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 "DES AMIS TU EN VOUDRAS, DES VENTS TU RAMASSERAS." [PV Famita]

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۞ 1ère apparition : 22/12/2014

۞ Rukhs : 158

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Jasmine
VAGABOND ET CHASSEUR

MessageSujet: "DES AMIS TU EN VOUDRAS, DES VENTS TU RAMASSERAS." [PV Famita]   Jeu 19 Fév - 20:22


L’astre d’or se levait paisiblement sur l’Empire Kô. Les rayons s’infiltraient avec une facilité déconcertante entre les épais rideaux de la chambre où se trouvait notre héroïne. La tendre lumière matinale vint caresser lentement sa peau encore endormit. Elle vint s’étendre jusqu’aux yeux de la voyageuse qui fronçait les sourcils sous cette lumière. Elle ouvrit d’abord un œil, puis l’autre avant de bayer sans discrétion. Elle fit quelques étirements avant de se mettre en position assise. Quelle heure était-il ? En regardant par la fine faille entre les rideaux, elle put constater que le soleil avait encore du mal à se faire imposant à l’horizon. Il devait être dans les alentours de huit-neuf heures.
 
Voulant sortir du lit, elle essaya de bouger ses jambes mais un poids l’en empêcha. Elle baissa alors la tête et vit celle de Radja posée sur ses membres, ronflant par moment. Elle lâchait un léger rire et y déposait sa main sur cette tête poilue. Ca faisait bien longtemps qu’ils n’avaient pas dormit dans un bon lit. Surtout un dans cette qualité-là. Où se trouvaient-ils ? Dans un palais. Mais pas n’importe lequel. Dans celui d’un des Empires les plus imposant de ce siècle : celui de la famille Ren. Mais que diable faisait-elle ici ? Elle, une pure voyageuse et étrangère de cette puissante nation. Étrangère ? Pas tant que cela. Après tout, elle était déjà venue. Qui aurait cru qu’elle serait une connaissance du premier prince en personne ? Une amie d’enfance de Ren kouen.
 
C’était grâce à lui qu’elle avait pu logée ici en toute quiétude. Ils s’étaient par pur hasard retrouvé. Que le Destin était joueur. Maintenant qu’elle y réfléchissait, elle n’avait pas eu le temps de découvrir un peu plus ce palais géant. Elle décala discrètement la tête de son ami et se prépara pour sortir de la chambre. Toute pétillante, elle ouvrit en grand les rideaux pour que la chambre soit éclairée dans sa totalité, ce qui déplaisait au félin.
 
-« Aller ! Debout fainéant. »
 
Le tigre lui répondit par un grognement plaintif, cachant ses yeux avec ses grosses pattes. Apparemment, il ne voulait pas se lever. Ce n’est pas grave, elle allait commencer sa journée sans lui. Excitée de la commencer, elle ouvrit la porte avec fracas et cria un « Jasmine est dans la place ! ». Les gardes qui étaient restés à sa porte et ceux aux alentours ainsi que les servants sursautèrent face à ce vacarme. Jasmine se figea, une goutte de sueur perlant derrière sa tête. Oups… Elle avait pensée qu’il n’y aurait personne, mais apparemment même à cette heure les servants et gardes étaient en pleins travail.
 
Rigolant, elle se pencha en guise d’excuse, se grattant machinalement la tête. Les gardes et les servantes n’y firent pas plus attention et reprirent leurs activités. Eh bien, son entrée fracassante avait été vite oubliée. Sur cette pensée, elle commença sa marche à travers le palais. Elle ne savait pas où est-ce qu’elle allait. Elle suivait simplement le chemin des couloirs rougeoyant du palais. Personne ne venait lui parler. Faisait-elle peur ? Haussant les épaules, elle se mit à siffloter un air joyeux, agitant ses bras d’avant en arrière. Entre temps, elle se demandait ce que Kouen pouvait bien faire. Elle aurait aimée lui rendre visite mais il devait sûrement se préparer pour sa journée.
 
C’est alors que, sur ses pensées, elle vit une silhouette. Une femme pour être plus précis. Tiens, elle était seule. Elle restait la détaillée. Elle ne semblait pas être une servante ni même un soldat. De plus, elle n’avait pas l’air occupée. Et si on allait lui parler ? Aller Jaja, va te présenter ! Toussant pour s’éclaircir la gorge, elle s’avança vers la brune et la salua de la main.
 
-« Salut ma grande. Alors, quoi de beau en cette belle journée ? » Plaisanta-t-elle, dans un rire peu discret.
 
Hm. Non, ce n’était pas la bonne manière pour aborder quelqu’un et commencer une discussion. On recommence.
 
-« Hm, hm. Je voulais dire : Bonjour, moi c’est Jasmine Rahoudit. Je séjourne ici pendant quelque temps. Puis-je savoir votre nom ? »




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SUBORDONNÉ DE KOUMEI

۞ 1ère apparition : 17/07/2013

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Famita Karan
SUBORDONNÉ DE KOUMEI

MessageSujet: Re: "DES AMIS TU EN VOUDRAS, DES VENTS TU RAMASSERAS." [PV Famita]   Jeu 19 Fév - 21:09

Je m'étirais un peu, me félicitant intérieurement de ne pas avoir ouvert les rideaux tout de suite, laissant encore mes beaux petits yeux profiter de l'obscurité. Ce matelas était très confortable et cette couverture tenait chaud. Je soupirais sereinement, oubliant presque que je me trouvais ici à cause d'un prince possessif qui avait un sens de l'humour et une logique qui m'échappais. C'est justement parce que tout cela m'échappais que je pensais encore le coller aujourd'hui, discrètement bien sûr pour percer à jouer tous ses mystères oh oh... Mais comme si il avait lu dans mes pensées, ce rabat-joie m'avait donné ma journée. Les tentatives d'assassinat se faisaient rares et les gardes renforçaient leur surveillance. Je pouvais donc disposer.

Soit, mais cette journée sera la seule. Je vais en profiter pour aller voir mes parents et me faire gronder, accessoirement. Ils se demandaient sûrement où leur fille adoptive adorée avait été pendant ces dix jours. Je suis cruelle de les avoir laissé dans l'ignorance si longtemps. Je suis leur bien le plus précieux après tout. J'allais les voir pour les mettre au courant que je travaillais pour le deuxième prince, ça serait sympa de profiter de ce jour de congé pour cela. Bien! Je vais me préparer de ce pas alors!

C'est-alors que rester dans le noir complet fut une mauvaise idée, car un peu excitée par cette journée, mes réflexes se retinrent de me signaler que mon petit orteil allait rencontrer la commode. Bon, ça fait mal. J'ai vu pire mais avoir un bleu à cet endroit pour espérer commencer la journée dans la bonne humeur, ce n'était pas le mieux. Je grognais légèrement avant d'ouvrir les rideaux puisque ce fut la solution la plus sage. La lumière du soleil m'aveuglais moins que ma propre lumière dans le reflet du miroir. Après m'être douché et habillé, je sortis, fin prête pour laisser les gardes profiter de la vision qu'imposait ma beauté.

Mais il semblerait qu'une personne soigne encore mieux ses entrées que moi car j'entendis une abrutie hurler. « Jasmine est dans la place ! » Bon, ravie de savoir que cette personne s'appelait Jasmine. Sa chambre ne devait sans doute pas loin de la mienne, c'est à se demander comment j'avais fais pour bien dormir. Cela doit venir du fait que je suis divine. Sur ces modestes pensées- tu la sens l'ironie à plein nez là!?-, je repris ma marche, prête pour cette nouvelle journée. Tranquillité, me voilà!

Salut ma grande. Alors, quoi de beau en cette belle journée ? »

- Oh, moi? Une folle me parle. Et vous, quoi de beau?

Qui c'est qui riait ainsi? Et surtout c'est qui qui me parlais comme ça? Surtout que j'ai déjà entendu ce ton agaçant quelque part. Je me retournais vers une femme qui semblait plus mûre que moi, aux longs cheveux roux et au regard malicieux. Oh, non. Bon dieu. Ce n'était certainement pas le moment pour ça. Je m'étais cogné l'orteil parce que ma sotte personne avait voulut faire la danse de la joie dans son lit, quitte à alerter tous les gardes, bordel. Sans m'attarder d'avantage sur cette personne, j'allais tourner les talons lorsqu'elle reprit:

« Hm, hm. Je voulais dire : Bonjour, moi c’est Jasmine Rahoudit. Je séjourne ici pendant quelque temps. Puis-je savoir votre nom ? »

Je me retournais, la détaillant des pieds à la tête. Mon regard blasé traduisait ceci: Oui, ben, merci, j'avais compris que tu séjournais ici, je pense pas que tu vas te ramener en me balançant "Hey, je suis une intruse et je te dis mon nom. Ravie de faire ta connaissance!" Qu'est ce qu'elle me faisait là? Je retins un soupir. Elle voulait parler? Bien, j'allais lui répondre mais je ne garantis pas que ma réponse sera des plus agréables. Je n'étais pas si pressée que ça, les vieux pouvaient survivre une heure de plus, je pouvais régler mes comptes avec elle si elle souhaitait répliquer.

- J'ai la flemme de dire mon nom. Tu n'as qu'à m'appeler Anonyme-chan, Jasmine. Et oui, je prends la liberté de te tutoyer. Ca te va? Tout va bien alors. Parfait. »

Pour une raison qui m'était inconnue, je sentais que quelque chose d'original allait sortir de cette rencontre. Peut être est-ce pour ça que je restais avec cette folle de Jasmine?


Dernière édition par Famita Karan le Lun 20 Avr - 18:03, édité 3 fois
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۞ 1ère apparition : 22/12/2014

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Jasmine
VAGABOND ET CHASSEUR

MessageSujet: Re: "DES AMIS TU EN VOUDRAS, DES VENTS TU RAMASSERAS." [PV Famita]   Jeu 19 Fév - 22:00


Elle s’était montrée d’un naturel et d’un parler accablant.  Les personnes qu’elle côtoyait avaient l’habitude de ce genre de comportement avec la rouge. Mais pour ce qui est des inconnus, c’était tout autre chose. Elle était tellement extravertie qu’elle tutoyait le premier venu. Bien que ça dépendait des jours. Elle mettait tout le monde sur un pied d’égalité, que ce soit un paysan, ou un roi. Qu’importe le titre, un humain reste un humain. Mais revenons à notre chère demoiselle qui semblait fuir à l’arrivé de la voyageuse. Jasmine s’en amusait. Elle avait l’habitude de ce genre de réaction avec ceux et celles qui ne la connaissait pas. Elle croisait les bras et attendait une réponse de sa part. Allait-elle lui répondre, pour commencer ? Eh bien oui.
 
Elle lui demandait même « quoi de beau. » La rouge le prit pour une réponse positive. C’est vrai, lorsque quelqu’un vous demande des nouvelles, c’est qu’elle vous apprécie, non ? Enfin, cela restait sa logique pure et simple. Le jour où elle grandira, Kouen deviendra sociable. Elle remarquait également que la brune la dévisageait. Elle croisait les bras, et prit une pose fière et sûre d’elle. Prenait-elle ce regard comme une fascination de la part de cette jeune fille ? Non. Elle aimait tout simplement qu’on la regarde et commença à lui répondre.
 
-« Merci de demander des nouvelles ! » Riait-elle, avant de reprendre, le regard pétillant. « J’ai revu mon ami de longue date, Kouen. Il a bien grandit celui-là. C’est devenu un homme. »
 
Elle acquiesçait, en accord avec elle-même. Parfois, on avait l’impression qu’elle se parlait toute seule. Non, en fait c’était souvent le cas. Elle avait pris une certaine habitude à force de rester avec son tigre qui ne pouvait lui donner une quelconque réponse. Reprenant son attention sur… Anonyme-chan ? Elle riait de nouveau aux éclats. C’était direct. Voilà un point en commun qui les réunissait toutes les deux. La brune la tutoyait même. Bon, eh bien elle le fera aussi ! Elle s’approcha alors de la jeune femme et lui donna un coup sur l’épaule en bonne camaraderie, comme-ci elles se connaissaient depuis un bon bout de temps. Était-elle sans gêne ?
 
-« Rho, bien sûr que tu peux me tutoyez ! Je ne suis pas de haut rang. Anonyme-chan, c’est bien ça ? » S’enquit-elle, la regardant de façon intéressée. « Quel joli prénom. »
 
Débile. Cette fille est vraiment débile. D'une débilité et d'une naïveté infinie je dirais même.



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SUBORDONNÉ DE KOUMEI

۞ 1ère apparition : 17/07/2013

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Famita Karan
SUBORDONNÉ DE KOUMEI

MessageSujet: Re: "DES AMIS TU EN VOUDRAS, DES VENTS TU RAMASSERAS." [PV Famita]   Ven 20 Fév - 0:57

Alors que je fis dos à mon interlocutrice en l'ignorant superbement, je cachais mon sourire moqueur, attendant que cette grande gueule commence à répliquer. Je l'avais traité de folle et l'avais envoyé bouler, elle ne pouvait que se vexer. A mon grand étonnement, celle-ci commençait à me déballer sa vie sans se rendre compte que je n'avais absolument rien à faire de sa petite personne et de comment elle allait.

-« Merci de demander des nouvelles ! »

Elle l'a bien prit. Je continuais de sourire, mais plus surprise qu'autre chose, les yeux écarquillés, continuant d'avancer. Cette fille devait être sarcastique, non? Etant donné le ton qu'elle employait, je crains que non. Cette femme était une parfaite imbécile. Elle riait même. Un rire franc. Je perdrais mon temps avec elle. Je levais les yeux au ciel mais c'est alors que cette phrase m'arrêta dans cette démarche:

« J’ai revu mon ami de longue date, Kouen. Il a bien grandit celui-là. C’est devenu un homme. »

C'est impossible. En plus d'être extravertie, était-ce une menteuse? Non, elle semblait trop stupide pour cela. Je secouais mentalement la tête tandis que celle-ci hochait la sienne comme si elle avait besoin que quelqu'un approuve ses dires. Il m'arrive aussi de parler seule aussi mais seulement quand je suis seule afin de ne pas passer pour une abrutie sans amies. Ce qu'elle semblait être. Pourtant, Jasmine venait de m'avouer que Kouen Ren était son ami de longue date. Mais la seule fois où j'avais vu le grand frère de ma cible, j'en ai conclus quelque chose: il a de grandes épaules... Non, n'importe quoi. Il semblait être un homme froid et impassible. Il ne pouvait avoir d'affinités avec une pauvre fille comme celle-ci. D'un côté, je ne savais rien de lui. L'accuserais-je de ne pas avoir de coeur? J'accusais bien son frère d'être fourbe, alors il pouvait bien être encore pire.

Pourtant cette femme ne devait pas être une intruse et ne devait pas me mentir. J'avais l'habitude de me méfier des gens mais si elle avait été envoyée en tant qu'espionne ou assassin, les gardes ne l'aurait pas laissé filer aussi facilement. A moins qu'elle ne les ait empoisonné? Elle était bien trop idiote pour ça car les gardes affichaient le même air accablé que moi.

J'avais envie d'attraper sa tête et la cogner contre le mur mais je ne pouvais pas le faire. Il y avait 50% de chances qu'elle soit l'amie de Kouen; si ce n'était pas le cas, elle restait une invitée. Si je levais la main sur elle, Koumei pourrait l'apprendre et il aurait gagné car je n'aurais rien appris de terrible à son sujet mise à part le fait qu'il laissait son apparence de côté pour privilégier son travail. Ce serait une fin tragique! Je ne peux rien faire contre cette Jasmine. Qu'est ce qu'il m'arrive? Ca me frustre tellement que j'en tremblerais presque. Autant continuer ma démarche avant que cette femme n'ait complètement gâché ma journée avec sa stupidité ambulante.

-« Rho, bien sûr que tu peux me tutoyez ! Je ne suis pas de haut rang. Anonyme-chan, c’est bien ça ? »

Trop tard. Je suis maudite, j'en suis sûre maintenant. Cette rencontre ne révèle pas du destin mais de la fatalité. J'observais cette femme qui agissait de manière stupide et honnête. Que répondre à cela?

« Quel joli prénom. »

J'esquissais un petit sourire hypocrite. Puisque cette rousse ne semblait pas comprendre le sarcasme et se comportait de manière amicale avec moi, j'allais jouer franc jeu et lui apprendre une ou deux choses, quelque chose me disait qu'elle avait besoin qu'on lui éclaire sa lanterne. Elle me donna même un coup sur l'épaule, ce qui me contrariais encore plus. Cette femme semblait réellement vouloir devenir mon amie, et bien moi je voulais éviter tout lien avec cette idiote. A quoi pourrait-elle me servir? Je devais lui faire comprendre ce qu'était la réalité.

Je la repoussais d'un coup de coude. Je me retournais vers elle et lui donna un petit coup de poing qui aurait pu passer pour un geste affectif si je n'avais pas ajouté ceci.

- Tu sembles bien stupide, Jasmine. Etant donné que ta débilité m'agace déjà, laisse moi t'enseigner une chose ou deux. Anonyme est le terme donné à une personne dont tu ignores le nom. Si vraiment je te l'avais donné, je n'aurais pas dis que j'avais la flemme de me présenter avant. Merci de réfléchir avant de parler. De plus, au delà du tutoiement, je déteste les gestes amicaux comme celui que tu viens de faire. Ne t'approche plus de moi, bonne journée.


Espérons que je lui aurais enseigné quelque chose en enrichissant son vocabulaire. Elle était peut être plus vieille que moi mais demeurait une gamine intérieurement. Je soupire avant de reprendre ma démarche, comptant sur le fait qu'elle ait comprit et qu'elle me laisse tranquille cette fois. J'avais gaspillé ma salive pour une simple d'esprit comme elle, j'avais fais une bonne action. C'était désagréable mais si elle avait été plus intelligente, ça aurait pu se terminer autrement.
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۞ 1ère apparition : 22/12/2014

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Jasmine
VAGABOND ET CHASSEUR

MessageSujet: Re: "DES AMIS TU EN VOUDRAS, DES VENTS TU RAMASSERAS." [PV Famita]   Ven 20 Fév - 19:03


Elle continuait de parler, sans vraiment se rendre compte de l'incroyable insensibilité dont faisait preuve son interlocutrice. Même un enfant aurait pu remarquer l'attitude hautaine de cette jeune fille. Mais la voyageuse n'en fit rien. Elle se contentait de sourire à pleine dents. Mais elle remarqua tout de même quelque chose. (Hallelujah !) Cette Anonyme, puisque l'on ne connaissait toujours pas son nom et qu'elle souhaitait qu'on l'appelle comme ça, semblait songeuse.

Surtout depuis que notre héroïne lui avait avouée qu'elle était une amie de Kouen. Doutait-elle de son lien avec lui ? Cela semblait justifiable. Elle l'avait connu bien avant la brune et même avant ses alliés. Il était devenu un homme au visage impassible et à la réputation tyrannique. Mais en réalité, il avait une part d'humanité et éprouvait des sentiments loyaux aux rares personnes qui lui étaient proches. Comme tout être vivants sur cette bonne vieille terre. Se grattant machinalement la tête, Jasmine semblait ennuyée à présent. Pas de sa voisine, mais de la situation et de ses propos.

Elle avait délibérément avouée son amitié avec le premier prince à une inconnue, sans réfléchir. Elle se grattait la joue, espérant que ça n'allait avoir aucune répercussion sur son ami. Elle aurait peut-être dû garder son identité secrète ? Ou du moins son lien avec Kouen. C'est alors qu'elle se mit à réfléchir sur la brune. Qui était-elle dans ce palais ? Comme elle l'avait remarquée plutôt, elle ne semblait pas être une servante et encore moins un soldat de l'Empire.

Que faisait-elle ici dans ce cas ? Était-elle une invitée comme elle ? Et si elle venait d'un autre Empire et qu'elle travaillait pour quelqu'un ? Oh la la, Elle espérait sincèrement ne pas avoir gaffée. Mais elle ne semblait pas être une ennemie, Même si elle l'envoyait balader complètement, elle ne semblait pas dangereuse. Enfin, c'est ce qu'elle pensait.

« Tu sembles bien stupide, Jasmine. Etant donné que ta débilité m'agace déjà, laisse moi t'enseigner une chose ou deux. Anonyme est le terme donné à une personne dont tu ignores le nom. Si vraiment je te l'avais donné, je n'aurais pas dis que j'avais la flemme de me présenter avant. Merci de réfléchir avant de parler. »

« Rhooo, si tu m'avais donné ton prénom dès le début, ça aurait été plus rapide. Ce n'est pas de ma faute si tu es une feignasse. » Plaisanta-t-elle.

Elle avait dit ça en rigolant. Mais allez savoir si cette jeune fille allait le prendre de la même façon ?

« De plus, au delà du tutoiement, je déteste les gestes amicaux comme celui que tu viens de faire. Ne t'approche plus de moi, bonne journée. »

S'ébouriffant les cheveux, Jasmine lâcha un soupire. Elle allait être difficile à approcher. Mais la rouge était loin d'abandonner. Elle esquissa un sourire avant de la suivre, tel un toutou après son maître. N'allait-elle donc jamais apprendre des autres ? C'est alors qu'elle entendit un grognement derrière elle.

Elle se retourna et vit son tigre, s'étirant longuement dans le couloir avant de s'approcher des deux jeunes protagonistes. Il c'était enfin réveiller celui-là. Les passant s'écartèrent sur le chemin de cette bête féroce, ne préférant pas avoir à faire aux grosses pattes velues et puissantes du félin. Désignant la brune de ses mains comme-ci c'était un trophée qu'elle avait gagné, elle la présentait à son ami.

-« Radja ! Je te présente... Anonyme-chan. Elle a un caractère de cochon mais elle est marrante. Ahahah ! »

Le tigre bailla bruyamment avant de s'approcher de la dite Anonyme-chan, curieux .




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SUBORDONNÉ DE KOUMEI

۞ 1ère apparition : 17/07/2013

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Famita Karan
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MessageSujet: Re: "DES AMIS TU EN VOUDRAS, DES VENTS TU RAMASSERAS." [PV Famita]   Ven 20 Fév - 21:37

La stupidité est une maladie loin d'être grave mais agaçante pour votre entourage. Elle touche de plus en plus de personnes, elle touche certaines personnes plus que d'autres. Les victimes de cette maladie ne peuvent guérir, sauf s'ils écoutent les conseils des autres.              Il existe, hélas, des cas où cela ne sert à rien. Où la stupidité est trop puissante. Lorsque c'est le cas, vous n'avez aucune chance de vous en sortir. Dans votre intérêt et pour celui des autres, fermez la et restez tous seul dans votre coin jusqu'à ce que la solitude fasse peu à peu partir ce fléau. Cependant le cas d'aujourd'hui est ennuyant, la maladie a ravagé le cerveau du patient et celui-ci continue d'ouvrir sa gueule. Analyse terminée. Oui, j'étais spécialiste en maladies mentales dans un autre monde. C'est passionnant, n'est-ce pas? ... Sil-vous-plaît, faites au moins semblant d'être intéressés quand je fais un rapport... Merci.

Trêve de plaisanterie, la stupidité dont je parle... A définitivement atteint le cerveau de cette pauvre enfant. Pourtant, tout espoir n'est pas perdu. Lorsque cette femme semblait se rendre compte qu'elle ignorait qui j'étais après s'être présenté comme l'amie de Kouen, ce qui est étonnant d'ailleurs, un élan de lucidité avait l'air de l'avoir traversé car elle s'était inquiété. Elle n'avait pas à s'en faire, celui que je visais était Koumei Ren. Je voulais trouver son point faible.

Voilà que ce cas désespérant se remit à rire:

« Rhooo, si tu m'avais donné ton prénom dès le début, ça aurait été plus rapide. Ce n'est pas de ma faute si tu es une feignasse. »

Je soupirais. Au moins, elle avait comprit que ce n'était pas un nom après avoir mit un peu de temps à réagir. Comme on dit, patience est mère de toute les vertus. Et c'était de ça que Kouen devait s'être armé pour supporter cette Jasmine. Mais ce n'était pas mon cas. Je continuais de marcher. Maintenant qu'elle avait comprit ça, espérons qu'elle ait aussi comprit mon objectif: être tranquille. Et pour l'atteindre, il valait mieux qu'elle me laisse seule.

Cette information n'avait pas atteint son petit cerveau. Car oui, après la réflexion dont elle avait fait preuve en ce qui concerne le premier prince, je ne perdais pas espoir que le patient possède un cerveau, aussi inefficace était-il. Une personne normale aurait compris et s'en serait allé, vexée. Mais n'oubliez pas que la stupidité qu'elle possède est une anomalie.

Elle me suivait joyeusement comme un petit chien. Elle ne voulait pas lâcher l'affaire. Quelle coriace. Elle ne reculait devant rien pour pourrir ma journée. Je ne sais pas si je dois ressentir de l'admiration ou de la rage. Un peu des deux, je dirais.

Un grognement me fit me retourner, oubliant la personne derrière moi. Un tigre? Et on laissait entrer cette bête féroce dans ce palais alors que tous les gardes reculaient lorsqu'ils le virent arriver? Il avait l'air d'accompagner Jasmine. Je suppose qu'en le voyant sortir de la chambre de l'énergumène, ils s'étaient contenter de secouer la tête en se disant que ce serait trop long de comprendre la logique de cette fille. De plus, il ressemblait plus à un gros matou qu'à autre chose. Et si il était aussi intelligent que sa maîtresse, on pouvait se rassurer.

Je m'étais retourné trop tard pour ne pas voir cette vieille gamine me désigner, amusée.

-« Radja ! Je te présente... Anonyme-chan. Elle a un caractère de cochon mais elle est marrante. Ahahah ! »

... Je vais la tuer. Je fulminais tellement que je rentrais les griffes en métal qui se trouvaient sur mes doigts dans ma peau. J'avais besoin de me défouler et je ne pouvais pas le faire sur Jasmine. Je me retournais vers elle en rageant un peu:

- Bordel, Jasmine, tu comprends rien à ce qu'on te dit ou quoi? LAISSE MOI TRANQUILLE!

Qu'est ce qui lui faisait dire que j'avais un caractère de cochon, d'abord? Je lui fis de nouveau dos, sachant très bien que ce que je venais de dire n'aurait aucun effet sur sa stupidité. Au pire, elle prendrait encore ça comme une plaisanterie et répondrait en riant et sans rien capter. Ce qui allait m'énerver encore plus. Je ne pouvais faire qu'une chose pour échapper à cette idiotie: la fuite.

Je marchais maintenant beaucoup plus vite dans les couloirs, sans me douter qu'elle allait se mettre à courir pour me suivre. Que voulez-vous, je fais cet effet à toutes les personnes que je croise. Mon regard s'illumina lorsqu'il croisa celui... D'une fenêtre. Je l'ouvris et sautais sur le toit le plus proche. Elle ne me rattrapera jamais!

Je regardais pour voir par où je pourrais passer. Je sautais à travers plusieurs toits avant de m'accrocher au mur avec ma lance en prenant soin de ne pas l'abîmer. Je n'étais pas assez riche pour le repayer et je doute que mes parents adoptifs apprécient que le premier cadeau que je leur amène en revenant est une dette. Je retombais sur mon pied qui n'avait aucun orteil endommagé en remerciant intérieurement ce sadique de Cynron pour m'avoir appris à devenir aussi agile. Je vous jure... Rien de mieux qu'un bleu et qu'une rencontre aussi emmerdante pour bien commencer cette journée dans la bonne humeur...

J'oubliais le regard surpris des gardes en me voyant débarquer de cette façon. Certains avaient même sortis leurs armes avant de se rendre compte qu'il s'agissait de la subordonnée de Koumei Ren et de présenter leurs excuses. Ils devaient aussi se demander pourquoi j'arrivais comme ça... J'aime faire des entrées remarquées, que voulez-vous. Plus sérieusement, ça se voit qu'ils ne se font pas poursuivre par la grosse gamine. Je relevais la tête pour constater que je me trouvais désormais dans le jardin.

Et que les gardes avaient choper un jeune homme. Un gamin qui essayait de se débattre en hurlant qu'il allait les tuer. Quel amateur. Si même moi je n'avais pu échapper à ces soldats, il n'y avait aucune chance pour que lui, un simple humain, y arrive. Je me mis à râler en constatant que j'allais devoir faire le tour pour trouver la sortie. Je me demande si Koumei m'en voudra si je ne reviens pas ce soir pour ne pas revoir cette femme.


Dernière édition par Famita Karan le Lun 20 Avr - 18:21, édité 2 fois
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Jasmine
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MessageSujet: Re: "DES AMIS TU EN VOUDRAS, DES VENTS TU RAMASSERAS." [PV Famita]   Mar 17 Mar - 22:47

Alors qu’elle continuait de pointer sa « victime » du doigt, elle la vit se mettre de dos. Jasmine clignotait plusieurs fois des yeux. L’aurait-elle vexée ? Il était vrai qu’elle n’avait pas vraiment envisagée ce trait de personnalité chez la brune. Quelque peu gênée, elle ramena son doigt vers sa joue pour s’y appuyer, penchant sa tête sur le côté. Elle prit un air songeur. Que pouvait-elle faire pour se faire pardonner ? La faire rire ? Vu comment c’était partit entre elles, c’était peine perdue. L’emmener voir de beaux garçons ? La jeune femme secoua vivement sa tête. Non, non, non. Qu’est-ce qui lui prenait de penser à de telles choses ? Bon… Peut-être que lorsqu’elles seront devenues amies, elle pourra éventuellement l’emmener avec elle.
 
Bien qu’aucun élément ne laissait croire à une future amitié entre ces deux-là, étrangement, la voyageuse avait l’intime conviction qu’elles s’entendront un jour et qu’elles feront une partie de chemin ensemble. Qu’est-ce qui lui faisait dire ça ? Serait-ce de l’intuition ? De l’instinct ? Allez savoir, avec elle, il fallait s’attendre à tout. (Mais surtout à n’importe quoi…) La rouge trouva enfin une idée : pourquoi ne pas la faire sortir et aller boire un verre ? Rien de mieux qu’une bonne boisson alcoolisée pour détendre l’atmosphère ! Enfin, parlons surtout d’habitude avec Jasmine. Esquissant un sourire, elle s’avançait vers la brune jusqu’à ce que celle-ci se retourne soudainement, l’air quelque peu énervée par le comportement de notre héroïne. Ne s’y attendant pas, elle recula légèrement.
 
- « Bordel, Jasmine, tu comprends rien à ce qu'on te dit ou quoi? LAISSE-MOI TRANQUILLE! »
 
Sur ses mots, la jeune femme dont elle ne connaissait toujours pas le nom se retourna une nouvelle fois, mais cette fois-ci pour s’éloigner à grand pas. Jasmine restait la regarder, ne comprenant toujours ce haussement de voix. Elle la suivit du regard, la fuyarde passa par une fenêtre puis finit sur les toits qu’elle empruntait tout en sautant habillement sur chacun d’eux. Aurait-elle été une sauterelle dans une vie antérieure ? Bizarrement, la rouge ne se mit pas à sa poursuite. Elle se remettait plutôt en question. Pourquoi est-ce qu’une personne avec qui elle voulait faire connaissance prenait la fuite ? Elle faisait si peur que ça ? Croisant les bras, elle se pencha vers son tigre et lui demanda :
 
-« Je suis si nul que ça pour aborder les gens ? »
 
Bien évidemment, elle n’eut aucune réponse. Radja s’assit sur son postérieur et lui lança un regard qui en voulait dire long. Soupirant, la voyageuse se gratta la tête et décida de laisser la brune tranquille… Pour le moment. Si elle ne voulait pas lui parler d’avantage, qu’il en soit ainsi. Elle n’allait pas forcer une amitié. Marchant avec ennuie dans les couloirs, les alentours étaient redevenus calmes. Qu’est-ce qu’elle allait bien pouvoir faire de sa journée ? Même si elle était une invitée, elle ne pouvait pas aller voir son ami comme bon lui semblait. Quoique, elle pourrait toujours essayer. Qui ne tente rien à rien ! Dans le pire des cas, elle sera arrêtée par les soldats. Arborant un grand sourire, elle se dirigea vers les quartiers du premier prince jusqu’à ce qu’elle n’entende un garde crier « Un intrus s’est infiltré ! Choppez-le !»
 
Au même moment, elle vit toute une troupe de garde passer devant elle  et se diriger vers le jardin impérial. Fronçant les sourcils, elle se mit à les suivre discrètement, suivit de près par son tigre.  Une fois sur place, elle remarqua un jeune homme agenouillé de force par les gardes qui l’encerclaient. Il semblait se débattre, en vain. Les lances pointées sur le corps du garçon, les gardes n’avaient aucune pitié. Jasmine soupira longuement. N’allaient-ils pas un peu trop loin ? De son point de vue, en tout cas. Alors qu’elle relevait le regard pour observer les servantes et autres domestiques qui restaient regarder la scène, ses yeux rencontrèrent une silhouette familière.
 
-« Oh ! Ne serait-ce pas anonyme-chan ? Le destin souhaite nous rendre inséparable, on dirait. » Dit-elle sur un ton ironique, s’approchant de la brune.
-« Lâchez-moi ! J’vais vous tuer, tous autant que vous êtes. En passant par vos chers princes de merde ! » S’écria l’intrus, démontrant une forte haine.
 
Jasmine stoppa net dans sa marche. De la brune, son regard se porta lentement vers le jeune homme. Elle avait bien entendue ? Ce garçon voulait s’en prendre aux princes ? Donc à Kouen, son ami ? Fronçant une nouvelle fois les sourcils, elle oubliait la brune et descendait lentement les escaliers. Une aura étrangement froide apparue autour d’elle, ce que sentit son tigre qui baissa ses oreilles, n’aimant pas cette sensation désagréable. Les gardes restaient la regarder s’approcher. Qui était-elle pour oser intervenir dans leur devoir ? Tandis qu’un des hommes allait lui demander de s’arrêter et de révéler son identité, un autre le stoppa, lui précisant que c’était une amie du premier prince. Certains se regardèrent, surpris, avant de s’écarter pour lui laisser le passage.
 
Il semblerait que les gardes la respectent parce qu’elle est proche de Kouen. A vrai dire, la jeune femme s’en fichait éperdument du respect que les autres lui apportaient. Tout ce qui la préoccupait, était ce jeune homme à terre. Une fois en face de lui, elle s’accroupit à sa hauteur et le défia du regard. D’abord hésitant, le jeune homme voulu se jeter sur elle mais il fut vite retenu par les hommes du palais. Quand à Jasmine, elle n’avait pas bougée d’un poil. Elle n’avait pas peur. Pas de ce genre de personne qui pensait pouvoir juger qui avait le droit de vivre ou non. Surtout pour une raison aussi futile que la sienne. Soudainement, elle saisit les joues de l’intrus pour l’approcher un peu plus, ancrant son regard d’or dans celui ébène du jeune homme qui semblait surpris par son acte.
 
-« Écoutes moi bien. Moi vivante, jamais tu ne toucheras à l’un de mes amis. Spécialement s’il s’agit d’une simple raison comme le fait qu’il soit ce qu’il est. Si tu veux le toucher, assures toi d’abord de passer de simples gardes. Croyais-tu sincèrement pouvoir déposer un simple regard sur lui avec ta force actuelle ? » Lâchant la tête de l’intrus sur le côté, elle se releva et le regarda avec pitié. « Dans la vie, nous sommes tous libre de faire bon nombre de choix. Mais pas celui d’ôter la vie de son prochain. Surtout lorsque l’on n’est même pas capable de protéger la sienne. »
 
Sur ses mots, elle s'éloigna du jeune homme et lui tourna le dos pour laisser les gardes faire leur devoir. Sur le chemin, elle en choppa un pour lui demander discrètement quelque chose avant de le laisser partir rejoindre ses camarades. Le visage caché dans l'ombre de ses cheveux, elle se dirigea une nouvelle fois vers "Anonyme", remontant les escaliers pour le rejoindre. Une fois devant elle, elle releva le regard, le visage tout pétillant et souriant fièrement.
 
-« Je connais ton prénom maintenant ! Famita-chan. ~»
 
Voici donc ce qu'elle avait demandée au soldat plutôt...


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Famita Karan
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MessageSujet: Re: "DES AMIS TU EN VOUDRAS, DES VENTS TU RAMASSERAS." [PV Famita]   Dim 22 Mar - 1:15

J'avais peut être dramatisé en supposant que Jasmine allait me poursuivre. J'ai jugé qu'elle était complètement stupide et pourtant je la fuyais comme la peste, juste parce qu'elle m'agaçait. Mais s'enfuir par la fenêtre, tout de même. Je ne pouvais m'empêcher de rougir en admettant intérieurement que celle qui avait eu la réaction la plus ridicule dans l'histoire, c'était moi. En tout cas, cela avait retiré l'envie de cette rousse de me suivre à nouveau. Au moins une bonne chose de faite. Maintenant que j'avais mis les choses au claire avec elle, j'en étais débarrassée pour la journée. Ma petite crise de nerfs avait réussit à lui clouer le bec. Peut être était-elle en train de déprimer? Non, une personne aussi idiote qu'elle ne devait jamais mal prendre les choses. J'avais rejeté un spécimen avec qui je n'avais rien en commun, une amitié entre nous était tout bonnement impossible. Nous sommes trop différentes.

Je regardais l'avorton qui poussait des cris de guerre pitoyables mais qu'il semblait prendre au sérieux. Des jurons balancées aux gardes, en veux-tu, en voilà. Je me mis à soupirer avant de me retourner -je me retourne beaucoup aujourd'hui- pour regagner l'intérieur du palais, pas en passant par une fenêtre cette fois. Je ne pouvais pas prendre le risque de déchirer ma robe une seconde fois. Puis j'avais mieux à faire que d'écouter les menaces en l'air.

-« Oh ! Ne serait-ce pas anonyme-chan ? Le destin souhaite nous rendre inséparable, on dirait. »

Je poussais un énième soupir -Je soupire, je me retourne... Je suis une femme qui aime dépenser son énergie sans bouger, il faut croire!-, un peu plus calme que tout à l'heure. Mais voir la face du cas désespéré s'approcher de mon visage avec un air ironique me contrariais toujours autant. C'est alors que l'intrus nous rappela sa présence:

-« Lâchez-moi ! J’vais vous tuer, tous autant que vous êtes. En passant par vos chers princes de merde ! »

Alors que je m'apprêtais à m'éloigner encore plus car il commençait à il y avoir trop de monde à mon goût, je me mis à tiquer en entendant les propos du gamin. Déjà, cet imbécile se fait des illusions si il pense réussir à toucher à ne serait-ce qu'un seul de mes cheveux, car je suis trop forte pour cet insolent mais ce fut autre chose que mon ego qui se retrouvait touché par cette menace. Si il avait les couilles de mettre celle-ci à exécution, c'est qu'il chercherait aussi à s'en prendre à Koumei. Certes, il ne semblait n'être rien de plus qu'un gamin capricieux, de plus les gardes allaient s'occuper de lui cependant je ne sais pas pourquoi j'ai cru que mon coeur allait exploser quand je vis cet enfant orgueilleux espérer pouvoir tuer le prince. Ce n'était que de l'espoir mais qu'on s'en prenne ainsi à ma cible, ça m'énerve. Il est trop bête, ce petit, Koumei ne perdra jamais contre un morveux comme lui!

Heureusement, personne ne se rendit compte de la colère qui s'emparait de moi puisque Jasmine s'approchait de l'effronté. Peut être que l'aura noire qui s'était échappée de ma personne 
s'était fait sentir l'espace d'un instant, mais celle de cette femme était encore plus visible. Sûrement car c'était rare de la voir avec une aura aussi oppressante. Houla... C'était quoi ce regarde sérieux? Qu'est ce qu'il se passait là? J'avais loupé un truc? Qui a prit possession de cette femme stupide et souriante pendant que j'étais perdue dans mes pensées. Les gardes s'éloignait, sans doute dû à la relation qu'elle entretenait avec le premier prince. Je gardais mon sang-froid, regardant la scène, amusée alors que même son tigre semblait ne pas apprécier l'aura inhabituelle qui se dégageait de sa maîtresse. Au contraire, elle était bien mieux comme ça! Sans sourciller alors que l'intrus allait se jeter sur elle, elle s'agenouilla pour le prendre par les joues. Elle ancra son regard dans le sien, un regard que je ne lui connaissais pas:

Écoutes moi bien. Moi vivante, jamais tu ne toucheras à l’un de mes amis. Spécialement s’il s’agit d’une simple raison comme le fait qu’il soit ce qu’il est. Si tu veux le toucher, assures toi d’abord de passer de simples gardes. Croyais-tu sincèrement pouvoir déposer un simple regard sur lui avec ta force actuelle ? »

- ... Woah, murmurais-je sans m'en rendre compte, impressionnée par ce changement d'attitude. C'est comme si elle avait lu dans mes pensées et les exprimais à ma place. Même si je ne considérais pas le deuxième prince comme une personne aussi importante qu'un ami.

Elle se relevait en l'observant avec pitié.

« Dans la vie, nous sommes tous libre de faire bon nombre de choix. Mais pas celui d’ôter la vie de son prochain. Surtout lorsque l’on n’est même pas capable de protéger la sienne. »

En effet, les actions de ce garçon étaient pathétiques. Jasmine serait-elle une personne intelligente? Me serais-je trompé? Reprenant un air impassible, je me dirigeais à nouveau vers le palais. Le problème était réglé. Je pouvais reprendre une vie tranquille. Je ne pouvais pas accepter le fait que je me sois trompé sur toute la ligne. Cette personne ne se montrait cool que quand la vie d'un ami était en jeu. Et ce genre de sentiments affaiblit cette personne. Enfin, j'étais plutôt ravie par cette facette de la personnalité. Si seulement, elle agissait de manière moins stupide en temps normale.

Calmement, me désintéressant du sort du garçon, j'allais regagner ma chambre pour prendre des armes. Oui, je sais, ce n'est qu'une visite que je rendais à mes tuteurs mais vu les dernières rencontres que j'avais fais dans l'Empire Kou, je préférais rester prudente. Je reconnu la voix de la femme que je souhaitais éviter pour préserver ma fierté. Si c'était moi qui avais pris la parole à sa place, je me serais jeté sur le garçon pour lui trancher la gorge. Cela aurait été dégueulasse, irrationnel. L'intervention de cette simple d'esprit avait empêché cela.
Incroyable mais vrai. Fallait pas croire que j'allais la remercier pour autant, elle serait capable de me demander pourquoi et ça m'agacerait d'expliquer à cette abrutie. Enfin, je pars loin dans mes pensées encore une fois, concentrons-nous sur ce qu'elle dit:

Je connais ton prénom maintenant ! Famita-chan.

Je levais les yeux au ciel.

-  Et alors?Tu ne t'attends quand même pas à ce que j'applaudisse pour une information aussi facile à obtenir? Et retire le "chan" immédiatement.

J'avais lancé ça avec mon ton naturellement froid. Je lui fis tout de même face pour lui admettre en toute franchise.

- Tu m'as vraiment surprise, tout à l'heure... Avec l'intrus, m'empressais-je d'ajouter avant qu'elle n'incline sa tête sur le côté pour se demander de quoi je pouvais bien lui parler.









Famita in CB: Senpaaaai? ♥
Famita in RP: Nope, mais juste nope, taggle, elle deviendra pas ma senpai, cette abrutie
Créa: èwè Avoue qu'elle t'a quand même impressionné!
Famita in RP: Juste pour cette fois.
Famta in CB & Créa: ... Tsundere.


Dernière édition par Famita Karan le Ven 17 Avr - 23:20, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: "DES AMIS TU EN VOUDRAS, DES VENTS TU RAMASSERAS." [PV Famita]   Ven 17 Avr - 23:09

Cette femme était décidemment pleine de surprise. Se montrer aussi différent a dû surprendre la brune qui ne cherchait qu’à la fuir depuis le début. Elle avait même lâchée un petit « woah » inconsciemment. Heureuse-ment pour elle, la voyageuse ne l’avait pas entendue bien trop occupée à s’occuper du cas de l’intrus. Sinon, elle l’aurait pris pour une certaine forme d’admiration, donc d’un possible relâchement de sa part. Ce qui aurait valu une possibilité d’ouverture. Enfin, tout ceci ne restait que l’unique et étrange façon de penser de la rouge. Elle avait encore l’espoir de pouvoir continuer sa conversation avec cette Famita, malgré la soudaine fuite qu’elle avait pu lui faire il y a à peine quelques minutes. Que c’était mignon. –enfin, pas vraiment-

Souriant chaleureusement, elle la regardait pleinement. Ses yeux or se mélangeaient aux yeux rouge sang de la demoiselle. Jasmine avoua qu’ils étaient… Mystérieux. Non pas qu’elle avait ce genre d’attirance pour une personne de même sexe, mais elle reconnue qu’ils étaient beaux. Ils avaient un air de surnaturel et elle aimait tout ce qui sortait de l’ordinaire. S’ancrant toujours plus dans son regard, elle l’écoutait. Amusée par sa réac-tion et le ton froid qu’elle prenait, Jasmine l’imita. C’est-à-dire qu’elle leva les yeux au ciel et répondit froide-ment :

-« Bien évidemment que non. Je m’attendais à ce que tu t’agenouilles devant moi. »

Elle se mit à rire. Oui, ça l’amusait. Allez savoir pourquoi. Et c’est sur un ton taquin qu’elle enchaina :

-« Famita-chan-chan-chan-cha-chan-chan-chan. » Répéta-t-elle, se rapprochant de plus en plus de la brune au fur et à mesure qu’elle disait ses « chan ».

Une vrai enfant. Finira-t-elle par grandir un jour ? Son tigre, qui s’était rapproché après que l’aura noire eu dis-parue de son amie, se le demandait également. Mais cela l’importait peu, du moment qu’il était avec elle, il l’accepterait comme elle était. Radja caressa la main de son amie avant de se courber derrière son dos. Jas-mine s’y appuya légèrement tout en continuant ses caresses et reprit après la déclaration de la brune.

-« Je parie que tu ne t’attendais pas à ce changement ? »

Son sourire s’effaçait petit à petit. Son regard quitta celui de Famita pour se poser lentement sur le ciel matinal qui virait progressivement au bleu clair. Elle ne savait pas si la brune comprendrait ce qu’elle s’apprêtait à lui dire. Après tout, elle ne connaissait pas sa façon de penser et elle n’avait pas l’air de tenir à beaucoup de personnes. Et elle espérait que ça restait qu’une simple impression. Car quoi de plus douloureux que d’être seul ?

-« Tu sais, Kouen est une personne extrêmement importante pour moi. Quand j’ai entendu cet homme hurler qu’il voulait le tuer, j’ai instantanément réagit. Quoi de plus naturel que de vouloir protéger un ami dont la vie est en danger ? Bien qu’il ne représentait pas véritablement un danger, aucune menace n’est à sous-estimer. Certains considère cette façon de penser comme une faiblesse, mais c’est tout le contraire, Famita. Ce n’est que lorsque tu as envie de protéger la vie d’un être cher que tu te surpasses dans tous les domaines. Car tu te dis que cette vie vaut plus que la tienne à tes yeux, alors tu dépasses les limites pour que cette vie continue. »

Mais pourquoi diable lui disait-elle tout ce baratin ? Se prenait-elle pour une philosophe ? Pas le moindre du monde. Elle lui disait simplement ce qu’elle ressentait et sa façon de penser. Et elle recommencerait à la sur-prendre tant que la vie d’un ami sera menacée. Elle n’avait pas besoin de se montrer aussi sérieuse quand l’occasion n’était pas donnée. Pour la voyageuse, il fallait profiter de chaque instant présent. Tel était l’une des devises de son professeur d’arme. En repensant à lui, elle se mit à sourire inconsciemment.


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MessageSujet: Re: "DES AMIS TU EN VOUDRAS, DES VENTS TU RAMASSERAS." [PV Famita]   Dim 19 Avr - 16:24

Bon, je veux bien admettre que je suis jolie mais est-ce que Jasmine pourrait arrêter de me regarder comme ça ? Bien que je ne le montre pas, ça commençait à me stresser et je détournais le regard pour ne pas croiser son air chaleureux qui me donnait des frissons. Je n’étais pas une bête de foire, bon sang ! Elle semblait bien aimer mes yeux. Ce n’était pas la première personne à les trouver beaux mais étant donné qu’ils effrayaient celle qui m’a mise au monde, ça m’a marqué et je partage le même avis que ma mère biologique : ces yeux n’ont rien de beau, ils font peur. S’il y a bien une partie de mon visage que je déteste, c’est celle-là. Alors c’est assez gênant que la jeune femme les fixe comme ça. Je masquais ma gêne derrière un regard méprisant tandis que celle-ci se prit pour mon miroir :

-« Bien évidemment que non. Je m’attendais à ce que tu t’agenouilles devant moi. »

Si c’est censé me représenter, je ne trouve pas ça drôle. C’est tellement réaliste que ça en devient triste. J’enroulais une mèche autour de mon doigt, ne sachant pas trop comment réagir. Ce n’était qu’une farce de la part de la jeune femme mais ça restait une belle imitation. C’est vrai que j’avais souvent cet air hautain lorsque je m’adressais aux autres et qu’à cause de ça, je n’étais pas très douée pour sympathiser avec les gens. D’un côté, ce n’est pas vraiment ce que je cherchais.

Jasmine a également un don inné pour remonter dans l’esprit des gens et… De rebaisser aussi vite. Où était passée la jeune femme si sérieuse tout à l’heure ? Etait-ce une illusion ? Ou une hallucination provenant de mon cerveau qui ne se résolvait pas à croire qu’une personne aussi stupide soit amie avec le premier prince ? Cette rouquine avait-elle un cerveau ou non ? Il faudrait l’emmener à l’Empire Rehm pour le bien de la science. Ouvrir l’intérieur de son crâne pour découvrir pourquoi son cerveau ne semblait fonctionner qu’à certains moments de la journée. Soit elle est complètement débile soit elle sait se montrer intelligente. A moins qu’elle joue un rôle et s’amuse à faire croire qu’elle est stupide ?

Voilà qu’elle se met à rire. Ah, je vois, elle a voulu joué avec mon arrogance. Mais je ne craquerai pas deux fois dans la même journée. Et ce n’est pas parce que cette femme était une amie du premier prince que je la laisserai se moquer comme ça sans réagir. Je la regardais d’un air blasé :

-Le jour où je m’agenouillerai devant toi sera celui où tu auras un cerveau. On est en encore loin.

Comme si ça ne lui suffisait pas, celle-ci enchaîna en s’approchant de moi :

-« Famita-chan-chan-chan-cha-chan-chan-chan. »

Ah, recule, esprit de la bêtise... Enfin... Si ça peut l’amuser de m’appeler comme ça. De toute façon, elle ne sera jamais assez bien pour moi. Elle se faisait des faux espoirs en pensant que je me rapprocherais d’elle de cette façon. Son tigre aussi avait l’air désespéré. Je pouvais le comprendre. Pauvre animal, obligé de la supporter tous les jours. Je regardais sa maîtresse avec une certaine pitié, sentant que cela ne servirait à rien de discuter avec elle. Elle faisait ça pour me provoquer. Et bien, je ne lui offrirais pas ce plaisir. Hors de questions que je m’énerve pour la divertir. Si elle avait décidé d’agir comme une enfant, ce n’est pas le cas pour moi.

- Tch.

Allez, je ferai mieux de me dépêcher de prendre mes armes avant de sortir du palais. Je n’aurais pas tous les jours la chance de profiter d’un jour de congé pour me promener tranquillement dans le pays. De toute façon, même si je n’ai aucune envie de la revoir, je finirais bien par recroiser cette fille à d’autres moments de la journée. C’est alors qu’elle se décidait à reprendre un ton sérieux, comme pour m’empêcher de m’éloigner d’elle.

-« Je parie que tu ne t’attendais pas à ce changement ? »

Cette femme était un véritable casse-tête ! Elle n’arrêtait pas de changer d’attitude. J’ai du mal à la comprendre. Elle possédait une double personnalité ou quoi ? … Ah, je me sens stupide à paniquer pour si peu. Je cessais de cligner des yeux pour reprendre un air calme. Je n’allais pas me laisser perturber par ce changement de comportement. Ce n’était pas la première personne lunatique que je croisais et en général je trouvais cela intéressant. Mais que je trouve une imbécile intéressante, ça, ça ne m’arrivait pas souvent. Quoi que ce n’était peut-être pas une raison pour me mettre dans tous ces états ? Je m’emportais plutôt facilement aujourd’hui. Allons, il fallait que je reprenne mon sang-froid.

Alors que son regard quittait le mien, j’avais l’impression de mieux réussir à cerner la personnalité de Jasmine. Ce n’était pas si compliqué que ça. Ce que la jeune femme venait de faire il y a quelques minutes, c’était de l’humour. J’avais mis du temps à le réaliser. Il fallait dire aussi, que l’humour, ce n’était pas trop mon truc. J’aimais taquiner les gens et j’avais une manière de penser assez perverse et tordue lorsque l'on me cherchait mais je prenais facilement la mouche lorsque l'on se moquait de moi, incapable d’en rire. J’étais trop susceptible, sans doute. Puis malgré ses airs taquins et niais, Jasmine était quand même plus vieille que moi et elle avait une certaine expérience de la vie. Peut-être que cela vient du fait que j’ai du mal à m’entendre avec les gens et que je ne supportais pas qu’ils s’intéressent autant à moi ? J’étais sans doute faite pour être seule, après tout. C’est alors que la jeune femme reprit la parole pour me sortir un discours qui me laissa bouche-bée :

-« Tu sais, Kouen est une personne extrêmement importante pour moi. Quand j’ai entendu cet homme hurler qu’il voulait le tuer, j’ai instantanément réagit. Quoi de plus naturel que de vouloir protéger un ami dont la vie est en danger ? Bien qu’il ne représentait pas véritablement un danger, aucune menace n’est à sous-estimer. Certains considère cette façon de penser comme une faiblesse, mais c’est tout le contraire, Famita. Ce n’est que lorsque tu as envie de protéger la vie d’un être cher que tu te surpasses dans tous les domaines. Car tu te dis que cette vie vaut plus que la tienne à tes yeux, alors tu dépasses les limites pour que cette vie continue. »

Qu’est-ce que … Elle cherchait à me faire la morale ? Je n’aurais peut-être pas dû lui dire qu’elle m’avait impressionné, elle se croyait maintenant assez supérieure pour me faire la leçon. Mais quelque part, je sentais que je n’avais pas à le prendre comme ça et que Jasmine n’était pas le genre de personnes qui parlait de la force de l’amitié –ou autres bêtises mielleuses- pour se vanter mais seulement pour dire ce qu’elle pense. Le regard qu’elle prenait montrait qu’il ne fallait pas prendre ce qu’elle disait à la légère. Mais le sujet qu’elle abordait me déplu.

Je n’arrivais pas à savoir si je devais me sentir visée parce qu’elle me disait ou si elle m’apprenait quelque chose, qui m’était jusqu’à là totalement inconnu. Quelle question je me posais en même temps. Comment pouvais-je comprendre ce qu’elle me disait ? Jasmine tenait à Kouen et souhaitait le protéger ? Tant mieux pour elle. C’est vrai que c’était surprenant de savoir qu’elle avait une relation aussi intime avec le premier prince vu la stupidité de ses propos mais pourquoi pas ? Je ne le connaissais pas assez pour savoir quelles personnes l’intéressaient. A priori, il n’avait pas les mêmes goûts que son frère. A moins qu’il aime Jasmine juste quand sa deuxième personnalité remplie de lucidité se réveillait ?

Je n’en sais rien. Ça m’embrouille. En plus, je ne sais pas comment prendre ce que me disait cette femme. Elle avait le même don que Koumei : troubler les autres. Don que j’appréciais quand ça pouvait m’être utile mais que je trouvais insupportable s’ils l’utilisaient contre moi. Pourquoi parler de protéger des personnes qui nous étaient chères me mettais autant mal à l’aise ?

Je veux dire… Je n’ai aucune raison de me reconnaître dans ses propos. Cynron m’a toujours appris à ne me fier à personne, de ne me lier à personne, de garder mes distances avec les autres. S’attacher à quelqu’un revenait à ne plus être maître de soi-même, de baisser sa garde pour laisser aux autres le loisir de nous manipuler. En plus, les autres ne valaient pas la peine. Les sentiments peuvent détruire une personne si un être qui lui est cher meurt. Il culpabilise, il se fait avoir, il tombe dans le désespoir. C’est bien mieux de couper tout lien avec les êtres humains, de les voir comme des obstacles à éliminer ou des jouets dont on peut se servir. J’ai toujours pensé comme ça. Et là cette simple d’esprit essaie de me faire voir les choses sous un autre angle ? Justement, pourquoi je laisse une simple d’esprit me troubler autant ?

J’ai beau me dire qu’elle n’arrivera pas à changer ma manière de penser, j’oublie que moi aussi j’ai faillis m’en prendre au petit juste parce qu’il voulait toucher à Koumei. Pourquoi ça m’énervais autant ? J’ai peut être pris mon rôle de subordonnée trop au sérieux à force mais cet homme n’était rien de plus qu’un fourbe pour moi. Je ne vois pas pourquoi je me sentirais visée. Je n’avais pas envie de le protéger, je voulais juste rabattre son clapet à ce morveux. C’est comme s’il disait que la personne pour laquelle je travaillais était assez faible pour mourir sous les coups d’un moustique. C’est déjà assez rageant d’être sous les ordres de quelqu’un mais si en plus cette personne est aussi fragile, c’est une véritable insulte à mon nom. C’est comme si ce petit se foutait de moi, non ?

Malgré toutes les interrogations auxquelles je me trouvais confrontée suite à ses paroles, j’interrogeais la rouquine d’une voix qui se voulait faussement intéressée même si tout ce qu’elle venait de dire m’avait beaucoup intrigué :

- Pourquoi me dis-tu tout cela ?

Sans la regarder, je me mettais contre le mur, attendant une réponse sérieuse de sa part. Elle n’avait pas intérêt à rire comme une débile en me sortant « Ben j’en sais rien, gné hé hé ! ». Ce serait bête après être parvenue à être un peu remonté dans mon estime. Allez, Jasmine, continue ainsi, tu es sur la bonne voie... Enfin, je crois... Il ne faudrait pas trop exagérer non plus.



Arigato démon du thé ♫


Dernière édition par Famita Karan le Lun 20 Avr - 18:33, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: "DES AMIS TU EN VOUDRAS, DES VENTS TU RAMASSERAS." [PV Famita]   Dim 19 Avr - 18:58

Jasmine est une femme qui voue une grande importance aux liens affectifs que l’on peut éprouver. Elle ne supporte pas l’idée qu’une personne puisse se retrouver seule, sans personne sur qui compter. On pourrait la voire comme une maman poule avec ces gens qui sont ignorés et mis de côté. Mais elle est bien l’une des seules personnes à les comprendre. Voyez-vous, notre jeune femme n’a pas toujours été extravertie et sur d’elle comme elle peut l’être aujourd’hui. Lorsqu’elle était encore dans sa famille de statue noble, elle avait plusieurs sœurs et frères. (A croire que sa mère ne faisait que ça de ses journées.) Oh, bien sûr, elle a su se faire respecter et rendre la monnaie de leurs pièces. Mais avant cela ? Quand était-il de ses conditions de bâtarde dans une famille de nobles ?

Une petite fille rejetée et humiliée par sa propre famille. On lui tirait les cheveux, on lui crachait dessus, on la bousculait quand elle était sur le chemin. Lors d’une réception, sa mère l’a même mise à nue devant les invités car elle avait accidentellement renversée un verre sur une personne de haut rang. Toute la cruauté et la malveillance de l’être humain était regroupé chez cette famille et Jasmine en était le parfait bouc émissaire. Ce qui fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase. Son père paysan, qui fut mis au courant des évènements, menaça fermement la mère pour que ces persécutions cessent et exigea que sa fille puisse le voir à tout moment. -puisque ça lui a été interdit jusqu’alors- Son père fut un grand soutien. C’est grâce à lui qu’elle a pu forger ce caractère de femme accomplie.

Alors elle sait ce que c’est que d’être seule, que ce soit volontaire ou non. Mais ne revenons pas plus sur le passé. Concentrons-nous d’avantage sur le présent. La brune lui lança une nouvelle fois une réflexion qui aurait dû blesser n’importe qui. Mais notre héroïne n’était pas ce « n’importe qui ». Elle s’en amusait intérieurement. Cependant, elle n’y répondit pas. Son air sérieux ne la quittait plus. Elle s’était lancée là-dessus et elle comptait bien ne pas éviter le sujet comme elle le faisait habituellement. Famita semblait en pleine réflexion sur ses dires, ce qui n’échappait pas à la voyageuse. Elle la regardait minutieusement, comme pour y déceler la moindre réaction qui pourrait l’aider à comprendre ses pensées.

Il fallait qu’elle comprenne bien qu’elle ne lui faisait aucunement une leçon sur la vie. Mais qu’elle partageait sa façon de voir les choses dans ce genre de domaine. Car cette femme est, certes, d’une débilité et d’une naïveté impressionnante. Mais sachez que si un jour, les autres vous tournent le dos, elle fera demi-tour pour venir vous chercher sans aucune hésitation. Même si cela implique de marcher sur un chemin aussi obscur que celui auquel vous empruntez. Et elle avait cette impression chez cette jeune femme. Jasmine ne voulait pas la troubler et encore moins utiliser cet état psychique contre elle. Elle n’était pas aussi sadique. –quoique…- Mais cette impression était si forte qu’elle se sentait obligée de lui faire part de sa vision des choses.

Bien qu’elle ne semble nullement intéressée, elle lui demandait tout de même pourquoi lui avoir dit tout cela. C’était une question logique et attendue. Après tout, elles ne s’étaient rencontrées que depuis plusieurs minutes, et voilà que cette jeune femme aux multiples personnalités lui sortait sa philosophie. La brune attendait sa réponse, appuyée calmement contre le mur. Jasmine, qui est d’une nature franche et simpliste, lui répondit :

-« Parce que tu m’as semblé curieuse sur mes agissements envers l’intrus. Alors je me suis permise d’éclaircir sur ce point. »

Prenant une pause, elle se mit en face de son interlocutrice et appuya son pied contre le mur, tout en croisant ses bras. Elle reprit :

« Ça peut te paraître étrange, mais… j’ai ressentis une certaine forme de solitude chez toi. Ais-je tords ?»

Ce qu’elle lui cachait, c’est qu’elle avait eu cette sensation dès le début. Mais elle n’avait pas besoin de le savoir, tout comme elle n’avait pas besoin de savoir si elle avait raison ou non au sujet de sa solitude. Sa question était déplacée. Gênée, elle se grattait machinalement la nuque et s’appuya sur son pied pour se redresser avant de poser sa main sur l’épaule de la brune.

-« Excuse-moi, je n’avais pas à faire cette remarque et à poser ce genre de question. »

Comme elle commençait à connaître la demoiselle, elle s’attendait sûrement à une réponse du genre : « Oui, tu as raison. Alors ferme là et enlèves tes salles pattes de là. » ou un truc comme ça. Mais avant qu’elle ne puisse dire quoique soit, elle lui offrit un sourire et enchaîna :

-« Bon ! Oublions cette discussion un peu trop sérieuse à mon goût. L’intrus étant neutralisé, que dirais-tu d’aller faire un tour ensemble ? » Proposait-elle, le regard pétillant. « Tu es libre là, non ? Si tu acceptes, je te laisserai tranquille après ça. Promis. »

Un de ses nombreux talents : changer de sujet du tac au tac.


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MessageSujet: Re: "DES AMIS TU EN VOUDRAS, DES VENTS TU RAMASSERAS." [PV Famita]   Lun 20 Avr - 20:50

J’ignorais quel comportement je voulais que Jasmine adopte au final. D’un côté elle avait celui d’une enfant insouciante qui posait mille et une questions sans intérêt qui avaient vite fait de me lassé. Si c’est cette attitude enfantine et simplette qu’elle prenait, je serais repartie immédiatement mener une vie médiocre alors que plusieurs personnes rêvaient d’entrer au service d’un des princes de Kou, mais quand une personne comme ça vous suit, vous regrettez aussitôt l’existence médiocre et sans mauvaise surprise que vous meniez. Cependant cette réaction était la même que j’avais eu la première fois que j’ai rencontré Koumei alors qu’aujourd’hui j’y trouve un certain intérêt. Je ne dis pas que Jasmine a raison lorsqu’elle parle de l’importance que représente la vie des personnes que vous souhaitez protéger et qui vous pousse à vous dépasser… Par contre, il fallait bien admettre que je m’ennuyais avant d’entrer au service du second prince. J’ai passé des années à chercher un donjon, pour prouver aux autres ma valeur sans ne m’appuyer sur personne… En vain.

De plus, j’ignorais ce qui allait se passer une fois que j’aurais conquéris ce donjon. Obtenir un pouvoir et de l’or pour prouver à soi-même sa propre force, d’accord mais ensuite que faire de tout cela ? A quoi pouvait servir ce pouvoir si on n’avait personne à protéger à part soi-même ? En plus de cela, pour me protéger de quoi ? Les lieux dans lesquels je me trouvais avant celui-ci n’étaient pas dangereux. Il y avait du trafic d’esclaves, c’est vrai mais les cours que me donnait Cynron me suffisaient pour me débarrasser des individus suspects. Alors pour quelle raison je voulais à ce point obtenir le pouvoir d’un donjon si je n’avais pas de raison de vouloir devenir plus forte ?  

Alors qu’à l’Empire Kou, j’avais rencontré des personnes intéressantes : Altair, une magicienne timbrée et ce prince… Bon au début je ne voyais pas quelle chance j’avais de servir un type comme ça, ne m’intéressant pas vraiment à son rang puis quand j’ai vu le nombre de fois que sa vie avait été menacée, exceptée celle-ci… J’avais cette impression que ma force actuelle servait enfin à quelque chose. Bon, mener une vie tranquille dans un palais pour frapper sur des gens, c’est la belle affaire, me direz-vous. Mais il y avait autre chose à l’Empire Kou qui m’intriguait… J’ignorais quelles étaient les réelles intentions de Koumei et de son grand frère et cela avait attisé ma curiosité. Comment le découvrir si je me trouvais loin du palais ? C’était pour cette raison que j’étais restée.

C’est alors que le regard de Jasmine suffisait à me sortir de mes pensées. Maintenant qu’elle était partie sur sa lancée, elle gardait son air sérieux. Chose qui m’aurait soulagé-il y a quelques instants car je n’étais pas d’accord pour perdre mon temps avec une abrutie mais j’avais la mauvaise impression qu’elle lisait en moi. Sans me laisser troubler par cette attitude semblable à celle d’un certain prince, j’ancrais mon regard dans le sien, sans flancher. C’était moi qui avais voulus qu’elle reste sérieuse alors si elle voulait me tester et deviner ce que je pense, je ne me laisserai pas avoir. Tout ce que j’avais à faire était de garder un air neutre tout en l’écoutant.

-« Parce que tu m’as semblé curieuse sur mes agissements envers l’intrus. Alors je me suis permise d’éclaircir sur ce point. »

Je me frottais la tête en fronçant les sourcils. Non, je ne m’étais pas posé de questions sur le pourquoi de ses agissements, ça avait été assez claire après avoir appris la relation qu’elle entretenait avec Kouen Ren. Je ne comprenais pas comment une personne égoïste comme moi pouvais le savoir mais je pense que pour un être humain, protéger un ami était une raison valable pour s’indigner à la vue d’une personne qui voulait s’en prendre à sa vie. Sans la quitter des yeux, je lui répondis simplement :

- Ce n’est pas vraiment la raison de tes agissements qui m’a intrigué mais ton changement d’attitude.

J’appuyais un peu plus ma tête sur ce mur. Je me demandais ce que j’attendais ? Peut-être que Jasmine parte ? Nous n’avions plus rien à nous dire, maintenant. Elle connaissait mon nom, elle pouvait retourner à ses occupations. A moins qu’elle ne s’ennuyait ? C’est alors qu’elle replace son regard dans le mien. Rah, mais qu’est-ce qu’elle avait à faire ça sans arrêt ? Ca devenait insupportable à force. Je soutenais son regard tandis qu’elle mettait son pied contre le mur en croisant ses bras. Moi qui me croyais sans-gêne, mon cas n’est pas si grave que ça à côté du sien. Je continuais de l’observer, sans sourciller. Allons, qu’est-ce qu’elle allait encore me sortir cette fois ? Oh, sans doute un beau discours sur le sen-

« Ça peut te paraître étrange, mais… j’ai ressentis une certaine forme de solitude chez toi. Ais-je tords ?»

Surprise par ces mots, je tiquais en croisant de nouveau son regard :

- Je…

Je baissais ma tête, sans savoir quoi répondre. N’importe qui aurait pu ressentir cette solitude chez une personne comme moi, et c’était plutôt normale, une personne aussi insociable que médisante ne pouvait qu’être seule car c’est ainsi qu’elle voulait être vu la manière dont elle rejetait les autres. Mais que Jasmine me dise ce genre de choses directement me surpris. Personne ne me l’avait fait remarquer puisque c’était une évidence pour tout le monde. Les bébés naissaient, les humains s’affrontaient, les animaux chassaient et les déchets restaient seuls dans leur coin. N’était-ce pas ainsi que le monde était fait ? Pourtant j’éprouvais une certaine jalousie en voyant les autres communiquer et se soutenir aussi facilement. Alors que je m’attendais à ignorer la remarque de Jasmine, mes mots étaient sortis tous seuls.

- Disons que c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour me protéger.

Hé ! Qu’est-ce qu’il m’avait pris de sortir ça ? Sur un ton aussi doux ? J’ai perdu la tête ou quoi ? Je frappais celle-ci en me demandant pourquoi j’avais pensé à haute voix. C’est vrai qu’à première vue, Jasmine était une personne incapable de manipuler les autres et à qui on pouvait accorder sa confiance aussi facilement mais je la connaissais à peine. Pourquoi lui avais-je répondu ?

-« Excuse-moi, je n’avais pas à faire cette remarque et à poser ce genre de question. »

Oui, c’est vrai et moi je n’avais pas eu à lui répondre ! Qu’est-ce qu’il m’avait pris de m’ouvrir ainsi ? Je pourrais presque voir le visage de mon maître qui me fixait méchamment sur un ton lourd de reproches. « Qu’as-tu donc fais, malheureuse ? Ne t’ai-je pourtant pas dis de n’accordé ta confiance à personne ? » Heureusement qu’il n’était pas là. Enfin je suis sûr qu’il secouerait sa tête, déçu, en voyant cette scène et s’en irait aussitôt.

Toutefois, j’étais aussi surprise que cette simple d’esprit s’était rendu compte aussi vite de son manque de tact. C’est pour cela que je ne rejetais pas la main qu’elle avait posé sur mon épaule. Me comporter comme ça avec les gens ne m’aiderais pas. Pourquoi je revenais sur ce que me disait Cynron ? C’est pourtant la seule personne en qui j’ai cru pendant toutes ces années. Je tremblais en pensant à cela. Peut-être que la question de la jeune femme était déplacée mais ma réaction était incompréhensible. En temps normal, j’aurais fait comme si je n’avais pas entendu en gardant un air impassible mais là j’avais répondu naturellement à une personne que je n’avais connu il n’y a quelques heures. Pourquoi cette réaction ? Une personne hautaine et fière comme moi n’avait aucune raison de se confier aussi facilement. Je m’étais peut être laissé un peu allé. Bien que mon cher maître n’était pas là pour critiquer mes faits et gestes, je ne pu m’empêcher de m’en vouloir d’être tombée dans le panneau.

Incapable d’avouer que cela faisait du bien de se confier à quelqu’un, mon insouciance me faisait penser que j’étais aussi stupide que la rouquine. Allons, je m’étais égaré une fois, c’est vrai mais si jamais cette sotte essayait de m’en reparler, je ne répondrais rien cette fois, me refermant aussitôt sur moi-même. Une personne comme moi ne méritait pas d’établir une relation de confiance avec quelqu’un d’autre. Alors quand celle qui avait réussi à me faire parler décida de changer de sujet, je me réjouissais intérieurement.

-« Bon ! Oublions cette discussion un peu trop sérieuse à mon goût. L’intrus étant neutralisé, que dirais-tu d’aller faire un tour ensemble ? »

Je me tapotais la joue, réfléchissant. Bon après tout pourquoi pas ? J’avais déjà prévu de sortir et si cela pouvait la faire oublier mon moment de faiblesse, je pouvais bien accepter cette invitation. En plus, entre aller rassurer des tuteurs qui n’avaient rien à foutre de toi et qui pouvaient bien attendre cinq jours de plus sans que tu reviennes et entre traîner avec une personne pleine de surprises, le choix était vite fait.

« Tu es libre là, non ? Si tu acceptes, je te laisserai tranquille après ça. Promis. »

Raison de plus ! Et oui, je suis libre… Attendez, elle connaissait juste mon nom ? Elle n’avait pas découvert en un simple regard que je travaillais pour le petit frère de son ami, quand même ? Bon, laissons ces craintes inutiles de côté et restons naturelles. Ma méfiance risquait de se transformer en paranoïa.

- D’accord mais c’est bien pour que tu me lâches juste après.

Je pouvais supporter une journée avec une personne comme Jasmine. J’avais rencontré bien plus idiot. Je pouvais le faire. Je serais maintenant mes poings avec un air de défi. En plus de cela, je m’étais montré vulnérable devant elle et je détestais me montrer ainsi alors que je ne savais pratiquement rien de la personne en face de moi.



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MessageSujet: Re: "DES AMIS TU EN VOUDRAS, DES VENTS TU RAMASSERAS." [PV Famita]   Mar 21 Avr - 17:20

La brune soutenait son regard. Prenait-elle le sérieux de Jasmine comme un défi ? Elle ne voulait pas de cela. Sentant que son interlocutrice pensait incorrectement à son égard, elle se détendit plus amplement et l’écoutait attentivement. Apparemment ce n’était pas ses agissements qui l’avait intriguée, mais son attitude. Vu que ses agissements dépendaient de son attitude, cela revenait au même pour elle. Elle n’allait pas ressortir ses beaux discours, surtout si c’était pour que la brune l’envoie balader. Quoique, ça l’amusait de la mettre dans tous ses états. Mais passons. Comme elle s’y attendait, sa question peu discrète la surprit. Vraiment, elle n’aurait pas dû poser ce genre de question. Soupirant, elle s’attendait à se faire sermonner. Alors elle attendait. Mais rien. Seul un « Je… » sortit de ses lèvres et sa tête se baissa.

Ohoh. Avait-elle touchée un point sensible ? Après lui avoir avoué que c’était pour se « protéger », Jasmine fronça les sourcils. Que voulait-elle dire par là ? Avait-elle eu une déception ? Lui avait-on enseigné cette façon d’être ? Avait-elle été trahit ? Si c’était l’une de ces raisons, elle comprenait maintenant pourquoi elle agissait ainsi. Nous prenons tous des chemins différents et rencontrons des personnes différentes. Jasmine souriait en se rappelant d’une certaine rencontre : celle avec Mugen, son maître d’arme. Il ne c’était pas contenté de lui transmettre sa façon de tenir une épée, mais également sa façon de voir les choses. Elle aurait aimé que Famita le rencontre. Il lui ferait oublier cette solitude. Mais Mugen était un homme libre et pouvait se trouver n’importe où. Alors c’était à elle de le faire.

Sentant les tremblements, Jasmine appuya un peu plus sa main sur l’épaule de la brune. Elle voulait lui faire comprendre que même si elle ne lui accorderait pas sa confiance aussi facilement et qu’elle ne se confierait pas d’avantage, elle serait là, à l’attendre de pied ferme. Heureuse que la brune accepte enfin de passer un peu de temps avec elle, Jasmine tapa dans ses mains puis fit volte-face pour lui tourner le dos. Elle avait sûrement acceptée pour que la voyageuse oublie ce moment. Mais c’était peine perdue. Sous ses airs naïfs, Jasmine est une personne qui n’oublie pas. Surtout qu’elle c’était donnée pour mission de lui redonner con-fiance en les liens sociaux que pouvait avoir une personne. Ca n’allait pas être de tout repos, mais elle y arri-vera.

S’approchant de Radja, elle monta sur son dos et lui murmura à l’oreille, tout en regardant malicieusement Famita.

-« Et si tu lui montrais ce dont tu es capable ? »

Radja semblait sourire, ce qui pouvait paraître étrange pour un animal. Il se précipita vers la brune pour que Jasmine puisse la saisir et la mettre derrière elle sur le dos du tigre. Le félin fit de grands bonds avant de se retrouver sur les toits du Palais. La voyageuse prit les bras de la jeune femme et les entoura autour de son ventre.

-« Accroche-toi bien, Famita-chan ! » Riait-elle aux éclats, tout en levant son poing. « C’est partiiiiit ! »

(… Serait-ce du kidnapping ?) Prenant appui sur ses grosses pattes, le tigre fit un bond encore plus impressionnant et arriva sur le mur de l’entrée du Palais. Les soldats d’en dessous sursautèrent, ne s’attendant pas à cette apparition. Nos protagonistes avaient une vue magnifique de la capitale. Le soleil matinal semblait les encourager à aller plus loin. Ses rayons les recouvraient chaleureusement, comme-ci il leur tendait les bras. L’animal prit une courte pause avant de reprendre sa course folle et d’atterrir sur le toit voisin pour ainsi enchainer sur les autres. Il était tellement habile et silencieux que les paysans ne les remarquèrent même pas. Étant en hauteur, Jasmine put admirer les rues marchandes plus ouvertement. Il y a avait une grande foule, même si c’était bientôt l’heure du repas. Les multiples odeurs de nourritures qui lui chatouillèrent les papilles firent gargouiller son ventre. Elle se retourna et sourit de toutes ses dents à la demoiselle de derrière.

-« Je pense qu’il est temps d’aller faire un petit tour au restaurant. C’est moi qui paye !»

Agrippant la fourrure de son tigre, elle l’incita à tourner à gauche pour descendre. Ce qu’il fit. Une fois sur le sol, les personnes avoisinantes s’écartèrent, surpris eux aussi par cet animal et ces deux jeunes femmes atterrirent si subitement. La voyageuse caressa la tête de son ami et descendit de son dos. Légèrement décoiffée, elle rigola avant de se tourner vers Famita, espérant qu’elle ne l’avait pas perdue en court de route. Et si elle était là, il fallait qu’elle s’attende à se faire sermonner par la brune. A moins que cette petite balade lui ait plu ?


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MessageSujet: Re: "DES AMIS TU EN VOUDRAS, DES VENTS TU RAMASSERAS." [PV Famita]   Mer 22 Avr - 12:26


Tout comme je pouvais m’y attendre, Jasmine fronçait les sourcils en écoutant ma réponse. C’est fou ce qu’elle avait l'air sérieuse à ce moment-là. J’ignore si c’est parce que le fait que j’ai accepté de lui répondre l’ait surprise alors que je m’enfuyais à sa simple vue il y a tout juste une heure ou si elle éprouvait de la pitié pour moi. Si c’est le cas, je ne voulais pas de sa pitié. Qu’on ressente ce genre de sentiments à mon égard me dégoûtait. C’est un sentiment qui ne devrait même pas exister. Mais je me rendis compte qu’encore une fois je m’emportais pour rien en enfonçant mes ongles dans mes mains. Je ne devais pas la quitter du regard, je ne devais pas me laisser dominer par mes émotions.

Peut-être que la jeune femme était simplement intriguée par mes propos ? Probablement. Qui aurait cru qu’une femme aussi froide que désagréable explique aussi facilement, sans avoir été trop forcée, la raison pour laquelle elle rejetait les autres. Moi-même, j’étais surprise par ma propre conduite comme si une autre personne avait parlé à ma place. A moins que je n’ai aussi une double personnalité ? Si c’était le cas, je n’en voulais pas d’une aussi vulnérable. Qu’avais-je espéré en avouant cela à Jasmine ? Qu’elle me console ? Ne me faites pas rire, elle ne pouvait rien pour moi. Autant oublier cette conversation. Malheureusement pour moi, même si mon interlocutrice semblait faire le contraire, elle n’avait pas l’air prête à oublier. A quoi je m’attendais, franchement ? Je soupirais intérieurement. Voilà pourquoi j’aurais dû éviter d’en parler. M’ouvrir à quelqu’un d’autre revenait à remettre en cause ce que Cynron s’était donné la peine de m’enseigner durant toutes ces années.

De plus la manière dont elle renforçait son emprise sur mon épaule m’avais encore plus effrayé, comme si j’avais été brûlée par le geste et j’avais faillis la rejeter. Je haussais un sourcil en fixant la jeune femme. Que cherchait-elle à me dire ? Elle n’avait pas l’air d’avoir de mauvaises intentions et voilà que je me retrouvais incapable de deviner à quoi elle pensait. Craignant qu’elle insiste pour que je parle, je fus vite soulagée lorsqu’elle se décida de passer à autre chose après que j’ai accepté de passer un peu de temps avec elle. Ce que je lui avais répondu n’allait peut-être pas quitter définitivement son cerveau mais changer de sujet même si c’était juste temporaire me rassura. Ce n’est pas pour cette raison que je me déciderai à plus me confier à elle, bien sûr mais c’était mieux de se changer les idées que de chercher à en savoir plus sur la raison de ma solitude.

Je haussais les sourcils en la voyant frapper des mains et penchais ma tête sur le côté pour observer le tigre qui se trouvait derrière elle. Je me demandais comment j’avais fait pour oublier la présence d’un aussi gros félin. Jasmine se rapprocha de lui et murmurait quelque chose à son oreille. Je fronçais les sourcils, curieuse. Qu’est-ce qu’elle lui marmonnait ? Mais lorsque je tendis un peu plus mon oreille pour écouter, je n’entendis que la fin de sa phrase.

 …-dont tu es capable ? »
 
Pourquoi disait-elle cela à son tigre ? Si seulement j’avais pu entendre le début de sa phrase, j’aurais peut-être su ce qu’elle mijotait. Parce que la possibilité que Jasmine est une folle furieuse me semblait encore plus plausible lorsque je vis que même son animal avait un air bizarre. Ecoutant mon instinct de survie, je commençais doucement à reculer. Je reculais encore plus en voyant la bête s’approcher de moi en faisant de gros bonds, ce qui ne me présageait rien de bon. Hélas, je n’eus pas le temps de faire un pas de plus en arrière car sa maîtresse qui se trouvait maintenant sur lui m’attrapa. Je me retrouvais maintenant derrière celle-ci. Un peu perdue, je lui demandais, inquiète :

- Heu… Jasmine ? …

Elle prit maintenant mes bras et cette fois-ci, loin de mon l’envie de la repousser, je préférais la serrer de toutes mes forces de peur que son tigre s’écrase sous nos poids.
Voilà qu’elle se mit de nouveau à rire comme une bien heureuse.

-« Accroche-toi bien, Famita-chan ! »

C’est ce que j’avais prévu de faire… Attendez, mais elle ne compte pas me faire descendre ? C’est à dos de félin qu’on va en ville !? Pourquoi ne t’ai-je pas écouté Cynron ? Ah oui, pour qu’elle arrête de m’embêter en suite. Je l’interrogeais, doutant un peu plus de sa santé mentale :

- Heu… Tu es sûre de toi, Jasmine ?

Ma vie repose un peu entre ses mains maintenant… Enfin, surtout entre les pattes de Radja. Mais dans quel pétrin me suis-je mis ? Après avoir refusé d’accorder ma confiance aux êtres humains, je devais me résoudre à l’accorder aux animaux ? Je vois… La rouquine leva son poing comme si ce qu’on s’apprêtait à faire n’était qu’un jeu et que ça ne nous mettrait absolument pas en danger :

« C’est partiiiiit ! »

Non ! Il est hors de question qu’on parte ! … Je me rendis bien compte que ces deux-là n’avaient rien à faire de mon avis lorsque Radja fit un immense bond pour atterrir sur le mur de l’entrée du Palais.

Je m’accrochais un peu plus à la jeune femme en cachant mon visage pour ne pas croiser ceux des gardes. Ceux-là écarquillèrent leurs yeux, se demandant sans doute ce que la subordonnée insociable de Koumei et l’amie extravertie de Kouen faisaient ensemble. C’est vrai que c’était un duo qu’on n’avait pas l’habitude de croiser tous les jours. Surtout quand la subordonnée ravalait sa fierté en confiant sa vie à une rouquine aussi dangereuse que son tigre. Pour ma défense, je n’avais pas choisis d’être là. Nerveusement je jetais un coup d’œil au paysage après avoir craint risqué ma vie. Je m’étais accroché de toutes mes forces à Jasmine en me retenant de hurler. Je lui avais peut être un peu fais mal aux côtés mais c’était en partie de sa faute que j’étais dans cet état. Et ces incompétents qui nous fixaient sans réagir alors que je venais de me faire capturer. J’en toucherais deux mots au second prince tiens, pensais-je, agacée, en sachant parfaitement que j’oublierai de lui en parler. C’est alors que l’animal habile reprit sa course en sautant de toit en toit. Non ! Je ne veux pas que ça recommeeeence ! Ayez pitié de ma pauvre âme !

J’enfonçais encore plus mes ongles dans les habits de la jeune femme en hurlant :

- HIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIE ! JE NE VEUX PAS MOURIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIR !


Je lui avais sans doute explosé les tympans au passage mais Radja, plus silencieux que moi continuait de courir comme si de rien n’était. N’avaient-ils donc aucune limite !? Je ne comprenais pourquoi j’avais aussi peur. Je n’avais pas le vertige et je n’étais pas effrayée lorsqu’Aladdin m’avait emmené sur son tapis volant. Peut-être parce que j’étais derrière une folle furieuse ? Qu’avec elle à mes côtés, je n’étais pas sûre de m’en sortir vivante ? Et que j’avais autant confiance à son animal qu’à un vieux nudiste qui se précipiterait vers moi à grandes enjambées avec une cuillère et un sourire pas du tout rassurant ? Avec ce sentiment d’insécurité qui se renforçais, je fermais les yeux et posais ma tête contre le dos de Jasmine, la tenant de toutes mes forces. J’entendis alors des cris de marchands et des rires d’enfants. Je levais doucement ma tête. Bien évidemment, on était déjà arrivés dans les rues marchandes et il semblerait même que ce soit déjà l’heure de repas. Avant même que je ne reconnus l’odeur de la nourriture, je sentis un énorme gargouillis dans le ventre de la jeune femme. Surprise, j’avais rapidement retiré mes bras par réflexe :

- Heeh !

Elle se retourna vers moi, toujours en souriant alors que je la regardais, paniquée et contrariée :

 -« Je pense qu’il est temps d’aller faire un petit tour au restaurant. C’est moi qui paye !»

Je replaçais mes mains autour de son ventre, ravie d’apprendre qu’on allait bientôt s’arrêter. Et c’est vrai que j’avais un petit creux. Mais allait-elle vraiment payer ?

- Tu penses avoir assez d’argent, au moins ?

Je regrettais aussitôt ma question. Si Jasmine était l’amie d’enfance du premier prince, il y avait des chances qu’elle vienne d’une famille de riches. Cependant, je ne pouvais pas m’empêcher de douter car rien qu’en regardant la manière dont elle était habillée, je doutais qu’elle appartienne à une famille de nobles. Enfin, qui d’autre qu’un noble pouvait se payer un tigre ? A moins, qu’elle ne l’ait trouvé dans le désert ? Me posant plein de questions sur les propos de la jeune femme, l’idée qu’elle ait choisie de vivre indépendamment et non avec une étiquette de « noble » sur le dos me vint alors à l’esprit. Me fiant un peu à ce que je savais d’elle, cette hypothèse me semblait probable. Une fois que Radja arriva sur le sol, plusieurs personnes reculèrent. Je m’étais un peu calmé et avais libéré le dos de Jasmine. Ca aurait été une réaction normale d’écrabouiller le dos de celle qui vous a kidnappé mais je sentais que ses intentions n’avaient jamais étés mauvaises. Comment pouvais-je me fier à une personne que je connaissais en si peu de temps ? Et bien la réponse va paraître stupide mais je me fie à mon instinct. Le même instinct qui m’incitais à douter de ce que Cynron m’avais appris pendant tout ce temps. C’était quand même le même type qui m’avait balancé plusieurs fois par terre.

Jasmine caressait la tête de son animal, un peu décoiffée et se retourna. M’assurant que je n’avais pas été trop décoiffé non plus, j’attrapais les joues de la jeune femme pour les pincer pour sermonner la grosse gamine qu’elle était. Bien sûr je ne les pinçais pas avec mes doigts armés, je n’étais pas suicidaire à ce point. Son tigre m’observait et mon but n’était pas de lui décrocher les joues pour m’imposer une vision d’horreur et m’empêcher de dormir la nuit :

- La prochaine fois que tu utilises ton tigre comme moyen de transport, préviens-moi.

Je pris un air effrayant en approchant mon visage du sien.

- Compriiiis ?

Puis comme si de rien était, je relâchais ses joues avant de tapoter ma robe, sans être sûre que le message était bien passé. Mon pauvre coeur avait faillit en mourir. 



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Jasmine
VAGABOND ET CHASSEUR

MessageSujet: Re: "DES AMIS TU EN VOUDRAS, DES VENTS TU RAMASSERAS." [PV Famita]   Ven 24 Avr - 18:38

Sa réaction avait été si drôle ! Par contre, ses ongles férocement plantés sur elle, un peu moins. Mais elle ne pouvait pas lui en vouloir. Elle avait été la cause de sa crise de panique. D’ailleurs, qui aurait cru que cette fille au tempérament de pierre se mettrait à hurler aussi expressivement ? Jasmine découvrait petit à petit l’autre facette de sa nouvelle « amie ». Elle voulait croire en cette partie, aussi minime soit-elle. Elle le sentait : Fami-ta n’était pas seulement cette femme distante, froide et insensible. Tous les humains se ressemblent. Ils au-ront beau cacher leur bon côté, essayer de l’effacer de leur âme, jamais ils ne pourront s’en débarrasser. Cette partie est ancrée en nous. C’est ce qui fait que nous sommes si différents des autres espèces. Nous avons tous cette part d’humanité qui rend l’Homme si beau malgré ses imperfections.

- « Tu penses avoir assez d’argent, au moins ? »

Jasmine sortit de sa rêverie et la regarda. La brune semblait regretter sa question et se poser des questions sur son identité. La rouge s’esclaffa. Elle ? Avoir de l’argent ? Bien sûr que non ! A vrai dire, elle n’avait pas un sous. Ce n’est pas parce qu’elle dort dans un palais qu’elle est forcément plein aux as. Bon, logiquement, ça devrait l’être. Mais avec la voyageuse, ça ne risquait pas. Vous vous dites sûrement qu’elle aurait tout aussi bien pu en demander au premier prince. Comme-ci ! Jamais elle ne demanderait de l’argent à quelqu’un, alors encore moins à un ami. Et puis, elle n’était pas revenue vers son ami d’enfance par intérêt. Jamais elle ne se le permettrait. Surtout qu’elle détestait ce genre de personne. Décidant enfin de lui répondre, elle lui sourit de toutes ses dents et posa ses mains sur ses hanches.

-« Nop. Pas un rond ! » Riait-elle, avant de lui prendre la main et de l’entraîner jusqu’à un restaurant. « Mais ne t’inquiète pas, on va procéder comme je le fais habituellement. Tiens-toi juste prête le moment venu. » Conseilla-t-elle, lui faisant un clin d’œil avec le doigt sur ses lèvres qui s’étirèrent malicieusement.

Alors qu’elle s’élançait avec assurance, ses joues furent soudainement prises en otage par les mains de Fami-ta. Ah la la, elle qui pensait pouvoir éviter la « correction » de la brune. C’était peine perdue. Cependant, elle fût tout aussi surprise de la voir agir ainsi. Elle ne s’attendait vraiment pas à ce genre d’attitude.

- « La prochaine fois que tu utilises ton tigre comme moyen de transport, préviens-moi. »

Son regard doré vira vers celui du tigre. Elle lui demandait de l’aide, mais l’animal semblait totalement indiffé-rent. Il s’en léchait même le derrière. Une veine apparue sur la tempe de la demoiselle. Elle avait envie de lui cracher dessus. Quel ami ! De plus, c’était en parti de sa faute également. « Mais pourquoi elle s’en prend qu’à mooooi ? Ce n’est pas juste ! Radja a le droit à la fessé aussi. En plus je l'utilise pratiquement tout le temps comme moyen de transport... » Se disait-elle, essayant de retirer son visage de l’emprise de la brune.

-« Compriiiis ? »

Voyant l’insistance de son amie et l’étirement de ses joues qui se faisaient de plus en plus intense, elle articu-la :

-« Fou-foui, Madame. Excuchez moi. Che ne le ferait chlus…»

Et enfin, elle lui lâchait les joues. Celles-ci revinrent à leur état normal, comme une ficelle en caoutchouc qu’on étirerait et qui reprendrait sa taille d’origine après relâchement. Ses joues étaient maintenant toutes rouges. Regardant sa voisine avec des larmes dans le coin de ses yeux, la voyageuse les massa pour atté-nuer la douleur. Apparemment, elle voulait lui faire passer un message sous ses airs effrayants : « Ne recommence plus, ou sinon tu le regretteras.» Jasmine l’avait bien compris. Mais pour encore combien de temps ? Une journée ? Quelques heures ? Rien ne l’empêchera de recommencer, tant qu’elle vivra.

Après que la douleur se soit estompée, elle reprit la main de la brune et entra dans le restaurant. Bien enten-due, toujours sans quoi payer. Le félin resta à l’entrée sous la demande de son amie, ne voulant pas qu’il ef-fraye les clients. Voyant une table libre, elle s’y installait confortablement et invitait Famita à en faire de même. En attendant qu’un serveur ne vienne prendre leur commande, elle posa ses coudes sur la table et sa tête sur ses mains qui étaient jointes. Elle fixa la brune. Elle était curieuse à son sujet. Une tonne des questions défilè-rent dans sa tête. Cela devait sûrement être de même de son côté. Alors pourquoi ne pas en apprendre un peu plus l’une sur l’autre ?

-« J’ai envie de te connaître un peu plus, Famita-chan. » Dit-elle, tout en lui servant un verre qui était déjà sur la table. Elle reprit : « Ce que je sais, c’est que tu n’es pas d’ici, je peux le deviner à tes vêtements. Dis-moi, comment es-tu arrivée à Kô ? Es-tu aux services de quelqu’un ? »

Après ses questions posées, elle reposa la carafe et lui offrit une nouvelle fois un sourire.

-« En échange, tu pourras me demander ce que tu veux. »

Elle ne savait pas si elle serait intéressée ou si elle lui répondrait, tout simplement. Mais bon, qui ne tente rien à rien.


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SUBORDONNÉ DE KOUMEI

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Famita Karan
SUBORDONNÉ DE KOUMEI

MessageSujet: Re: "DES AMIS TU EN VOUDRAS, DES VENTS TU RAMASSERAS." [PV Famita]   Sam 25 Avr - 12:33


Il m’aurait semblé logique que son tigre se rapproche en grognant, de manière curieuse au moins, pour voir ce que je faisais à son amie mais si je n’étais déjà pas très douée pour comprendre la réaction d’un être humain, je devais renoncer à chercher à anticiper celle de son animal. Le félin s’était simplement contenter d’ignorer ce qui se passait en faisant sa toilette. Cette attitude avait failli me faire rire. Je ne me serais jamais attendu à un tel sadisme envers sa maîtresse. Finalement, j’aime bien ce tigre. Je vais peut-être revoir mon point de vue sur lui. Bon c’est vrai que c’était en partie de sa faute que j’avais eu la peur de ma vie mais cette pauvre bête n’avait fait qu’obéir aux ordres de cette timbrée. Il était aussi lui victime des idées idiotes de Jasmine, après tout… A moins qu’il n’ait éprouvé du plaisir ? Oh, je vois. Il a aussi voulu faire le sadique avec moi ? Bien, si c’est comme ça qu’il le prenait. Mon sourire s’élargissait en voyant la jeune femme se débattre en vain avant de céder en articulant, certainement vexée que Raja ne l’ait pas défendu :

 -« Fou-foui, Madame. Excuchez moi. Che ne le ferait chlus…»

Bon, j’arrivais au moins à comprendre ce qu’elle venait de dire. Une fois que j’eu finis de la martyriser, je me retournais vers elle, les mains sur les hanches, l’air satisfait, ravie de voir que je réussissais à avoir un minimum d’autorité sur elle, au moins à cette instant. Le fait qu’elle ait réussit à me faire flancher n’arrivait pas à sortir de mon esprit et je ne me sentais pas tranquille à l’idée que je puisse paraître aussi fragile. Je secouais vaguement ma tête. Non, inutile de se ressasser ce moment honteux encore une fois. D’ailleurs, avant que je ne m’en sois pris à son visage, la cause de mes malheurs avait l’air assez amusée par ma réaction. Je me frottais la tête, me sentant légèrement humiliée après cela. Je n’avais jamais autant hurlé. Même quand j’avais peur en me retrouvant toute seule dans le noir sans savoir où j’étais la première fois que j’étais partie de Qishan, même quand mon nez se prenait mille cailloux les nombreuses fois où Cynron m’avait fait rentré la tête par terre… Je me demandais comment je faisais pour ne pas avoir mal à la gorge. La perfection, sans doute. Après les moments de honte passées, elle revenait pour me redonner du courage. Mais je ressentis de nouveau une gêne intérieure lorsque ma kidnappeuse m’avait observé avec une certaine confiance. Bah, je n’avais pas de soucis à me faire. Cette simple d’esprit devait confier sa confiance à n’importe qui. Ce n’est pas comme si on pouvait espérer que je finisse par apprécier sa compagnie vu ce qu’elle m’avait fait endurer.

A la suite de cela, la demoiselle s’était esclaffée sans doute parce que ma question était stupide. Je la regardais, énervée. Bon j’avais reconnu que c’était idiot de demander ça en sachant quelles fréquentations elle avait mais pas besoin de se moquer. J’avais bien le droit de me renseigner. C’était vexant à la fin. Posant ses mains sur ses hanches et souriant d’une manière très débile, elle me répondit sur un ton joyeux :

-« Nop. Pas un rond ! »

Ah d’accord… Attendez… Quoiiii !? Elle était sérieuse ? Dites-moi que je rêve… C'est alors que celle-ci avait commencé à me prendre la main pour se diriger vers un restaurant, et pas le moins cher si je puis me permettre mais je lâchais rapidement la sienne sous le coup de la colère et la questionnais en murmurant, incrédule :

- Comment ça, tu n’as pas un rond ? …

Et ça l’amuse en plus de cela ! Incorrigible, incorrigible ! J’avais envie de la secouer par les épaules en lui demandant « Mais pourquoi tu… Tu… Qui es-tu ? Mais qui es-tu donc pour être aussi proche de Kouen !? » . Elle voyageait sans l’argent de sa famille ? Bon sang, même je n’avais pas une famille de nobles, elle était au moins assez riche pour que je me permette de prendre quelques sous avant de me promener dans le pays. Surtout que c’était plus facile d’avoir accès à la richesse maintenant que je me retrouvais au palais… Peut-être que Jasmine avait espérer se reposer sur son ami pour lui demander de l’avancer ? Je la dévisageais, curieuse, n’envisageant même pas la possibilité qu’elle puisse…

« Mais ne t’inquiète pas, on va procéder comme je le fais habituellement. Tiens-toi juste prête le moment venu. »

Le vol, bien sûr. Je me frappai la tête. Bien sûr, cette jeune femme était beaucoup trop gentille pour emprunter de l’argent à son CHER ami. Ah, l’amitié, notion que j’avais bien du mal à comprendre. Alors que ses joues avaient l’air d’aller mieux –quel dommage-, je repensais à ces paroles. Me tenir prête ? J’étais prête à tout moment. Après tout, avant de rentrer au service d’un prince, je n’étais qu’une simple voleuse. Ah, je me rappelle de cette époque où je volais bijoux, or, nourriture alors que ma famille n’était même pas pauvre. Un loisir pour passer le temps, dirais-je. J’étais devenue tellement douée dans ce domaine, que je fus rarement attrapée et que je disposais maintenant de beaucoup d’objets de valeur appartenant à des personnes aisées. Le truc c'est qu'il fallait que mes parents adoptifs ne remarquent rien. Ce temps où je volais ces abrutis de nobles sans qu’ils ne le remarquent.

Je fermai les yeux avec un petit sourire nostalgique en me remémorant cela. Puis mon sourire disparut vite. Etrangement, depuis que je connaissais ma nouvelle fonction, je ne fus pas du tout fière de mon ancien passe-temps. Bien sûr, le fait que je n’ai pas perdu l’habitude pourrait me permettre de me vanter devant la rouquine et c’est aussi grâce à ça que j’avais développé mon agilité et mon habilité. Cependant…

Avant que je ne trouve ce qui me dérange en partant encore plus loin dans mes pensées, je ressentis de nouveau cette chaleur désagréable dans ma main lorsque Jasmine la reprit. Elle avait vraiment l’habitude de ce genre de vie, alors ? Mais quel genre de vie est-ce ? Celle d’un vagabond… Et elle avait osé dire que c’était elle qui payait. Qui PAYAIT. Le culot. Je respecte. J’applaudis. Non, en réalité je me contentais de garder mon air blasé alors que la rouquine m’entraîna de nouveau vers le restaurant, laissant Raja à l’entrée. Déjà qu’elle avait l’intention de voler, il manquerait plus qu’elle effraie les clients. Quoi que ce serait amusant… Et plus facile pour tout prendre. Mais quelque chose me dit qu’il ne fallait pas agir de cette façon. La preuve : même Jasmine la débile s’abstenait de mêler les gens à ce genre de situations. Trop gentille, hein ?

Tout de même, imaginer son tigre entrer comme si de rien était me fit un peu sourire. Enfin, abstenons nous, abstenons nous. Je n’allais pas créer de problèmes maintenant. Je m’assis à côté de la jeune femme en me disant que ce serait plus amusant et pratique de voler à deux, je pourrais m’enfuir en la laissant seule se débrouiller. Bon, ce serait plutôt méchant mais je serai curieuse de voir quelle serait sa réaction. Maintenant que nous étions côte à côte, elle m’observait en posant ses coudes sur la table, l’air curieux. Chose qui, évidemment, m’agaçait déjà. Je soupirais en tapotant la table du doigt, pressée que le serveur vienne prendre notre commande pour échapper aux questions de Jasmine. Hélas, je n’avais aucune chance. Et mes craintes se confirmèrent lorsqu’elle prit enfin la parole :

-« J’ai envie de te connaître un peu plus, Famita-chan. »

« Humph. »

Je ne vois pas à quoi ça pourrait lui servir. Bon, si c’était pour en savoir plus sur l’autre, je ne voyais pas trop l’intérêt, en plus cette femme en savait déjà assez, je n’avais pas envie de lui déballer ma vie. Elle m’offrit un verre qui se trouvait déjà sur la table, sans doute pour paraître plus amicale. Si elle espérait que ce genre d’attention me touchait, elle se mettait le doigt dans l’œil. C’est alors qu’elle décida d’arrêter de faire l’hypocrite pour enfin me dire ce qu’elle avait à dire.

« Ce que je sais, c’est que tu n’es pas d’ici, je peux le deviner à tes vêtements. Dis-moi, comment es-tu arrivée à Kô ? Es-tu aux services de quelqu’un ? »

Je regardais ailleurs, les lèvres pincées. Qu’est-ce qu’elle en savait déjà que mes vêtements ne venaient pas de Kô ? Une princesse pouvait choisir d’avoir très bon goût et de lancer une nouvelle mode. Un peu de variété, ça ne faisait pas de mal. Mais bon, c’est vrai que les habits que portaient les habitants de ce pays étaient un tout autre genre. J’étais grillée d’avance. Inutile de lui mentir. Même si je n’ai pas très envie de lui dire la vérité, je ne vais pas pouvoir fuir éternellement surtout devant une personne aussi têtue que Jasmine, j’ai bien l’impression. Alors que je réfléchissais à la manière dont j’allais fournir ma réponse sans pour autant passer pour le chien-chien d’un prince, je l’entendis dire :

-« En échange, tu pourras me demander ce que tu veux. »

Ah, si au moins, cela me permettais d’en savoir plus sur elle. J’étais prête à tout pour dénicher ne serait-ce qu’une information sur son passé. Pas seulement pour savoir comment cela se faisait qu’elle était amie avec le premier prince. Peut-être n’accordait-il pas d’importance aux rangs ? Mais alors comment cela marchait-il ? Moi qui pensais que dans ce genre d’endroits rempli de personnes superficielles, seul le rang comptait. L’autre raison pour laquelle je voulais en découvrir plus sur elle est que j’avais l’impression qu’elle en savait déjà trop sur moi et ça n’allait pas s’arranger avec ce que je m’apprêtais à lui apprendre. Je détestais quand la personne en face de moi en savait plus que moi. Savoir comment elle avait fait pour devenir aussi proche du premier prince allait être une maigre compensation à côté de tout ce que je savais sur elle, c’est pourquoi je devais continuer de l’observer. Je me retournai à nouveau vers elle.

En plus de cela, être la subordonnée de Koumei ne me faisais pas particulièrement plaisir. Ce n’est pas par dévotion à l’Empire que j’avais accepté de le devenir. Me rappelant de la manière dont ça s’est passé, je levais les yeux au ciel. C’était un sacré numéro quand même. Ce genre de choses ne se demandait pas comme ça, franchement. En plus, pourquoi demander ça à une intruse qui n’avait strictement rien à faire au palais ? Je ne savais pas que ça se recrutait comme ça des subordonnées.

Même si je doute fort qu’on procède de cette manière. C’est comme si le garçon qu’on avait arrêté tout à l’heure devenait le subordonné de Kouha. Mais c’est n’importe quoi ! Je croisais mes bras en me demandant si Jasmine allait me croire. Je voulais faire passer le message sans pour autant avoir l’air d’être enchaînée à l’Empire Kô. J’avais une certaine dignité, quand même. Je n’aimais pas être aux ordres de quelqu’un, je voulais être libre.

-C’est simple, je me suis infiltré dans le palais pour en savoir plus sur une personne dont je tairais le nom.

Merci encore, Gyokuen.

- Bien entendu, les gardes m’ont attrapé.

Ah, la la, ces sacrés gardes... Je les aime...

Je marquai une pause pour la regarder, me demandant si le reste serait assez crédible. Même si c’était la stricte vérité. Ce n’est pas de ma faute si le second prince de l’Empire était bizarre !

-Ils devaient m’emmener voir l’Impératrice quand un prince possessif est arrivé pour me demander de devenir sa subordonnée.

Je baissais la tête en regardant mes ongles. J’avais fait le plus court possible. Je n’avais pas envie de décrire de quelle manière il avait formulé ça, ce goujat ! Rien que d’y repenser, ça m‘énervais. Bon, il m’avait sauvé la vie quelque part mais… Ça n’excusait pas tout ! Je voulais quand même mettre les choses au claire avec la rouquine avant que celle-ci ne s’imagine que je lui obéirai pour autant. Je n’écoutais les ordres que d’un seul prince. S’il ne me demandait pas de respecter les siens, je n’avais aucune raison de le faire. Je la regardais de nouveau pour le lui signaler en lui posant ma question.

- Même en étant sous les ordres d’un prince, je garde une certaine liberté. Je suis surtout voyageuse au nom de l’Empire Kô. D’ailleurs comment se fait-il que tu sois l’amie d’enfance de son grand frère ?

Je la fixais, intriguée sans me soucier du fait que je ne lui ai même pas dis pour qui je travaillais. Cela me paraissait évident. Koumei Ren n’était-il pas réputé pour sa fourberie ? Si elle connaissait son frère, elle devait bien voir de qui je devais parler. A moins qu’elle ne soit trop sotte pour ça.



Arigato démon du thé ♫


Dernière édition par Famita Karan le Sam 2 Mai - 0:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: "DES AMIS TU EN VOUDRAS, DES VENTS TU RAMASSERAS." [PV Famita]   Mer 29 Avr - 21:26

La réaction de la brune avait été tout à fait prévisible. Après tout, elle lui avait dit qu’elle payerait alors qu’elle n’avait pas un sous. Qui diable aurait dit une chose pareille à part notre chère Jasmine? A vrai dire, ce n’était pas la première fois que la rouge s’apprêtait à s’enfuir sans payer. Étant une vagabonde, elle n’avait pas à sa disposition l’argent nécessaire pour payer ce genre d’endroit. Alors la seule option pour ne pas mourir de faim lorsque vous vous trouvez dans une ville : voler. Elle n’aimait pas agir ainsi. Majoritairement, elle se trouvait dans la nature avec son animal, et dans la nature, il y a toujours de quoi manger. Mais une fois dans la civilisation humaine, pour obtenir de la nourriture, il faut payer. Cependant, il lui arrive de faire un boulot par-ci, par-là pour toucher une récompense qui était dépensée en à peine quelques jours…

Avant de se retrouver ici, le chemin avait été tellement long et épuisant que ses provisions avaient été épuisées bien avant d’arriver à Kô. Elle c’était retrouvée sans rien. Oh, je vous rassure, pas besoin de la regarder avec cet air compatissant. C’est une situation dans laquelle elle se retrouve bien souvent. Comme à son habitude, elle s’en amusait même. Et comme à chaque fois, elle arrivait à se sortir de cette situation au dernier moment. Aujourd’hui, elle avait optée pour une dégustation gratuite avec sa « nouvelle amie ». Après avoir servie la brune, celle-ci ne semblait pas apprécier ce geste. Pourquoi donc ? C’était un geste simple et amical. Il n’y avait rien d’hypocrite là-dedans. La voyageuse en soupirait. Elle se méfiait toujours autant d’elle. Posant ses coudes sur la table, Jasmine appuyait son menton contre le dos de sa main droite, suivant du regard Fa-mita qui s’asseyait en face.

La question qu’elle venait de lui poser semblait irriter son interlocutrice, à moins que ce n’était sa remarque. Elle venait de dévier le regard et de se pincer les lèvres. Haussant un sourcil, Jasmine fut très attentive à ses moindres expressions. Venait-elle d’aborder un sujet confidentiel ? Et pourquoi ceci serait confidentiel ? Qu’avait-elle à cacher ? Impossible… Serait-elle en mission contre Kô ? La vagabonde ne se souciait guère des conflits que pouvait avoir l’empire avec les autres contrées. Mais qui dit Empire Kô, dit ses dirigeants, donc ses princes et dans ces princes, il y avait Kouen. Pourtant, quelque chose n’allait pas avec cette logique : si c’était une espionne, pourquoi avait-elle aussi facilement accès au palais ? Impatiente d’en savoir plus, la rouge fut muette pendant un moment.

La brune lui fit de nouveau face. Ce qui n’eut aucun effet sur le comportement de Jasmine. Au contraire, elle fronça les sourcils. Pourquoi mettait-elle autant de temps à répondre à une simple question ? Quelque chose semblait vraiment gêner cette fille. C’était comme-ci elle cherchait à formuler correctement ses mots sans en dévoiler la totalité. Peut-être que Jasmine réfléchissait trop ou se faisait de fausses idées, mais si ses doutes s’avéraient être exactes, elle n’hésiterait pas à régler cette affaire rapidement si son ami d’enfance était en danger. Car Famita n’avait pas l’air aussi faible que l’intrus de ce matin. Ayant la gorge sèche par ses pensées, la jeune femme porta son verre à ses lèvres, gardant perpétuellement son regard sur celle d’en face. D’ailleurs, celle-ci commença à répondre.

- « C’est simple, je me suis infiltré dans le palais pour en savoir plus sur une personne dont je tairais le nom. »

Alors qu’elle s’apprêtait à prendre une gorgée, elle stoppa son geste. Avait-elle bien entendue ? Infiltrer ? Donc elle était bien une espionne ? Confuse, Jasmine décida de ne rien faire pour le moment et d’attendre la fin de son explication vu qu’elle ne semblait pas avoir finit.

- « Bien entendu, les gardes m’ont attrapé. »

Bon, si les gardes l’avaient attrapée et neutralisée, que faisait-elle encore ici ? N’en pouvant plus avec toutes ces questions qu’elle se posait dans sa tête, elle but une bonne gorgée d’eau.

- « Ils devaient m’emmener voir l’Impératrice quand un prince possessif est arrivé pour me demander de de-venir sa subordonnée. »

Jasmine recracha aussitôt l’eau dans sa bouche. Quoi ?! Sérieusement ? La subordonnée d’un des princes ? … RÉELLEMENT ? Intriguée, elle plissait les yeux. Qui était-ce ? Pourquoi diable ne lui avait-elle pas révélée son nom ? S’ébouriffant les cheveux, la rouge maudissait la fourberie de sa voisine. Elle voulut lui demander plus d’informations, mais elle fut coupée par un « Hum-Hum ! ». Elle clignotait plusieurs fois des yeux avant de tourner la tête et de voir un serveur trempé. Oh… Elle avait sûrement dû lui cracher dessus sans faire exprès.

-« Désolé, ce n’était pas mon intention. » Riait-elle tout en se grattant nerveusement la tête.
-« Vous n’avez pas vraiment une tête à être désolée… » Murmurait-il, une goutte de sueur derrière la tête avant de s’essuyer avec une serviette. « Ne vous en faites pas, ce n’est rien. Avez-vous pris votre commande, Mesdames ? »
-« Hmm… Je prendrai des ramens ! Et toi Famita-chan ? » Demandait-elle joyeusement.

Tout en attendant que son amie prenne une commande, la vagabonde fut soulagée intérieurement. D’après ce qu’elle venait de lui avouer, elle était en quelque sorte aux services d’un des princes de Kô. Donc elle ne tenterait rien contre Kouen. Bien qu’elle fût prête à lui faire face il y a quelques minutes, ça lui aurait fait de la peine de la combattre. Après tout, elle l’appréciait, même si ce n’était pas –encore- le cas de l’autre côté.

- « Même en étant sous les ordres d’un prince, je garde une certaine liberté. Je suis surtout voyageuse au nom de l’Empire Kô. D’ailleurs comment se fait-il que tu sois l’amie d’enfance de son grand frère ? »

Tiens donc, l’information qui l’intéressait le plus était sa relation avec le premier prince.

-« Pourquoi ça t’intéresse ? » Demandait-elle, arquant un sourcil.

Étrange. Elle qui avait pensée qu’elle lui demanderait d’où elle venait, qu’est-ce qu’elle faisait-ici ou d’autre questions de ce genre. Serait-ce la subordonnée de Kouen ? Ah, non. Ce n’était pas possible puisqu'elle vennait de dire "Son grand frère". Soit elle était sous les ordres de Koumei, soit de Kouha. Décidant de répondre à sa question, Jasmine se mit à sourire et ferma les yeux. Elle n’avait rien à cacher après tout.

-« Par où commencer ? » Se disait-elle, se rapprochant un peu plus de la table pour y poser ses avant-bras. Elle reprit : « Je viens d’une famille noble. On ne dirait pas, hein ? Eh bien surprise ! La bâtarde de la famille en personne. » Plaisantait-elle d’un rire franc. « Ma famille, surtout ma mère, avait des relations étroites avec la famille Ren bien avant ma naissance. Elle était appréciée par les parents de Kouen et lui rendait souvent visite. Bien qu’elle fut surtout appréciée par son comportement hypocrite et exagéré… »

Elle avait dit sa dernière phrase d’une voix faible et lasse. Sa mère n’avait vraiment pas été un modèle pour elle à l’inverse de son père. La rouge lâcha un soupire et regarda ailleurs.

-« Au-début, je n’avais pas le droit de sortir de la maison. Elle avait honte d’une enfant telle que moi. Mais après un incident, dont je ne m’éterniserai pas plus, elle m’emmenait avec mes autres frères et sœurs au Palais. Et c’est là que j’ai rencontré Kouen. »

Elle regardait de nouveau Famita, retrouvant son sourire et cette lueur intense dans ses yeux.

-« Lors de notre première rencontre, je devais avoir 5 ans et lui 10 ans si je m’en rappel bien. A cet âge-là, il était beaucoup moins connu pour son impassibilité, ahah ! Bon, je ne te cache pas que c’est moi qui suis allé vers lui la première fois. Je dirais même que je restai perpétuellement dans ses pattes… » Dit-elle, se grattant la joue visiblement gênée de se souvenir de ça. « Mais je suis contente d’avoir autant insisté. Sinon, nous ne serions pas devenus ce que nous sommes aujourd’hui : amis. »


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SUBORDONNÉ DE KOUMEI

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Famita Karan
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MessageSujet: Re: "DES AMIS TU EN VOUDRAS, DES VENTS TU RAMASSERAS." [PV Famita]   Sam 2 Mai - 13:54


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