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 Une ombre parmis les ombres [ pv Famita]

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MessageSujet: Une ombre parmis les ombres [ pv Famita]   Dim 15 Juin - 19:35








Conflit

Guerre entre les Etats


Scylla chaussa ses lunettes avant de dérouler le parchemin.

Avec la patience d'un comptable, il se lança dans de savants calculs.

Pendant une demie heure, On n'entendit dans la pièce que le grattement discret de sa plume et le tic tic du boulier.;

La journée s'était montrée fructueuse.

Le jeune prince d'Ogléans avait réussi à mener à bien les négociations avec les dignitaires de l'empire Kou. Ils achèteront le minerai de son royaume. C'était parfait. Mais cette longue discussion, où chaque clauses avaient été âprement débattues, le laissait fatigué et las. Dieux, que le jeune homme préférait les champs de batailles aux réunions ! Mais ce qu'il devait faire avait été fait. Le traité était signé par le ministre du commerce. Maintenant, il n'y avait plus qu'à lancer la production.

Son pays allait devoir livrer  plusieurs tonnes d'acier et ce le plus rapidement possible. En bon gestionnaire, Scylla avait déjà anticipé la réussite du jour. Mais l'empire se montrait plus consommateur de métal qu'escompté. Il allait falloir doubler la cadence et augmenter le nombre d'esclaves. D'autant que d'autres royaumes avaient eux aussi passé des commandes. Tous les généraux se préparaient déjà à la guerre. C'était une course effrénée pour pouvoir créer des armes.

Tout en comptant, le membre d'Al- Thamen sourit d'une mince grimace sans  joie.  Le royaume d'Ogléans saura se montrer le digne pourvoyeur du fer qui embrasera les états plongeant le monde dans la désolation.  

Son travail finit, Le jeune homme blond s'étira en baillant avant de ranger ses affaires. Demain, une longue route l'attendait pour rentrer chez lui. Il avait hâte de revoir sa sœur , mais pour l'heure Morphée l'appelait.

Fatigué, le chevalier enleva ses lunettes, souffla la bougie avant d'aller se coucher, ne gardant pour seul vêtement qu'un pantalon.

Sa fenêtre avait été laissée ouverte par le serviteur du prince. Même dans un hôtel en pays étranger, son altesse n'aimait pas se savoir enfermé. Et qui serait assez fou pour rentrer dans la chambre d'un prince, qui plus est d'un magicien qu'on surnommait « Le sanguinaire » ?

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Dernière édition par Scylla le Mer 25 Juin - 22:05, édité 1 fois
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Famita Karan
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MessageSujet: Re: Une ombre parmis les ombres [ pv Famita]   Lun 23 Juin - 22:22


Je continuais de parcourir les rues de l'Empire Kou tout en observant mes talons. Je ne relevais même pas la tête pour saluer les personnes qui devait me sourire chaleureusement. De toute manière que nos regards se croisent ou pas, ce sourire ne serait pas rendu. Je soupirais lourdement. Cela faisait maintenant plus d'une semaine que nous étions ici, mes tuteurs devaient avoir trouvé un moyen de gagner plus d'argent et avaient sans doute décidé de rester dans ce pays plus d'un mois. Alors que je commençais à perdre espoir de trouver quelque chose à voler, je me rendis compte que mes parents avaient fait la connaissance de nombreuses personnes, la plupart d'entre eux étaient des marchands, de tapis pour beaucoup.

Etait-ce un moyen d'étendre leur influence et un moyen de se faire plus de clients? Qu'en sais-je? Et d'ailleurs... Qu'est ce que j'en ai à foutre? Ce n'est pas comme si ma vie tournait autour du commerce. Si mes parents adoptifs deviennent aussi fourbes que moi, ça pourrait devenir très intéressant...

Avant que je m'en aperçois, mes pieds me guidèrent vers un grand hôtel. C'était un peu impressionnant mais il en fallait plus pour captiver mon attention plus que ça. Enfin parmi tout les bâtiments sur lesquels j'étais tombée depuis le début de la semaine, celle-ci était sûrement celle qui devait avoir le plus de richesses à cacher. Pourquoi ne pas monter? A part me faire poursuivre, je ne risquais rien. Si jamais je tombais sur quelqu'un que je devrais combattre pour échapper à la mort ça pourrait devenir agréablement malsain... Il valait mieux que je reste prudente.

En me balançant sur mes deux jambes, je contemplais la distance qui me séparait de la fenêtre ouverte. Il y avait déjà quelqu'un. J'allais devoir trouver une autre entrée afin de mieux explorer l'endroit sans risque de me faire remarquer. En deux trois mouvements, j'atteins la fenêtre du dessus, entrouverte elle aussi, vérifiant qu'il n'y ait personne à l'intérieur tout en prenant soin de ne pas salir ma jolie robe. Rien à signaler. La voie est libre.





PS: Peut être est-ce un peu court? Pardon... QwQ



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MessageSujet: Re: Une ombre parmis les ombres [ pv Famita]   Mar 24 Juin - 12:56








Choc

Heurt plus ou moins violent d'un corps contre un autre.


Depuis toujours, scylla avait eu un sommeil très léger. Même quand il était petit, le moindre son le réveillait en sursaut. Après il lui était impossible de se rendormir. Pour tout dire, il n’avait jamais fait une véritable nuit complète de sommeil. Le simple bruit du vent ou de la pluie tapant au carreau provoquait chez le jeune homme de longues insomnies.

Mais ce que beaucoup prenait pour un handicap, le prince le révérait comme un don du ciel. Ce petit talent personnel lui avait déjà permis d’éviter deux ou trois tentatives d’assassinats. Et il savait mettre à profit son manque de sommeil pour étudier et réfléchir.

D’ailleurs, ce soir, il allait encore lui être fort  utile.

Pourtant l’intrus sut se montrer discret. Il ne fit pas plus de bruit qu’une ombre. Mais le froufrou soyeux d’une robe mit aussitôt les sens de scylla en alerte, le faisant quitter le monde des songes. Avec milles précautions, il saisit le manche de sa dague judicieusement dissimulée sous son traversin et se prépara à l’assaut.

L’inconscient qui venait d’entrer avait signé par là même son arrêt de mort.

Cependant Scylla n’attaqua pas tous de suite. Il ne bougea pas. Au contraire, le mage maintient, sa respiration régulière, parfaitement maître de son corps et laissa l’inconnue s’approcher.

Tel un fauve aux aguets,  le jeune homme épier les moindres sons pouvant indiquer la progression de la nouvelle venue. Intérieurement, il frémissait d’une excitation malsaine. L’appel du sang faisait bouillir son être. La même fébrilité que celle provoquait par la chasse. Il imaginait les angles d’attaques, les mouvements nécessaires pour surprendre sa proie et ce qu’il ferait ensuite quand il l’aurait désarmé. C’était tellement enivrant.

L’attente se poursuivit encore quelques instants; La chambre était calme et silencieuse.

Sans signes avant courreur, le guerrier bondit sur l’intruse. Profitant de l’effet de surprise et de ses muscles,  Il la plaqua avec férocité sur le sol de la chambre. Sans ménagements, il la maitrisa. Avant que sa victime n’est pu réagir, scylla se retrouva à califourchon sur elle, l’immobilisant. De sa main libre, il bloqua un de ses poignets, tandis que de la gauche il glissait sa lame contre  son cou si blanc.

«  Bonsoir, Milady… »


Susurra-t-il à l’oreille de sa prisonnière, avant d’ajouter sans pitiés :

«  Pourrai-je avoir l’honneur de savoir à qui ai-je affaire avant de trancher votre jolie gorge ? Je n’aime pas les cadavres anonymes… »

Resserrant le poignet de la femme dans l’étau de ses doigts, (assez pour la faire hurler)  Scylla sourit de toutes ses dents. Ses yeux de carnassier luisaient d’une lueur malveillante.

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Famita Karan
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MessageSujet: Re: Une ombre parmis les ombres [ pv Famita]   Sam 28 Juin - 16:16

J'accélérais un peu le pas, espérant franchement trouver quelque chose ici. Le propriétaire m'importait peu, sauf si il savait quelque chose qui serait susceptible de m'intéresser à propos des donjons, mais ce que je voulais savoir c'est si il y avait quelque chose de valeur dans ce bâtiment. Observant tout ce qui m'entourais avec dédain, j'ouvris pratiquement toutes les pièces présentes dans ce couloir. Rien ici, rien non plus... Ca, c'est quelque chose de vieux. Un peu trop coloré. Indiscret.

Toujours en veillant à ne pas me faire repérer par une des nombreuses servantes, j'approchais de plus en plus silencieusement d'une porte. Pas trop épuisée par l'étage que je venais de monter, je fis appel à ma mémoire. Si mes souvenirs sont bons, c'est ici que j'avais sentis une présence. Espérons que le vil être humain qui se trouvait de l'autre côté de la porte était parti depuis.

Sans vraiment être certaine qu'il soit absent, je m'approchais de la porte de la chambre. Mon oreille contre celle-ci, je ne parvenais à ne rien entendre à part le silence... Et une respiration. Que ce soit lui ou pas, il y avait toujours une personne là-dedans. Allais-je devoir attendre qu'elle s'en aille?

Je fis les cent pas dans les couloirs et ne trouvais aucune moyen de m'occuper que d'assommer le garde qui venait de m'apercevoir avant qu'il ne se mette à crier quoi que ce soit. Quel minable! Sentant mon coeur battre un peu plus vite à chaque fois que je cru entendre quelqu'un bouger de l'autre côté de la porte, je restais sur mes gardes.

La personne qui se trouvait là paraissait assez calme. Comme si elle entendait quelque chose... Ou quelqu'un? Avait-elle comprit que j'étais là? Je m'étais pourtant montré discrète. Enfin, certains humains ont des sens plus développés que d'autres. Cela ne m'arrange pas trop. Est-ce le prix à payer pour s'être ennuyé plus d'une semaine et d'avoir enfin trouvé quelque chose de divertissant à faire? Ce n'était pas grand chose en soit.

Si il ne comptait pas sortir de cette pièce avant que je lui fasse honneur de ma présence, je suppose que j'allais me déplacer pour cet être simplet au lieu de rentrer bredouille comme si j'étais une simple voleuse, acceptant d'admettre sa défaite. Chose que bien sûr, je refusais de faire.

En faisant tourner la poignée comme si je rentrais chez n'importe qui, j'eus le droit à la comédie de l'homme qui se jetait sur sa proie, profitant de sa surprise pour l'immobiliser.

« Bonsoir, Milady… »

" Bonsoir, petit con" , avais-je envie de répondre. Franchement... Au moins, il avait le mérite d'être poli. Cette courtoisie faisait partir mon envie de lui cracher à la gueule. Ce désir de l'insulter avec ce geste reviendrait peut être plus tard, qui sait? En me doutant qu'il allait profiter du fait que mon temps de réaction soit moins rapide que d'habitude, j'aurais peut être pu l'éviter en regardant cet insecte s'écraser lamentablement au sol mais je n'avais pas le temps pour ce genre de farces puériles... Ca aurait été drôle tout de même.

Il serra mon poignet avec un peu plus de force, espérant sous doute une quelconque réaction de ma part. Cela me donnait envie de lui rire au nez. Enfin, mes mains étaient prises. J'étais faite comme un rat. Je pouvais l'entendre de sa douce voix effrayante:

« Pourrai-je avoir l’honneur de savoir à qui ai-je affaire avant de trancher votre jolie gorge ? Je n’aime pas les cadavres anonymes… »

Je ricanais en l'entendant clamer sa victoire un peu trop vite. Quelle naïveté affligeante... Pour qui me prenait-il? Pensait-il vraiment que parce que il serrait mes mains, je ne pourrais pas utiliser mes jambes?

Dans cette position, ça pouvait être plus compliqué mais je ne m'en faisais pas trop. Un fin sourire aux lèvres, je murmurais:

- Te laisser me trancher la gorge? Ha ha... Excuse moi de te décevoir mais j'ai prévu un programme plus amusant en ce qui concerne ton cas.

Sans lui laisser le temps de répondre ou de réagir, je lui donna un violent coup de pied à l'entre-jambe, de manière rapide et adroite. Le regardant flancher en arrière, je me redressais pour enfin le plaquer contre le mur.

<< C'est bien mieux comme ça. >>

Mon sourire se fit plus cruel à chaque seconde. Je posais mes mains sur son cou, prête à réagir si jamais il tentait quoi que ce soit d'autre.
Quel immonde énergumène!


PS: Teehee >8D !



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MessageSujet: Re: Une ombre parmis les ombres [ pv Famita]   Sam 19 Juil - 13:59








Coup

Sens 1 Choc physique, trace laissée par ce choc.
Sens 2 Forte émotion
Sens 3 Mouvement, geste rapide.


La douleur aiguë  qui irradia de son entrejambe, fit lâcher sa prise au prince. Par pure réflexe, le jeune homme porta  ses mains à ses bijoux de familles meurtris. L'intruse profita de sa faiblesse pour le plaquer contre le mur et encerclait de ses doigts fins mais habiles le cou de sa victime.

« - C'est bien mieux comme ça. »

se moqua-t-elle.

La sale petite garce, elle était sûre de sa victoire. L'héritier du royaume d'ogléan se maudit de l'avoir sous estimé.  

Mais dans cette situation, Scylla n'était pas homme à se laisser étrangler sans rien faire. Désarmé et sans baguette, il était pourtant tout à fait à même de venir à bout de cette venimeuse donzelle .

Qu'allait il faire ? Le plus simple serait de la repousser violemment en utilisant son bjor. Le bouclier défensif du mage l'enverrait s'écraser sur le mur d'en face la sonnant assez pour lui laisser le temps de ramasser le poignard qu'il avait laisser tomber sur le sol. Après il n'aurait plus qu'à la tuer en lui tranchant la gorge puis à appeler les serviteurs pour qu'ils nettoient le plancher.

Oui c'était là, la solution la plus simple.  

Le magicien observa son assaillante. C'était une jeune femme. 17 ans à peine. Les deux couettes de chaque coté de sa tête infantilisés sa silhouette pourtant bien adulte. Le petit vent de la nuit provenant de la fenêtre ouverte fit danser sa longue chevelure ébène. Les quelques rayons de lune qui filtrèrent alors de derrières les rideaux éclairèrent la peau diaphane de son assaillante. Une assassin aux allures de poupée.

Ses yeux rubis brillaient de la même lumière sauvage et rougeoyante que ceux du prince. Ils étaient comme deux bêtes sauvages se faisant face ; si le prince la dépassait d'une bonne tête, on n'aurait pu dire lequel des deux était le plus menaçant. Deux grands fauves guettant la moindre défaillance de l'autre pour se sauter à la gorge.

Sans prévenir, Scylla plaqua ses lèvres sur celle de la jeune fille. De sa main gauche, il saisit sa nuque pour l’empêcher de se dérober à ce violant baiser.  Son bras droit s'enroula autour de ses hanches l'attirant tout contre lui et l’empêchant par la même de se servir des armes qu'elle avait sans doute dissimuler dans ses habits.

Si elle le souhaitait la demoiselle pouvait encore l'étrangler. Mais le blondinet semblait n'en avoir cure profitant honteusement des lèvres tendres et délicates de sa captive.

Après de longues minutes, quand le prince relâcha enfin son étreinte, il eut un sourire carnassier :

« - Vous avez raison Milady, c'est bien mieux comme cela. »


Son ton était courtois et pourtant moqueur. À l'entendre, on aurait pu croire que le jeune homme se trouvait dans une réunion mondaine à badiner et échanger quelques bons mots avec une des délicates invitées.

« -  Maintenant pourriez vous me dire la raison qui a poussé une une charmante jeune dame telle que vous à se glisser furtivement dans mes appartements à une heure aussi tardive ? »


Sa voix se modula pour tourner vers l'ironie quand le magicien  enchaîna avec un air joyeusement effronté :

« -Je me flatte d'être bel homme, mais une gamine telle que vous ne doit pas être intéressée par la bagatelle. Dans le cas contraire, sachez qu'en matière de femme comme en matière de tabac , je suis fort exigeant. Malgré un  physique avantageux pour lequel je vous rends un fervent hommage, je crains que vous ne soyez pas à la hauteur de vos ambitions. sans vous offenser. Je vous concède que les relations musclés ne m'ont jamais rebutées, mais dans le cas présent, vos préliminaires sont un peu trop violent à mon goût.  »

Puis son intonation se fit plus dure, son regard se chargea de menace sans pour autant faire disparaître son sourire malicieux, comme si la situation l'amusé énormément :

« - Trêve de plaisanterie. Si vous aviez voulu me tuer, vous m'auriez déjà étrangler. Et même si je ne doute pas que maintenant l'envie de me tordre le cou ne vous manque pas, ce n'était pas votre attention première. Alors que voulez vous ? »


La question était posée, aurait il une réponse à la hauteur?

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Famita Karan
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MessageSujet: Re: Une ombre parmis les ombres [ pv Famita]   Mar 5 Aoû - 21:58

Suite à la vive douleur qu'il a du éprouver lorsque je me suis amusé à lui donner un coup dans ses précieux bijoux de famille, je le regardais plaqué contre le mur avec une telle force qu'on finissait par se demander si je n'étais pas un homme sous cette robe. Mais je suis mieux que cela, un dieu. Il ne tarderait sûrement pas à réagir.

J'aurais jugé que cet ville était ennuyante pourtant. J'ai bien faillis rentrer bredouille avant la fin de la semaine et les gardes qui gardaient cet endroit n'était pas si forts que ça. J'aurais dû me douter que même sans me donner à fond, j'en aurais assommé plus d'un mais il semblerait que je me suis beaucoup amélioré depuis la dernière fois. Parce que je n'ai pas envie de me retrouver attrapée par des gardes royales comme à l'Empire Kou et devoir me soumettre à leur férocité? Hm, peut être. Tout les coups bas étaient permis.

Je sentis des lèvres dégoutantes se coller aux miennes. Oh? Ma nuque fut mobilisé par son bras gauche tandis que le droit tenait mes hanches. Sûrement pour m'empêcher d'utiliser mes armes qu'il avait déjà remarqué. J'aurais du faire encore plus attention une fois que je m'étais débarrassé des gardes. Mais le mal était fait. Ma première pensée était de m'enfuir pour me laver les lèvres qui venait d'être souillées par un primate écoeurant malheureusement ça risque d'être plus compliqué que je ne le pense.

Que faire de plus que de répondre au baiser en mettant sa fierté de côté? Je lui réserve cependant un petit cadeau par la suite. Je le laissais donc faire, non pas sans dégoût. Mais remettons notre colère à plus tard. S'énerver ne servirait à rien. Il était débile. Que pouvais-je faire d'autre que d'avoir pitié de lui car il celui-ci n'avait apparemment pas comprit quelle femme il avait osé embrassé?
C'est alors que le primate relâcha son étreinte, me libérant un peu par la même occasion. Se battre au corps à corps restait une chose difficile quand on était enfermée dans une salle qui ne doit pas être plus grande que la salle de bain de cette demeure, avec un être qui semblait aussi fou que insolent. Il fit un sourire carnassier:

« - Vous avez raison Milady, c'est bien mieux comme cela. »

Sans réagir à ces propos de la part de cet homme qui méritait bien des insultes, je me contentais de lui répondre sur un sourire faussement courtois non sans dissimuler toute trace de mépris qui se trouvait dans mes yeux. Les mains dans le dos, sans qu'il ne le remarque, je replaçais mes lames, continuant de soutenir calmement son regard.

« - Maintenant pourriez vous me dire la raison qui a poussé une une charmante jeune dame telle que vous à se glisser furtivement dans mes appartements à une heure aussi tardive ? »

La question qu'une voleuse redoute en général. Une voleuse qui était peut être aussi un assassin si on comptait le nombre d'hommes qui avaient survécut aux coups. Enfin, il restait des êtres vivants pour l'emmerder. Ca c'est un peu nul.
Il est vrai qu'il se faisait tard. Je ne pouvais pas me faire passer pour une servante ou un membre de la famille royale devant le primate aux yeux rouges qui ne serait certainement pas dupe, après la manière dont j'étais rentrée dans sa chambre. Je me contentais juste de hausser les épaules, m'approchant de lui, sournoisement:

- Je cherchais quelque chose. Mais il n'y a rien susceptible de m'intéresser, apparemment, ici.

J'insistais bien sur le mot rien en posant mon regard rubis dans le sien. Rien ne le différait des autres hommes. C'était un pervers, il avait l'air fourbe, mais rien de plus. A part peut être qu'il était un peu bizarre. Peut être parce qu'il embrassait mal? Voilà que malgré la manière dont je l'avais rembarré, magnifique donc, l'homme continua sur sa lancée, sans en oublier de me regarder avec son air ingrat:

-Je me flatte d'être bel homme (retenons nous de rire !) , mais une gamine telle que vous ne doit pas être intéressée par la bagatelle. Dans le cas contraire, sachez qu'en matière de femme comme en matière de tabac , je suis fort exigeant. Malgré un physique avantageux pour lequel je vous rends un fervent hommage, je crains que vous ne soyez pas à la hauteur de vos ambitions. sans vous offenser. Je vous concède que les relations musclés ne m'ont jamais rebutées, mais dans le cas présent, vos préliminaires sont un peu trop violent à mon goût. »

Pas une réaction devant ses dires. Pas un tremblement de rage, ni même un froncement de sourcils. Il ne mérite pas ce plaisir. Il semble apprécier me qualifier déjà en me qualifiant de gamine, ce que je ne suis assurément pas, cet homme doit avoir des problèmes de vue pour faire une telle erreur, si l'hommage est le baiser je préfère m'abstenir de tout commentaire et maintenant voilà qu'il parle de mes ambitions. Voler n'est pas une très grande ambition au bout d'une semaine dans une ville où on n'a rien trouvé, c'est plus un signe d'ennui désespéré.
Maintenant je suis dans la même pièce qu'un gars qui a souillé mes lèvres, qui voulait sans doute me tuer autant que moi j'avais souhaité lui sauter à la gorge il y a quelques minutes, et rien ne m'assure que ce n'est toujours pas le cas, il est plus intelligent que la manière dont je peste contre lui mentalement pourrait le faire croire, personne ne me sauvera et même si les serviteurs de l'homme se réveillaient, ils me remercierons sûrement de m'en être pris à eux et à ce type à leur manière. Je commence par prendre l'habitude de me mettre dans des situations de danger depuis que je me suis battu contre... Comment elle s'appelle déjà? ... Altair. Surtout dans l'Empire Kou.

« - Trêve de plaisanterie. Si vous aviez voulu me tuer, vous m'auriez déjà étrangler. Et même si je ne doute pas que maintenant l'envie de me tordre le cou ne vous manque pas, ce n'était pas votre attention première. Alors que voulez vous ? »

Son regard rempli de menace s'ancra dans le mien. Il gardait un sourire malicieux au visage comme si il s'amusait.

Note personnelle: En gros, on dirait un taré. Je sens que je vais bien m'entendre avec lui.

Je devrais sans doute trembler car il n'avait pas l'air de plaisanter. Mais l'orgueil l'emportait sur elle. Je me posais contre lui avec un petit sourire aux lèvres, mettant mon front contre le sien. Je pouvais presque entendre sa respiration et cela n'était pas rassurant. Il réagirait d'une manière encore moins délicate.

- Vous transmettre un présent, avec toute la compassion dont je suis capable de faire preuve à l'égard d'un bigleux.

Un baiser. Si on pouvait appeler ça comme ça. A peine les mots prononcés, et le rapprochement de mes lèvres contre les siennes, des lèvres que je mordais avec autant de hargne qu'une bête sauvage et enragée. Je sentais des perles de sang couler. Mais ce n'était sûrement rien comparé à ce qui suivra ce cadeau.

Je reculais doucement, essuyant le sang appartenant au primate de mes douces lèvres. Je n'avais pas répondu à sa question. Cette réponse était comme une invitation à se battre, maintenant que j'étais persuadée qu'aucune autre personne ne viendra nous déranger pour un long moment... Un long et interminable moment.




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MessageSujet: Re: Une ombre parmis les ombres [ pv Famita]   Jeu 7 Aoû - 16:48








Morsure

Plaie que cause avec ses dents un animal ou un être humain qui mord.


Scylla se sentait d’humeur joueuse.

Les réponses remplies de fiel de cette demoiselle lui plaisaient.

Pas que toute envie de tuer cette impudente l’ait quitté, mais juste qu’il appréciait à sa juste valeur l’insolence de la jeune femme qui se tenait en face de  lui. Il était tellement rare qu’on lui tienne tête ainsi. La plus part des gens se pliait bien trop vite à ses envies sans aucunes résistances. Alors que là. Il venait de tomber sur une perle rare. Une véritable femme castratrice dans toute sa splendeur.

Elle était si sûre d’elle que le péché d’orgueil se lisait jusque dans son regard de braise.

Mais cette douce innocente avait-elle seulement conscience du danger que représentait le prince rouge ? Visiblement non. Et le jeune homme avait bien envie de continuer cette petite comédie, juste pour le plaisir du frisson. Car oui, cette femme venait de lui apporter la petite dose d’adrénaline qui avait tant manqué à son voyage.
Lequel des deux se lasserait de l’autre en premier ? Lequel attaquerait ? Jusqu’où cet échange pouvait-il allé sans dégénérer en bain de sang ? Question éminemment excitante.

Alors quand l’inconnue lui mordit les lèvres, le chevalier se contenta juste de la giflée violement. Assez fort pour la remettre en place, mais mas trop pour ne pas lui faire réellement mal. Elle garderait juste la marque rouge de ses cinq doigts et de sa chevalière sur sa joue pale durant quelque jour. De quoi rabaissé son orgueil et augmenter sa hargne.

Continuant à afficher une mine réjouie, l’homme blond passa une langue gourmande sur sa lèvre meurtrie, savourant le goût cuivré de son propre sang.

«  Vous êtes une charmante petite garce Milady et je me passerai bien de vos présents s’ils sont tous du même acabit. Mais après tout, j’aurai dû me méfier… une chienne enragée ne peut que mordre faute de pouvoir offrir une conversation civilisée.»

Scylla lui offrit un sourire faussement charmeur.

Puis le jeune homme secoua la tête pour se calmer.
Que lui prenait il à frapper une faible demoiselle? Voici une attitude fort peu honorable.

Finalement plus amical l'homme aux yeux rouges ajouta, s'éloignant de la jeune femme pour aller prendre son sceptre magique posait sur un fauteuil.

«  Enfin... sachez ma dame que ce n'est pas dans mon habitude de molester les femmes. J'éprouve habituellement un profond respect pour les personnes de votre sexe. Mais comprenez qu'après votre intrusion ici et vos propos remplis d'insolence, je ne pouvais pas laisser votre comportement impuni.  »

Avec souplesse, le mage saisit le manche de son arme magique:

«  Vu mon rang et mon statut d'invité de l'empire Kou, j'aurai pu aisément vous tuer sans que nul trouve à redire. Ou bien même demander à ce que l'on fasse intervenir la garde et qu'on me rapporte votre tête pour laver votre outrage. Mais vous m'amusez Milady...»

Scylla inclina la tête vers la donzelle:

«  Allez, si vous le souhaitez, je vais faire preuve de clémence et vous laisser partir. Mais si vous préférez rester... je vous propose que nous ayons une conversation un peu plus courtoise et que vous me disiez ce que vous cherchez vraiment.  Ce ne sont pas mes richesses qui vous intéresse n'est ce pas?»

Le prince redevenu gentleman, tira une chaise comme pour l'inviter à s'asseoir. Lui même s'installa tranquillement dans le fauteuil derrière le bureau. Il continuait à regarder l'inconnue en souriant.  

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Famita Karan
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MessageSujet: Re: Une ombre parmis les ombres [ pv Famita]   Ven 8 Aoû - 15:45

Ca faisait mal. Le coup fut assez fort pour me laisser une marque sur le visage, sans doute. Pas trop sonnée, je tourna la tête vers l'homme. Mon orgueil en aurait sûrement prit un coup et la rage qu'une personne ressent suite à ce genre de coups plutôt violents. Mais je n'étais pas bouleversée... Non plus... Ennuyée. Ce n'est pas très amusant.
J'observai maintenant avec un profond désintérêt l'être humain qui souriait, suite à ma provocation, comme si c'était la goutte d'eau qui faisait déborder le vase mais qui semblait amusé. Intéressé.

"Au moins un qui s'amuse.", pensais-je cyniquement. La gifle qui venait de me donner ne m'avait pas vraiment vexé en elle-même. La manière dont il avait réagit me donnait envie de soupirer. Cette réaction. C'est la même que celle des autres hommes brutales et avides de pouvoir. Le type de personnes que j'ai beaucoup croisé dans ma vie sans compter l'ancien empereur de Qishan.

Je me souviens de la dernière fois que j'ai eu le droit à autant de brutalité. C'était cette ancienne esclave. Mais avec elle, j'éprouvais un certain plaisir. Alors que là je me contentai de poser mes bras, croisés, sur ma poitrine loin d'être inexistante, ne cherchant même pas à savoir ce qu'il avait derrière la tête.

Comme c'est agaçant. Il y a quelques minutes encore, je n'aurais même pas décrit le blond comme un spécimen intéressant mais alors là, il n'y a plus aucun risque.

« Vous êtes une charmante petite garce Milady et je me passerai bien de vos présents s’ils sont tous du même acabit. Mais après tout, j’aurai dû me méfier… une chienne enragée ne peut que mordre faute de pouvoir offrir une conversation civilisée.
»

Toujours le même air impassible au visage, je me contentais de répondre d'une voix aussi ennuyée que je l'étais, me fichant pas mal qu'il appréciait mon présent ou pas maintenant.

« C'est plutôt déplacée venant de la part d'un homme aux lèvres grasses qui croyant avoir tout les atouts pour plaire, pense être permis de souiller les lèvres des dames. Enfin je suppose que vous avez raison, avoir une conversation civilisée avec vous ne mènera à rien et je dis pas ça parce qu'avec des termes comme "garce" ou "chienne", vous êtes loin de relever le niveau de la conversation. »

C'est alors que je vis le type se calmer en secouant la tête comme si il venait de se rendre compte qu'il s'était comporté comme un mufle. Loin de me soucier plus de son état d'esprit, je le regardais comme si j'observai le mur qui se trouvait derrière lui.

« Enfin... sachez ma dame que ce n'est pas dans mon habitude de molester les femmes. J'éprouve habituellement un profond respect pour les personnes de votre sexe. Mais comprenez qu'après votre intrusion ici et vos propos remplis d'insolence, je ne pouvais pas laisser votre comportement impuni. »

Sans faire trop attention à ce que le type venait de dire même si il avait raison quand il disait que je m'étais comporté de manière insolente, ce coup, je l'avais cherché, je contemplais toujours le mur, commençant franchement à le trouver bien plus intéressant que le primate. Cet humain qui n'est pas le premier à avoir rejoint le groupe des sous-humains. Jolie couleur. Ses doigts sales avaient laissé leur belle empreinte sur ma joue pâle, je ne pense pas que ça passera inaperçu mais comme je le disais, j'ai l'habitude, je gardais mes bras sur mon buste quand le jeune homme attira pendant un quart de secondes mon attention en montrant le manche de son arme.

« Vu mon rang et mon statut d'invité de l'empire Kou, j'aurai pu aisément vous tuer sans que nul trouve à redire. Ou bien même demander à ce que l'on fasse intervenir la garde et qu'on me rapporte votre tête pour laver votre outrage. Mais vous m'amusez Milady...»

Il m'avait calmé et mit au courant sur la situation. Il parlait de la garde, persuadé qu'ils apporteraient ma magnifique tête alors que cette même garde se trouvait hors d'état de me nuire à l'heure actuelle. Je m'enfuirai par la suite si la situation tourne mal. Ce n'était pas le cas pour le moment. Mise à part la gifle qui était tombée en même temps que le peu d'espoir que j'avais d'avoir de l'estime ou même un quelconque intérêt pour le primate, rien d'autre n'était arrivé.

Je l'amusais, disait-il. Si il savait à quel point je m'ennuie. Que je l'amuse assez ou pas pour me maintenir en vie ne m'intéressait peu, l'important c'était de quelle manière je le voyais, lui. J'aurais éprouvé une certaine satisfaction en voyant que notre intérêt l'un pour l'autre venait d'être confirmé. Hélas, ce n'était pas le cas. Il me voyait peut être comme un jouet ou une attraction amusante pour passer le temps mais moi je restais convaincue qu'il n'y avait rien qui puisse m'inciter à vouloir en savoir plus pour lui.

Pour l'instant c'était le vingt quatrième homme à lever la main sur moi, ou une personne de mon entourage parfois, et qui se calmait comme si il regrettait ses soudaines pulsions meurtrières qui confirmaient qu'il était fou. C'est tout.

Ma plus grande peur est de m'endormir avant la fin de la journée maintenant. D'un air terriblement ennuyé, je voyais mon interlocuteur taré incliner la tête vers le côté:

« Allez, si vous le souhaitez, je vais faire preuve de clémence et vous laisser partir. Mais si vous préférez rester... je vous propose que nous ayons une conversation un peu plus courtoise et que vous me disiez ce que vous cherchez vraiment. Ce ne sont pas mes richesses qui vous intéresse n'est ce pas?»

Ayant maintenant remit son masque de gentleman, le sous-homme tira une chaise pour m'inviter à m'asseoir avant de reprendre son sourire insupportable et s'asseoir sur celle qui se trouvait derrière le bureau.

Je m'assis donc avant que l'idiot ait eut le temps de me faire une remarque désobligeante et répondit, n'ayant rien à cacher, maintenant que la situation était ce qu'elle est.

- Je m'ennuie et nous sommes à Kou, un Empire où avoir plus que quelques informations dessus serait bien utile. Cela répond à la question? Parce que c'est tout ce qu'il y a à savoir.
»

Sans me soucier de la réponse, je me contentai de poser ma jambe par dessus l'autre en regardant toujours le blond avec une certaine froideur, celui-ci n'étant même pas assez divertissant pour se trouver dans la catégorie des jouets amusants. Quel monde pourrie. Quelles terres pourries. Quel homme pourri.



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MessageSujet: Re: Une ombre parmis les ombres [ pv Famita]   Dim 10 Aoû - 11:48








Invitation

Action d'inciter quelqu'un à faire quelque chose


D'un geste nonchalant, le mage alluma d'un simple sort, l'ensemble des bougies de la pièce. La chambre était maintenant brillamment éclairée. Cela permis au jeune homme de mieux détailler son invitée quand elle s'assit devant lui.

Certes, elle était plutôt mignonne. Mais l'air qu'elle affichait aurait rebuté plus d'un homme. Du moins en théorie. Car ce n'était pas le cas de Scylla, de plus en plus intéressé par son comportement atypique et ses réactions imprévisibles.

Tout comme ses réponses d'ailleurs...

« - Je m'ennuie et nous sommes à Kou, un Empire où avoir plus que quelques informations dessus serait bien utile. Cela répond à la question? Parce que c'est tout ce qu'il y a à savoir.»

Le prince lui sourit

« - Des informations sur l'empire Kou ? Je crains que vous n'ayez frappé à la mauvaise porte pour avoir ce type de renseignements. Je ne suis qu'un de leurs partenaire commercial. Après... cela dépend bien sur du type d'informations que vous souhaitez car... »

Le fils d'Ogléans fut interrompu par l'arrivée en trombe d'un homme en pyjama, tenant un gourdin et fonçant sur l'intruse l'air déterminé à l’assommer. Le personnage affiché lui même une énorme bosse sur le coin du crane.

Scylla l'arrêta d'une simple phrase :

« Il suffit Alfred ! »

Les mots claquèrent.
Le serviteur s'arrêta, penaud, baissant son arme sans vraiment savoir que faire. Regardant alternativement son maître et la femme, sans comprendre.

Le prince se leva calmement et se dirigea vers son valet en souriant :

«  Alfred... cette demoiselle est mon invitée. Je vous prierez donc d'éviter de l'attaquer ainsi. D'autant que comme vous le constatez, vous nous avez interrompu en plein milieu d'une conversation. D'ailleurs, je serai ravi que vous nous apportiez une petite collation nocturne dont vous avez le secret. Ce délicieux thé de l'empire que vous m'aviez proposé tantôt agrémenté de quelques unes de vos délicieuses pâtisseries me semble adéquate. »

Le chevalier se tourna tout sourire vers « son invitée » :

«  à moins que vous ne préfériez quelque chose de plus fort ? »

Puis il s'intéressa à nouveau à son serviteur le regardant d'un œil critique :

«  Et pour l'amour des rukhs Alfred, allez vous habiller et soigner cette vilaine bosse. »

Le quinquagénaire rougit, s'inclinant devant le prince avant de s'en aller par la porte l'air gêné. Scylla sourit en secouant la tête , puis il retourna s'asseoir en face de la demoiselle.

«  Veuillez excuser cette intrusion. Alfred est un brave homme que j'ai à mon service depuis ma naissance. Il est de ce fait quelque peu protecteur. Mais il s'agit là d'une des rares personnes que j'apprécie réellement. D'ailleurs... vous avez l'air de ne pas l'avoir épargné. Tous les membres de ma maisonnée sont ils dans cet état ? »

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Dernière édition par Scylla le Jeu 14 Aoû - 22:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une ombre parmis les ombres [ pv Famita]   Mer 13 Aoû - 14:46

L'être aussi immonde que n'importe quel homme terriblement pathétique me dévisageait, non pas vraiment vexé par le fait que je me désintéressai totalement de lui. Je soupirai intérieurement. Sans doute pensait-il que j'allais être touchée dans mon orgueil. Je ne m'étais pas trompé sur la manière de réagir des jeunes filles en fleur dans ce genre de moments. Mais voilà, je n'étais pas comme n'importe quelle femme. J'étais au dessus d'elle, ô bien au dessus de tout ce qu'elles représentaient.

Il souriait même en me répondant, une réponse décevante, comme si j'avais pu être déçue par autre chose que son existence :

« - Des informations sur l'empire Kou ? Je crains que vous n'ayez frappé à la mauvaise porte pour avoir ce type de renseignements. Je ne suis qu'un de leurs partenaire commercial. Après... cela dépend bien sur du type d'informations que vous souhaitez car... »

Je m'apprêtais alors à me lever, lui soufflant que puisqu'il ne pouvait m'aider, même en une chose aussi simple que me donner quelques informations, seulement une chose que je ne savais pas et qui pouvait être utile m'aurait suffit, mais qu'il ne pouvait réaliser, je ne trouvais aucun moyen de rester.

Mais un homme en pyjama nous interrompt. Le premier type que j'avais frappé, donc le premier à s'être réveillé, en m'aventurant dans ce bâtiment. Cet être un peu pathétique avec la bosse que je lui avais infligé, ma gentillesse a permit qu'il s'en sorte sans bleus, s'était un peu plus agité que les autres en voyant qu'une inconnue s'introduisait là où son maître se trouvait. Une personne qui avait encore des choses à protéger, pensais-je avec un certain envie.

Je me mettais à envier l'homme qui s'approchait de moi. Un être minable qui n'avait même pas su hurler lorsque je lui avais donner des coups au ventre. Il avait ses raisons mais maintenant j'avais également les miennes pour riposter. Prudente, je ne me leva même pas du canapé, me contentant de montrer l'une des armes tranchantes qui se trouvait placée sur un de mes beaux doigts.

Après tout son maître m'avait frappé, si il n'était pas aveugle en plus d'être muet, il pouvait discerner la marque que le coup m'avait laissé, je faisais encore vaguement confiance en la perspicacité humaine, mais j'avais tord. L'être humain ne réfléchit pas quand il est dans une situation de panique.

Cela ne tourna pas au drame car le blond se leva en prenant la parole.

« Il suffit Alfred ! »

Je reposai mon doigt, méfiante en dévisageant le serviteur qui s'apprêtait à lever la main sur moi d'une manière glaciale, le voyant, perdu. Je le serais sans doute aussi à sa place si je me laissais dominer par les réactions d'un être vivant normal. N'est-il pas habitué à ce que son maître reçoive des invités qu'il a frappé il y a quelques heures? A ce qu'il parait, non. Tandis que le dénommé Alfred, c'est un nom plutôt étrange, paraissait confus, son maître lui sourit en lui expliquant, si on pouvait formuler ça comme ça:

« Alfred... cette demoiselle est mon invitée. Je vous prierez donc d'éviter de l'attaquer ainsi. D'autant que comme vous le constatez, vous nous avez interrompu en plein milieu d'une conversation. D'ailleurs, je serai ravi que vous nous apportiez une petite collation nocturne dont vous avez le secret. Ce délicieux thé de l'empire que vous m'aviez proposé tantôt agrémenté de quelques unes de vos délicieuses pâtisseries me semble adéquate. »

Posant mes doigts sur ma robe, j'observai la scène. Peu importe à quel point ces pâtisseries étaient "délicieuses" , après m'être infiltré dans la maison d'un prince, assommé ses gardes, m'être prit une gifle, je doute que je sois la bienvenue ici. Peut être me trompais-je car le blond semblait être intéressé par ma personnalité, chose que je peux comprendre. Mais seule une sotte pourrait accepter de goûter aux mets d'une personne qui a tenté de lever la main sur elle, après qu'elle-même l'ait assommé, sans craindre d'être empoisonnée.
Non, ce n'était pas vraiment des craintes mais avouer que s'étouffer pour avoir mit sa méfiance de côté, c'était assez moche. Oui, j'avais dis m'étouffer et non mourir. J'avais un estomac à toute épreuve, mais je ne souhaitais pas montrer de quelle manière celui-ci tenait le coup juste en m'amusant à grignoter les plats d'un ennemi.

« à moins que vous ne préfériez quelque chose de plus fort ? »

Je souris d'un air faussement amusé au primate, sans prendre en compte le fait que son crétin de majordome était toujours dans la pièce.

- Et bien, on frappe une invitée et ensuite on lui propose ce genre de choses? Comme c'est charmant de votre part. » fis-je avec ironie.

J'avais toujours les mains posés sur ma robe mais j'étais prête à m'en servir si celui-ci voulait me forcer à boire. Non pas que je ne tienne pas l'alcool, mais comme un vil être humain, mes pensées se retrouvent embrouillées. Il fallait vraiment refaire ce monde si il était rempli de malotrus comme lui qui ne donnait en rien l'envie à une demoiselle de boire de l'alcool pour lui livrer tout ses secrets et se laisser ainsi manipuler ou se retrouver empoisonnée.

Oui, je continuais de penser que ce n'était pas une bonne idée pour ma précieuse santée de poser mes lèvres sur n'importe quelle coupe qu'il pouvait me proposer. Alfred avait l'air assez empoté dans son pyjama et n'avait pas l'air d'être le genre d'hommes de s'amuser à empoisonner les femmes mais espérer qu'il pouvait se montrer plus sage que lui et réussir à rattraper son maître pourrait être stupide.
Cette expression perdue qu'il a au visage pouvait aussi venir du fait qu'il se doutait de ce que son maître s'apprêtait à faire et bien qu'il ne puisse rien faire contre cela, restait toujours aussi surpris contre les pensées obscures de celui-ci.

« Et pour l'amour des rukhs Alfred, allez vous habiller et soigner cette vilaine bosse. »

Mon sourire disparut aussi vite qu'il était apparut en entendant le mot "rukhs". Ce fut comme si une lumière venait de s'allumer dans mon esprit et ne pouvait plus s'éteindre. Mais j'en laissais rien voir et gardais mon calme, le regard posé sur le serviteur qui rougissait tout en s'en allant. Il avait sans doute réveiller d'autres hommes. Je ne pouvais me permettre d'enfoncer mes ongles dans la peau du chevalier pour récolter des informations sur ces "rukhs", alors qu'il ne l'avait mentionné que dans une phrase, sans intérêt et cela pourrait le faire croire que j'ai un quelconque intérêt pour lui.

« Veuillez excuser cette intrusion. Alfred est un brave homme que j'ai à mon service depuis ma naissance. Il est de ce fait quelque peu protecteur. Mais il s'agit là d'une des rares personnes que j'apprécie réellement. D'ailleurs... vous avez l'air de ne pas l'avoir épargné. Tous les membres de ma maisonnée sont ils dans cet état ? »

La réponse à cette question paraissait pourtant évidente. Il la connaissait alors pourquoi demander? Juste pour le plaisir de parler. Sa voix est insupportable, je ne comprends pas quel plaisir cela pourrait procurer. J'ai évité de foutre le carnage en assommant les êtres qui se rebellaient avec le manche de mon couteau. Ils n'étaient pas assez réactifs et n'avaient pas le temps de crier à leurs collègues, déjà dans un sale état, de sauter sur une femme ou prévenir leur maître.

Apprécier? Ce prince était donc capable de faire preuve de compassion à l'égard de quelqu'un? C'était assez surprenant mais je suppose que tout les hommes étaient comme ça. Et toute les femmes. C'est certainement moi qui ne suis pas normale d'apprécier aucune autre personne que moi-même. Je n'ai rien à aimer ou à protéger.

Je me contentais de fixer le prince, sans répondre à sa question et recommence à sourire d'un air malsain.

- Il y a donc des êtres que vous êtes capable d'apprécier ?

Je ne m'attendais pas à une réponse de sa part. Le silence suffisait tout aussi bien. Ce n'est pas comme si cela m'intriguait plus que cela. C'était une question toute simple que j'aurais posé à n'importe qui.



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MessageSujet: Re: Une ombre parmis les ombres [ pv Famita]   Ven 15 Aoû - 12:22

« - Il y a donc des êtres que vous êtes capable d'apprécier ? »

Scylla sourit inclinant la tête avant de porter sa main droite à sa poitrine :

«  - Ma dame, bien que les sentiments soient des oeilléres qui altèrent notre jugement, j'admets avoir cette faiblesse. »


Il haussa les épaules et continua :

«  Je ne suis qu'un être humain imparfait par nature comme tant d'autres sur cette terre. Malheureusement, à ma connaissance, nul homme n'a su se défaire complètement de ce fardeau. La haine, l'amour, l'amitié, le désespoir, nous y sommes tous sujet à plus ou moins grande échelle et parfois même contre notre volonté. Après tout... c'est là le destin de simples jouets. »


Le prince se tut quelques instant avant de reprendre sans se départir de son sourire :

«  Mais trêve de philosophie. Comme je vous le disais avant que nous soyons malencontreusement interrompu... concernant l'empire Kou et les renseignements que vous souhaiteriez recevoir, tout dépend de ce que vous voulez savoir. Je ne peux vous offrir des informations exactes sur ses forces ou ses alliances. Je ne sais que ce qui est officiels. C'est à dire fort peu. Par contre, en tant que partenaire commercial, je suis assez au fait de sa richesse et en tant que personne de sang royal, de la composition de la cour impériale. »


Le jeune homme blond posa ses coudes sur le bureau et croisa ses doigts sous son menton. Il observait intensément le visage de son interlocutrice essayant de déterminer qui elle était. S'il s'agissait d'une espionne, la jeune femme réagirait à la question militaire. Dans le cas d'une voleuse le mot richesse aurait peut être un impact. En tant qu'assassin... non définitivement cette demoiselle n'en était pas un. Elle pouvait tuer, le mage en était certains. Il n'y avait pas de doute à avoir sur le fait que cette excentrique inconnue avait la force, les armes et le sang froid pour. Mais les rukhs qui l'entouraient étaient trop clairs pour indiquer que ce curieux personnage avait sauté le pas pour devenir professionnelle.

Alors le fils d'Ogléans attendait la réponse de la demoiselle en silence.

C'est alors qu'ils furent de nouveau interrompu par de légers coups à la porte. Sans se lever Scylla demanda à la personne d'entrer. C'était le majordome poussant un petit chariot recouvert d'un service à thé en porcelaine et de pâtisseries fines.

Le sourire du chevalier s'agrandit.

«  Toujours aussi diligent mon cher Alfred. Entrez, je vous prie. Posez cela sur le bureau. Je sais que ce n'est pas très conventionnel, mais pour ce soir, nous feront exception aux convenances. »


Le vieille homme pénétra dans la pièce d'un pas silencieux. Il était maintenant vêtu d'un sobre costume sombre à queue de pie, un monocle sur un œil et le front fraîchement bandé. Sans jeter un regard à « l'invitée » , il s'empressa de faire le service avant de s'incliner attendant d'autres ordres de son prince.

Le mage se contenta de le congédier.

«  Ce sera tout, Merci. Vous pouvez vous retirer maintenant. »

Toujours sans un bruit , le discret quinquagénaire sortit de la chambre , fermant silencieusement la porte derrière lui.

Pendant ce temps , Scylla prit sa tasse et huma le doux parfum du thé au Jasmin. Il prit une gorgée du liquide brûlant avant d'inviter l'inconnue à faire de même.

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MessageSujet: Re: Une ombre parmis les ombres [ pv Famita]   Mer 20 Aoû - 16:25

L'homme sourit - bon sang ne s'arrêtait-il donc jamais de sourire? - avant de répondre à ma question en porter sa main sur sa poitrine. Voilà qu'il essaie de prendre des airs théâtrales maintenant. On aura tout vu.

« - Ma dame, bien que les sentiments soient des oeilléres qui altèrent notre jugement, j'admets avoir cette faiblesse. »

Il admet facilement ses faiblesses en plus. Je trouve ça encore plus louche. Je me demande quelle serait sa réaction si je m'amusai à élargir le sourire d'Alfred avec une lame. Mais si ça ne marche pas, j'aurais bousillé un des mes précieux outils pour rien.

« Je ne suis qu'un être humain imparfait par nature comme tant d'autres sur cette terre. Malheureusement, à ma connaissance, nul homme n'a su se défaire complètement de ce fardeau. La haine, l'amour, l'amitié, le désespoir, nous y sommes tous sujet à plus ou moins grande échelle et parfois même contre notre volonté. Après tout... c'est là le destin de simples jouets. »

Ses précieux outils à lui font tous partie de son entourage. J'en suis persuadée. Je juge les personnes au premier regard et leur met des notes désobligeantes mais il n'y a rien de bon chez ce type. Je ne sais pratiquement rien de lui mise à part le fait que ce soit un primate convaincu d'avoir des talents d'orateur. Impossible pour moi de déterminer si ce qu'il vient de dire était la vérité car il ne voit pas l'intérêt de me mentir ou un énorme tissus de mensonges mais la première partie de sa phrase me persuada que c'était vrai.

Il avait raison. Ce n'était qu'un être humain imparfait. Rien de plus. Même si la plupart pouvaient être ses pions comme eux, il resté raccroché d'une manière ou d'une autre à ses sentiments. Bien que je l'imagine mal se sacrifier pour sauver sa bien-aimée ou je ne sais quel autre jouet après ce qu'il m'avait fait subir, je pouvais toutefois me contenter de hocher vaguement la tête, peu touchée par ce qu'il venait de dire. Ce blond était comme les autres. Moi, je n'étais pas comme ça. L'amour, je ne laisserai pas ça m'arriver. La haine, je ne m'en sers même pas comme alliée lors de mes combats. L'amitié ?

Laissons ces réflexions simplistes de côté. Je me mis à l'écouter calmement, concentrée sur les éventuelles informations qu'il pourrait me donner.

« Mais trêve de philosophie. Comme je vous le disais avant que nous soyons malencontreusement interrompu... concernant l'empire Kou et les renseignements que vous souhaiteriez recevoir, tout dépend de ce que vous voulez savoir. Je ne peux vous offrir des informations exactes sur ses forces ou ses alliances. Je ne sais que ce qui est officiels. C'est à dire fort peu. Par contre, en tant que partenaire commercial, je suis assez au fait de sa richesse et en tant que personne de sang royal, de la composition de la cour impériale. »

Je dormais les yeux ouverts. Ma première réaction aurait été de me dire tout ce qu'il savait. Que pour le déchet qu'il était, cela aurait largement suffit. Toute mes envies de le claquer seraient parties en fumée sauf si il leur donnait envie de rester. Je ne comptai pas faire de l'Empire Kou mon allié. Je ne comptai pas en faire mon ennemi non plus. Vu l'étendue du territoire, j'aurais remis ma magnificence en cause et j'aurais baissé mon arme avant que la garde royale prirent mon adorable tête pour en faire je ne sais quoi avec. Enfin, bref, les alliances ne m'intéressait en rien !

Cet être pathétique qu'il était avait la chance d'avoir toute les informations qui m'intriguait. J'étais ici que parce que je n'étais qu'une simple touriste au début. Puis il semblerait que le temps que je passe ici s'élargisse. Chose qui me donnait envie de détruire tout ce qui se trouvait sous ma main comme je n'aimais pas rester trop longtemps en même endroit. Mais puisque que je risque de rester ici contre mon gré car hélas je n'avais pas encore trouvé un bateau pour quitter cet endroit, et l'argent pour m'en procurer un, autant en savoir le plus possible sur cet empire. Je restai tout de même de marbre en l'écoutant.

Car avoir des informations comme ça à portée de main sans ne rien donner en échange, ce serait trop beau. Tout d'abord parce qu'il y avait un problème avec cet homme mais aussi parce que nous nous étions battus. Il avait levé la main sur moi et j'ai blessé plusieurs de ses hommes de mon côté. Je n'avais pas épargné les misérables servantes non plus. Tout ce qui se trouvait en travers de mon chemin méritait d'être balayé.

L'idée qu'il me livrait tout ce qu'il savait uniquement parce qu'une charmante jeune femme lui demandait ne me traversait même pas l'esprit. Je le scrutais avec méfiance. Il n'y avait qu'un moyen d'en être sûr. Hélas, je ne pu pas ouvrir la bouche sans être interrompue une autre fois.
Je soupirais.

« Toujours aussi diligent mon cher Alfred. Entrez, je vous prie. Posez cela sur le bureau. Je sais que ce n'est pas très conventionnel, mais pour ce soir, nous feront exception aux convenances. »

Alors que le sourire de son maître s'élargissait, le vieil homme maintenant vêtu d'un costume à queue de pie et d'un monocle. Avec son air maussade et son teint de mort, il avait un aspect assez effrayant. Je ne quittais pas mon interlocuteur des yeux tandis que son majordome était en train de poser les pâtisseries et le thé que je ne goûterai sous aucun prétexte.

« Ce sera tout, Merci. Vous pouvez vous retirer maintenant. »

Une fois celui-ci parti, je scrutais le jeune homme du regard et lui demanda sur un ton sec en m'avançant un peu pour mieux l'observer. ( Si son sourire masquait ses émotions, ses yeux pouvaient-ils continuer de mentir ? )

- Allez-vous vraiment donner ce genre d'informations à une personne qui vous a mordu et assommer votre personnel sans rien d'exiger d'elle en retour ?

J'arquais un sourcil en prononçant ces paroles, sceptique. Limite il pourrait me dire que oui car je n'étais pas une menace potentielle. Ca toucherait légèrement mon égo, moi et mes talents de combattante, mais j'ai bien du mal à lui faire confiance en attendant. Comment pourrais-je faire confiance à ce primate? Je n'acceptais même pas de boire le thé qu'il me proposa.



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MessageSujet: Re: Une ombre parmis les ombres [ pv Famita]   Dim 24 Aoû - 12:31



La jeune femme semblait de plus en plus agacer et sceptique pour une raison qui échappait encore au prince.
Vu son comportement elle n'était ni espionne, voleuse ou assassin. Alors qu'était elle donc ? Ce mystère intriguait l'homme aux yeux rouges et l'amusait en même temps.

Presque autant que l'air que prit son interlocutrice quand elle lui demanda :

« - Allez-vous vraiment donner ce genre d'informations à une personne qui vous a mordu et assommer votre personnel sans rien d'exiger d'elle en retour ? »

Scylla se reteint pour ne pas lui rire au nez.

Comme si ce genre de chose pouvait l'atteindre. Vu le nombre de fois qu'on avait tenté de le tuer, le jeune seigneur n'avait que faire d'une morsure ou de quelques bosses. Certes il avait déjà ôter la vie pour moins que cela; mais là , il ne voyait pas l'utilité de salir le tapis avec le sang de cette donzelle.

Pourtant,au lieu d'exprimer son amusement à voix haute, le chevalier se contenta juste de boire une gorgée de thé avant de répondre sur un ton badin :

«  Ce ne sont que des peccadilles à peines dignes de relever mon attention. Je ne vois pas en quoi ces événements m’empêcherai d'avoir une conversation avec vous. »



Il s'arrêta là pour poser sa tasse devant lui sur le bureau et gouter un choux à la crème. La pâtisserie était excellente. Voyant que la dame semblait attendre une explication plus développée , le maitre des lieux soupira puis se cala confortablement dans son fauteuil en croisant ses doigts. Allait il rentrer dans ce genre de jeux? Oui, pourquoi pas. Le mage opta pour la carte de la sincérité :

«  Comme vous semblez tenir à avoir une réponse... et bien gente damoiselle, oui je vous donnerai toutes les informations que vous souhaitez de bon cœur. Pourquoi ? Parce que telle est ma volonté. Si j'attends quelque chose en retour ? »

Scylla lui prit un air complaisant, détaillant chacun des traits de son interlocutrice. Il semblait vouloir la juger du regard, comme on le ferait d'une marchandise ou d'un animal curieux. Finalement ses yeux rouges s’allumèrent d'une lueur ironique quand il laissa tomber ces phrases  :

« -Non. Sans paraître présomptueux, un goi ne m'est d'aucune utilité pour l'heure. Surtout au vu de vos capacités, qui sont sommes toutes médiocres. Sans vouloir vous vexer très chère. Même Alfred serait capable de frapper plus fort. Car contrairement à ce que vous semblez penser, vous êtes faible mademoiselle. Votre force physique est affligeante. Vous savez vous défendre certes, mais sans plus. En tant qu'adversaire vous ne valez rien. »

Espérant qu'elle allait réagir à cette pique, le jeune homme poursuivit avec un calme amusé :

« - Même si, pour l'heure, je vous parle d'égal à égal, nous ne jouons pas dans la même cours. Ainsi, je n'attends aucun service de votre part et vous n'avez rien que je ne désire. »



Il reprit sa tasse et bu tranquillement son breuvage avant de continuer :

«  Pourquoi je persiste donc à vous parler ? A user ma salive pour vous? Parce que vous m'amusez et que cela tue agréablement le temps. Si je dois vous reconnaître une qualité, c'est que vous faites un très bon bouffon. Par contre, quand vous commencerez à me lasser, je vous congédierai. »

Le chevalier lui sourit :

« Cela répond-t-il à vos questions gente dame 
? »

[HRP: finalement, j'ai été gentille dans mes paroles. Même si Scylla reste un être détestable. j’espère que ça te conviendra , et désolée pour l'attente ^^]



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MessageSujet: Re: Une ombre parmis les ombres [ pv Famita]   Ven 29 Aoû - 22:04

« Ce ne sont que des peccadilles à peines dignes de relever mon attention. Je ne vois pas en quoi ces événements m’empêcherai d'avoir une conversation avec vous. »

En effet, n'importe quel être humain aurait envie de ôter la vie à une pourriture pareille. Même en étant au dessus des hommes, j'éprouvais aussi cette envie. Mais elle était moins intense que celle des autres. Pourquoi ? Parce que je n'ai pas envie de me perdre mon temps avec ce gringalet. Gringalet un peu trop prétentieux d'ailleurs.

Car voilà que celui-ci me regardait avec le plus grand des intérêts alors que je gardai un air détaché pendant qu'il m'admirait. Voilà qu'il allait me répondre, enfin. C'était bien pour lui qu'il ne soit pas traumatisé par le fait que j'ai tenté de le tuer mais je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer que cet homme parlait beaucoup pour rien dire. Le primate voulait sans doute vouloir dire quelque chose cependant... Il parlait trop. Plus efficace qu'une berceuse, son interlocuteur risquait de pioncer avant qu'il ne se décide enfin à venir à l'essentiel.

« Comme vous semblez tenir à avoir une réponse... et bien gente damoiselle, oui je vous donnerai toutes les informations que vous souhaitez de bon cœur. Pourquoi ? Parce que telle est ma volonté. Si j'attends quelque chose en retour ? »

C'est parti pour un long monologue sans utilité. Cet individu en plus d'être infâme était trop bavard. Je m'empressais de boire une gorgée de ce thé qui, par en juger par sa couleur, ne contenait aucune substance nuisible, pour m'empêcher de bailler devant le sous-homme.

« -Non. Sans paraître présomptueux, un goi ne m'est d'aucune utilité pour l'heure. Surtout au vu de vos capacités, qui sont sommes toutes médiocres. Sans vouloir vous vexer très chère. Même Alfred serait capable de frapper plus fort. Car contrairement à ce que vous semblez penser, vous êtes faible mademoiselle. Votre force physique est affligeante. Vous savez vous défendre certes, mais sans plus. En tant qu'adversaire vous ne valez rien. »

Un goi? Tiens, n'était-ce pas le nom que les magiciens vicieux utilisaient pour définir les êtres qui ne possédaient pas les humains normaux? En plus de faire l'erreur de me traiter de simple humaine, cet homme semblait vraiment attendre une réaction de ma part. Il voulait me blesser pour me faire réagir. Déjà car vu la manière dont Alfred avait tenté de me frapper et qu'il s'était prit un coup qui en valait deux en retour, il n'y avait aucune crédibilité dans ses paroles.

Un être humain ne serait pas assez sot pour croire en ces paroles, alors moi, vous pensez bien que non. Gardant toujours un air neutre, je reposais la tasse, une fois celle-ci terminée. Il ne me restait plus que ma main pour masquer mon ennui, je sens que j'en aurai besoin. Ce type en plus d'être stupide prenait vraiment son temps pour les informations.

- Ridicule, murmurais-je en souriant.

Est-ce que cela venait du fait que ce soit un magicien? Non, cette charmante Altair en était aussi une et valait bien mieux que lui en tant qu'être humain. Prendre le cas du blond pour une généralité reviendrait à insulter les magiciens.

Il n'était même pas amusant. Il prenait de grands airs en essayant de m'atteindre avec ce genre de futilité comme un enfant qui ferait les pires pitreries à votre égard pour attirer votre attention. Ce genre d'attitude faisait plus pitié qu'autre chose. Ce n'est pas en faisant semblait d'être un charmeur qu'il me ferait changer d'avis sur son utilité. Cet être ne servait à rien. Les informations dont il disposait, peut être plus.

Je n'aimais pas rendre des services gratuitement dont je ne me sentais même pas d'humeur assez charitable pour faire semblant de m'énerver en fissurant sa vaisselle de riche ou ce genre de choses. Il était tellement pathétique.

« Pourquoi je persiste donc à vous parler ? A user ma salive pour vous? Parce que vous m'amusez et que cela tue agréablement le temps. Si je dois vous reconnaître une qualité, c'est que vous faites un très bon bouffon. Par contre, quand vous commencerez à me lasser, je vous congédierai. »

Que moi, je commence à le lasser? C'est plutôt lui qui me lassait déjà. Il me faisait bien marrer, ce gamin qui parlait comme un vieux. C'est d'ailleurs ce que je fis. J'éclatais de rire. Mince, je pensais qu'en ouvrant la bouche, j'allais juste me mettre à bailler mais c'était partit tout seul. Son comportement était risible. Prendre une divinité pour un bouffon.

Il faudrait qu'il arrête aussi de jouer à celui qu'il n'est pas. Un homme important. Il parle comme si je le servais. Au bout d'un moment, il faut apprendre à se remettre en cause. Et enlever le sang qui restait sur ses lèvres.

« Cela répond-t-il à vos questions gente dame ? »

J'abordais un rictus moqueur en voyant le pauvre gars qui tentait tant bien que mal à me mettre en colère. Chose qui me faisait encore plus sourire.

- Mais c'est génial, fis-je avec ironie. Espérons que vos informations soient plus fiables que celles que vous disposez sur mes capacités. Sinon, je serai vraiment venu pour rien.

Je croisais mes jambes tout en observant ce garnement, prête à écouter ce qu'il avait à me dire sur l'empire Kou. Il avait intérêt à tout me dire maintenant que je m'apprêtais à trouver un peu d'utilité à cette rencontre. Ce chimpanzé se plaisait à se payer ma tête mais à part me servir d'informateur pendant cinq minutes, il ne me servait à rien.



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MessageSujet: Re: Une ombre parmis les ombres [ pv Famita]   Dim 7 Sep - 23:18

Scylla sourit et posa de nouveau sa tasse. Il plaça ses coudes sur le bureau et croisa ses doigts sous menton , le regard pétillant de malice :

«  L'empire Kou donc... »


Prenant les faux airs d'un enfant récitant sa leçon apprise par cœur, le prince expliqua:

« L'Empire Kou est une grande nation militaire, considérée par beaucoup comme l'une des plus puissante de notre ère. Sa principale force est son armée. Bien entrainée, bien équipée et surtout menée par de brillant généraux, elle pourrait, dit-on, faire arme égale avec celle de Reim. L'empire est aussi décrit comme très agressif, utilisant n'importe quelle raison pour attaquer une autre nation. Sa politique expentioniste est à la hauteur de ses ambitions : dominer l'intégralité des terres connues. »

Le chevalier s'arrêta quelques instants et étira ses lèvres dans une moue ironique  :

« Vous arrivez à suivre ? Très bien, maintenant passons à l'histoire. Tout comme Sindoria, la nation tête de file de l'alliance des 7 mers, l'empire Kou est un état jeune. À la base , ce n'était juste qu'un petit pays sans importance en Extrême-Orient. Le précédent empereur, Hakutoku Ren, a unifié trois pays voisins jusque là en guerre depuis des décennies et a fondé l'Empire Kou. À sa mort, son frère, Koutoku Ren, et surtout ses fils, des conquérants de donjon, ont étendu leur domination dans les plaines centrales. Ils furent guidé dans cette tache par leur grand prêtre Judal. »

Le prince croisa les bras , poursuivant :

« Mais la conquête de nouvelle terre ne se fait pas que par les armes. Le nerf de la guerre, c'est l'argent. Et l'empire a mis au point un astucieux système pour s'en servir comme piège pour les ignorants monarques des autres pays. En effet , le Huang est la monnaie de papier officielle, circulant dans l'Empire Kou et les pays affiliés. La valeur du Huang change constamment. Les ministres de l'économie de la nation la dévaluant selon les besoins. Ainsi, ce qui coûtent seulement 1 Huang un jour, exige 2 Huang le lendemain. On appel cela l'inflation. Les pays fournis en Huang deviennent donc très vite dépendant de l'Empire Kou et accumulent des dettes faramineuses qu'ils ne peuvent réglé qu'en cédant leurs terres. Brillant n'est ce pas ? »


Notre mage reprit un peu de thé et se resservit en pâtisserie :

«  C'est pourquoi , je ne traite qu'en or sonnant et trébuchant quand je fais des affaires avec eux. Avez vous des questions ? Vous êtes sûres que vous ne voulez pas vous laisser tenter par un de ses excellents gâteaux ? Ils sont pourtant savoureux. »
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SUBORDONNÉ DE KOUMEI

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MessageSujet: Re: Une ombre parmis les ombres [ pv Famita]   Sam 27 Sep - 19:16

Il était temps que le jeune homme se décide à me délivrer les informations qu'il détenait. En ce qui concernait les choses utiles, il m'avait fait tenir en haleine avec la venue de son pathétique majordome et ses longues interventions qui servaient à la base qu'à répondre à mes questions mais qui revenaient aussi à m'insulter.

« L'empire Kou donc... »

Le blond commençait alors à décrire l'Empire comme si il s'agissait de simples récitations basiques que tout être appartenant à la haute noblesse se devait de savoir. Et c'était sans doute le cas. Pour ce gamin, ce n'était rien de plus que des choses qu'on lui avait apprit ou de même des rumeurs. Mais moi je n'en avais pas entendu parlé. Peut être de quelques informations. Sans plus. Et rien avoir par ce qu'il m'apprenait:

« L'Empire Kou est une grande nation militaire, considérée par beaucoup comme l'une des plus puissante de notre ère. Sa principale force est son armée. Bien entrainée, bien équipée et surtout menée par de brillant généraux, elle pourrait, dit-on, faire arme égale avec celle de Reim. L'empire est aussi décrit comme très agressif, utilisant n'importe quelle raison pour attaquer une autre nation. Sa politique expentioniste est à la hauteur de ses ambitions : dominer l'intégralité des terres connues. »

A en croire les dires de mon interlocuteur, en plus d'être un puissant empire, Kou avait une armée qui n'avait rien à envier à celle de Reim qui était pourtant connu pour ses gladiateurs pour laquelle la réputation n'était pourtant plus à refaire. Encore fallait-il voir ça de ses propres yeux et comme le primate m'avait dit lui-même qu'il ne savait que ce qui était officiel en tant que partenaire commercial, il n'avait probablement pas vu les capacités des hommes de main de l'empire de ses propres yeux. Sans bouger d'un cil, je buvais ses paroles sans être capable de déterminer si c'était une fausse information ou non. Je me complique la vie, il a dit lui-même qu'il n'aurait aucune raison de mentir.

A croire que vivre dans ce monde me rendait paranoïaque.

Savoir de quel niveau était l'armée était important mais ce n'était pas tout. Ce n'est pas comme si j'avais l'intention de me mesurer à un des soldats ou de me rapprocher du palais. En plus de ça, ce serait dirigé par des mégalomanes voulant dominer les autres nations. Chose qui ne m'aidait à rien à apprécier l'empire. Il n'y avait que moi qui pouvait contrôler le monde, que ce soit les terres ou autre chose. Peu importe l'étendu, je ne pouvais donner ce droit à personne d'autre. Je sortis de mes pensées car voilà que le goujat continuait:

« Vous arrivez à suivre ? Très bien, maintenant passons à l'histoire. Tout comme Sindoria, la nation tête de file de l'alliance des 7 mers, l'empire Kou est un état jeune. À la base , ce n'était juste qu'un petit pays sans importance en Extrême-Orient. Le précédent empereur, Hakutoku Ren, a unifié trois pays voisins jusque là en guerre depuis des décennies et a fondé l'Empire Kou. À sa mort, son frère, Koutoku Ren, et surtout ses fils, des conquérants de donjon, ont étendu leur domination dans les plaines centrales. Ils furent guidé dans cette tache par leur grand prêtre Judal. »

Pourquoi il me dit tout ça? Je me fiche de savoir comment cet empire est devenu ce qu'il est. Ce qui importe c'est de savoir quels risques on court si on reste trop longtemps dans ce pays. Le passé peut être intéressant pour certains mais pas pour moi. D'accord. C'était dur d'imaginer que ce pays avait été petit et sans importance pourtant son évolution ne me concernait pas. C'était un cours d'histoire futile. Mais je n'avais pas été claire et précise dans ce que j'avais demandé et mon interlocuteur ne pouvait pas se douter que j'allais m'ennuyer fermement si il parlait de ce genre de choses.

« Mais la conquête de nouvelle terre ne se fait pas que par les armes. Le nerf de la guerre, c'est l'argent. Et l'empire a mis au point un astucieux système pour s'en servir comme piège pour les ignorants monarques des autres pays. En effet , le Huang est la monnaie de papier officielle, circulant dans l'Empire Kou et les pays affiliés. La valeur du Huang change constamment. Les ministres de l'économie de la nation la dévaluant selon les besoins. Ainsi, ce qui coûtent seulement 1 Huang un jour, exige 2 Huang le lendemain. On appel cela l'inflation. Les pays fournis en Huang deviennent donc très vite dépendant de l'Empire Kou et accumulent des dettes faramineuses qu'ils ne peuvent réglé qu'en cédant leurs terres. Brillant n'est ce pas ? »

Argent, argent... Mes yeux doivent être en train de briller comme ceux d'une bête qui venait de trouver de quoi remplir son estomac. Ou qui venait de se réveiller et qui se trouvait le nez face à sa proie. Bon le Huang était la monnaie de l'Empire, ça je le savais déjà pour avoir entendu mes "parents" prononcer plusieurs fois ce mot. Des marchands ne pensant qu'à s'en mettre plein les poches, les discussions reviennent souvent à ce sujet merveilleux qu'est l'argent que voulez-vous, même si à ce moment je n'avais pas compris tout de suite de quoi ils parlaient. Un doute clarifié.

Les autres pays devenaient dépendants de Kou? A quel point ceux qui gouvernaient le pays en profitaient? Je me demande si c'est pour ça que les deux vieilles personnes qui me forçait à rester ici tenaient à rester surtout pour cela. Raisonner pour m'agacer et rentrer dans une colère noire ensuite serviraient à rien plutôt que passer pour une gamine, ce que je n'étais assurément pas et revenir à la case départ. Il fallait que je réfléchisse judicieusement. Même si le départ se fera avec ou sans eux puisqu'ils n'étaient pas enclins à quitter ces terres.

« C'est pourquoi , je ne traite qu'en or sonnant et trébuchant quand je fais des affaires avec eux. Avez vous des questions ? Vous êtes sûres que vous ne voulez pas vous laisser tenter par un de ses excellents gâteaux ? Ils sont pourtant savoureux. »

J'offris un sourire hypocrite au blond sans me donner la peine de jeter un coup d'oeil de plus prêt aux gâteaux en question pour vérifier si je n'avais rien à craindre. Du bruit commençait à se faire entendre dans les couloirs. Les gardes devaient s'être réveillé depuis un petit moment maintenant. On pouvait entendre le remue-ménage qu'ils faisaient de l'autre côté de la porte. Enfin, je suppose que je devais y être un peu pour autre chose.

Je n'avais d'autre choix que de me retirer. La fenêtre de cette pièce semblait être la meilleure sortie. Pas que je m'inquiétais pour ma vie mais je n'avais aucune envie de m'amuser à me faire pourchasser par les sbires du primate. Primate auquel je tournais le dos en restant sur mes gardes. Faible ou pas, cet abruti avait quand même déjà fait preuve de violence envers moi, peu de temps avant qu'il ne me donne toute ces informations.

" C'était une conversation fort enrichissante, dommage que les paroles qui l'ont précédé étaient aussi stupides que la personne qui les débattait, fis-je avec insolence en sous-entendant cette fois où il m'avait insulté, au plaisir de ne jamais vous revoir."

Ainsi je me glissai à travers la fenêtre pour pouvoir m'en aller discrètement sur le toit et ré-atteindre le sol avec toute l'agilité dont j'étais capable. Ce qui signifie que ce fut une sortie remarquable. Tout ça pour un banal être humain au coeur pourri. Pas que le mien était pur et innocent mais la délicatesse, malgré ce qu'il montrait, n'était pas sa principale qualité. Cette joue s'en souviendra même si la femme qui la possède l'oubliera.



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