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 Récupération de fiche

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AuteurMessage


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Karny
Invité

MessageSujet: Récupération de fiche   Mer 16 Juil - 19:46

Bien le bonjour!
Navrée si je vous dérange mais je viens vers vous pour une demande un poil particulière :3
Je suis une ancienne membre supprimée (je n'avais plus le temps nécessaire, malheureusement) et en voulant récupérer mes fiches, mes documents ont bugués car tout ce que j'avais copier/coller a été supprimé de mon ordinateur. Du coup, n'ayant plus la possibilité de le faire moi-même, je voulais savoir si vous auriez la gentillesse de me copier/coller à la suite de ce message le contenu de ma fiche, celle que j'avais fais pour ce forum s'il vous plait :3 (il s'agissait de Karnerën, une vagabonde avec Ariel de la Petite Sirène en avatar).

D'avance, je vous remercie!
Très bonne continuation à vous et votre forum!
Cordialement
Ex-Karny
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AMBASSADRICE

۞ 1ère apparition : 18/04/2013

۞ Rukhs : 525

۞ Rukh rose : Célibataire

۞ Localisation : CDD 3/6/1002 Sindoria

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Âamet Loueseni
AMBASSADRICE

MessageSujet: Re: Récupération de fiche   Jeu 17 Juil - 12:08

Couuucou ! o/ Voilà pour toi !

Identité

ÂGE : 19 ans
ORIENTATION SEXUELLE : Hétérosexuelle
CAMP : Pour l'instant neutre, mais changera en cours de RP (même si je n'ai pas encore arrêté mon choix)
GROUPE : Fanalis/Citoyen?
STATUT : Âme errante
CAPACITÉ(S) : En générale, elle préfère la fuite à l'affrontement, du fait de sa constitution. Mais si elle devait vraiment en arriver là, son seul recours reste ses poings et ses jambes. Enfin, si elle n'envoie pas son tigre à l'assaut, aussi. Elle ne sait pas encore utiliser pleinement ses compétences martiales ou son "cri de guerre" propre aux membres de son espèce. Qui sait, peut-être qu'un jour, en trouvant quelqu'un pour l'entraîner elle deviendra une bonne guerrière et comblera les lacunes qui lui on été transmises à la naissance. Peut-être. Peut-être pas. Seul l'avenir peut encore nous le dire, finalement.


Descriptions

Caractère ▬ Karny? C'est un cliché à elle toute seule.


On pourrait la croire insensible, mais il n’en est rien. En réalité, elle ne sait pas comment appréhender les émotions. Les ressentis, tout ça, elle doit encore apprendre à les intégrer en elle et à en tirer le meilleur parti. Elle a une profonde lacune qu’il serait bénéfique qu’elle comble avant de succomber à sa maladie, ne serait-ce que pour ne pas mourir inculte de ce genre de choses. Au-delà de ça, on ne peut lui retirer sa qualité première : Elle n’est pas pessimiste. Même quand tout va mal, elle avance sans se soucier de rien. Se détacher des biens matériels ? Aucun problème. Être séparée de ses proches ? Tant pis, le monde est plus petit qu’on ne l’imagine, elle finira bien par les retrouver un jour, d’une façon ou d’une autre. Il ne peut en être autrement. Si le karma a décidé que l’on se rencontre une fois, c’est qu’il y aura des récidives par la suite, elle en est convaincue.
Elle ne sourit pas toujours, mais au moins, son absence de déprime parvient souvent à encourager son entourage, même si, disons-le clairement, elle n’estime pas vivre pour supporter le calvaire des autres. Elle a déjà bien assez de sa vie pour ne pas s’arrêter sur celle d’autrui. En revanche, Karnerën est une personne ayant le cœur sur la main. Comme dis un peu plus haut, les biens matériels ne sont que superflus plus elle. Aussi, dans le cas où elle croiserait des démunis ayant encore moins que sa petite personne, elle n’hésiterait pas à tout leur laisser puis repartir sur les routes, comme un courant d’air insaisissable. Elle a peut-être plus en commun avec son père qu’elle ne l’imagine, finalement. Même si elle se fout royalement le cet homme-là. Enfin, il n’a pas encore éveillé son intérêt pour qu’elle y accorde un tant soit peu d’importance. C’est encore un sujet sur lequel nous ne pouvons parier, au niveau de l’évolution, tout du moins.

Sa franchise et ses phrases sans fioritures la définissent bien, également. Elle ne se perd pas en palabres inutiles et trop bien tournées. Elle a quelque chose à dire ? Elle le dit, point. Que ça vexe, choque ou autre, elle s’en fout.

Vous voulez coucher avec elle juste pour le plaisir ? Dites le clairement, elle ne vous rejettera pas si l’envie lui en dit. Ce n’est pas une « pétasse » comme certains serait tenté de l’appeler, mais elle compose avec toutes les situations qui croisent son quotidien. Vous l’abandonnez ? Et bien soit, faites donc ! Ce n’est pas elle qui se vexera pour ça. Nous l’avons déjà dit mais mieux vaut plutôt deux fois qu’une, elle ne sait pas encore comment ressentir un attachement. Si quelqu’un souhaite lui apprendre, il est le bienvenu. Mais. Il lui faudra s’armer de patience et être prêt à encaisser tout un tas de comportements pouvant paraître bizarre de la part de cette demoiselle. Elle est presque explosive quand on y pense, et ça déstabilise. Rien ne semble pouvoir la perturber. Et dans un sens, c’est vrai. Elle ne pleure pas, elle n’en ressent jamais le besoin. Épicurienne, elle profite de ce qu’elle obtient chaque jour sans se poser de questions inutiles. A quoi ça pourrait bien lui servir après tout ?

Karnerën n’est encore jamais tombée amoureuse et elle se pose des tas de questions à se sujets, sans vraiment savoir pourquoi. Ressentir de vrais sentiments, ça sert à quoi ? Et puis comment on le sait, tout ça ? Il y a un signe flagrant qui apparaît ou pas ? Bref, cela fait partie intégrante des nombreuses interrogations qui stagnent dans sa boîte crânienne sans pour autant se fatiguer à trouver des réponses. Ça viendra quand ça viendra, probablement.

Parfaitement consciente du fait qu’elle peut mourir du jour au lendemain, la rougeâtre vis comme elle l’entend, sans se priver de rien. Ce n’est pas une hors la loi, mais elle n’appartient encore à aucune « faction ». Ça changera peut-être, ou pas. Cette fille est comme un poisson, non pire, une anguille ! Dès qu’on pense l’avoir enfin attrapé, elle glisse entre les doigts pour se retrouver à l’autre bout de la rivière alors que vous n’avez pas bougé d’un centimètre. Il faut être prêt à encaisser un certain nombre de mots de crânes si vous souhaitez lui inculquer les valeurs de l’amitié ou autre, et la conserver dans votre liste de contacts. Après tout, même une bâtarde peut toujours servir, pas vrai ? Probablement… Mais maintenant, c’est à vous de me le dire… Que ferez- vous d’elle ?

Physique



Si l’on ne peut retirer quelque chose à cette jeune femme, c’est qu’elle est assurément très belle. Après tout, elle n’était pas l’une des plus appréciée prostituée pour rien, n’est-ce pas ? Il n’y avait pas que le talent de la literie là-dedans, soit clairs. Nous partirons du haut de la tête pour rallier le bas de son unité, de la manière la plus simpliste possible, pur ne pas risquer d’endormir qui que ce soit durant la lecture.

Sa très longue chevelure rougeâtre lui vient de sa mère, même si elle n’y prête pas vraiment attention. Très épais, ils lui descendent jusque dans le bas du dos, flottant au moindre de ses mouvements de hanches. Sa féminité n’en est donc que plus affirmée grâce à ce petit cadeau de la nature, sans aucun doute. Plusieurs longues mèches rebelles encadrent son visage, paraissant taillé dans le marbre le plus pâle. Sa peau n’est pas translucide, loin de là, mais elle est très blanche, ce qui put effrayer, parfois. Pourtant, lorsqu’elle se balade sous la lune, son derme offre une magnifique vision en reflétant les rayons du disque de nuit. Mais bon, il faut croire que ce n’est pas du goût de tout le monde. Tant pis, ce n’est pas comme si elle y pouvait quelque chose après tout.

Ses grands yeux sont bleus, comme l’Océan et le ciel qui s’y confondent. Les Fanalis n’ayant pas les yeux bleus – enfin ceux que nous avons vu jusque-là en tous les cas – on peut se laisser aller à la supposition qu’elle les tient de son paternel, inconnu à ce jour au bataillon. Bien sûr, ceci ne reste que supposition et il nous est impossible de nous prononcer sur ce point avec exactitude. Ses sourcils rouges tranchent avec la teinte des orbes qu’ils surmontent et le nez aquilin dont en naît la base aide à la construction ravissante de ce beau faciès. Une paire de lèvres rouges et charnues trouvent racines en dessous de ce dernier, ajoutant ainsi une véritable particularité de « femme » à son aspect. Enfin, les traits de son visage sont tout en belles rondeurs, qui ne souffre d’aucun sursaut du pinceau de dame nature. Je vous avais bien dit qu’elle était belle, ce n’était pas un mensonge sacrebleu ! Et ce n’est pas fini, attendez un peu.

Un cou fin se perds sur des épaules toutes aussi fines et une clavicule marquée. Mais l’ensemble reste très solide et Karnerën se tient toujours bien droite ! Il faut bien avec sa poitrine opulente, en plus, sinon gare aux maux de dos ! En effet, on peut difficilement confondre Karnerën avec un homme. Pour preuve ses attributs féminins qui ressortent parfaitement sous le moindre vêtement – 95D pour les connaisseurs en la matière – ce qui rends compliquer la moindre idée de travestissements.

L’ombre sur son unité de ses « avantages » porte directement sur un buste et un abdomen bien formés, tous deux supportés par une paire de hanches agiles et gracieuses, qui lui permettre une certaines aisances dans les pirouettes les plus invraisemblables. C’est ça, d’être une femme et d’avoir son point de gravité au milieu du bassin.

Avis aux amateurs, l’ossature de son anatomie ressort élégamment à ce niveau-là. Ses jambes prennent la suite de l’ensemble, avec leur longueur et leur finesse graciles. Avec elles, la rougeâtre peut danser et s’envoler presque comme un oiseau avant de retomber sur ses pieds travaillés, à la manière d’un félin. Elle donne parfois des envies de meurtres à ses compatriotes féminines puisqu’elle ne fait rien de particulier pour conserver ce tableau magnifique donné par la nature. Rien de rien. Pas de massage ou de soin particulier. Elle est ainsi, ses priorités sont ailleurs.

Et pourtant, qui irait deviner que sous cette carapace de perle se dissimule un mal qui la ronge de plus en plus chaque jour supplémentaire ?...


Histoire

Je suis une bâtarde.

Formulé ainsi, cela pourrais être vu comme quelque chose de péjoratif ou d’insultant ; et pourtant je puis vous affirmer qu’il n’en est rien. C’est un fait avéré, véridique et contre lequel je ne me battrais pas. De toute manière je ne le puis, ainsi la question est réglée d’office.

Ma vie en elle-même n’a rien de très palpitant à vrai dire, mais puisque vous semblez si déterminés à vouloir me connaître davantage, je vais tuer quelques minutes de votre précieux temps pour vous expliquer les tenants et les aboutissants rapides de ma condition. Ainsi, vous serez, je le pense, en tant qu’érudits, à même de comprendre ma première phrase.

Ma mère était une Fanalis, mais ça je l’ai longtemps ignoré. Je dis « étais » car je ne l’ai en réalité que très peu connue, bien malgré moi. Je me rappelle vaguement d’un beau visage scintillant et d’une tignasse flamboyante, mais au-delà de ça, rien. Je suppose que je ne peux même pas me fier à ce souvenir étant donné que tous les êtres issus du continent obscur possèdent les cheveux rouges. Peut-être que finalement, je ne fais qu’un amalgame de tout ça et rien de plus. Qui peut le savoir ? Je ne saurais répondre à cette question, en ignorant tout moi-même.
Je sais simplement qu’elle ne devait pas avoir un statut très reluisant puisque l’unique vision que je conserve de ma première « maison » ne donnait pas vraiment envie d’y rester indéfiniment. Ne vous en faites pas, je ne m’attarde point sur ce propos.

Je ne sais rien de mon père, hormis qu’il était un étranger volage de passage sur la contrée de ma génitrice. Il l’a séduite, elle a cru à chacun de ses mots et ainsi il put obtenir ce qu’il voulait d’elle avant de repartir comme il était arrivé, comme un courant d’air. Probablement ignore-t-il même mon existence. Ce ne serait pas étonnant, ma mère ne s’est rendu compte qu’elle fût enceinte que lorsque cela a commencé à se voir vraiment. Je présume que c’est ainsi que tout s’est déroulé et j’espère ne pas trop idéaliser un passé dont j’ai presque tout oublié.

Métisse de deux peuples, je possède donc un sang particulier dans les veines. Mais ne pensez pas que cela me sert. Bien au contraire, c’est une contrainte. N’étant pas une Fanalis « pure souche » je ne suis guère investie de leur légendaire force physique. Mes coups font deux fois moins mal que les leurs et même si je suis capable de briser un bouclier, j’en ressentirais les effets et me blesserais par la même occasion. C’est surement pour cette raison de faiblesse apparente que des voleurs d’enfants m’ont emmené loin de celle qui m’avait mis au monde, à l’aube de mes cinq ans. Je n’ai rien sentie, je n’ai pas pleuré. Enfaite je ne comprenais même pas ce qu’il se passait autour de moi. Etais-je insensible pour ne pas désirer fortement la présence de ma mère en cet instant ? Je ne le sais. Je vous laisse d’ailleurs vous faire votre propre avis sur la question, en toute objectivité. Je rappelle que je n’étais qu’une petite fille à l’époque.

Les personnes m’ayant ôté à ma petite vie « tranquille » était un couple. Un homme et une femme. Certes, leurs agissements sont très cruels, mais dans un monde où chacun se débrouille comme il le peut pour survivre, qui peut dire si ce genre de chose peut se justifier ? Était-ce bien ? Mal ? Je ne me prononcerais pas, ayant déjà mon propre point de vue sur la question.

Pourtant, lorsqu’ils parvinrent jusqu’au marché d’esclaves pour me revendre, ils ne purent se résoudre à se séparer de moi. J’ignore bien pourquoi. Ils n’avaient pas d’enfants et c’était pour eux l’occasion de tirer gros d’une pareille marchandise. Malgré tout, au dernier moment, leur attelage fit demi-tour dans le désert, en quête d’une ville plus prospère et moins dangereuse.

« Mekt, je ne peux pas me résoudre à me séparer de cette petite.
-Tu es sure que c’est ce que tu veux Kapa ?
-Oui.
-Bien, je suppose que ce sera mon cadeau d’anniversaire un peu en avance dans ce cas… »

La femme se jeta au cou de son probable mari tout en enlaçant la couverture dans laquelle je dormais. J’appris bien plus tard, car ils ne me cachèrent jamais la vérité quant à notre non-lien de sang, qu’ils ne pouvaient avoir d’enfants par eux-mêmes. Ils en avaient déjà enlevé plusieurs avant moi et surement après moi. Et pourtant, en tombant sur mon unité frêle, quelque chose les a empêchés de passer à l’acte. C’est ainsi que j’ai grandis, sur les routes et avec eux, jusqu’à ce que j’ai quinze ans. Oui, j’ai passé dix ans en leur compagnie et ce ne fut pas déplaisant, loin de là. J’ai eu l’occasion de voir beaucoup de paysages et de rencontrer des tas de personnes toutes plus farfelues les unes que les autres. En plus, même si j’étais une bouche de plus à nourrir, ils ne regrettaient pas leurs choix. Je les aidais autant que faire se peut avec mes petits bras – qui restaient tout de même plus forts que les leurs – et je dansais sur les places de marché pour rapporter quelques piécettes à la « maison » une fois la journée finie.
Ce sont eux qui m’ont prénommé Karnerën, aussi je serais bien incapable de vous renseigner sur mon véritable nom puisque je l’ignore moi-même.

Peu avant que je ne perde leurs traces, ils me firent un cadeau un peu particulier. Un tigron du désert. Ils l’avaient trouvé seul, une nuit, en traversant un désert dont je ne me remémore plus le nom. Une immense carcasse couchée sur le flanc et froide se trouvait près de lui. Ce devait surement être sa mère, qui avait probablement échappé à des braconniers mais qui n’avait pas pu survivre aux blessures que ces derniers lui avaient infligés. Mes « parents » le récupèrent et m’en firent don, afin que je m’en occupe correctement et qu’il apprenne à me protéger. Après tout, envers et contre tout, j’étais leur fille unique. Leur trésor le plus chérit.

C’est pourtant lorsque j’eu bel et bien quinze années sur le corps que l’on se retrouva séparés. Et d’une bien bête manière, en plus.
Nous avions rejoint une immense caravane qui entreprenait un voyage risqué au cœur d’un lieu hostile ou le nombre ne faisait pas toujours la force. J’en prends pour preuve ce qui va suivre immédiatement.
Leur roulotte fut attaquée, comme tant d’autres, par des brigands. Ils étaient jeunes mais pourtant très organisés et efficaces. Je dormais d’un sommeil de plomb lorsque c’est arrivé, à l’arrière, entre deux sacs de provisions, Miro sur mes genoux. Il n’était pas encore imposant à cet âge-là, ahah. On aurait presque dit un chaton… Bref. Ma « mère » m’avait donné avant de partir une infusion à base de plantes puissantes pour que je ne sente pas passer le voyage et que je dorme de tout mon soul. On peut dire que ce fut plus qu’efficace. Alors que ceux qui m’avaient jusque-là élevés furent forcés de s’enfuir à contre cœur et de me laisser à l’arrière de leur roulotte, je ne me rendais pas compte du potentiel danger qui m’entourait.
Lorsque je me réveillais, des armes étaient pointées sur moi. Je me frottais les yeux, à peine perturbée puisque j’avais eu l’habitude des pillages depuis le commencement de ma vie de nomades. Mais c’était de très jeunes enfants, donc ils ne m’effrayèrent pas tant que ça. A vrai dire, c’était davantage eux qui reculèrent lorsque Miro leur feula dessus d’une manière que je qualifierais d’adorable. Mais bon, je ne peux pas leur en vouloir, il ne connaissait pas mon ami à quatre pattes et ne pouvaient donc, légitimement, pas décoder ses réactions. Oui il voulait me protéger, mais tout de même, ce n’était qu’un bébé, il n’aurait donc pas pu leur faire grand mal au fond.
Soudain ils s’écartèrent tous. Un individu bien plus grand qu’eux et moi mais pas vieux pour autant s’approcha. Il me jaugea de haut en bas, je maintenais son regard, sans pour autant vouloir le défier. Je n’étais pas de ce genre-là. Il me dit :

« Tu vas travailler pour nous à partir de maintenant.
-D’accord. »

Ma phrase, prononcée avec le plus grand calme qui soit, le déstabilisa quelque peu, c’était visible et prévisible. Même lui ne s’attendait probablement pas à ça. Seulement, si je n’étais point rebelle, je n’étais pas non plus du bois de ceux qui supplient pour leurs vies ou pour la pitié. Quelque chose de mal arrive ? Il faut positiver. J’étais persuadé qu’un jour je finirais par revoir mes parents. Ils n’étaient pas morts alors autant ne pas dramatiser. Ce n’était qu’une étape à franchir. Mais il semblait si perplexe qu’il embraya immédiatement sur un autre très court dialogue.

« A…Attends, tu n’es pas effrayée ?
-Pourquoi ?
-Euh… Bah parce que tu es un peu notre prisonnière, non ?
-Oui.
-Et ça ne t’effraie pas ?
-Ça devrait ?
-… Mais t’es qui toi… ?
-Karnerën.
-Drôle de nom.
-Je sais.
-… »

Suite à cet échange, il m’aida tout de même à me relever, ne cessant de me dévisager comme si j’étais une bête curieuse. Et ma vie repris son court, plus ou moins normal. J’ai pu conserver Miro à mes côté et il grandit rapidement, devenant rapidement un allié de choix sur lequel me reposer. Je crois pouvoir dire qu’il était et est aujourd’hui encore mon seul ami fiable. Oh, bien sûr, les autres jeunes ne me traitèrent pas bien longtemps comme une prisonnière et j’intégrais leurs rangs rapidement, sans pour autant prendre part aux pillages. Ça ne m’intéressait pas. Alors j’ai apporté ma contribution autrement. Je me suis prostituée. C’était mal dites-vous ? Peut-être mais moi ça ne me dérangeais pas. Ce n’était jamais qu’un corps, et j’en faisais ce que je voulais. En plus j’avais beaucoup de succès, alors c’était le meilleur moyen de satisfaire ma nouvelle équipe. Je crois pouvoir dire que le chef du petit gang de malfrat, un voyou bourré de principes nommé Flen, était tombé amoureux de moi. C’est lui qui m’apprit que j’étais une Fanalis d’ailleurs. J’ai haussé les épaules et ne parut pas plus choqué que ça. J’étais ce que j’étais après tout. Le savoir ou non ne m’apportait rien de très concret pour la suite des évènements, soyons francs.

Je ne pouvais lui retourner ses sentiments, quand bien même je l’appréciais beaucoup. Alors à la place, et sans rien lui dire de mes ressentit, pour le remercier de m’héberger, je lui offrais régulièrement mes vertus. Ça semblait lui convenir. Je me satisfaisais de ce genre d’aventures. Trois ans de ma vie ont passés sur les routes innombrables avec eux. D’après eux, nous étions plus ou moins tous frères et sœurs de cœurs. C’était étrange mais je ne comprenais pas ce genre de statut. Je sais, je suis étrange. Mais ça ne date pas d’hier après tout. J’ai du mal à exprimer ce que je ressens. Ou plutôt non, j’ai du mal à ressentir tout court.

C’est durant cette période que j’ai appris l’existence de ma maladie, aussi. A plusieurs reprises, je suis tombée très fiévreuses et avec des douleurs incroyables dans les os. Si au départ je refusais de voir un médecin, mes camarades forcés finirent par m’y contraindre et me portèrent jusqu’à une personne qualifiée pour soigner mes maux. Il ne pouvait rien faire, c’est ce qu’il leur a dit. C’était une maladie dégénérative qui venait de se manifester, après plusieurs années de silence. A partir de ce moment, mon corps commencerait à se désagréger lentement jusqu’à ce que mort s’en suive. L’érudit ne put me dire avec exactitude combien de temps il me restait à vivre. Il n’avait que rarement vu ce cas peu orthodoxe, mais le seul article qui traitait de ceci dans son grimoire médical précisait que les sujets atteints de cette « maladie » qui n’avait même pas encore de nom pouvait vivre entre six moi et vingt ans une fois les premiers symptômes apparus. C’était donc très aléatoire. Je ne sais pas, aujourd’hui encore, combien de temps il me reste.

Tout ce que je suis en mesure de faire, c’est mâché un peu de menthe lorsque la fièvre commence à monter. Ca calme les effluves douloureuses et ne m’handicape pas en me tenant plusieurs jours couchée.
Tout le monde au campement à pleurer à cette annonce. Enfin, non. Il y avait une exception. Moi. Je n’ai pas versé une larme ni n’ai hurlé de désespoir. La mort, disparaitre, tout ça… c’était une notion floue et à laquelle je n’accordais pas beaucoup d’importance pour ne pas dire du tout.

En revanche, je réalisais bien que mes jours étaient comptés. Et par la même, que j’avais encore beaucoup à voir, par moi-même. Chose que je ne pourrais pas faire si je restais avec mes compagnons pillards. Alors un soir, j’ai annoncé mon départ. Je les ai regardé pleurer, encore, m’enlacer et me souhaiter bon courage pour la suite, même si aucun d’eux n’approuvait ma décision. Il faut dire qu’ils perdaient alors une prostituée de choix. Enfin, c’est ainsi que j’avais vu la chose. Après, peut-être me suis-je fourvoyée de part en part, je ne saurais le dire.

C’est ainsi que depuis lors, j’erre sur les routes, de manière aléatoire, là ou me porte les vents et mes pas, accompagnée de Miro, qui est adulte, désormais. Il me sert de garde du corps et de monture lorsque mes pieds ne peuvent supporter mon poids davantage et avec lui, je peux parcourir bien plus de distance que si j’avais tenté le périple à pieds. J’ai visité des tas d’endroits mais je ne suis toujours pas satisfaite, j’en veux encore plus maintenant. Ma soif de liberté est sans limite. L’argent ? J’en obtiens par les danses et la vente de mon corps de façon occasionnelle, ce n’est pas un problème pour moi. D’ailleurs, ça ne l’a jamais été.

Tiens, je viens de me rendre compte, je n’ai pas encore été à Sindria… Peut-être qu’a l’occasion, nous nous y croiserons, Âamet Loueseni. Moi aussi, j’aimerais bien te connaître davantage maintenant. Après tout je suis curieuse. Merci d’avoir passé un peu de temps avec moi en tout cas et à la prochaine !

La jeune fille sort alors de la tente et saute sur le dos d'un majestueux animal qui part au galop en martelant le sol de ses pattes puissantes à travers la ville. Quelle étrange personnage que voila, n'est-ce pas? Qu'en avez-vous pensez?

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KARNY
Invité

MessageSujet: Re: Récupération de fiche   Jeu 17 Juil - 15:48

Merci beaucoup! ♥
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MessageSujet: Re: Récupération de fiche   

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