi ? Vieille bique ? Quelle bonne blague. C'est jeunette ne savait vraiment pas à qui elle s'adressait. Certes je veux bien croire que le terme "fanalis" avait pris la définition d' "esclave" au cours de ces dernières décennies, mais cela ne justifiait en rien un tel comportement.

Je m'éloignais d'elle, reculant de quelques pas. Je fis taire un instant mes éclats de rire et porta ma mais sous mon menton. Je feintais de réfléchir et ouvris à peine les yeux.

- Tu as bien raison sur un certain point : ma mémoire ne remonte pas aussi loin. C'est fort regrettable. Supposons alors que je m'appelle Oeil-de-Fauve. Ce nom te parlerait-il ? Samia ? Quel nom tout à fait minable, soit dit en passant. Je te plains.

Mon sourire prit une allure carnassière. Si la noiraude était vraiment de la région, elle connaissait très certainement ce surnom ou devait en avoir déjà entendu parler. J'étais plus connue en tant que mercenaire que soldat de Reim. Peut-être retrouvera-t-elle sa place. Peut-être tremblera en comprenant à quel genre de personne elle pouvait bien avoir à faire. Le Fanalis Corps n'était pas constitué que de fanalis au coeur noble et juste. Arrêtez ce genre de bêtise, cela n'avait jamais été le cas, surtout me concernant.

A défaut des coups de poings, autant l'embêter avec un peu d'intimidation. Quelle sotte inculte elle serait, si elle ne connaissait pas ce nom. Je pourrais bien me moquer d'elle.

- Alors ? Ca te dis quelque chose, naine ? insistai-je.

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Dernière édition par Caelina le Ven 29 Mai - 0:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Deux bourrines peuvent-elles discuter sans se battre ou s'insulter? Challenge accepted. [PV Caelina]   Sam 23 Mai - 21:39


Alors que je continuais de la dévisager, la rouge se redressa avant de partir dans un fou rire. En la voyant reculer pour continuer de rigoler après avoir entendu ma question, je ne la quittais pas des yeux, reprenant un air neutre avant de me mettre à réfléchir. Pour que le simple fait de lui avoir demandé son nom à mon tour la fasse autant rire, il était fort probable qu'il s'agisse d'une personne extrêmement connue.

Peut être qu'en me répondant, celle-ci balancera un titre qui ne me dis rien, étant donné que je ne suis pas d'ici. Autrement dit, elle me voyait comme une pauvre gamine -ça je l'avais bien compris- inconsciente fraîchement débarquée dans un pays qu'elle ne connaissait pas. Qu'elle se détrompe. Même si cette femme n'était pas connue du monde entier, dommage pour son orgueil démesuré, je m'étais renseigné avant d'arriver à Reim. Je n'étais pas ignorante au point de venir dans un pays de mon gré sans rien connaître de lui.

Je pense notamment aux informations que m'ont donné les marins qui se trouvaient sur le bâteau qui m'a amené jusqu'ici. J'ignorais si c'était par courtoisie ou par hypocrisie mais ceux-là avaient voulu me faire la conversation en me parlant des personnes reconnues à Reim. La magi Schéhérazade qui malheureusement ne se montrait pas souvent, des membres de la Corpse Fanalis... Mû Alexius, bien qu'il n'en soit pas un de pur sang, était le chef de la Corpse. Ils m'avaient mis aussi en garde contre une personne qu'il ne valait pas mieux aborder bien qu'entendre parler d'une telle furie m'amusait plus qu'autre chose. Caelina Regulus, plus connue sous le nom de...

- Tu as bien raison sur un certain point : ma mémoire ne remonte pas aussi loin. C'est fort regrettable. Supposons alors que je m'appelle Oeil-de-Fauve. Ce nom te parlerait-il ? Samia ? Quel nom tout à fait minable, soit dit en passant. Je te plains.

Ces paroles me ramenèrent à la réalité. Il semblerait que mon interlocutrice avait cessé de rire. Tans mieux. J'avais horreur qu'on se moque de moi de cette façon. Enfin, là, au lieu de me vexer, j'avais préféré analyser la manière dont elle se comportait. Après avoir fini de se marrer, elle aurait pu très bien profiter de mon éventuel surprise pour me foutre une raclée. Mon merveilleux instinct me persuadait que je n'avais rien à craindre d'elle, mise à part son nom.

Oui, c'était bien Caelina Regulus. Enfin, Oeil-de-Fauve. Un nom crains, connu de tous les habitants de Reim. Une bête sauvage dans toute sa splendeur. Oeil-de-Fauve... En plus d'être un guerrière renommée, elle était vu comme une créature à laquelle on ne devait pas chercher des noises. Comparable à un monstre sanguinaire, il fallait à tout prix l'éviter sous peine de mourir.

... Amusant. Cela promet des sensations fortes. Non sans lever mon doigt du milieu suite à la remarque qu'elle avait faite sur mon faux nom, je continuais de la regarder, curieuse. Un sourire carnassier semblable à celui de cette magicienne me fit frémir de plaisir. Plutôt intéressante comme première rencontre, ça me donne envie d'en voir plus.

Un sourire fou éclaira mon visage alors que celle-ci tentait de m'intimider en se rapprochant.

- Alors ? Ca te dis quelque chose, naine ?

Tout s'est passé très vite. Je lui mis une droite sans lui laisser le temps de comprendre ce qu'il lui arrive. Il n'y avait aucune animosité dans mon aura avant que je ne lui donne ce coup critique. En un instant, Caelina s'était retrouvé par terre. Je continuais de la contempler et me plaçais au dessus d'elle, maintenant ses bras, l'empêchant ainsi de bouger. Comme fascinée par cette personne, je continuais de la regarder droit dans les yeux:

- Caelina Regulus connue sous le nom d'Oeil-de-Fauve. Oui, ça me dis quelque chose. Mais est-ce vraiment toi? Tu ressembles plus à un chaton inoffensif qu'à un fauve sanguinaire quand on te regarde bien.

J'avais dis cela en souriant narquoisement comme pour la provoquer. Voyant alors le monde qui commençait à il y avoir dans les rues, je me relevais en tapotant ma veste en prenant un air déçu. Si cette femme voulait éviter de se faire remarquer pour ne pas désobéir à son supérieur, je ne l'emmerderais pas d'avantage. Surtout que se battre contre une personne désarmée était vraiment ennuyeux. En oubliant le fait que j'avais autre chose à faire, il se pourrait aussi que cette demoiselle s'apprête à contre-attaquer. Dans ce cas, je suis prête à relever le défi.

J'aurais très bien pu continuer cette charmante querelle en lui faisant remarquer que son nom n'était pas terrible non plus mais j'avais eu une soudaine envie de vérifier ses dires.



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MessageSujet: Re: Deux bourrines peuvent-elles discuter sans se battre ou s'insulter? Challenge accepted. [PV Caelina]   Jeu 28 Mai - 22:52


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Le coup fut rapide. Enfin, il fut très mou en réalité. Mon manque de fraîcheur ce matin persistait à me faire défaut. Je tenais à le rappeler, bien que cela soit inutile.

Donc, la petite gamine me colla une droite. Bien. Elle me fit tomber et me plaqua au sol. Pas mal. Un sourire narquois au visage, elle s'installa confortablement sur moi, profitant de ce petit instant de fausse victoire. Ambitieuse, la petite. Un peu amusée, je la laissais faire.

Elle m'analysa de la tête au pied d'un regard perçant et intéressé avant de rétorquer :

▬ Caelina Regulus connue sous le nom d'Oeil-de-Fauve. Oui, ça me dis quelque chose. Mais est-ce vraiment toi? Tu ressembles plus à un chaton inoffensif qu'à un fauve sanguinaire quand on te regarde bien.

Mon habituel air blasé reprit le dessus. Je la regardais sans joie, mais avec une pointe d'étonnement. Je ne m'attendais pas à ce qu'elle connaisse, en plus de ce cher surnom, ma véritable identité. Était-ce une informatrice ? Une espionne ? Qui sait. Cette petite noiraude attirait soudainement mon attention, mais aussi ma plus grande méfiance.

Je remuais de la tête. Elle ne pouvait pas être une espionne d'une autre contrée. Elle manquais cruellement de tact et n'aurait pas chercher les ennuis.

Elle se leva. Peut-être en avait-elle marre ? N'étais-je pas à la hauteur de sa soit disante grandeur ? Quoi qu'il en fut, je restais inerte, gisant sur le sol durant un court instant. Elle retira quelques poussières de sa sombre robe avant de me snober une dernière fois.

Je souriais. Ma jambe frôla les pavés au sol pour venir faucher les chevilles de la fillette. Ceci fait, je pris appuie sur le sol et d'une figure acrobatique, je me remis debout. Mon coup ne l'avait pas vraiment fait vaciller. Tant pis.

Avec rapidité, je m’apprêtais à lui asséner un belle droite à mon tour. Mon bras dévia au dernier moment, pour passer à quelques centimètres de son cou. Je restais quelques instants dans cette position, bras tendu et prête à parer n'importe quelle attaque. Une petite éraflure rougeâtre apparaissait sur sa peau fine et blanche.

▬ Tu devrais faire attention. Même les chatons ont de sacrées griffes, minette.

Je venais de lever la main sur un citoyen. Quelle gourde, je vais me faire incendier en rentrant si cela venait à se savoir.

Non.

Marre de me faire marcher sur les pattes sans rien dire. Pourquoi me retenir, alors qu'elle ne fait que m'inviter au combat ? En tant que fanalis pure, c'était difficile de résister à une telle provocation. Cette vue du sang, qui commençait à perler, m'excitait encore plus. Dur dur de retrouver son calme après tout ça.





[HRP : Bon bah, la réponse est arrivée plus tôt que prévu XD. J'espère que tout est compréhensible.]

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MessageSujet: Re: Deux bourrines peuvent-elles discuter sans se battre ou s'insulter? Challenge accepted. [PV Caelina]   Sam 30 Mai - 22:01

Cette sois-disante Oeil de Fauve n'avait pas vraiment l'air d'avoir eu grand chose lorsque je lui avais mis un coup assez violent pour la mettre par terre. En même temps, à quoi je m'attendais? C'était une des fanalis les plus craintes de ce vaste monde et moi je n'étais qu'une simple humaine sans djinn, sans pouvoir magique. Je n'avais rien d'autre que mes armes pour me défendre. Je préférais ne pas trop me baser sur mes capacités physiques sans doute bien inférieures aux siennes pour le moment. On ne pouvait pas vraiment dire que j'avais été vexée par son manque de réaction étant donné que j'avais seulement fait ça pour l'empêcher de bouger et pour la regarder de plus près pour la narguer. Ce n'était pas le moment de me rabaisser.

J'avais affaire à une fanalis, sans aucun doute l'une des plus dangereuses de notre ère mais je n'allais pas paniquer pour autant alors que c'était moi-même qui avait choisit de la provoquer en l'insultant d'une certaine manière. A part observer les mouvements de mon "adversaire", je ne pouvais pas faire grand chose d'autre si un combat avait lieu. Je devais avoir d'avantage confiance en mes propres capacités mais pas trop non plus. On parlait tout de même d'une rouquine qui pourrait détruire mon corps si l'envie lui prenait. Et si elle n'était pas aussi fatiguée...

En revanche, une once d'étonnement se révéla dans son regard impassible alors que je venais de faire sa description. Peut être était-elle surprise de voir que la gamine inconsciente connaissait son véritable nom ? Cette pensée me fit sourire intérieurement. Enfin, inutile de jouer à la plus maligne et de se réjouir trop vite. Quelque part, si cela avait réussit à surprendre ne serait-ce qu'un peu mon interoluctrice, cela prouvait que Caelina était bien son nom. Je connaissais sa véritable identité sans qu'elle sache qui je suis réellement. J'avais une petite longueur d'avance sur elle sur ce point. Si nous devions nous battre, la rumeur aurait beau se propager, les gens ne feraient pas le rapprochement avec la subordonnée du prince Koumei.

A trop me perdre dans mes pensées, j'allais oublier que la fanalis avait eu le temps de se relever alors que je lui jetais un regard en biais. Je me retrouvais vite dans l'incapacité de bouger. Bien sûr que cette vieille bique n'avait pas aimé ma petite réflexion. A moins qu'elle n'ait attendu que cela? Evidemment. Je souriais. Oeil de Fauve avait refusé de se laisser faire par un simple être humain sous prétexte qu'elle avait des ordres à respecter. Je repris rapidement mon équilibre après que Caelina m'ait fait bougé d'un centimètre. De nouveau debout, celle-ci ne me laissait pas le temps de réaliser ce qui se passait et me rendis mon coup.

Je l'avais mérité. J'étais une gamine insolente qui avait manqué de respect à une fanalis et qui avait blessé son ego de guerrière par la même occasion. Oui, je reconnaissais que j'étais impolie mais j'aimais trop me foutre de la gueule du monde. Et c'était exactement ce que j'attendais d'elle. Qu'elle me prouve que sa réputation n'était pas basée sur de simples rumeurs et qu'elle savait faire autre chose que de sortir des jurons.

Son bras dévia tout de même un peu au niveau de mon cou. Cela ne l'avait pas empêché de m'infliger une éraflure fine et légère. Je touchais doucement cette blessure pour regarder mon interlocutrice, incrédule. Etait-ce tout ce qu'elle avait prévu de me faire? La rouge me répondit comme si ce qu'elle venait de me faire subir suffisait largement pour confirmer sa véritable identité.

Tu devrais faire attention. Même les chatons ont de sacrées griffes, minette.

C'est vrai que ce n'était pas mal... Si cela avait été une humaine normale. Pour une fanalis, ce n'est pas grand chose. Essayait-elle de profiter du fait que je ne connaissais rien sur cette race pour se défiler? Peut être pensait-elle que j'étais faible? Comme c'est vexant. Quelle déception.

Ayant très bien vu qu'elle commençait à être excitée en voyant le sang couler sur ma peau, je me rapprochais d'elle, un sourire doux aux lèvres. Une fois arrivée face à elle, je cognais ma tête contre la sienne et plaçais une de mes lames à l'intérieur de sa main. Comment ça c'était déloyal? Mais ça nous amusait toutes les deux. Et ce n'était pas comme si cette fille allait avoir mal pour si peu, elle ne semblait rien sentir.

Je continuais d'enfoncer la lame comme pour voir à quel moment, elle gémirait. Rien ne vint. Lassée, je retirais mon arme pour voir les gouttes de sang qui recouvraient maintenant celle-ci. J'entendis alors des bruits de pas de plus en plus persistants. Ils prennent sans doute cela pour un combat de gladiateurs. Si cela ne les choquait pas, je n'avais pas de raison de m'en faire mais voir tout ces gens me gavais. Je n'avais pas besoin d'un public.
Je murmurais à l'oreille de la jeune femme.

- Pas trop intimidée par tout ce monde, vieille bique?

J'avais dis ça sur un ton provocateur, j'aimais vraiment chercher la merde. Quelque part, ce n'était pas comme si ma vie avait une quelconque importance. J'attendais que Caelina réponde, décidant si oui ou non, nous devrions aller ailleurs. J'étais prête à esquiver sa prochaine attaque, me demandant si j'étais la seule à détester la foule.



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MessageSujet: Re: Deux bourrines peuvent-elles discuter sans se battre ou s'insulter? Challenge accepted. [PV Caelina]   Sam 6 Juin - 12:48


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Venait-elle de m'embrocher la main gauche? Ah oui, en effet.

La petite peste avait profité de mon léger manque d'attention pour me planter sa lame dans ma main. A vrai dire, elle était tout ce qu'il y avait de plus à découvert. Elle aurait même pu me sectionner le bras. Soit la noiraude n'était pas fute-fute, soit elle était maline et pensait me faire souffrir à petit feu. J'optais pour la première option, sans hésitation.

Nous étions restées comme ça, sans bouger, se regardant l'une et l'autre. Je crois qu'elle attendais que je cligne des yeux ou que je hurle de douleur. Je ricanais discrètement d'un air de dire : "Non mais franchement ! Tu crois sérieusement que je vais avoir mal pour si peu ?". Ayant sans doute compris le message, elle retira sa lame l'air las. Je fis un pas en arrière, au cas où elle préparerait une attaque.

De ce que j'en savais, les manieurs de couteaux faisaient partie des plus perfides et imprévisibles. Ils cachaient très souvent leur jeu. Même s'il s'agissait d'une fillette, mieux valait rester sur ses gardes, maintenant que je la savais armée. Intéressant.

Cependant, elle ne m'attaqua point. Non, elle préférerait jeter quelques petits coups d'oeil autour d'elle. Il était vrai que la foule se faisait de plus en plus dense. Je me mis aussi à regarder un peu partout. Le marché commençait à ouvrir après tout, c'était tout à fait normal qu'il y ait du monde.

▬ Pas trop intimidée par tout ce monde, vieille bique ?

Mes pupilles la fixèrent de nouveau.

▬ Moi ? Intimidée ? ricanais-je, un rictus au coin des lèvres. Tu ne sais vraiment pas à qui tu t'adresses.

Je serrais des poings, prenant appuie sur mes jambe. Enfin... Je ne serrais qu'un seul poing, le droit. Cette "Samia" ne m'avait pas touchée n'importe où. Bien que je n'en avais pas perdu l'usage, je pouvais difficilement refermée ma main gauche. Elle avait peut-être sectionné un nerf ou quelque chose du genre. Je ne pense pas que cela soit handicapant vis-à-vis de mon habituel maniement de l'épée et je m'en remettrais rapidement. Nul besoin de s'inquiéter à ce niveau là.

▬ Que les gens viennent, ça m'est égal. J'aime avoir mon public.

Je tapais trois fois d’affilé mon pied sur le sol pavé pour marquer le rythme, ne lâchant pas un seul instant ma cible des yeux.

▬ Montre moi un peu ton potentiel, tu commences légèrement à m'intriguer, petite.

Je mis à courir très vite, me jetant presque sur la noiraude tel un fauve. De mon poing valide, j’entamais le combat, lui assénant un coup de poing dans le ventre. Ma vitesse était telle qu'elle est je limitais mes coups à la force d'un simple gladiateur et non pas encore à celle du fanalis que j'étais. Ce serait dommage d'abîmer tout de suite une si adorable poupée.

Le choc la fit reculer. Toujours en mouvement, j'étais prête à parer tous les coups et toutes les lames susceptibles de jaillir de ses manches ou d'ailleurs.


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MessageSujet: Re: Deux bourrines peuvent-elles discuter sans se battre ou s'insulter? Challenge accepted. [PV Caelina]   Ven 12 Juin - 20:45


Se retrouver mêlée à un combat alors qu'on espérait juste profiter de ses quelques jours de libertés pour se la couler douce dans un pays était une surprise que peu de gens appréciaient. Pourtant, ce ne fut pas mon cas. On ne peut pas non plus dire que je suis comme les autres. Etais-je inconsciente? Etais-je suicidaire? Impossible de le savoir. Une chose est sûre: j'aimais me retrouver dans le feu de l'action. Là où il y avait un combat, je devais m'y rendre, je devais m'y mêler. Caelina avait beau se montrer insolente, désagréable, hautaine et grossière, j'étais mal placée pour lui faire une remarque. Oeil de Fauve était peut être dangereuse , sanguinaire, cruelle et violente, je m'en foutais tout simplement. A quel point aimais-je le danger? Elle pourrait m'arracher les membres, elle pourrait me tuer ici-même. Je m'en foutais.

Je continuais de la regarder avec un sourire sadique. J'étais en train de dénigrer ma propre vie mais cela ne m'empêchait pas de l'observer avec un air hautain. Cet air narquois qui ne quittait jamais mon visage alors que la rouquine avait sans doute l'avantage sur moi. J'avais beau avoir quelques aptitudes physiques et prendre les conseils de Cynron à la lettre, Caelina n'avait pas hérité de son titre pour rien. Elle était plus mûre que moi, elle était sûrement plus expérimentée en ce qui concerne les combats. Ce n'était pas que pour cela que je devais rester sur mes gardes. Je me trouvais en face d'une fanalis, bordel. Je n'étais pas effrayée. J'étais curieuse.

La vieille ricanait discrètement mais assez fort pour que je l'entende. Mon sourire s'élargit un peu plus tandis que je fermais les yeux. Bien sûr. Je ne pouvais pas la blesser avec un coup aussi simple. Je l'avais quand même un peu désavantagé. Pour me battre, elle devrait compter sur sa main droite. Même si elle ne souffrait pas, ça avait déjà créer un petit handicap.

Je ne prenais pas un air supérieur pour autant. Bien au contraire. Je restais attentive à ses réactions alors que j'attendais sa réponse. La rouge ricanait de nouveau -elle ne savait faire que ça?- tout en me répondant:

Moi ? Intimidée ? Tu ne sais vraiment pas à qui tu t'adresses.

Evidemment que je sais à qui je m'adresse, ma douce et tendre fanalis. Je te demande juste si cela te dérange que je t'égorge devant tout ces gens, non sans vouloir me foutre de tes capacités, ô combien, remarquables. Du moins, c'est ce qu'on allait voir.

Avec un regard légèrement amusé, je vis la bête à l'oeuvre commençant à serrer les poings pour prendre appui sur ses jambes. Je reculais un peu pour mieux profiter du spectacle. Je rejetais le petit sentiment de déception que je ressentis en voyant que l'état dans lequel se trouvait sa main gauche ne la gênait pas tant que ça. Il valait mieux pas trop en attendre. Il fallait que je lui donne suffisamment de coups pour l'empêcher d'utiliser ses capacités contre moi sans oublier de surveiller les réactions de mon adversaire. Elle pouvait se montrer imprévisible et me forcer à changer de plan.

Enfin elle se décidait à me répondre clairement bien que cette réaction de sa part était plutôt prévisible :

Que les gens viennent, ça m'est égal. J'aime avoir mon public.

Je la regardais non sans froncer un sourcil. Bon, comme elle voudra.

- Je suppose qu'observer les combats ou en mener sont les principales occupations des habitants ici, répondis-je dans un soupir tout en me préparant. On allait pouvoir passer aux choses sérieuses.

C'est alors que je remarquais que de la même manière dont je n'avais cessé de la dévisager, la demoiselle ne me quittait pas des yeux. J'étais ciblée. Non pas parce que ma beauté l'éblouissait mais parce qu'elle s'apprêtait à me montrer ce qui coûtait de se moquer d'elle. N'attendant que cela, je ne la lâchais pas du regard, la détermination se lisant très bien dans le mien.

Montre moi un peu ton potentiel, tu commences légèrement à m'intriguer, petite.

Inutile de lui renvoyer le compliment. Il s'agissait d'une guerrière renommée, ce ne serait pas la première fois qu'on lui ferait remarquer le potentiel qu'elle cachait même si elle retenait un peu ses coups. Si je me mets à la flatter, moi aussi, cela ne fera que gonfler encore plus son orgueil. Je doute que la flatterie marche sur elle et je n'étais pas là pour ça. Je n'étais pas assez modeste pour reconnaître à voix haute qu'il s'agissait d'un adversaire à ma hauteur même si c'est le cas.

Revenons un peu à notre combat qui perdit de plus en plus son côté enfantin. Il est claire que ce n'est plus une dispute amicale dont il s'agit. Ignorant les acclamations de la foule, je continuais de fixer les faits et gestes de Caelina. Hélas, je ne m'étais pas montré assez attentive. Celle-ci avait courut à une telle vitesse que je regrettais aussitôt de l'avoir sous-estimé. Prise au dépourvu, je n'eu pas le temps de dévier son coup de poing qui atteignait rapidement mon pauvre ventre. J'eu tout de même le temps de réagir pour placer ma main sur ma bouche.

Mon corps s'était assez endurcit grâce à l'entraînement que j'avais suivi ces dernières années. En revanche, mon maître avait beau m'avoir rendu plus forte avec ses cours de sadique, face à une fanalis, je ne pouvais pas m'en sortir sans souffrir. Aucune douleur physique ne se manifestait même si ce coup avait réussit à me faire reculer. Il s'agissait plus d'une souffrance intérieur. Au moment où son poing valide m'avait touché, je pouvais sentir du sang sur le point de sortir de ma bouche. Je me retins d'en cracher. Aussi violent ce coup était-il, j'avais quand même senti que la rouge s'était retenu. Je ne pouvais pas m'avouer vaincue aussi vite.

Tout en empêchant la quantité sang que cela avait fait sortir de couler, je regardais mon adversaire avec colère. Je me mordis les lèvres pour empêchant les gouttes rougeoyantes de tomber au sol. Sans montrer ma douleur à mon adversaire, je me figeais soudainement. Je la regardais avec un air vide, comme si ce simple coup m'avait déstabilisé. Je partis dans la direction opposé comme une enfant effrayée qui prenait la fuite pour la surprendre, la décevoir. Peut être souriait-elle et s'apprêtait-elle à me courir après? Je ne fis pas attention aux protestations de ce public désagréable et tout à coup...

Je me retournais vivement avant de prendre de l'élan et de faire un grand saut en direction de la rouge. Avec la même flamme de colère dans le regard, je ne lui laissais pas une seconde pour réagir et lui donna un violent coup de pied à la paupière gauche. Je n'avais pas touché directement son oeil puisque madame avait fait l'effort de ne pas me briser tout de suite. Je n'avais utilisé aucune arme étant donné qu'elle s'était déjà préparé à les éviter.

Une fois retombée au sol, je me dirigeais de nouveau vers elle pour lui donner un puissant coup de pied au crâne. Peut être n'allait-elle encore une fois rien sentir, cela l'étourdirait un peu. J'ignorais les cris d'encouragement de ces stupides mortels et je reposais mes pieds au sol, m'attendant à contrer ses futures attaques. Il ne restait plus qu'à savoir ce que chaton me réservait.




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MessageSujet: Re: Deux bourrines peuvent-elles discuter sans se battre ou s'insulter? Challenge accepted. [PV Caelina]   Sam 13 Juin - 17:28


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Elle serrait les dents. Mon coup de poing l'avait bien atteinte. Ce fut presque un soulagement de savoir que malgré un ego surdimensionné, la fillette restait une simple humaine. Cependant, ma méfiance concernant le jet d'éventuelles lames restaient intact. Ne jamais baisser sa garde, voilà une règle d'or.

Bien que la noiraude tentait de ne rien laisser paraître, on pouvait voir clairement qu'elle avait du mal à encaisser le choc. Et béh, je n'avais pourtant pas cogné si fort. Il fallait vraiment que je dose ma force. Alors que je gardais une expression neutre, celle de mon adversaire avait nettement changée : elle était furieuse. Alors qu'elle se pinçait les lèvres avec fureur, elle finit par se calmer, reprenant une attitude plus posée. Contenait-elle sa colère ? Quelle dommage.

En revanche, s'il y avait bien une chose pour laquelle je ne m'y attendais pas, ce fut sa fuite. Elle venait soudainement de me tourner les talons, courant aussi vite qu'elle ne le pouvait. Le public la huer. Est-ce qu'elle venait d'abandonner ? Aussi facilement, après m'avoir tenu tête aussi longtemps ? C'était louche. L'ayant déjà assez amoché, je décidais de ne pas la suivre. Je restais au même endroit, un instant, la regardant s'éloigner peu à peu. Elle trafiquait quelque chose. C'était une évidence.

Bien que je m'étais faite à l'idée qu'elle ne lâcherait pas l'affaire aussi aisément et qu'elle reviendrait à la charge, je ne vis pas son coup revenir. Surprise par un tel coup de sa part, je n'avais pas eu le temps de réagir. Son pied avait frôlé mon oeil gauche. Si elle m'avait frappée ne serait-ce que quelques centimètres à côté, j'aurais fini ce combat borgne. Je tenais ma blessure de ma main gauche, elle même-blessée, laissant une trace sanglante. Je ne devais pas avoir fière allure maintenant, quelle idiote !

La noiraude fit un bond vers l'arrière, dans mon angle mort pour m'asséner un deuxième coup de pied. Il fut plus violent encore et elle me toucha à l'arrière de la tête.

Quelle étrange sensation, je me sentais bizarre, voire un peu sonnée. Je tombais accroupie.

Dans un éclair de lucidité et de fureur, ma main valide attrapa l'une de ses chevilles. Je fis un tour sur moi-même, ne lâchant prise qu'au dernier moment. La noiraude se retrouva ensuite propulsée vers la foule.

Ce devait être un magnifique strike, dommage que je n'en avais rien vu. Même mes oreilles bourdonnaient un peu. En fait je ne savais plus, j'étais agenouillée par terre, ma main droite posée sur mon crâne. Je ne saignais pas, mais le contrecoup fut un peu dur à encaisser. Au point que j'avais du mal à réfléchir. C'était pénible de penser.

Vacillant un peu, je me remis doucement debout. Je marchais en direction de la fillette qui avait osé me provoquer. Des personnes semblaient aussi désorientées que moi. Certaines n'arrivaient même pas à se relever. En même temps, après un tel choc c'était compréhensible.

Je les dévisageais tous, les uns après les autres de mon oeil perçant et furieux. Où était cette petite peste ? Quelque part en moi, je n'avais qu'une envie, lui mettre la raclée qu'elle méritait. C'était mal, je ne devais pas agir de la sorte, mais comment pouvais-je contenir ces pulsions ?

La foule commençait à avoir peur, maintenant que je l'avais atteinte. Quel désordre. Quelle horrible journée. Je venais de signer toute seule mon séjour aux cachots. Mais qu'en avais-je à faire à l'heure actuelle ?


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MessageSujet: Re: Deux bourrines peuvent-elles discuter sans se battre ou s'insulter? Challenge accepted. [PV Caelina]   Mer 17 Juin - 16:34

Si j'étais de nature susceptible, ce n'était rien comparé à mon adversaire. Blessée deux fois de suite par une humaine, elle n'avait pas autant de mal à encaisser le coup que moi mais sa réaction fut immédiate. Alors que je m'étais retenu de lui crever un œil, la jeune femme s'était emporté. En même temps, je m'y attendais. C'était plus que prévisible. Ces guerriers n'allaient pas laisser des pauvres "gamins" les frapper sans réagir. Quiconque osait les défier méritait une punition digne de ce nom. Voilà ce qui en coûtait de se frotter à l'une de ses bêtes.

Mais pourquoi en venais-je à me faire la morale alors qu'il y a encore quelques instants je me fichais bien de ce qui pouvait m'arriver, j'étais déjà prête à encaisser les coups de la fanalis, pressée de voir ce que pouvait donner Oeil-de-Fauve au combat une fois qu'on l'avait provoqué ? Et bien j'avais eu le droit à un avant-goût à ce que pouvait donner la rouge en colère.

J'aurais dû me charger de ses deux mains. J'aurais du les piétiner, les écraser, les rendre incapables de bouger toute les deux... Y serais-je arrivé? Si seulement j'avais essayé. Je ne serais pas en train de recracher mon sang à l'heure qu'il y est. Qu'est ce qu'il m'avait retenu? Je me le demande bien. Foutu générosité. J'aurais dû achevé cette fille tant que je le pouvais encore. Quelle erreur. Quelle profonde humiliation. Mon bras, ma tête, mes yeux... J'étais retombée sur la tête. Exactement le même endroit où je l'avais visé. Je la déteste.

Je ne faisais même pas attention à l'homme que j'avais écrasé dans ma chute. Était-il mort? Respirait-il? Je n'en savais rien. Il était dans un pire état que moi, sans aucun doute. Je ne parvenais plus à entendre mon propre souffle. Quel choc ce fut de retomber à cet endroit. M'étais-je ouverte le crâne? Je tendais la main afin de m'assurer que non. Rien. Enfin, si. Une profonde blessure. J'avais mal. Quelle personne ne pouvait pas avoir mal après avoir été jetée de cette manière par un fanalis?

Contrairement à ce que j'affirmais en temps normal, je n'étais pas Dieu et j'étais comparable à n'importe quel être humain. Je pouvais avoir mal comme eux. Quelle révélation, n'est-ce pas? Je le pensais avec ironie. Ce n'était pas la première fois que je le reconnaissais. Mais c'est la première fois qu'on me le rappelait. Ayant plus qu'assez d'être dans cette position peu glorieuse, je me dépêche de me redresser ... Brusquement.

Je grimaçais en retenant un gémissement de douleur. Quelle abrutie mais quelle abrutie... Je m'appuyais sur le genoux qui était en meilleur état en constatant les grandes marques de sang qui se trouvaient sur l'autre. L'odeur de ce liquide se fit sentir étant donné la flaque qui se recouvrait sous le corps de l'homme en dessous de moi. Je reculais vivement malgré mes nombreuses blessures. Quelle horreur... Cela avait beau ne pas être le premier cadavre que je vois, je détournais mes yeux de la scène en ne cessant de me répéter que j'aurais du crever à sa place. C'est lui qui avait amortit la chute d'un déchet. Ignorant l'odeur nauséabonde, je ne pouvais pas m'empêcher de m'en vouloir. J'avais tué cet homme. Si je ne m'étais pas montré si impulsive, si je n'avais pas empêché le mal de se faire, il serait toujours en vie. C'était de ma faute et je ne pouvais rien y changer. Ma conscience et ma fierté avaient étés touchées. J'aurais du y rester... J'aurais du mourir...

Les citoyens, eux, avaient une manière bien différente de réagir. Ils continuaient d'applaudir, de hurler de joie et relevaient le corps. Ils ne pouvaient pas être sérieux, ils devaient se forcer... Comment pouvait-on être aussi cruel? Les hommes étaient donc tous les mêmes... Partout, où j'allais, tous se fichaient des vies prises, des familles détruites, des orphelins qui s'accumulaient... J'étais habituée à ces réactions et je les ignorais, une fois de plus. J'en étais dégoûtée. Étais-je en colère contre ma propre faiblesse ou contres ces monstres?

Caelina devait sentir mon sang à des kilomètres. Vite, me forcer, me faire violence, continuer d'avancer. Je ne devais pas abandonner le combat et m'avouer vaincue. Je devais lui faire payer, lui faire regretter d'exister... Tout en boitant, je marchais le plus vite possible. Plusieurs personnes furent surprises de me voir encore debout mais pas mécontentes et continuèrent d'en demander plus. Qu'est ce qu'il me retenait de les frapper... Ces immondes êtres humains égoïstes. Je n'avais jamais vu une foule pareille. Ca me donne envie de vomir.

Était-ce donc ça l'Empire Reim? J'espère que ma fureur ne me faisait voir que le mauvais côté de ce pays sinon j'allais repartir aussi vite que j'étais venue. C'est alors que la foule prenait soudainement un air effrayé. Gardant les yeux mi-clos à cause de la douleur, je les regardais faire. Si ils commençaient à réagir d'une telle façon ça veut dire que cette garce était là. Les cris de joie s'estompèrent pour laisser place à quelques murmures. Certains tournaient leurs têtes vers moi, ayant l'air de se demander si j'allais vraiment continuer de combattre. Dans cet état, c'était du suicide. Surtout que le coup que venait de me donner Caelina pourrait venir de n'importe quel fanalis, il n'était pas aussi violent parce qu'il s'agissait d'Oeil-De-Fauve.

Et c'était justement pour cette raison que j’enrageais, que ça m'excitait et que mon sang commençait à bouillir. J'avais l'habitude que ma tête heurte violemment le sol. Pas parce que tout ceux que j'avais combattu jusqu'à là étaient forts mais parce que mon maître aimait me maltraiter. Je n'avais juste plus l'habitude. Je léchais le sang qui ne cessait de couler. Aaaah... Si il y avait bien une chose que je déteste c'est de me sentir faible. Intérieurement, je sais que ma force de physique ne peut pas égaler celle d'un humain et encore moins rivaliser avec celle d'un fanalis. Malgré ça, mes jambes continuèrent d'avancer. Paradoxalement, mon corps voulait prouver le contraire. Comme si j'avais une poussée adrénaline à chaque fois que j'étais sur le point de m'avouer vaincue.

Oubliant les commentaires du public merdique, je me dirigeais vers la figure rouge que j’apercevais au loin, celle qui me donnait des envies de meurtre. Mes oreilles sifflaient et je continuais de me déplacer lentement vers l'ombre de celle-ci, tout en tenant sur mes pauvres jambes ratatinées. Si cet homme n'avait pas été là, j'aurais reçu plus de dégâts. Je n'allais pas culpabiliser pour un inconnu qui voulait nous voir nous entre-tuer comme les autres mais j'eu tout de même une boule au ventre. Néanmoins, ce n'était pas cela qui allait m'empêcher de dormir cette nuit... Si jamais je survis.

Je me trouvais maintenant derrière la vieille fauve. Et bien, on est passée de biquette à fauve. La jeune femme avait fait ses preuves. Cependant, ma force avait beau avoir beaucoup diminué, je n'allais pas me laisser marcher sur les pieds. J'attendis qu'elle se retourne vers moi après avoir senti mon odeur pour lui foutre un coup droit à l'oreille plutôt vif malgré ma poigne pitoyable. Vu la manière dont je m'étais fait lamentablement écrasé, je fus un peu rassurée de ne pas me débrouiller comme une larve.

Sans faire attention aux actions de cette teigne, je continuais de l’asséner de coups. J'étais en colère, j'étais furieuse... Je pouvais encore me relever. Je n'étais pas faible. J'avais juste oublié de demander à mon cher professeur de m'entraîner à frapper des fanalis. J'allais devoir me démerder seule, encore une fois. Je renforçais mes coups autant que je le pouvais bien que mes jambes étaient prêtes à lâcher à tout moment. Je ne me souciais plus de mon état. Coups de poings au visage, au ventre... Tout y passait. J'avais même vu une coupure se former sur la joue de la rouge. Comment avais-je pu oublier que mes mains restaient armées? En me souvenant de ça, je retrouvais rapidement le sourire et m'apprêtais à frapper cette brute de plus belle quand je sentis une main me retenir.

Je me retournais, énervée pour voir qui était cette personne qui osait me déranger alors que je me défoulais sur le corps de ma rivale. Je haussais un sourcil en voyant l'armure que ce type portait... Une veine apparut sur ma tempe. Encore un fanalis! A part Ayame, c'est qu'ils étaient tous décidés à me pourrir la vie, bordel !



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MessageSujet: Re: Deux bourrines peuvent-elles discuter sans se battre ou s'insulter? Challenge accepted. [PV Caelina]   Sam 20 Juin - 10:41


▶ RENCONTRE ENTRE DEUX BOURRINES ◀
ft FAMITA KARAN



Je continuais de la chercher, me fiant à mon odorat et au mouvement de la foule. Elle se cachait parmi toutes ces personnes. Seuls les faibles pouvaient fuir de la sorte, ce qui confirmer mes premières impressions : la noiraude était trop orgueilleuse et ne savait pas assumer ce dernier. Cette idée m'énervait encore plus.

Brièvement, j'observais les dégâts dont j'étais l'auteur. Des personnes gisaient au sol. Quelques flaques de sang apparaissaient de ci et de là. Un mort. Trop de dégâts.J'étais allée trop loin.

Alors que je réfléchissais un temps soit peu à mes horribles actes, la noiraude se précipita vers moi pour un combat décisif. Finalement, je m'étais trompée, la jeune fille avait de l'énergie à revendre et malgré ses blessures, elle continuait d'avancer et de persévérer.

Des coups de poing et de pieds jaillissaient à flot, tout comme ses lames. Elle était plus rapide. Je sentais sa détermination et cela me faisait presque pitié. Je me défendais à peine, jusqu'au moment où une blessure m’atteignit au niveau de la joue. C'était fini. La noiraude avait assez combattu à mon goût. Elle avait eu le temps de se défouler un peu, le moment était venu d'achever ses souffrance. Pauvre petite poupée, je l'avais trop cassée.

Alors que je préparais mon coup décisif avec ma main valide, une ombre se profila derrière la jeune fille, lui stoppant le bras. Je n'avais eu le temps de le voir qu'une seule et unique seconde, mais je l'avais reconnu. Je croisais les bras, me penchant un peu, prête à recevoir n'importe quel coup. Je ne me fis pas prier deux fois.

Le nouvel arrivant venait de m'infliger un coup d'une force incroyable, que je reculais de plusieurs mètres, traçant de grande lignes dans les pavés. Mes os avaient craqué, peut-être que certains de mes deux bras s'étaient brisés.

Je respirais à plein poumon, relevant un peu la tête. Ce choc était assez dur à encaisser, rien à voir avec les humains, les gladiateurs ou même les fanalis de bas étages. Non. Celui qui s'était immiscé dans notre combat, n'était nul autre que...

▬ Roro'... Que fais-tu ici ?...

Je fixais le fanalis à la grande cicatrice d'un mauvais oeil. Cette question était tout simplement absurde, après tout, je savais très bien pourquoi il était ici.

▬ Tu es allée beaucoup trop loin Cae', m'annonça-t'il tout en me montrant du regard, les différentes victimes et surtout le mort dont j'étais à l'origine. Il lâcha le poignet de mon adversaire, prêt à la protéger si besoin. On ne peut pas te laisser aller plus loin. Tu vas nous suivre sagement, d'accord ?

Je grinçais des dents. Oui, j'étais allée beaucoup trop loin. Je le savais. Je n'étais pas sotte non plus. Restant silencieuse, je regardais deux fanalis sortir de son ombre. Le bougre n'était pas venu seul et comptait bien m'arrêter.

Mon grincement se transforma en large sourire. Mon regard s'apaisa d'un coup, un peu trop même. Je  fixais Roro' de mon habituel regard hautain et détestable.

▬ Soit, pourquoi m'arrêter ? Vous devriez plutôt m'exécuter ? Me pendre ? Je tendis mes bras cassés vers le mort. Je me fiche d'avoir la voix d'un mort en plus dans ma petite boite crânienne, que ce soit la sienne ou celle de cette peste. Oui, je m'en fous complètement. Pourquoi persistez-vous à me préserver alors que vous savez pertinemment que je suis de la pire espèce, Roro' ? Pourquoi donc ?

Je retins un sombre ricanement. Je n'étais plus vraiment dans mon état normal et l'autre grand fanalis devait certainement s'en doutait. Bien que je n'étais par armée, il y avait trop de potentielle victime autour de moi. C'est pour cette raison que ces deux sbires se pressèrent de m'attacher solidement les mains et de m’accompagner, sur leur garde.

▬ C'est bien, bons chiens ! souriais-je à pleines dents avant de passer au niveau de RoRo' et de la noiraude.

Elle était vraiment en piteux état. Forçant les deux gardes fanalis à emprunter le même chemin que moi, je vins murmurer à l'oreille du grand fanalis balafré.

▬ Prend bien soin d'elle Roro', hi hi... Prend bien soin de cette étrangère.

Les deux gardes m'écartèrent du fanalis et de sa petite protégée. Continuant de pouffer de rire, on m'emmena vers les cachots, dans les sous-sols de l'arène.

Il faisait sombre et humide, rien de bien agréable. On me jeta derrière de sombres barreaux. Ils ne pouvaient pas me contenir en réalité, mais je me prêtais au jeu. Dommage que je fus contrainte d'abandonner mes missions en tant qu'Oeil-de-Fauve pour un petit moment, tout cela à cause d'une pauvre gamine. Rien que de penser à son fin visage blanc et arrogant, je me retenais de tabasser le mur en face de moi.

▬ Ah cette peste... Elle m'aura tout de même un peu diverti... Hi hi...

Mes ricanements de hyène reprirent de plus belle, alors que je m'amusais à jeter des cailloux sur la parois poisseuse de ma cellule. Qui donc pourrait maintenant avoir l'audace de m'amuser un peu dans cet endroit sombre et grotesque ?




[hRP] Je pense que ton prochain post clôturera ce rp. Je ne pensais vraiment pas que ça allait en finir avec les poings, mais ce fut tout de même intéressant. Contente d'avoir RP avec toi et à une prochaine fois, peut-être ;3

(C)DDS, NE PAS PLAGIER.
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SUBORDONNÉ DE KOUMEI

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MessageSujet: Re: Deux bourrines peuvent-elles discuter sans se battre ou s'insulter? Challenge accepted. [PV Caelina]   Dim 21 Juin - 21:09

Je dévisageais le fanalis qui intervenait dans notre combat, l'air irrité alors que celui-ci venait de me sauver d'une mort certaine. Il devait bien faire trois têtes de plus que moi et en plus de cela la cicatrice près de sa bouche lui donnait un visage plutôt effrayant. Sans me laisser intimider par sa carrure imposante, je tentais de me dégager de sa poigne mais ce type continuait de me tenir fermement, l'attention reporté sur mon adversaire. Il semblait furieux en constatant les dégâts autour de nous. Quelle personne normale ne le serait pas? Le point positif c'était que la foule commençait à diminuer en voyant la venue de cet homme comme la fin définitive de cette confrontation. Mais moi je voulais continuer de me battre... Jusqu'au bout.

Cela ne servait à rien de continuer. A part me tuer, bien sûr. Même si au point où j'en étais, je m'en foutais. Je préférai mourir maintenant plutôt que de vivre en supportant cette défaite et cette mort sur mon dos. Me débattant en vain, je continuais de fixer la jeune femme avec rage. J'étais en piteux état et elle m'aurait arraché la vie si cet homme n'avait pas été là. Je le savais. La raison pour laquelle elle s'était retenu de me rendre mes coups est sans doute parce que je lui semblais pathétique et cette pensée avait le don de me mettre hors de moi. Malheureusement dans mon état, je n'étais capable de rien à part d'aller tout droit vers la mort.

Le guerrier qui retenait fermement ma poigne pour m'empêcher de me jeter sur la rouge ne semblait pas se préoccuper de la rage que j'éprouvais. De toute manière, ma mauvaise humeur faisait que même si on tentait de me raisonner, je continuerai de m'entêter comme une enfant qui voudrait tuer... Non casser son jouet. Alors que j'en étais incapable. Le pire est que je persistais malgré ma faiblesse. En voyant la vieille se rapprocher de nous pour recevoir la punition qu'elle mérite, l'espoir de pouvoir le frapper comme si je ne m'étais pas assez défouler me revins. Hélas, je n'eu même pas le temps de lui foutre un coup sachant que cela ne servirait à rien que le fanalis lui mit une belle raclée. Un bon poing dans la figure comme on les aime.

Pour le peu de réaction que je pouvais encore manifester, le coup me surpris. Le sol tremblait et Caelina reculait de plusieurs mètres. J'étais persuadée d'avoir entendu des os se craquer. A moins que ce ne soit ma soif de vengeance qui me donne ce genre d'hallucination? Tenue par le guerrier, je plissais les yeux pour observer la demoiselle. J'aurais aimé lui donner ce même genre de coup. Mais j'étais venue dix ans trop tôt pour défier cette femme. Bien que ce ne soit pas moi qui lui ai fracassé les muscles, je ne pu m'empêcher d'esquisser un petit sourire hautain. Même dans cet état, je trouvais encore la force de me montrer arrogante, c'est fou. Si cet homme est son supérieur, il est normal qu'il réagisse de cette manière parce qu'elle n'a pas respecté ses ordres. En plus de cela, elle avait fait un mort. Bon, en réalité, nous étions toutes les deux responsables de cette perte. Toutefois, même si j'étais prête à assumer mes responsabilités sans qu'un certain prince ne soit sur mon dos, je ne m'en étais pas trop mal sortie. Quelle chance que ce type ne soit pas mon supérieur ! En même temps, il devait estimer que j'avais déjà assez souffert comme ça. Pas assez à mon goût. Je fulminais, me sentant toujours prête à continuer le combat, ne voulant pas accepter qu'il se termine sur ma défaite. J'imagine qu'il y avait déjà assez de dégâts comme ça...

Crachant les dernières gouttes de sang qui ne demandaient qu'à sortir de ma bouche, je voyais Oeil-de-Fauve redresser sa tête vers son supérieur en rompant le silence:

Roro'... Que fais-tu ici ?...

Aucun doute sur le fait qu'un gladiateur se trouvait non loin de nous et qu'il s'était empressé de rapporter notre combat au dénommé Roro. Il y avait eu beaucoup d'agitation dans le rues pendant que nous nous confrontions. Mais j'étais tellement concentrée sur cette vieille que je n'avais même pas pensé aux conflits qui pourrait il y avoir.

Tu es allée beaucoup trop loin Cae'. On ne peut pas te laisser aller plus loin. Tu vas nous suivre sagement, d'accord ?

Tout en sermonnant la gladiatrice, cet homme relâcha mon poignet. Malgré mes nombreuses blessures, je parvenais encore à tenir debout. Mon pauvre corps ne m'avait pas complètement lâcher. Je ne profitais pas du manque d'attention de la rouge pour lui mettre une gifle. Déjà, le fanalis à la cicatrice risquait encore de s'interposer et c'est tout juste si j'avais assez de force pour parler. En tout cas, elle n'allait pas tarder à se faire punir de son attitude violente en public. Dire que c'était moi qui l'avais provoqué. Je ne me réjouissais pas de cette injustice pour autant et me contentais de suivre la scène en silence. Depuis tout à l'heure, je sentais une présence derrière moi qui n'était pas celle de ce Roro. Je me retournais aussi vite que je pouvais pour voir deux autres gladiateurs sortir de son ombre. Il n'était pas venu seul... Etait-ce si dur que cela de maintenir Oeil-de-Fauve en place? Enfin, je devais le savoir. Je venais de me prendre une raclée par cette garce, après tout.

Sans se laisser intimider, la guerrière les observait d'un air insolent.

Soit, pourquoi m'arrêter ? Vous devriez plutôt m'exécuter ? Me pendre ?

Oh, je n'étais donc pas la seule à en avoir rien à faire de mourir. Quel dommage. On aurait pu devenir amies et débattre pendant des heures sur la meilleure façon de mettre fin à ses jours, pensais-je avec sarcasme.

- Je me fiche d'avoir la voix d'un mort en plus dans ma petite boite crânienne, que ce soit la sienne ou celle de cette peste. Oui, je m'en fous complètement. Pourquoi persistez-vous à me préserver alors que vous savez pertinemment que je suis de la pire espèce, Roro' ? Pourquoi donc ?

C'est claire, elle avait craqué. Pourquoi son supérieur ne la tuait pas tout de suite si il savait comment elle était? Bien que le fait qu'elle veuille me voir morte la rendait plutôt saine d'esprit. Sans prêter attention à son insulte, je posa ma main sur ma bouche pour me retenir de toussoter. J'avais déjà vidé assez de sang comme ça. N'ayant pas la force de garder la tête haute ne serait-ce que pour lancer un regard noir à la jeune femme, je sentis les deux fanalis qui se trouvaient derrière nous se diriger vers cette enflure. Je rêve où on sentait comme de la peur dans leur aura? Ces deux-là s'empressèrent de faire ce qu'ils auraient du faire beaucoup plus tôt: attacher cette folle.

C'est bien, bons chiens !

Ah mes os... J'aurais pu croire que je me trouvais en enfer si je ne m'entendais pas encore respirer. Pourquoi Dieu faut-il que je parvienne toujours à me relever même en me prenant des coups capables d'arracher la vie de n'importe quel être humain? Rien que le fait d'avoir été "sauvée" à cause d'un type que je ne connaissais pas me faisait penser que les morts avaient plus de chance que moi. Triste manière de voir les choses. La rouge murmurait des mots que je ne parvenais pas en entendre, plus suffisamment attentive pour écouter quoi que ce soit. Peu importe si elle balançait une pique sur moi ou non. Je n'avais plus assez de force pour répliquer. Plus assez de force pour me soucier de mon ego.

Seul son rire fou et désagréable raisonnait dans ma tête. Si je continuais à rester ainsi, j'allais mourir, c'est sûr. Étrangement, cette pensée me fit sourire. Je n'allais jamais revenir à l'Empire Kou. A peine eu-je fermer les yeux que je m'écroulais.

***

Combien de temps avais-je dormi? Une heure? Deux heures? Vingt heures? ... Voir même une journée entière? Cette pensée me contrariais au plus haut point. Je m'étais assez reposé comme ça. Déjà que je n'étais pas parvenue à venir à bout d'une fanalis, il était hors de question que je dorme une heure de plus pour montrer aux autres à quel point j'étais vulnérable, je me sentais déjà assez humiliée comme ça. Je n'étais pas une enfant fragile, nom de dieu ! Me redressant avec difficulté, je regardais les bandages qui recouvraient mon corps meurtri... Plus autant meurtri que ça, du coup. Enfin, je ne me sentais pas mieux au point de me lever du lit tout de suite. L'idée que plusieurs gladiateurs m'aient vu dans cet état me vint à l'esprit. Le regard figé et les poings serrés, je n'osais pas m'imaginer ce qu'ils pouvaient penser de moi. Encore une fois, je me souciais plus de l'avis des autres que de ma propre santé. J'imagine que j'allais devoir rester ici plusieurs jours pour ne pas croiser le regard rempli de mépris du deuxième prince ou supporter les questions d'Ayame. Quoique... Pourquoi s'inquiéterait-elle de mon état? Je me mis à sourire un peu. C'est vrai... On aurait pu me laisser mourir là-bas, succomber à mes blessures une fois pour toute... Je n'aurais pas à supporter le déshonneur suite à cette défaite et le monde serait débarrassé d'un déchet. Les gens étaient vraiment cons. Au même moment une petite voix me disait "c'est toi qui es débile à vouloir mourir. Si tu es encore vivante, c'est qu'il y a une raison." Oui, ben dites moi laquelle.

Et où était Caelina? J'irais bien la tuer, tiens. Mais ce sera à elle de m'achever vu l'état dans lequel je suis. Qui se souciait de ma vie, après tout? Je n'allais manquer à personne. Pourquoi ne mourrais-je pas tout de suite? Je jubilais en voyant un fanalis arriver sans doute pour voir comment j'allais. J'allais mal à cause de vous, pauvres bouffons. Vous ne m'avez pas laissé mourir. J'allais rester cloîtrée ici pendant un long moment, qu'ils disaient. Je ricanais fortement pour cacher ma colère. Génial... Je ne pourrais même pas profiter de mon temps libre pour m'amuser. Merci, vieille bique. Enfin remercions plutôt mon impulsivité. Je ne pouvais m'en prendre qu'à moi-même. C'était déjà stupide de commencer un combat mais ça l'était encore plus de vouloir en mourir.



[ Ben c'est la fin, bande de sadiques... Vous trouvez pas que j'ai assez morflé comme ça? ]


HRP: Famita est tellement impulsive... ;w; oui on se retrouvera avec d'autres persos !



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