AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Par vents et marées [P.V alibaba / Eris]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage


avatar
Invité
Invité

MessageSujet: Par vents et marées [P.V alibaba / Eris]   Mer 4 Juin - 22:46



Par vents et marées


"- Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu'est-ce que signifie " apprivoiser " ?
- C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie " créer des liens... " "- Antoine de Saint-Exupéry





E
ris termina d'arranger les fleurs sur la petite tombe.

Un joli bouquet de lys du désert qu'elle avait elle même était ramasser aux abords de la ville.

Se redressant, la jeune fille tapota ses genoux pour en faire tomber la poussière et rajusta sa cape. En plus de dissimuler son identité, le vêtement caché maintenant les marques qu'avaient laissé les doigts de son agresseur, il y a une semaine de ça.

À coté d'elle Umar sanglotait. C'était sa petite sœur qu'on enterrait aujourd'hui. La fièvre avait finit par l'emporter. Son corps affaibli depuis trop longtemps par la faim n'avait pas supporter cette nouvelle attaque de la maladie.

Avec douceur, la saltimbanque passa la main dans les cheveux de l'enfant.

Dire quoi que ce soit ne servirait à rien. Tous les mots seraient inutiles. Seul le temps guérit ce genre de peine... s'il y arrive.

Les poings serraient, le gamin était courbé en deux sous le poids de son chagrin. Quand eris commença à s'éloigner il la saisit par la manche :

« - Qu'est ce que je vais faire maintenant que je suis tout seul ? Je n'ai plus personne. Même toi et onii-san vous allez m'abandonner. »

La fille des sables le regarda avec pitié. C'est vrai. Alibaba ne pouvait rester plus longtemps dans cette ville qu'il aimait pourtant tant. Il devait rentrer à Sindoria. Et le prince avait proposé à l'ancienne voleuse de l'accompagner pour une raison qui échapper encore à la jeune fille. De toute façon, la gamine ne l'aurait jamais laissé repartir seul avec cette tête de déterré.

Depuis la mort de Jasmine, il semblait être au 32ém dessous. Et même si Eris ne le connaissait depuis que peu de temps, elle avait l'intuition que le blondinet devait encore s'attribuer la responsabilité de ce malheur. Il n'y avait pas à dire, Alibaba était irrécupérable.

La saltimbanque soupirât. Celui là, je vous jure.

Puis elle regarda avec une certaine tendresse le petit pickpock . En faisant attention à ne pas trop le serrer contre elle à cause de son bras en écharpe et malgré son manque flagrant d'habitudes pour ces choses là, Eris prit Umar dans ses bras.

« - Tu ne seras pas seul. J'ai vu avec Jûlimar. Il accepte de te prendre comme apprenti. Durant notre absence à tout les deux. Il faudra que tu l'écoutes bien pour qu'à notre retour tu sois devenu un bon médecin. C'est vrai qu'il est grippe-sou et souvent de mauvais poil. Mais dans le fond, c'est un type bien et sans doute un excellent professeur. »


Bon il avait fallu graisser un peu la patte de l’acariâtre docteur pour qu'il accepte. Alibaba avait aussi joué de son rang, mais la saltimbanque avait l'intuition qu'aussi bourru qu'il soit le porteur de serpent tiendrait parole et prendrait soin du petit garçon. Pour le réconforter, elle poursuivit :

« - En plus, onii-san, a besoin de toi aussi pour l'orphelinat. Il faudra que les enfants qui y viendront soient protégés par quelqu'un de fort. Tu te sens à la hauteur ? Et puis nous ne serons pas parti longtemps. On reviendra bien vite pour voir l'avancée des travaux. »

Le garçonnet leva vers la demoiselle aux yeux verts des yeux rougis de larmes. Eris lui sourit, ayant soudain une idée. Elle portât rapidement sa main à son oreille gauche et décrocha le pendant qui y était suspendu. C'était un très joli bijoux en or, diamant et saphir avec une forme de dragon. L'un des derniers trésors qu'il restait à Eris de sa visite dans le donjon d'andromalius.

« - Tiens, je vois que tu as les oreilles percées. Prends cette boucle d'oreille et portes la. Je garderai toujours l'autre avec moi, comme ça, cela  sera un peu comme si j'étais toujours à tes cotés et toi aux miens. Alors ne la perds surtout pas. Il faudra que tu me la rendes quand on se reverra et que tu serras devenu un grand docteur. Deal ? »

le gamin saisit le bijoux et lui sourit :

« -Deal. »

[ …]

Une heure plus tard, Eris prenait pied sur le bateau d'alibaba. Son sac sur l'épaule, elle demanda à un des marins s'il avait vu le prince. Mais le brave homme lui répondit que non. Où pouvait il donc bien être ?
Crédit: Neko-chan in Never Utopia


Dernière édition par Eris Personne le Ven 13 Juin - 13:43, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

conquérant de donjon

۞ 1ère apparition : 03/06/2013

۞ Rukhs : 384

۞ Localisation : Québec

avatar
Alibaba Saluja
conquérant de donjon

MessageSujet: Re: Par vents et marées [P.V alibaba / Eris]   Jeu 5 Juin - 3:52

Spoiler:
 

Je broyais du noir. Même si j’avais réussi, en quelque sorte, à sauver les gens de Balbadd (avec mes propositions de soin et d’orphelinat), la perte de la petite Jasmine me frappait durement au cœur; ma conscience n’était donc pas complètement tranquille.  Je m’étais beaucoup impliqué dans la quête (et promesse) de "sauver la petite Jasmine" et donc, par le fait même, son grand frère, comme pour psychologiquement (inconsciemment, bien sûr) me pardonner moi-même de ne pas avoir pu sauver Kassim et sa petite-sœur à l’époque; j'avais échoué... Tordu n’est-ce pas? Eris avait raison, j’étais un être qui s’en mettait beaucoup sur les épaules…. J’étais incorrigible, peut-être, mais je n’aimais pas voir les gens souffrir…. s’enfoncer. Paradoxalement, à chaque fois que je recevais un coup dur de la sorte, je m’enfonçais moi-même plus profondément… dans les ténèbres au creux de mon cœur.

C’est donc les yeux vagues et vitreux que je regardais (et non que je participais) les funérailles de Jasmine, des funérailles très modestes, il en va de soi, mais des funérailles quand même... rien de très réjouissant pour la fin d’une grande aventure.  D’ailleurs, étonnamment,  la demoiselle aux yeux émeraude, qui s’était sauvé pour je-ne-sais-trop-quelle raison encore, semblait maintenant une actrice importante dans cette scène… Au moins il y avait un des deux héros qui n’était pas sur le pilote-automatique, sur le mode survie…


Eris:
 

Quand elle parla de moi, je daignai relever la tête et envisager le garçon pour lui servir un sourire forcé afin de l’encourager à lui-même faire son deuil… Je ne devais pas donner le mauvaise exemple à Umar… si je ne voulais pas qu’il  creuse lui-même sa propre tombe. Je finis par défiger et répliquer, pour supporter l’ex voleuse :

-Ne t’inquiète pas, je ne t’abandonnerai pas… je ne vous abandonnerai pas, je vous en fait ma parole! Je superviserai régulièrement l’avancement des travaux et je compte sur toi en attendant que j'arrive pour que ça ne soit pas trop la pagaille sur le champ de construction et chez Jûlimar. Veille à ce qu'il remplisse convenablement ses engagements de soigner tout le monde, han, petite peste!

Je lui donnai un petit coup amical sur l’épaule. Puis, Eris lui fit un cadeau et voilà… enfin un sourire… Il n’allait peut-être pas sombrer, finalement, mais il faudrait bien le surveiller… bien qu'en lui donnant des tâches si précises et importantes, il devrait supporter la douleur... sans doute mieux que moi, même: il était surprenant cet enfant. Il avait des forces insoupçonnées, il ferait son deuil...

Même si je doutais fort que ce vieil aigri de médecin le surveille adéquatement avec la pathétique garde qu’il avait la semaine passée quand les gamins nous avaient suivi… Enfin… le passé c’était le passé me disait-on souvent?  Difficile à digérer l'impossibilité de revenir en arrière, parfois... mais avec un peu de temps…  et de volonté je devrais y arriver aussi, j’imagine?

Je n’étais plus sûr de rien… mis à part que nous allions bientôt lever les voiles sur ce quartier désolant pour retourner dans la richesse du palais à Sindoria et j’avais exigé à Eris qu’elle me suive  èwé. Je lui faisais confiance… elle avait fait beaucoup pour moi : je voulais faire d’elle une bonne partenaire de donjon et, si elle ne voulait pas ou si Sinbad s’y opposait, je ferais tout ce que je peux pour qu’elle puisse, avec moi, vivre ce genre d’aventure (je ne savais pas qu'elle l'avait déjà vécue, d'ailleurs, je ne connaissais rien d'elle, il ne faut pas l'oublier). Et sérieusement, mis à part son caractère un peu difficile à cerner –étais-je plus facile? enfin...- et sa peur du sang, je ne voyais pas ce qui pourrait clocher. Le fait qu’elle ait été voleuse n’avait aucune importance pour moi. Moi aussi j’avais des choses que j’avais faites par le passé dont je n’étais pas fier, je trouvais que ça ne faisait que nous rapprocher plus et étrangement… je me sentais bien auprès d’elle… Sans elle, je ne sais pas si j’aurais eu la force de tout faire ce que j’ai accompli à Balbadd depuis 2 semaines. Les roths avaient encore joués un rôle important dans cette histoire!

***

Avant de partir en mer, par contre, je devais faire le plein de nourriture pour que la traversée de mes marins et surtout celle d’Eris se fasse sans trop de misère. La tête toujours un peu ailleurs, je marchais dans les rues de Balbadd poour trouver un marché qui ne semblait pas trop louche pour y acheter les provisions du mois. Quand je lui fis l’énorme commande, l’homme éclata de rire devant moi, croyant visiblement que j’étais un fou… mais quand je lui sortis tout l’or en équivalence, il ouvrit grand les yeux et finit par me donner tout cela dans quelques boites, embrassant son or en criant dans les rues:


"Je suis riche". Et bien, un nouvel heureux...

Enfin...

La pile de boîtes était tellement élevée que lorsque j’avançais on ne me voyait plus du tout, mais ça devrait aller pour survivre? Ahaha enfin… je marchai  avec précaution sans embûches jusqu'à la rive du port, non loin du bateau du bateau, mais … il fallut bien que je finisse par faire une arrivée spectaculaire digne de ma maladresse. Je trébuchai sur une roche, trop lunatique et je m’écrasai au sol… avec les boites qui tombèrent une à une sur ma tête, puis au sol. Sonné, je restai assis par terre parmi les fruits, les légumes, les patates douces et la viande qui s'étaient… mais paniqué à l'idée d'avoir gâché toute la nourriture de la traversée, je finis par ramasser les dégâts. Au moins quelques boîtes étaient intactes... Fiou!


*Je suis vraiment gaffeur… Je peux bien laisser des gens mourir, han!*

Je soupirai pendant qu’une jolie bosse apparaissait sur mon crâne et que mon bandage au torse se défasse un peu à cause de toute cette agitation. La plaie était presque cicatrisée, mais la partie la plus béante de la blessure avait rougi … tout ça pour de la nourriture. J'étais vraiment pathétique quand je le voulais: le héros maladroit chapitre mille /PAN/



Merci Hilel pour tous ces beaux graphs !!!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne


avatar
Invité
Invité

MessageSujet: Re: Par vents et marées [P.V alibaba / Eris]   Jeu 5 Juin - 22:47









N
e voyant pas alibaba arriver, Eris commença fortement à s'inquiéter .

Certes la saltimbanque n'était pas une experte en géo-stratégie. Le peu de notion qu'elle avait lui venait de son mentor et regretté ami Scipion. Mais c'était une fine joueuse d'échec et si elle devait désigner un rôle à alibaba sur l'échiquier de la citée portuaire ce serait celui du roi, qui aurait par un coup du sort, finit au milieu des pions adverses.

Car en une semaine, elle avait eu le temps de comprendre que la présence du jeune homme à Balbadd était une grosse prise de risque de sa part. Même s'il avait le soutient du peuple, et peut être même surtout parce qu'il avait le soutient du peuple, certaines personnes rêvaient qu'il se fasse tuer. Ou au mieux emprisonné. Cela accélérerait grandement l'annexion de la ville-état par l'empire Kou.

Alors le laisser divaguer ainsi seul dans les rues n'était vraiment pas une bonne idée. D'autant qu'Eris avait déjà eut le loisir de constater que tout comme le roi pataud du jeu, le blondinet était doté d'une maladresse exceptionnelle. Quasi surhumaine.  Il ne se passait pas un jour sans qu'il lui arrive quelque chose. D'autant que son esprit était sans doute tourmentait par quelques amères pensées. Une véritable source d'ennuis pour lui même mais aussi pour les autres. Et les ennuis , notre héroïne en avait déjà assez.

Alors pourquoi s'enticher de lui ? Pourquoi accepter de le suivre ? Eris ne savait pas trop. Elle qui avait vécu ses dernières années à se soucier que d'elle même découvrait une nouvelle facette de sa personnalité. Un partie d'elle même, jusque là en sommeil, qui aime être avec les autres et veiller sur eux. Une sorte d'étrange tendresse naissant au contact de ce prince si fragile et pourtant si fort à la fois.

L'ancienne voleuse devait se l'avouer. Ce nouvel état d'esprit la laissé perplexe. Et l'adolescente ne savait plus quoi penser de sa propre attitude. Car depuis un quart d'heure, elle faisait les cent pas sur le pont, se ruant au bastingage à chaque nouveau bruit provenant des quais.

N'y tenant finalement plus, elle demanda à un marin de bien vouloir l'accompagner pour chercher alibaba.

En moins de 5 minutes, ils le trouvèrent en train de ramasser une pile de boites écrasées sur le sol. Ces dernières semblaient contenir des victuailles. Assez pour tout un voyage. Et visiblement le prince avait essayé de les transporter seul.

Le marin qui l'accompagnait, un jeune homme originaire de la ville , se précipitât sur son prince en murmurant

« - Votre majesté. »

Puis  commença à ramasser les paquets éparpillés

Eris quand à elle, s'avança tranquillement à la hauteur du blondinet en soupirant. Souriante, l'adolescente lui donna une petite tape dans le dos :
 
« - Alibaba... si tu veux vraiment jongler, demande moi. Je t'apprendrai la prochaine fois. Allez dépêchons nous. On attend que toi pour prendre la mer. »

Bien que consciente que le rang de l'héritier du trône était à des années lumières au dessus de celui d'ancienne voleuse traîne misère qui était le sien, l’entêtée gamine avait décidé de ne pas changer une once de ses manières en sa présence.





Crédit: Neko-chan in Never Utopia [/justify]


Dernière édition par Eris Personne le Ven 13 Juin - 13:44, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas

conquérant de donjon

۞ 1ère apparition : 03/06/2013

۞ Rukhs : 384

۞ Localisation : Québec

avatar
Alibaba Saluja
conquérant de donjon

MessageSujet: Re: Par vents et marées [P.V alibaba / Eris]   Ven 6 Juin - 4:33

J’avais l’air de tout sauf d’un prince, ainsi accroupi au sol, submergé par toute cette nourriture et toutes ces boîtes. Je soupirai en frottant mon crâne endolori. Que faire? Peut-être était-ce un signe des Ruths qui voulaient me dire que j’avais ENCORE voulu en faire trop? Mais vraiment… je pouvais dire que le ciel me tombait sur la tête! J’étais figé parmi l’amoncellement de victuailles quand soudain j’entendis une voix murmurer à mon oreille :

« - Votre majesté. »

Eris:
 

Les marins venaient de me retrouver dans ma lamentable position… enfin c’est se que je croyais jusqu’à temps que j’entende la voix d’Eris. Je me raidis les épaules,  je ne pouvais pas être dans une position aussi ridicule devant… elle? Quelle honte. Mais bon, je devais avouer qu’un peu d’aide n’était pas de refus…

Étape numéro un : se relever.

Ce que je réussis à faire après avoir fini de frotter ma tête pour reprendre mes esprits et en me dépoussiérant un peu. Silencieux, je regardai Eris un moment, un peu surpris de la voir si enjouée à monter sur le bateau. Ah ça si c’était pas enfin une bonne nouvelle .

Étape numéro deux: sourire pour cacher sa tristesse.

Ce que je fis pour Eris en lui répondant:


-Tu auras tout le temps de m’apprendre ça pendant le voyage, car tu verras que Sindoria n’est pas voisin de ce quartier… Mais bon, tu as l’air plus prête que moi, tu ne sais pas combien je suis heureux de savoir que tu viennes!!’’

Étrangement, j’aimais bien la familiarité avec laquelle l’adolescente me parlait. J’avouais que toutes les manières que les gens usaient envers moi depuis qu’ils avaient appris pour mon titre m’énervait, parfois. Le marin voulut intervenir en voyant avec combien peu de classe l’ex voleuse s’adressait à moi, mais je l’empêchai de répondre d’un geste de la main. Il comprit donc qu’il serait mieux d’aller chercher d’autres marins pour amener les boîtes au lieu de ça. Ce qu’il fit. Pendant ce temps, je tendis la main à Eris et ajoutai :

-On y va alors! Partons de nouveau à l’aventure.

Je semblais aller mieux, mais derrière ce sourire se cachait toute ma peine que je refoulais par orgueil, mais… elle finirait par sortir d’une façon comme d’une autre. Plusieurs marins revinrent donc, l’air tous heureux de me revoir et, avec beaucoup d’énergie, ils ramassèrent toutes les victuailles et commencèrent à charrier les boites sur le navire. Je leur desservis aussi un sourire, puis, sans trop m’en apercevoir, de nouveau dans mes pensées, je rebaissai la tête, regardant mes pieds, tirant sur la main de mon amie qui me suivait –de force ou de gré- derrière moi. J’avançai vers le bateau qui, après que j’aie fait quelques signes de ma main libre, on me descendit le pont pour me faire embarquer. J’étais acclamé de toute bord tout côté par des « Alibaba-sama, bravo pour vos exploits. »

Tous les marins m’entouraient et parlaient au fort, vantaient mes apparents exploits… Puis ils parlèrent DU sujet sensible de l’heure… la petite Jasmine. Tout tournait autour de moi, j’étouffais. Toutes les images de cette histoire avec le petit pickpocket, le couteau, le père violent, la mort de Jasmine se brouillaient... dans ma tête.  La migraine que j’avais eue une semaine plus tôt me revenait. Un peu nauséeux et franchement épuisé, je repoussai de mes mains deux marins du cercle formé autour de ma personne et répliquai, me dirigeant vers l’intérieur du navire :

-Ne perdez pas votre temps et larguez les amarres… le voyage sera long et... et offrez à madame tout ce qu’elle a besoin… C'est mon invitée. Quant à moi... je vais aller me reposer un peu, je suis fatigué.

Le visage pâle, je passai la porte et descendis dans la salle servant de chambre et je me recourbai dans un hamac, fermant les yeux.

Étape numéro trois : oublier… pour me sentir mieux...


*C'est ce que j'ai toujours su faire... oublier et attendre... Kassim. J'ai encore été lamentable, han?*

Je m'assoupis sur ces pensées... m'enfonçant dans un sommeil bien agité.



Merci Hilel pour tous ces beaux graphs !!!


Dernière édition par Alibaba Saluja le Ven 6 Juin - 15:43, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne


avatar
Invité
Invité

MessageSujet: Re: Par vents et marées [P.V alibaba / Eris]   Ven 6 Juin - 11:40









L
es efforts d’Alibaba pour faire comme s’il allait bien étaient visibles. Cela se lisait sur son visage pâle et dans ses yeux rougis. Alors Eris fit comme si de rien n'était, riant même quand le jeune homme lui répondit :

« -Tu auras tout le temps de m’apprendre ça pendant le voyage, car tu verras que Sindoria n’est pas voisin de ce quartier… Mais bon, tu as l’air plus prête que moi, tu ne sais pas combien je suis heureux de savoir que tu viendras!!’’

Le marin quant à lui, sembla s’offusquer de la familiarité de l’ancienne voleuse envers son prince. L’homme semblait même vouloir remettre la jeune fille à sa place légitime quand le blondinet  intervint d’un geste de la main avant de l’envoyer cherché du monde pour ramasser cette montagne de nourriture étalée sur les pavés.

 
Avant qu’il ne revienne, Alibaba tendit la main vers Eris en lui disant :

« -On y va alors! Partons de nouveau à l’aventure. »

L’adolescente la saisit en souriant. Même si son visage ne devait pas se voir sous sa cape, elle essayait de paraitre la plus positive possible pour ce grand enfant à la mine déconfite. Mais son visage vira à la soupe à la grimace quand elle entrevit une tache rouge qui fleurissait à nouveau sur la poitrine de son interlocuteur.

 
Cet idiot avait dû rouvrir la plaie à vouloir transporter tout cela. En attendant que les marins arrivent, Eris hésita à lui faire la morale à ce sujet. Mais allait-il au moins l’écouter une seconde ? Vu ce qu’elle avait compris d’Alibaba, c’était peine perdue… autant tenter de vendre de l’air au vent du désert. Ça ne servirait donc à rien de gaspiller sa salive. Il valait mieux faire comme si de rien n’était. (En regardant judicieusement ailleurs)
 
De toute façon, les renforts étaient arrivés et les caisses furent bien vite charriées sur le bateau. Puis on mit les voiles.
 
La fille des sables observait tout cela avec curiosité. Le monde de la marine était nouveau pour elle.
 
Certes, à l’occasion, elle était déjà montée sur un bateau. Mais rarement sur un aussi gros et surtout pas pour un voyage en pleine mer. Même lors de sa traversée pour venir de l’empire Kou, la navette qu’elle avait choisie, était restée près des côtes faisant ce que les marins appellent du canotage.  
 
Alors, même si elle le cachait, c’est avec une certaine appréhension que notre voyageuse voyait le voilier se diriger vers la haute mer.
 
D’autant qu’elle ne savait pas vraiment nager. Que se passerait-il si elle tombait à l’eau ? Et s’il y avait une tempête ? Un monstre marin ? Une attaque de pirates ? Toutes ces questions lui donnaient le tournis.
 
Heureusement son attention fut attirée par les paroles d’Alibaba :
 
« -Ne perdez pas votre temps et larguez les amarres… le voyage sera long et... et offrez à madame tout ce qu’elle a besoin… C'est mon invitée. Quant à moi... je vais aller me reposer un peu, je suis fatigué. »

Comme un seul homme, les visages des marins se tournèrent vers la demoiselle en question qui rougit jusqu’à la pointe de ses cheveux tandis que le prince disparaissait vers l’écoutille où se trouvait les cabines.

 
Mal à l’aise sous ces regards scrutateurs, Eris n’avait qu’une envie, c’est battre en retraite, fuir comme à son habitude. Mais c’était impossible sur un bateau. Alors bravement, elle choisit de faire front. Après tout, ils allaient passer les prochaines semaines ensembles. Autant tenter de faire amis-amis :

« - Non, non, ne vous occupez pas de moi, je peux très bien me débrouiller toute seule. Au contraire, puis je vous aider ? Je n’aime pas rester à rien faire. Alors donnez-moi une occupation. »

 
Le quartier maître la toisa de haut, tandis que certains marins souriaient d’un air amusé. Finalement le capitaine lui demanda :
 
« -Et qu’est-ce qu’une si petite fille peut faire sur un bateau ? Tu ne serais même pas capable de grimper en haut d’un mat. Au mieux, on pourra te faire récurer le pont. Mais on a déjà un mousse pour ça. »
 
Petite ? Comment ça petite ?
 
La saltimbanque sentit la moutarde lui montait au nez. Elle n’était pas petite, nom de nom !
 
Sans réfléchir, Eris s’approcha à pas lourd du vieux loup de mer. Elle en aurait presque fait trembler le pont de colère.
 
Pour qui il se prenait ce marin d’eau douce ? Elle n’était pas minuscule ! Sa taille était juste un peu inférieure à la moyenne. Alors il était bien gentil, mais il ne fallait pas pousser le bouchon trop loin. Non mais ! Il allait voir de quel bois une fille des sables se chauffait !
 
Littéralement fumillante,  sa voix monta dans les aigus d’une manière inquiétante, doublant de volume. Bien que l’homme fasse deux fois sa taille, elle n’hésita pas à lui crier dessus :
 
« - Sache mon gars, que je ne suis pas petite ! J’ai juste une croissance contrariée ! Et ton mat j’y grimpe quand je veux. »
 
Détachant sa cape, elle la balança rageusement au mousse avant de se diriger d’un air furax vers les cordages. Agiles comme un singe, il ne lui fallut pas plus de deux minutes pour atteindre le fait de la grande voile. Arrivée en haut, debout en équilibre sur la poutre, elle mit les mains sur les hanches pour mieux savourer son triomphe:
 
« -Alors, c’est qui le microbe là ? »

Ces messieurs étaient médusés. La plus part d’entre eux avaient eu un vertige épouvantable avant de pouvoir grimper là-haut. Et ce petit bout de femme venait de réussir l’exploit d’atteindre le sommet comme qui rigole, s’offrant même un record de vitesse.
Il faut dire que la hauteur ça connaissait Eris. Le mat central du chapiteau de la troupe des nomades était bien plus haut que cette péquadille. Et pendant plusieurs années, la funambule / trapéziste l’avait escaladé quasiment chaque soir. Alors vous pensez.

[...]

C'est ainsi qu'en moins d'une heure, Eris réussit à gagner l'admiration des marins.
Malheureusement, malgré sa bonne volonté, l'obstinée adolescente dut avouer qu'elle ne pouvait quand même pas faire grand chose pour les aider. Son manque de connaissance des bateaux était un gros handicap. Alors, elle décida d'aller en cuisine pour faire du thé à tout le monde. Et à commencer pour le Prince qui n'avait toujours pas refait surface.

C'est ainsi que portant un plateau sur lequel on trouvait quelques gâteaux secs, une théière bien remplie et deux tasses, elle descendit à sa cabine. les bras bien chargés, la demoiselle toqua tout de même à la porte avant d'entrer.
Crédit: Neko-chan in Never Utopia


Dernière édition par Eris Personne le Ven 13 Juin - 13:46, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

conquérant de donjon

۞ 1ère apparition : 03/06/2013

۞ Rukhs : 384

۞ Localisation : Québec

avatar
Alibaba Saluja
conquérant de donjon

MessageSujet: Re: Par vents et marées [P.V alibaba / Eris]   Ven 6 Juin - 18:42

J’avais encore de la difficulté à comprendre le principe du destin. Jasmine… avait été sauvée grâce à moi et, à cause de moi, elle était aussi décédée comme si jamais je n’aurais intervenu comme si… son destin avait été déjà été scellé à l’avance. Comme le destin de ce pauvre Kassim qui avait toujours vécu la misère et qui avait récolté la misère… C’était affreux comment tout ceci était injuste. Pourquoi la royauté avait tout et les paysans n’avaient rien même si je faisais tout pour inverser la tendance depuis toutes ces années comme si… dans ce temps-là le Ruths étaient plus forts que tout et ils nous empêchaient d’interférer : effet papillon, disait-t-on.

C’est à ça que je pensais en m’endormant et qui m’occasionna un sommeil bien agité. Il était difficile de savoir à quoi je cauchemardais, moi-même ça passait si vite dans ma tête que je n’arrivais pas à suivre le flot des images qui défilaient dans ma tête, mais tout ce que je pouvais dire c’est que j’avais l’impression que ma tête allait exploser à cause d’un trop plein et que j’étais de plus en plus nauséeux. En fait, je ne dormais pas profondément, j’étais dans un demi-sommeil. J’étais conscient que je cauchemardais, que je gesticulais et que je lâchais de petits cris aigües comme une jeune fille –rien de très valorisant-, mais je ne pouvais pas m’en empêcher. Toujours le même problème… j’étais un héros qui manquait de confiance en soi et qui était guetté par les ténèbres. Pendant que je m’agitais ainsi, ma plaie que j’avais rouverte saignait toujours à petites gouttes et mon visage devenait brûlant : avais-je de la fièvre aussi? Manquait plus que ça… Ça devait être ma punition pour tout ça.

[...]

On cogna finalement à ma porte. Qui voulait donc me parler? Un marin? Y avait-il un problème pendant que je n’étais pas là, pendant que je boudais? Eris allait-elle bien? Plein de questions se mêlaient encore dans ma petite tête blonde. Mon instinct de héros me revint donc en pensant à elle et je m’assis dans le hamac, encore tout endormi et les cheveux tout ébouriffés. Me frottant les yeux, je demandai :


-Tout… tout le monde va bien? Il y a un problème?

Ma voix tremblait un peu, on voyait que je n’étais pas dans mon état naturel… J’avais vraiment besoin de me faire brasser les idées sinon je continuerais à sombrer. Mais je ne voulais pas l'avouer: orgueil se veut. Je ne comprenais plus rien. J’avais fait beaucoup de belles choses, je devrais me réjouir, mais à la place de ça, je voyais encore ce qui n’allait pas et je grattais le bobo jusqu’à tomber. Que faire? J’étais lamentable. Eris ne devait pas me voir ainsi…

-Eris-chan, tu profites bien de l’air marin? On te traite bien?dis-je me doutant bien que c’était elle qui voulait venir me voir… Si je lui montrais que j’allais bien, elle n’entrerait pas, elle me laisserait tranquille et elle ne verrait pas dans quel état lamentable je me trouvais contre mon gré.

Je rebaissai la tête et serrai les poings. C’est alors que de fines larmes coulèrent de mes yeux et tombèrent sur mes habits. Bon voilà qui était encore plus déshonorant… Je me pressai à essuyer mes yeux quand j’ajoutai :


-Quant à moi… je… je vais bien, dis à l’équipage que demain je serai parmi eux… qu’ils ne s’inquiètent pas. J’ai juste une migraine, un peu de calme arrangera tout.

J’essayais de cacher mes sanglots même si... bien malgré moi, Eris les entendrait sûrement. J'étais vraiment un mauvais menteur après tout. J'étais un vrai bébé. Je soupirai.



Merci Hilel pour tous ces beaux graphs !!!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne


avatar
Invité
Invité

MessageSujet: Re: Par vents et marées [P.V alibaba / Eris]   Sam 7 Juin - 16:13









« -Tout… tout le monde va bien? Il y a un problème? Eris-chan, tu profites bien de l’air marin? On te traite bien? Quant à moi… je… je vais bien, dis à l’équipage que demain je serai parmi eux… qu’ils ne s’inquiètent pas. J’ai juste une migraine, un peu de calme arrangera tout. »

Sanglots dans la voix de son interlocuteur. Pas de doute, Eris avait bien fait de descendre. Il devait encore se laisser aller en gambergeant sur le sort du monde.  

« -Attention, je rentre !!! »


Sans y être invitée, l'impétueuse demoiselle ouvrit la porte d'un coup d'épaule et s'avança dans la cabine du prince.

Il avait encore pleuré. Ses yeux rougis en témoignaient. Eris soupira posant son chargement sur le plancher. Puis l'ancienne voleuse se dirigea de sa démarche dansante vers le hublot, qu'elle ouvrit afin de faire rentrer de l'air frais et un peu plus de lumière.

Voilà, c'était déjà mieux.

Cela fait, la gamine s'assit en tailleur à même le sol et commença à servir le thé avant de lever la tête vers le prince:

« -Bon allez alibaba ! Faut qu'on cause. Assied toi. »

Le ton était amical mais avec une nuance d'impératif. Du genre, c'est juste une invitation, mais j'insiste sur le fait qu'on discute... et maintenant.

Quand les tasses furent pleines, la fille des sables en tandis une au blondinet puis commença à boire la sienne. Elle dut souffler sur le breuvage, car c'était un peu chaud. Quand elle eut fini de boire les trois première gorgées, laissant ainsi le temps au jeune homme de se remettre, notre héroïne le regarda.

Son expression était sérieuse. Sa mine soucieuse. Les deux émeraudes qui lui servaient d'yeux ne quittaient pas ceux d'Alibaba.

« - Avant de partir, j'ai promis à Umar de veiller sur toi au moins jusqu'à Sindoria. Et s'il y a un truc que tu dois savoir de moi, c'est que je tiens toujours mes promesses. Quand je dis que je vais faire quelque chose, je le fais. Sauf que pour le moment, le seul danger que je vois planer autour de ta personne, c'est toi même et ta manière de réagir à tous ce qui t'arrive. »


Eris reprit une gorgée de thé avant de poursuivre, l'air un peu triste :

«  Il faut te ressaisir. Depuis quatre jours, tu passes ton temps à te morfondre. Ce qui est arrivé n'est pas ta faute. C'est malheureux mais on y peut rien alors secoue toi. Surtout que tu mens sur ton état. Quand tu dis que tu vas bien, on voudrait te croire. Mais chacun sait que c'est pas vrai. Alors tout le monde s’inquiète, même moi. Et ça ne peut plus durer, tu comprends ?»

Elle reposa sa tasse sur le plateau avant de poursuivre d'un air décidé :

« - Bon, alors tant qu'on sera sur ce bateau tu devras toujours me dire la vérité. En échange, je répondrai à toutes tes questions, car vu comment tu me regardes des fois, on dirait que tu meures d'envie d'en savoir plus sur moi, je me trompe ? »

l'adolescente ajouta en riant :

« - il faut dire que notre rencontre a été un peu bizarre. Les événements se sont un précipités. On a pas eu le temps de faire connaissance. Pourtant on fait route ensemble comme si on se connaissait depuis des lustres. Alors c'est normal qu'on apprenne à se connaître, non ?  »

Plus sérieusement, la demoiselle ajouta une règle qui semblait capitale à ses yeux :

« -Par contre, si on refuse de répondre à une question, on a le droit à un gage. Et on est obligé de le faire. Par contre interdiction de reposer la question qui fâche... on est d'accord ? Ça te va si on fait comme ça ? Deal ? »


Eris tendit sa main vers le prince :

« Et si t'acceptes, c'est toi qui poses la première question."

la gamine lui fit son plus beau sourire d’encouragement.
Crédit: Neko-chan in Never Utopia


Dernière édition par Eris Personne le Ven 13 Juin - 13:48, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

conquérant de donjon

۞ 1ère apparition : 03/06/2013

۞ Rukhs : 384

۞ Localisation : Québec

avatar
Alibaba Saluja
conquérant de donjon

MessageSujet: Re: Par vents et marées [P.V alibaba / Eris]   Sam 7 Juin - 21:50

Après que j’aie sangloté pathétiquement ces mots, un silence de mort s’installa. Cette personne allait-elle partir et me laisser tranquille comme je le voulais? J’avais peut-être réussi mon coup même si, il fallait avouer, je n’étais pas très doué pour cacher mes émotions, mais bon, sachant qu’Eris ne devait pas être plus attachée que ça à moi, elle  s’en irait, non? Elle avait mieux à faire que regarder un prince pleurnicher sur son sort ?

J’avais raison sur un point : c’était bien Eris qui cognait à la porte, mais j’avais tort sur un autre point : elle était tenace.


Eris:
 

-Quoi... mais heu… NON! Attends, je suis nu.

L’ultime excuse pitoyable pour faire reculer la demoiselle en furie. Évidement que c’était faux, mais… si ça pouvait l’empêcher de me voir dans cet état désespérant, c’était mieux pour tout le monde. Mais elle insista et finit par entrer malgré moi… Quelle misère.

Elle s’avança tout naturellement vers le hublot et comme si elle avait été sur un beateau toute sa vie, elle l’ouvrit. L’air frais et salin me souleva les cheveux. C’était vrai que ça pourrait m’aider un peu… mais bon j’en doutais. Je finis d'essuyer mes yeux rougies et fatigués.


Eris:
 

Puis, à ces paroles, je regardai d’une œillade vitreuse la demoiselle qui se démenait devant moi et, comme un automate, je m’assieds au bord du lit comme elle me le demandait: je ne voulais pas perdre davantage la face. Mais en même temps, je me sentais tellement défait que je ne savais même plus si ça valait la peine de sauver les apparences.

Mais… quand même, c’était quoi cette mine sérieuse sur son visage? Ces yeux perçants qui me fixaient? Eris, elle avait l’air d’une mère qui venait pour faire la morale à son fils… cette situation était un peu flippante sachant qu'entre nous deux, je crois bien que j'étais le plus vieux. Le plus mature, ça, par contre, ce n'était pas sûr.

Ah là là…

Qu’est-ce qu’elle voulait me dire, savoir? Allait-elle rire de moi? J’avais l’air si pathétique… elle aurait bien raison cette fois de se moquer de ma personne : je n’étais visiblement pas la noble personne à propos de laquelle les marins parlaient avec les yeux brillants. Ils se trompaient.

Je déglutis en prenant la tasse de thé qui m’était offerte; j’avais une drôle d’impression. Elle s’installa devant moi en tailleur… avec toujours ces yeux… réprobateurs. Elle m’expliqua alors tendrement:


Eris:
 

Je l’écoutais sans broncher. Elle avait donc fait ce genre de promesse au petit? C’est pour ça elle s’attardait autant à moi? Et pourtant, j’avais cet étrange sentiment qu’il y avait plus que ça… Je me faisais des idées, car de toute façon, elle n’était pas obligé de faire ça, je veux dire, ça allait passer comme toujours cette passe de bébé braillard. Enfin… j’imagine.

Je bus une gorgée de thé; il était bon…  J’esquissai  un sourire triste, le visage un peu rouge de fièvre et de honte.


Eris:
 

On s’inquiétait vraiment pour moi… mais non, fallait pas. Je n’avais rien d’autre qu’un trop grand orgueil et une confiance en défaillance. Fallait pas s’inquiéter pour un homme comme moi. Savoir ça me touchais, mais me rendais encore plus gêné de faire face à l’adolescente qui ne me laissait pas de glace.  J’en connaissais peu sur elle, mais plus je la voyais agir, plus je trouvais que ma nouvelle amie, même si elle semblait avoir le même genre d’habitude qu’Aladdin à me secouer, était vraiment tendre malgré ses airs plutôt froids.

J’avais le chic pour m’entourer d’amis plutôt sévères qui m’engueulaient… pour mon bien. Faut croire que j'en avais besoin. Sans mes amis, je crains que je n'aurais pas autant la force pour jouer au héros. Je leur devais une fière chandelle.


Eris:
 

Je rougis encore plus… quoi, elle l’avait remarqué que… et bien.. j’avais un petit faible pour elle ou elle voulait me taquiner? Enfin… dire toujours la vérité, elle était difficile la demoiselle… JAMAIS je n’arriverais à faire ça surtout… que la vérité n’était pas intéressante à savoir… surtout dans mon cas.

Eris:
 

Elle voulait donc vraiment apprendre à me connaître. Bon, si ça me permettait en retour de connaître la demoiselle voilée qui avait eu assez de coeur pour enlever son voile devant moi, pourquoi pas...

-C’est certain qu’on a pas eu beaucoup de temps là-bas pour ça…. c’est un peu pour ça que je t’ai invitée, mais je ne voudrais surtout pas te déranger, tu sais.

Comme si de rien était, elle poursuivit :

Eris:
 

Ce jeu paraissait un peu risqué pour ma réputation déjà bien amputée, mais en même temps… l’adolescente paraissait y tenir. Avec des yeux comme ça qui me fixaient, comment pouvoir résister? Je soupirai et bus une nouvelle gorgée.

Eris:
 

Cette dernière clause m'allait. On pourrait ENFIN être égale là-dessus: elle connaissait trop de choses sur moi pendant que moi, j'ignorais totalement tout d'elle autre à quoi elle ressemblait, qu'elle était bien gentille malgré son caractère un peu épineux et que je l'avais mystérieusement rencontré à Balbadd.

Enfin...Je paraissais un peu soucieux, mais jamais je n’avais vu un sourire aussi craquant. Parler me ferais peut-être du bien… Je devais avouer que j’en avais lourd sur le cœur et si la demoiselle me tendais une perche aussi intéressante… j’allais la prendre. Je commençais à être fatigué de faire semblant ; Aladdin et Eris avaient raison : le pire danger contre moi… c’était le mensonge que  je me racontais à moi-même et la pression que je mettais sur mes épaules. À chaque fois, mon cœur saignait un peu plus sous la tension à laquelle je me soumettais.

 Je pris une nouvelle gorgée de thé, puis, après avoir soufflé un peu, je répliquai :


-Ce jeu me semble un peu dur, mais si je peux te faire plaisir, pourquoi pas.

Je ne voyais pas que c’était pour mon bien à moi et puis… je ne savais toujours pas si j’allais vraiment dire la vérité... même si… je mentais très mal, paraîtrait-il..

-Quel lien t’unis à Balbadd?demandais-je à Eris, la voix un peu moins tremblante. En l’écoutant parler tout ce temps, j’avais fini par reprendre un peu le dessus sur mes émotions à fleur de peau, ma respiration haletante et mes mains tremblantes. J’étais près à tenter de discuter avec mon invitée spéciale….

*Qui est-elle?*



Merci Hilel pour tous ces beaux graphs !!!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne


avatar
Invité
Invité

MessageSujet: Re: Par vents et marées [P.V alibaba / Eris]   Dim 8 Juin - 12:26









E
ris sourit de plus belle.

Son stratagème pour changer les idées d'alibaba semblait marcher. Le garçon reprenait des couleurs à vue d’œil . Ses mains avaient cessé de trembler. Et surtout, il perdait sa mine de chien battu. Parfait.

Mais attention ! Il ne fallait pas que ce petit jeu aille trop loin pour elle non plus. Il y avait beaucoup de chose auxquelles l'adolescente ne voulait même pas penser. Alors quand à les déballer devant une autre personne... Il ne fallait donc surtout pas, qu'au cours de la partie, le jeune homme mette le doigt dessus. Sinon, ce serait elle qu'on ramassera à la petite cuillère tant elle sera désespérée.

Mine de rien, l'ancienne voleuse sentit une petite boule d'appréhension se former dans sa gorge quand le prince commença à énoncer sa question. Mais elle était joueuse, en plus ce jeu des questions/réponses étaient son idée. Plus possible de faire machine arrière :

« -Quel lien t’unis à Balbadd? »

Imperceptiblement Eris se détendit.
Ça, c'était du alibaba tout craché. Sa première inquiétude : son pays. Le lointain échos de la voix de Scipion refit surface avec son explication sur les rois. Pas de doute, le garçon sous ses airs déprimés en ferait sans doute un bon s'il montait un jour sur le trône.

Bon allez, assez tergiversé. Il fallait maintenant réfléchir à sa réponse. Mais pas besoin d'aller bien loin. Alors, le plus sincèrement du monde , la fille des sables lui répondit :

« - Jusqu'à il y a une semaine, je t'aurai répondu aucun. C'était la première fois de ma vie que j'y mettais les pieds. Depuis les choses ont pas mal changé. Maintenant j'ai une promesse qui me relit à un petit garçon y vivant et je suis en train de prendre le thé avec son prince. Ça fait beaucoup de liens tout ceci. Ah oui, et j'ai aussi une dette envers un marchand du souk. J'ai dit que j'irai le payer aujourd'hui les vêtements que j'ai récupéré chez lui pour Umar et moi même. Vu que je suis sur ce bateau, tu te doutes que je le ferai pas. »

Face à la tête d'alibaba, Eris précisa calmement :

«   De toutes façons c'est un voleur qui oblige des enfants à travailler dans ses ateliers sans les payer, ni même leur donner assez à manger. Umar est au courant. Dès que l'orphelinat que tu as initié sera fini de construire, il ira les sortir de là. Avant cela ne servirait à rien, ils crèveraient dans les rues. »

La repentie du vol reprit sa tasse et bu un peu de thé pour laisser au prince le temps de réagir. Puis, elle conclut le débat en ajoutant :

« Que tu le veuilles ou non, Umar a décidé de prendre sa vie en main et d'aider les autres habitants des bidons-villes et notamment les enfants. Même si ça te semble dangereux ou fou, c'est sa manière à lui de rentrer dans le rang et d'arrêter d'être voleur. Grâce à toi et à ton exemple, il a pris cette bonne résolution. Tu lui as donné un but dans la vie et lui a offert un modèle à suivre. D'ailleurs je ne te remercierai jamais assez d'avoir réussi à convaincre Jûlimar de le former. C'est une tête de mule ce gamin, mais il fera un bon médecin. »


la jeune fille poursuivit en souriant :

« -A moi ! Tu es un conquérant des donjons. Je me trompe ? J'ai vu le symbole qui se trouve sur ton poignard. La sorte d'étoile avec les écritures bizarres. Quel est le pouvoir de ton djinn ? »

Crédit: Neko-chan in Never Utopia


Dernière édition par Eris Personne le Ven 13 Juin - 13:49, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

conquérant de donjon

۞ 1ère apparition : 03/06/2013

۞ Rukhs : 384

۞ Localisation : Québec

avatar
Alibaba Saluja
conquérant de donjon

MessageSujet: Re: Par vents et marées [P.V alibaba / Eris]   Dim 8 Juin - 15:42

Quand j’écoutais Eris, j’avais l’impression que lentement mon morale augmentait. Écouter quelqu’un parler : le meilleur moyen pour oublier sa douleur, bien meilleur que mâcher ses vieilles misères.  Elle m’avoua alors qu’avant notre étrange rencontre elle n’avait aucun lien précis avec Balbadd. Elle avait donc choisi le pays au hasard parmi tous les pays du monde? Cette ex voleuse était vraiment une nomade : une escapade de la sorte en bateau vers Sindoria devait être excitant bien qu’une question en provoquait une autre… comment s’y prenait-elle pour voyager si… et bien si elle ne paraissait pas avoir de bateau? C’est une question que je pourrais poser au courant du jeu… peut-être.

Elle dit alors que pour elle et Umar, elle avait « volé » des vêtements, ce qui fit raidir mes épaules à coup sûr. N’était-elle pas repentie? Moi et ma naïveté… Je soupirai, un peu déçu par cette révélation, mais voyant apparemment mon trouble elle m’expliqua :


Eris:
 

Je serrai des poings. Ce marchand ressemblait plus à un vendeur d’esclaves qu’à un réel marchand… Je soupirai, notre monde était bien injuste, mais comme Eris ou Aladdin lui disait, il ne devait pas porter le monde sur ses maigres épaules sinon le monde l’écraserait et puis… son idée d’orphelinat semblait une bonne solution… J’imagine. Je bus une nouvelle gorgée de thé, attendant toujours la fin de son récit avant de répliquer quoique ce soit de peur que la femme se défile même si bon… j’avais l’impression qu’elle allait en superficie pour ce qui était de ce qui l’unissait à Balbadd. J'avais du mal à croire que ce pays lui était complètement inconnu avant notre rencontre... Je n'insistai pas.


...


Tant qu’elle répondait, ça m'allait (et dire que c'est moi qui avait peur de ce jeu et là j'embarquais dedans à 100 miles à l'heures)... et puis, ça me rassurait, je n’aurais donc pas trop à pousser profondément mes réponses. Perçant le silence de mes réflexions, elle ajouta comme tentative de s’éclipser de la question principale et sans doute dans le but de m’encourager :


Eris:
 

Ce petit était vraiment comme Kassim… Un peu violent et irréfléchi, mais toujours là pour les siens… Avec les modèles de parents qu’ils ont eu, faut pas aller chercher trop loin leurs manièrs un peu rustres. Mais au fond, comme Kassim, Umar ferait des grandes choses….même si j’avais peur qu’il en fasse trop et tombe lui aussi dans la déchéance, mais comme le disait Eris, avec un peu de soutien et des buts bien précis, on devrait réussir à le sauver, han? Le destin ne viendrait pas encore interférer?

Quand elle parla du destin du petit, mes mains se remirent à trembler un peu. On voyait que j’étais un peu troublé par le sort de cet enfant : ce qui pourrait intriguer la demoiselle aux yeux émeraude… pourquoi me préoccupais-je autant d’Umar pendant que je savais qu’un peuple complet souffrait?

Enfin… je voguai de nouveau sur le flots de mes pensées jusqu’à temps qu’elle me pose sa question :


Eris:
 

C’était donc une nettoyeuse de donjon! Ça expliquait bien des choses : c’est pour ça elle était si dégourdie! Sortant lentement de mes pensées, je recommençai à lui sourire, sa question était plutôt simple à répondre et n’engageait pas à grand-chose sur le plan personnel. Je répliquai alors :

-Tu es observatrice, Eris-chab, cette qualité est primordiale pour un nettoyeur de donjon. Enfin… tu veux que je te parle de mon Djiin... que dire… que dire sur lui…

Je n’allais quand même pas lui dire que je savais le contrôler que très peu et que j'en étais gêné, alors je lançai:

-J’ai obtenu Amon, un Djiin de feu, en nettoyant mon premier donjon avec un bon ami à moi que j’avais rencontré à Qishan quelques jours plus tôt. Ça fait longtemps que je n’ai pas vu ce garçon et je me sentais seul à cause de ça ces derniers jours. Toutefois…

Je déposai sur Eris un regard doux :

-Mais le destin qui m’a lié à Aladdin cette fois-là semble opérer la même chose avec toi, car j’ai l’impression qu’on pourrait bien se débrouiller dans un donjon toi et moi. Le destin n'est pas que mauvais à bien y penser. Les Ruths sont avec nous.

Je réussis même à ricaner, je commençais vraiment à me détendre, puis j’ajoutai :

-Tu n’as pas à répondre à cette demande maintenant, tu as tout le temps de réfléchir à ma requête, pour le moment, j’aimerais plutôt savoir ce qui t’as fait accepter ma demande à me suivre? Ça serait un bon début de savoir ça. Est-ce par curiosité, par goût de l’aventure, par… amitié?

Je baissai un peu la tête, un peu nerveux de savoir les raisons de cette demoiselle à le suivre, mais je devais lui demander. Je devais savoir qui était cette invitée que j’amènerais à Sindoria. e me doutais qu'elle n'était pas très dangereuse malgré ses petites manies de kleptomanes, mais on n'est jamais assez méfiant... (ce que j'étais rarement)

Je savais que ma question était délicate, je me doutais que la voyageuse m’avait suivi sur un coup de tête, mais je me disais que ma question pourrait peut-être la forcer à me révéler indirectement ce qu’elle faisait de ses jours en temps normal et comment elle s’arrangerait pour se transporter et tout.

Je finis ma première tasse de thé. Je m'en resservis une autre en rempissant celle d'Eris. On voyait que je m'attendais à une assez longue conversation.[/I]



Merci Hilel pour tous ces beaux graphs !!!


Dernière édition par Alibaba Saluja le Dim 8 Juin - 20:25, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne


avatar
Invité
Invité

MessageSujet: Re: Par vents et marées [P.V alibaba / Eris]   Dim 8 Juin - 19:06









L
e détail n'échappa pas à la demoiselle. Un sourire. Et un vrai cette fois, pas de ceux forcé qu'il avait tendance à desservir à tous le monde pour faire celui qui allait bien. Enfin alibaba se détendait un petit peu.


En plus il n'hésita pas à lui répondre :


« -Tu es observatrice, Eris-chan, cette qualité est primordiale pour un nettoyeur de donjon. Enfin… tu veux que je te parle de mon Djiin... que dire… que dire sur lui…J’ai obtenu Amon, un Djiin de feu, en nettoyant mon premier donjon avec un bon ami à moi que j’avais rencontré à Qishan quelques jours plus tôt. Ça fait longtemps que je n’ai pas vu ce garçon et je me sentais seul à cause de ça ces derniers jours. Toutefois…Mais le destin qui m’a lié à Aladdin cette fois-là semble opérer la même chose avec toi, car j’ai l’impression qu’on pourrait bien se débrouiller dans un donjon toi et moi. Le destin n'Est pas que mauvais à bien y penser. Les Ruths sont avec nous.


Plusieurs éléments firent tilter la gamine. D'abord quand il dit « mon premier donjon »... cela voulait il dire qu'il en avait visité un autre, voir plusieurs autres ? Avait il un autre djinn que ce Amon ? Non, à priori il en parlait comme s'il c'était le seul.

Ensuite la question du destin et des Ruths. Ce n'était pas la première fois que la saltimbanque entendait ses mots sortir de la bouche du blondinet. Mais elle ne voyait pas du tout de quoi il parlait. Pourtant, instinctivement, la demoiselle sentait que c'était quelque chose d'important. Elle allait devoir approfondir ça plus tard.

Et enfin, se trompait elle où venait il de lui proposer d'aller faire un donjon ensemble ? Alors ça... il y avait vraiment des types assez maso pour rentrer volontairement dans ces trucs ? Non, parce qu'à l'intérieur, c'est l'enfer. Pour sa défense, il faut dire qu'Eris gardait un très mauvais souvenir de son mois passé dans le 72ém donjon. Andromalius c'était montré impitoyable et lui avait menait la vie dure jusqu'à qu'enfin elle arrive aux portes de la salle du trésor. Et même là, il avait fallu se plier aux petits jeux sadiques du maître des lieux. Si on ajoute à ça la mauvaise farce qui lui avait fait de la téléporter au beau milieu du jardin impérial de Kou... on comprend que son enthousiasme ne soit pas débordant pour renouveler l'expérience.


Quoi qu'il en soit, alibaba continuait à parler comme intarissable :

« -Tu n’as pas à répondre à cette demande maintenant, tu as tout le temps de réfléchir à ma requête, pour le moment, j’aimerais plutôt savoir ce qui t’as fait accepter ma demande à me suivre? Ça serait un bon début de savoir ça. Est-ce par curiosité, par goût de l’aventure, par… amitié? »


Eris tortilla une des mèches de cheveux qui entourait son visage d'un air songeur. Ça c'était une bonne question pourquoi était elle là ?


L'adolescente remercia le jeune homme quand il lui resservit du thé avant de se lancer.

« - hum... si je suis là, c'est d'abord comme je t'ai dit, j'ai fait une promesse à Umar... en fait non, j'étais décidée à te chaperonner avant mais cette promesse a fini de me convaincre. Je pouvais décidément pas te laisser partir seul avec ta tête de déterrée. Ça aurait été un assassinat sans préméditation. T'aurais fini par te jeter du bateau. »


Eris... et son tact naturel. Comme d'habitude, sa franchise semblait un peu maladroite quand il s'agissait de remonter le moral. Mais comme le jeux était de dire la vérité.


« - Et c'est tout... j'avais pas vraiment d'autre but précis. Si ça me permet de continuer ma route, je suis prête à aller dans n'importe quel pays. Sauf à Kou peut être... là je vais l'éviter pour quelques temps. Ça sera plus prudent. »


La saltimbanque regarda le plafond d'un air songeur sans rentrer dans les détails, puis elle sourit de nouveau à alibaba en enchaînant :


«  Et toi, pourquoi Sindoria ? T'as des amis là-bas ? Le dénommé aladdin peut être ? Ou bien une petite copine ? »

La demoiselle prit une gorgé de thé en observant le blondinet.

Spoiler:
 
Crédit: Neko-chan in Never Utopia


Dernière édition par Eris Personne le Ven 13 Juin - 13:50, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

conquérant de donjon

۞ 1ère apparition : 03/06/2013

۞ Rukhs : 384

۞ Localisation : Québec

avatar
Alibaba Saluja
conquérant de donjon

MessageSujet: Re: Par vents et marées [P.V alibaba / Eris]   Lun 9 Juin - 17:00

Les paroles que j’avais émises paraissaient avoir eu tout un effet sur Eris, car son visage devint plus sérieux, plus soucieux. Elle ne devait pas être habitué à me voir aussi détendu, mais il faudrait qu’elle s’habitue : mes humeurs étaient très variables… surtout que je devais avouer que la présence de la mignonne demoiselle me changeait les idées.  Pourquoi ressasser de vieilles émotions quand tu pouvais, au présent, profiter d’une nouvelle amitié? Des fois j’étais un peu idiot, je devais l’avouer. Kassim et Marianne ne voudrait pas ça, comme Umar et Jasmine non plus. Je devais me reprendre en main et sauver…. Ce qui peut être sauvé, c’est-à-dire remplir mes promesses à Balbadd et continuer de faire de mon mieux pour apporter mon aide par-delà les mers. Mais en attendant Sindoria nous attendait et je devais, pour passer mon temps et celui de cette adorable adolescente, jouer à ce jeu…

Je lui souris tout en l’écoutant et en buvant ma tasse.  Elle disait m’avoir suivi pour me protéger? Enfin… elle avait dit ça d’une manière un peu maladroite, mais je comprenais ce qu’elle avait voulu dire et c’était tout à son honneur de vouloir suivre cette promesse et me tenir compagnie pour me remonter le moral.
Je me frottai l’arrière de ma nuque, un peu gêné par la situation et je lui répliquai :


- Excuse-moi de t’avoir inquiétée ainsi et de ne pas t’avoir donné tâche facile pour tenir ta promesse. Je veux dire… et bien… je sais que je peux avoir l’air dépressif parfois, mais je sais que j’ai des amies qui croient en moi et jamais je ne me suiciderais… ne serait-ce que pour ne pas leur donner au coeur la même souffrance que j’ai vécu en perdant mon meilleur ami…

Je lançai un petit regard triste , serrant des poings lorsque j’ajoutai :

-Mais… je ne suis plus le même Alibaba qu’avant la rencontre avec le petit Magi, de toute façon… Je suis seulement toujours un peu fragile et j’ai une confiance en dents de scie. Vraiment désolé d’être aussi difficile à  suivre.

Puis, reprenant lentement contenance, j’éclatai de rire :

-Tu es vraiment adorable, tu sais. Je ne suis encore qu’un passant que tu as rencontré dans sa chance ou sa malchance (dépend de ta vision de la chose) et tu fais tout pour le soutenir, heu je veux dire… me soutenir. Merci.

Je me grattai encore la tête puis but une gorgée pendant qu’elle réfléchissait à la question qu’elle pourrait bien me poser. Elle était tout simplement craquante avec ses petits airs pensifs.

Eris:
 

Elle m’avouait donc vouloir me suivre pour un peu plus qu’une promesse envers le petit? C’était plutôt touchant au fond malgré la maladresse de ses mots. Enfin, je ne lui demanderais pas ce qui s’était passé à Kou… cela la regardait et puis, ce qui se passait là-bas n’était généralement très positif, je restai donc silencieux, attendant sa question avec un étrange mélange d’impatience et de nervosité. J’embarquais vraiment dans le jeu, ma parole… ahaha!

Eris:
 

Il était normal qu’elle veule savoir ça, mais en même temps, pouvais-je lui avouer naturellement que j’étais sous la tutelle du roi de Sindoria? Hum… j’imagine que je n’avais pas le choix SURTOUT si je voulais qu’elle me fasse confiance pour me suivre dans une prochaine aventure. Je ricanai un peu, l’air encore gêné et nerveux avant de dire le plus naturellement possible :

-Heu… et bien… je retourne au palais de Sinbad, là où il m’attend. Ce navire et ces marins ne sont d’ailleurs pas sous ma garde, mais bien la sienne. J’avais oublié de te dire ce détail? Ahah... c’est bien moi ça. Je ne suis pas prince de grand-chose de toute façon, c'est lui le vrai meneur.’’

Je soupirai avant de relancer :

-ENFIN... à mon tour maintenant! Hum, je ne cesse de te parler de mes amies et je ne te laisse pas parler des siens. Si tu ne comptes pas notre coup de dé du destin qui a fait en sorte qu’on se rencontre, as-tu des amies ou une famille qui t’attende quelque part? Je te promets qu’après notre escapade à Sindoria, je t,y ramènerai.

*Pourquoi j’ai l’impression d’avoir dit quelque chose de mal?*[/i]



Merci Hilel pour tous ces beaux graphs !!!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne


avatar
Invité
Invité

MessageSujet: Re: Par vents et marées [P.V alibaba / Eris]   Lun 9 Juin - 20:36









E
ris rosit.



Adorable ? Vraiment ? À force d'entendre les hommes lui faire des compliments, elle allait finir par le croire.



Pour cacher son trouble, l'adolescente se mit à siroter son thé d'un air inspiré.



Même si elle ne savait pas pourquoi, entendre alibaba l'appeler comme ça lui faisait rudement plaisir. Son cœur battait très fort dans sa poitrine. On aurait dit un petit oiseau palpitant tentant de s'enfuir de sa cage pour s'envoler vers l'azur. Cette sensation lui coupait le souffle.



Adorable...



Ce petit mot la rendait aussi toute flapie, un peu vacillante. Comme après être restée trop longtemps dans un hamman. On en ressort rouge comme une écrevisse, les jambes qui dansent la gigues et la tête qui tourne. Là c'était pareil. La transpiration en moins.






Son trouble était si grand qu'elle l'écouta à moitié quand il lui répondit.



Juste le nom « Sinbad » la fit un peu tilter. Elle connaissait ce nom. Elle l'avait déjà entendu quelque part. Ah oui ! Les fameux rouleaux relatant les aventures d'un marin qui allait de pays en pays accompagné de ses huit amis. La fille des sables les lisait quand elle était petite. Une belle histoire, bien écrite, avec du suspense et des rebondissements palpitants. Dommage que les personnages manquent un peu d'épaisseur. Le protagoniste notamment ( le fameux Sinbad).



Par contre Masrur, lui c'est un personnage intéressant ! Le super guerrier fanalis qui peut défoncer les montagnes d'un doigt... ça c'est classe. Et puis au moins avec lui, on ne s’ennuie pas à cause des dialogues. Eris lui trouvait même un coté philosophe.






Mais revenons au plus important... adorable






Malheureusement, la gamine passa très vite du bain de vapeur à la douche froide quand le prince. Lui posa sa question.



« -ENFIN... à mon tour maintenant! Hum, je ne cesse de te parler de mes amies et je ne te laisse pas parler des siens. Si tu ne comptes pas notre coup de dé du destin qui a fait en sorte qu’on se rencontre, as-tu des amies ou une famille qui t’attende quelque part? Je te promets qu’après notre escapade à Sindoria, je t,y ramènerai. »






Surprise, la gamine en lâcha sa tasse. L'objet tomba sur le sol où il se brisa en mille éclats. Le liquide brûlant éclaboussa les vêtements de notre héroïne et se répandit sur le plancher.






Devenue très pâle la demoiselle s'excusa, se mettant à quatre pattes pour éponger le thé avec une des serviettes du plateau.


« Désolée alibaba, je suis maladroite, ça doit être le bateau je n'ai pas l'habitude. Ça tangue.»


#ffffff]]La jeune fille tenta d'esquisser un faible sourire en se dirigeant vers la porte. Sa voix, habituellement bien audible était devenue bien faible  :[/justify]


« je vais voir en cuisine s'ils ont quelque chose pour ramasser les débris. »


Avant de sortir, elle se tourna vers alibaba, ses jolis yeux verts ayant un peu perdus de leurs éclats :


«  Je n'ai pas de famille ou d'amis vers qui retourner. Personne ne m'attend depuis des années déjà. Alors ne t’inquiète pas. Quand viendra le moment des aurevoirs, je saurai me débrouiller seule comme je l'ai toujours fait.»


Puis la saltimbanque s'enfuit dans le couloir pour grimper sur le pont. Arriver là, elle alla jusqu'au bastingage pour prendre une grande goulée d'air.

Le vent des mers piqua ses joues déjà humides mais elle ne s'en aperçut même pas, le regard noyait dans ses souvenirs.
Crédit: Neko-chan in Never Utopia


Dernière édition par Eris Personne le Ven 13 Juin - 13:55, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas

conquérant de donjon

۞ 1ère apparition : 03/06/2013

۞ Rukhs : 384

۞ Localisation : Québec

avatar
Alibaba Saluja
conquérant de donjon

MessageSujet: Re: Par vents et marées [P.V alibaba / Eris]   Lun 9 Juin - 22:49

-Eris-chan?

L’adolescente paraissait de plus en plus perturbée au fur et à mesure que la conversation avançait. Hum… mais si elle ne voulait pas répondre, elle avait beau dire conséquence, non? C’était pas comme ça que le jeu fonctionnait? En acceptant ce petit jeu, mon but n’était pas de coincer au pied du mur la demoiselle, mais bien d’acquiescer à sa demande tout en me changeant les idées. Si elle voulait jouer à autre chose, elle avait qu’à le dire. Je la vis rougir puis soudainement blêmir quand je lui posai ma question. Elle semblait si mal qu’elle en échappa même sa tasse… J’avais eu tout un effet cette fois…

Eris:
 

À ce moment-là, je ne pus m’empêcher de me jeter par terre pour l’aider à tout nettoyer. Par accident, ma main se déposa sur la sienne, je rougis à mon tour, détournant les yeux, mais cet instant ne dura pas longtemps, car déjà la demoiselle se sauvait… de moi TT.

*Je suis vraiment pas doué… elle se sauve de moi TwT*

J’avais raison de m’en faire… ce que j’avais demandé était vraiment idiot. Je n’avais pas à savoir ça… et moi qui parlait ouvertement de mes amitiés, je ne pouvais pas me la fermer?

Eris:
 

Eris-chan!!

Et c’était elle qui me faisait la morale sur la fuite de ses sentiments et les faux sourires? Ah là là, on reprochait souvent aux autres ce qu’on se reprochait à soit, mais en même temps, j’avais posé LA question sensible… Je devais me rattraper et la remercier convenablement de m’avoir ainsi remonté le moral. D’un bond, je me relevai et partis en courant, la suivant d’abord, puis la perdant de vue à cause des marins qui se massaient encore autour de moi. Ils étaient chiants à la fin :

-Vous allez bien mon prince? Vous êtes brûlant et semblé encore épuisé, vous devriez vous reposer.[..] Attendez-moi je vais vous changer vos pansements […]

Je soupirai, à cause de la masse de marins, j’avais perdu la trace de la jeune ado troublée. Je devais donc les rassurer. Je leur souris, disant :

-Désolé de vous avoir tant inquiété. Je me sens mieux maintenant et merci pour vos offres de bons soins, mais on règlera ça ce soir, pour le moment, j’avoue que ce qui me manque c’est l’air de la mer et la présence chaleureuse d’Eris-chan.

Les marins semblaient être contents de voir un sourire sur mon visage et, apparemment, rassurés par mes paroles.

*Ils me font des clins d’œil louches, avaient-ils compris mes… intentions? Mais quelles intentions o.o en tout cas…*


L’important c’est qu’ils s’écartèrent me laissant passer. Je partis donc à la recherche d’Eris-chan pendant quelques minutes jusqu’à temps que je la retrouve non loin du bastingage. Je m’approchai lentement d’elle. Elle était de dos et moi je la surplombais de quelques têtes, faisant une ombre qu’elle distinguerait facilement, avertissant de ma présence. Puis, je caressai sa joue doucement avant de déposer ma main sur son épaule et de murmurer à son oreille :

[size=8]-Si tu es maladroite, moi je suis le roi de la maladresse et de l’idiotie. Je n’aurais jamais dû te demander ça… Ça ne me regardait pas et d’ailleurs, ce n’est pas vrai que tu n’as plus d’endroit où revenir ou de gens qui t’attendent, car je t’offre de rester avec moi au palais le temps qu’il te faudra. Ce n’est pas vrai que je vais abandonner une amie qui en a besoin et puis… tu m’as sauvé d’une certaine manière, car sans toi, je peux le dire franchement, je crois que je serais resté pétrifié dans ma petite douleur et j’aurais encore oublié égoïstement que je ne suis pas le seul à avoir perdu.

Je souris avant d’ajouter, n’attendant aucune réponse :

-Je suis peut-être « le troisième prince de Balbadd » selon plusieurs dires, mais au fond je suis comme tous. J’ai grandi dans les taudis de Balbadd. J’ai vu ma mère mourir. J’ai vu mon meilleur ami se faire battre comme Umar, j’ai su que sa sœur et sa mère étaient mortes de faim et j’ai connu la haine et la mort de cet ami, ce qui a provoqué chez moi tout un remous, mais grâce à des gens comme toi, je sais que la vie ne s’arrêtera pas comme ça… Il y a toujours de l’espoir, il faut avoir confiance.

Et c’est moi qui parlais de confiance? En tout cas…  comme je le disais tout à l’heure, on parlait souvent à travers notre chapeau, mais je crois que mes paroles avaient une certaine contenance… enfin je l’espérais…

Et puis, je ne sais pas pourquoi je racontais cette histoire ouvertement, mais je me disais que d’entendre ça rassurerait peut-être Eris sur ses origines et sa malchance face au destin… qui sait, elle s’épancherait peut-être sa tristesse à moi. Enfin… ce n’était pas le but ; le but était qu’elle se sente mieux… Je devais avouer que j’aimais mieux quand cette adorable adolescente souriait. Allais-je réparer mon erreur?



Merci Hilel pour tous ces beaux graphs !!!


Dernière édition par Alibaba Saluja le Mar 10 Juin - 15:33, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne


avatar
Invité
Invité

MessageSujet: Re: Par vents et marées [P.V alibaba / Eris]   Mar 10 Juin - 8:46









Q
uelle idiote, quelle idiote, quelle idiote.



Par tous les vents du désert, pourquoi c'était elle comportait ainsi ? À quoi rimait cette fuite ? Et ces larmes ?



Lâchant la balustrade, l'adolescente essuya ses yeux d'un geste rageur.



Elle n'était qu'une petite abrutie à faire des leçons de moral pour craquer comme une enfant à la moindre question. Quand est ce qu'elle arrêterait de prendre la fuite comme ça, hein ? Pour qui alibaba allait il la prendre ? Alors on se secoue un bon coup et on se calme. Et puis pourquoi pleurait elle ? Il y avait il une raison ? Cela changerait il quelque chose? non !



En fait, si Eris était sincère, ce qui la faisait pleurer n'était pas tant la déchirure qu'elle avait dans le cœur que l'amer retour à la réalité. Cet énorme trou noir qui lui broyait le cœur, l'ancienne voleuse s'y était habituée. Certes des fois il lui faisait mal, mais les larmes le concernant c'étaient taries.



Non, ce qui secouait son corps de sanglots incontrôlables, c'était la perspective de se retrouver à nouveau toute seule. Car oui, elle était bien avec ce pleurnichard dépressif. Mais déjà il parlait de « l'après ». S'il voulait savoir d'où elle venait afin de la ramener après cette « escapade », c'était sans doute pour se débarrasser d'elle. Comme tous les autres. Et cette perspective l'angoissait. La peur de la solitude la tenaillait.



La petite voix amère au fond de sa tête se moqua d'elle. Voilà, elle c'était attaché à ce prince. Et déjà elle en payait les conséquences. Elle était personne, l'avait elle oubliait ? Et en tant que telle, elle finirait sa vie comme elle l'avait commencé. Les amis ça n’existaient pas, ce n'était qu'un mot creux, dénué de sens. Peut être que pour certains ça prenait vraiment forme. Comme alibaba et son copain aladdin... mais ils étaient fait d'une autre trempe que la fille du désert, car pour des gens comme elle, ce n'était qu'un mirage, un miroir aux alouettes, une charmante illusion qui disparaîtrait avec le temps.



Alors ne t'attache pas, continue ta route sans t'arrêter.



Un frôlement sur sa joue fit sursauter la jeune fille. Puis une main amicale se posa sur son épaule avant que la voix du blondinet lui murmure à son oreille :

« -Si tu es maladroite, moi je suis le roi de la maladresse et de l’idiotie. Je n’aurais jamais dû te demander ça… Ça ne me regardait pas et d’ailleurs, ce n’est pas vrai que tu n’as plus d’endroit où revenir ou de gens qui t’attendent, car je t’offre de rester avec moi au palais le temps qu’il te faudra. Ce n’est pas vrai que je vais abandonner une amie qui en a besoin et puis… tu m’as sauvé d’une certaine manière, sans toi, je peux le dire franchement, je crois que je serais resté pétrifié dans ma petite douleur et j’aurais encore oublié égoïstement que je ne suis pas le seul à avoir perdu. Je suis peut-être « le troisième prince de Balbadd » selon plusieurs dires, mais au fond je suis comme tous. J’ai grandi dans les taudis de Balbadd. J’ai vu ma mère mourir. J’ai vu mon meilleur ami se faire battre comme Umar, j’ai su que sa sœur et sa mère étaient mortes de faim et j’ai connu la haine et la mort de cet ami, ce qui a provoqué chez moi tout un remous, mais grâce à des gens comme toi, je sais que la vie ne s’arrêtera pas comme ça… Il y a toujours de l’espoir, il faut avoir confiance. »

Eris se retourna vers lui, ayant retrouvé son sourire, elle essuya de nouveau ses larmes d'un revers de manche.

« -Je suis désolée Alibaba. Tu dois me trouver bien sotte de te faire la morale puis de m'apitoyer comme ça sur ma petite personne égoïste. Surtout que ma vie n'est pas si mal que ça comparait à d'autres. Alors il faut que j'arrête de me comporter comme une petite fille gâtée. Je suis bien méchante de te faire de la peine alors que tu as autant souffert. Pardonnes moi.»



l'adolescente paraissait de nouveau détendue et sure d'elle quand elle enchaîna :

« - je te remercie pour ton offre généreuse de m'héberger durant un temps et d'aller conquérir un donjon ensemble. J'y réfléchirai. C'est promis. En attendant, profitons du voyage. Ça te dit que nous fassions une petite pose dans le jeu et que nous reprenions ce soir ? J'aimerai bien partir explorer le bateau. Je ne suis jamais monter sur navire aussi grand tu sais ! C'est impressionnant ! Ton ami Sinbad doit être très riche... »

La gamine souriait de toute ses dents, les yeux pétillants de curiosité. Mais au fond de son crâne, la petite voix ronronnait sa rengaine : « ne t'attache pas, continue ta route sans t'arrêter. Tu n'as pas besoin des autres. Tu n'en as jamais eu besoin, car ils n'ont jamais vraiment voulu de toi.»



[…]



La journée sans d'autres événements particuliers. La vie sur un bateau était trépidante et c'est une Eris un peu exténuée qui débarqua avec son hamac dans la chambre d'alibaba.

« - Salut !!! désolée, je viens squatter ta chambre. Tu as la plus grande et la plus spacieuse. En plus, ça sera plus facile pour discuter si toi tu es dans ton lit et moi dans mon hamac. On pourra s'endormir quant on veut. »




sans attendre l'accord du blondinet, se contrefichant des rumeurs qui risquaient d'aller bon train le lendemain, la saltimbanque s'installa. Se faisant elle dit au blondinet :


« - Bon allez, c'était mon tour de poser une question. Mais avant va falloir que tu m'expliques certains truc que tu as dit et que j'ai pas compris. Pour toi, c'est quoi le destin ? Dans ta bouche ça à pas l'air d'avoir le même sens que dans la mienne. Et les rukhs ? C'est quoi ? Et tu as dis que ton ami était un magi. Sur le coup j'ai pensé un diminutif pour magicien ou sorcier. Mais en y réfléchissant, ça avait pas l'air d'être ça. Allez, explique moi. »







Après avoir énoncé ce torrent de questions, Eris s'installa tranquillement dans son hamac et observa le prince en souriant.
Spoiler:
 
Crédit: Neko-chan in Never Utopia


Dernière édition par Eris Personne le Ven 13 Juin - 13:56, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas

conquérant de donjon

۞ 1ère apparition : 03/06/2013

۞ Rukhs : 384

۞ Localisation : Québec

avatar
Alibaba Saluja
conquérant de donjon

MessageSujet: Re: Par vents et marées [P.V alibaba / Eris]   Mar 10 Juin - 22:54

Mais pourquoi je lui disais tout ça? Mais pourquoi… je ne parlais jamais de ce passé à personne et me voilà maintenant qui le racontait avec une facilité et une douceur presque déconcertante… Il faut croire qu’un jour dans la vie on fait son deuil de ses vieilles peines ou peut-être pas tout à fait, je crois plutôt que je voulais montrer à la demoiselle qu’elle n’était pas seule à vivre dans les ténèbres refoulées, qu’elle devait se battre contre elles. Pour être honnête, j’avais sorti ça spontanément comme toujours sans but très précis… sans but autre que redonner le sourire à Eris, ce qui, étrangement, parut fonctionner. Elle se retourna vers moi, étirant un beau sourire sur ses lèvres, mais… était-ce un vrai sourire?

…]

Elle faisait semblant pour faire bonne figure, c’était certain…. Je reconnaîtrais cette technique entre mille. En fait elle et moi nous semblions se ressembler plus que nous voulions le croire…  et ce malgré le titre qui nous séparait : il n’avait aucune importance…


Eris:
 

Je m’aperçus alors que mes larmes avaient aussi coulé sur mes joues pendant que je parlais (oui Ali, pleurer en souriant, toujours), ah là là. Je n’aurais dû pas lui parler de mes blessures, je n’avais pas forcément envie de pitié, mais en même temps, j’étais content d’une chose… elle ne se sauvait plus. Sans trop savoir ce qui me prit, je la serrai dans mes bras, déposant sa tête douce sur mon torse et je continuai à murmurer :

-Ne t’excuse pas Eris-chan…. Tu ne dois pas comparer nos ténèbres, ce n’était pas le but de mon discours… je voulais seulement te dire que tu n’es pas toute seule et puis…

Trop d’émotion… tue l'émotion: il fallait se reprendre. Je pris une grande inspiration avant de continuer, lui tendant la main :

-Tout le monde a ses démons à surmonter. Tu n’es pas égoïste, Eris, tu es même très courageuse… Tu as su me réconforter et ce même si tu souffres toi-même.

J'essuyai mes yeux et mes joues et je lui souris quand elle finit par ajouter :

Eris:
 

Ho, elle voulait VRAIMENT faire un donjon avec moi? Génial! Elle me faisait toute une surprise et une joie d,accepter mes offres ainsi... Je n'avais plus le droit de pleurer... non, pour elle.

Enfin...

J’éclatai de rire, c’était beau de voir ce brillant dans les yeux et toute cette fougue. Je ne sais pas ce qui l’avait aidé ainsi à reprendre le dessus sur elle, mais reste que c’était beau à voir.


- Ne te gêne pas pour faire le tour du navire! Comme je le disais plus tôt, tu es mon invitée spéciale, tu peux te promener librement sur le pont. Et pour ce qui est de Sinbad… et bien étant le roi de 7 mers, le roi le plus puissant et charismatique du monde, grand nettoyeur de donjon de surcroit, je crois bien qu’il est difficile d’avoir plus grande fortune, mais...lui répondis-je d’un ton expressif avant de prendre mon souffle et de poursuivre :

-La grosseur de sa richesse égale la grandeur de son amour pour son peuple. Tu verras, il adorera te rencontrer.

*Mais qu’il essaie de la toucher après avoir bu un verre et il goûtera à ma lame u-u.*

[…]

L’air m’avait fait du bien à mon teint, mais ma fièvre non soignée et ma blessure qui avait besoin de nouveaux bandages m’avaient épuisé.  J’étais de retour dans ma chambre, allongé sur mon lit, les yeux fermés, quand soudain un jeune homme arriva à mon chevet et, comme prévu, changea mes pansements souillés. Il me sourit :

-Vous êtes extraordinaire, Alibaba-sama.

Je lui rendis son sourire en répliquant d’un ton sarcastique :

-Ho oui je suis extraordinaire de souffrir de fièvre après m’être fait seulement poignardé dans la torse par ma propre arme. Je suis doué, vraiment!

Je soupirai.

-Ce n’est pas ce que je voulais dire… je vous ai vu avec la demoiselle et la manière dont vous lui avez parlé était remarquable.

Je rougis, donc… tout le monde avait remarqué mes sentiments pour cette adolescente aux yeux émeraude ou quoi? Même moi n'était certain de rien... je veux dire... on se connaissait encore à peine et... ET... ENFIN!

Tout le monde avait donc entendu mon récit de ma vie?  Que… quoi?!? J’eus envie de paniquer, mais le marin me tapa sur l’épaule avant de partir et dit, après avoir déposé sur ma table de chevet un médicament pour la fièvre et un verre d’eau :


-Courage, mon prince.

Je le regardai partir, l’air hébété. Je haussai alors les épaules, pris mon médicament et me rallongeai, somnolant jusqu’à temps que j’entende sa…. mélodieuse voix.

Eris:
 

Je  savais qu’Eris avait prévue revenir le voir dans la soirée pour continuer le jeu, mais je ne croyais pas qu’après ce qui venait de se passer, elle allait vraiment venir me revoir. De la voir aussi énergique auprès de moi me rassurait. Je m’assoyais au bord de mon lit malgré l'épuisement de la journée et je lui répondis, frottant mes yeux un peu endormi :

-Mais bien sûr que tu le peux et pour les rumeurs… je crains que ce soit déjà trop tard alors, vaut mieux en profiter non? Enfin.. enfin… tu as aimé ta visite du navire?

Je frottai ma nuque un moment, semblant un peu gêné des rumeurs propagées par les marins, puis je continuai à lui sourire avec douceur.

-C’est beau de te revoir sourire.

Sans doute un peu mal à l’aise par mes manières, elle se pressa à me poser une nouvelle question comme pour pas ne pas retomber dans la douleur de ses blessures :

Eris:
 

Ouf, elle voulait carrément que je lui fasse un cours d’histoire, là, maintenant? Je n’étais pas si bon pour expliquer tous ces concepts qui étaient encore assez récent (bon relativement, ça va de soi)… mais j’allais lui répondre, foi de prince juste aprèst…

-Tu as oublié une règle au jeu je crois? Tu n’as pas voulu répondre à ma dernière question, donc, je devrai te donner une conséquence avant de répondre à tout ça, surtout que bon, tu as triché un peu, c’est plus qu’une question ça, c’est pas du jeu! Tu vas voir toi!

J’éclatai encore de rire, on voyait que je taquinais la demoiselle. Je me levai alors et m’approchai de l'adolescente que je me mis à chatouiller, mais qu’elle conséquence, ahaha. Je la chatouillai ainsi sans trop savoir ce qui m’vait pris pendant quelques minutes, puis je détournai les yeux, toussotai avant de me rasseoir au bord du lit et de dire :

-Bon un peu de sérieux maintenant, laisse-moi t’expliquer du mieux possible ces concepts! Enfin… je ne suis pas le mieux placé pour t’expliquer tout ça, mais de ce que j’en comprends depuis quelque temps, je pourrais te dire que le destin, c'est  ce que tu es amené à faire à partir de ta naissance bien qu’Aladdin me dit souvent qu’on peut interférer avec notre destin, qu’il ne peut être figé… C’est un peu compliqué…

Je bus un peu d’eau, même si ma fièvre avait baissé un peu à cause du médicament, j’avais encore soif. Je poursuivis alors, toujours l’air songeur :

-Les  rukhs, quant à elles, sont l’essence vitale des choses je dirais… C’est ce que les Magi peuvent contrôler grâce à leurs pouvoirs sur la création, car tu n’as pas tout à fait tort, les Magis sont des magiciens, mais seulement des magiciens un peu spécial: ce sont les magiciens de la création. Ils ne sont pas très nombreux. À ce jour je connais Aladdin qui a ce pouvoir et qui l’exploite depuis peu et… un être tourment... Judal.

En prononçant son nom, mon regard s’assombrit un moment… des images du Magi ténébreux me revenaient et me faisaient pâlir un peu. J’étais fatigué, en fait. Je refrottai mes yeux et je déclarai, en baillant:

Excuse-moi… je suis un peu fatigué, mais j’aime bien parler avec moi, continue à me poser des questions comme ça, ça me montre que tu as confiance en moi...

J’appuyai ma tête contre le mur, fermant un peu les yeux.

Spoiler:
 



Merci Hilel pour tous ces beaux graphs !!!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne


avatar
Invité
Invité

MessageSujet: Re: Par vents et marées [P.V alibaba / Eris]   Mer 11 Juin - 12:43









U
n peu surprise par l’attaque de chatouilles, Eris ne sut pas trop quoi faire.



Il faut dire que la question d’alibaba et ses conséquences l’avaient tracassé toute l’après-midi. Et si son sourire rayonnant avait parfaitement fait illusion, l’adolescente savait que ce n’était qu’une façade.



Plus ça allait et plus elle s’en sentait oppressée. C’était une angoisse sourde, qui grondait de plus en plus. Si elle s’écoutait, Eris se roulerait dans un coin pour pleurer de chagrin. Mais ne plus bouger, ne plus avancer, c’était laisser sa panique gagner. C’est pourquoi la gamine se noyait dans le travail et l’action. S’instituant mousse en second,  elle avait passé son après-midi à récurer de long en large le pont,  jusqu’à en avoir des cloques aux mains, trouvant même le temps de faire rire les marins avec ses acrobaties et les pantomimes qu’elle avait appris au cirque.



Le cirque… les personnes qui avaient été les seuls à ressembler à une famille. De nouveau, son cœur se serra. C’est juste à ce moment-là qu’ alibaba lui sauta dessus pour la chatouiller. Comme il l’écrasait de tous son poids, la gamine ne pouvait rien faire d’autre que se débattre en hurlant de rire.

« Arrête, hihihi… Arrête alibaba… je t’en supplie… Je n’en peux plus… hihi. »


Finalement, le blondinet libéra sa victime qui s’écroula à côté de lui sur le lit. Les bras en croix, un peu échevelée, Eris écouta, en élève studieuse ce que lui racontait le jeune homme. C’était des notions compliquées à appréhender pour la saltimbanque qui n’avait jamais eu de véritable éducation digne de ce nom à ce sujet.



Il faut dire que les thèmes abordés  que son mentor, le vieux Scipion  étaient assez hétéroclites et représentés ses propres centre d’intérêts. Loin de donner des cours à l’enfant, il se replongeait plutôt dans ses souvenirs.  Ainsi, la fille des sables était incollable en géographie et en astronomie, par contre ses connaissances en histoire étaient parcellaires et elle ne savait rien sur le fonctionnement de son propre monde. (la politique lui était par exemple, totalement étrangère) Certes, elle savait lire, pas très bien écrire, très bien compter (et encore mieux marchander), mais seule sa curiosité et sa débrouillardise lui avait permis d’apprendre de nouvelles choses vraiment utile.  Heureusement, c’était une auditrice attentive et qui comprenait vite.



C’est pourquoi, la demoiselle perçut immédiatement le trouble de son interlocuteur quand il évoqua la question d’un certains magi nommait Judal.



Faisant mine d’être fatigué, il cala sa tête contre le mur.



Eris se redressa sur les coudes. Il était si pale. Avait-il un nouvel excès de fièvre ? Se sentait il mal ? Pouvait-elle faire quelque chose pour lui ?



Émue par son air si fragile, la rougissante jeune femme s’approcha du blessé à pas de chat. A genoux sur le lit juste devant le malade, elle l’observa en silence quelques secondes. Puis tendit une main tremblante vers celui qu’elle hésitait encore à appeler son ami de peur de le perdre. Avec mille précautions, s'attendant à chaque gestes de se faire rejeter, la saltimbanque passa ses bras autour de son cou pour l’attirer contre elle et le serrer doucement.



Sans s'en apercevoir, des larmes coulèrent en silence sur ses joues tandis qu'elle se mit à fredonner une vieille berceuse des gens des sables. La tête cachée dans ses cheveux blonds, qu’elle caressait avec tendresse, l’ancienne voleuse se mit doucement à bercer le prince de balbadd.


Spoiler:
 
Pour te donner une idée de la chanson, je pensais à celle-ci qui est une magnifique berceuse berbère:

http://www.youtube.com/watch?v=qTwQ8k164HE

Désolée, se poste ne te donnes pas beaucoup de chose à répondre, mais j'espére qu'il te plaira quand même.
Crédit: Neko-chan in Never Utopia [/justify]


Dernière édition par Eris Personne le Ven 13 Juin - 18:18, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas

conquérant de donjon

۞ 1ère apparition : 03/06/2013

۞ Rukhs : 384

۞ Localisation : Québec

avatar
Alibaba Saluja
conquérant de donjon

MessageSujet: Re: Par vents et marées [P.V alibaba / Eris]   Mer 11 Juin - 17:47

Spoiler:
 

Évoquer ce nom me rappelait combien, par la faute d’Al-Tamen et de ce magi fou, comment mes amies et moi avions souffert… Pourquoi étais-je toujours aussi sensible et tourné vers le passé? Je devais devenir plus fort… pour ceux que j’aime, pour le peuple; je devais devenir une figure fière comme Sinbad. C’était vrai ce qu’on racontait, que je n’étais encore qu’un gamin fragile. J’avais beau nettoyé des donjons, parcourir des mers, traverser des aventures, je restais toujours le cœur aussi… fragile qu’une rose au vent.  Ce n’était pas digne… surtout devant une adolescente qui rêvait sans doute du prince charmant puissant… non d’un enfant braillard et fiévreux. Ah là là… j’étais toujours aussi pathétique, mais peut-être croirait-elle vraiment que j’étais très fatigué? Ce qui n’était pas tout à fait faux en y pensant bien ou pas.


Enfin, même si nous avions joué à ce petit jeu pour se connaître, je réalisais qu’elle en savait encore beaucoup plus sur moi que le contraire : elle était encore un vrai mystère pour moi, mais j’espérais plus que tout qu’on l’avait préservée du mal de cette organisation et de tous ces problèmes politiques et si ce n’était pas le cas, je voulais la préserver de toute cette folie parce que… parce que… parce qu’elle semblait déjà trop avoir souffert pour son âge… pauvre enfant.


***


C’est alors que  j’ouvris grand les yeux, la demoiselle devant moi venait de… déposer sa main, encore tremblante, sur mon épaule, puis sur mes deux avant de m’enlacer comme un enfant… Cette accolade était si douce, si chaude si… réconfortante… surtout qu’elle venait d’une demoiselle aux airs revêches qui, je l’avais tout de suite décelé, au cœur d’or. J’étais toujours aussi surpris par les initiatives de la fille aux yeux émeraudes… agréablement surpris et surtout touché.


-Eri… chan?

Elle me berçait en me fredonnant une douce mélodie… Ému, je la serrai à mon tour, incapable de dire plus que son nom… Puis, elle se mit à caresser mes cheveux et c’est là que je sentis quelques larmes couler sur moi. Elle pleurait? Je relevai la tête et prenant mes doigts pour essuyer ses joues, je lui soufflai à l'oreille:

-Merci de ne pas me juger… Le destin n’est pas que cruel, tu sais, Eri-chan… car il t’a placé sur ma route… Et puis, l’important est d’être qui l’on est…  et non de redouter la destinée.finis-je par  lui dire, souriant doucement avant de, complètement entrainé par sa tendre berceuse, par sa voix d’ange et ses douces caresses, m’assoupir : j’étais épuisé mais cette fois, je ne semblais pas faire de cauchemar, car mon visage était détendu en un rayonnant sourire. J’étais bien dans ses bras. Je sais que cette situation serait sûrement unique, mais je ne voulais plus qu’elle me lâche, je ne voulais pas qu’elle m’abandonne… je voulais rester à ses côtés, car oui… je crois que je l’aimais… et je désirais plus que tout la protéger du mal. Pourquoi? Qui sait ce que le destin  a  encore décidé… Mais malgré ce qui était écrit dans ce dernier, je ferais tout pour suivre mon coeur: il ne me mentait jamais, lui.

-Je te protégerai…murmurais-je dans mes songes.
Le reste du voyage ce fit très rapidement, ainsi bercé par l’affection maladroite de cette Eris-chan qui était plus qu’une inconnue à mes yeux, maintenant.

Mais elle que pensait-elle vraiment de moi? Que dirait les gens de ses antécédents de voleuse par rapport à mes supposés titres? Je m’en fichais bien, en fait, car je la défendrai en temps voulu. Ce n'était pas vrai que je ferais goûter à cette fragile et si forte (paradoxalement) adolescente l'injustice de ce monde.



Merci Hilel pour tous ces beaux graphs !!!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne


avatar
Invité
Invité

MessageSujet: Re: Par vents et marées [P.V alibaba / Eris]   Jeu 12 Juin - 21:31









N
La traversée se passa calmement. Même pas un orage pour venir assombrir l'horizon. Le vent était parfait. Les marins heureux. On arriverait avec deux jours d'avance sur la date prévue.

Même Eris se surprenait à rêver.

Se laissant petit à petit apprivoiser par alibaba, la fille des sables se montrait moins farouche, ne se cachant plus derrière un sourire illusoire. Celui qu'elle offrait au jeune homme était des plus sincère, des plus véritable. Et ce depuis ce fameux soir où sur une pulsion soudaine, l'adolescente l'avait serré dans ses bras

Il c'était alors passé quelque chose. Quelque chose que la gamine ne s'expliquait pas. Quelque chose qu'elle ne voyait pas. Mais depuis, Eris se sentait légère. Comme débarrassée d'un énorme poids qui jusque là lui avait oppressé la poitrine.  

Oubliées les peurs qui la hantaient, les souvenirs qui la faisait fuir les autres êtres humains. Aux cotés d'alibaba elle se sentait revivre. Comme si sa vie durant 5 ans n'avait était qu'un sombre et froid cauchemars. La demoiselle redécouvrait jour après jour un peu de son son âme d'enfant qui avait disparut ce jour là, noyait dans un flot de sang. le sang de ses amis. le sang de ceux qui avait été sa seule famille. le sang que le sable du désert avait bu jusqu'à plus soif sous le regard horrifié de l'enfant de 10 ans qu'elle était.

Mais maintenant ses yeux en pétillaient de joie. La jeune fille retrouvait auprès de son compagnon de voyage ce qui lui avait tant manqué : la confiance en l'humanité et la foi en un avenir meilleur.

Certes, une amère nostalgie la prenait parfois. Certains soirs, la petite voix crissante revenait lui murmurait à son oreille. Mais il suffise qu'elle aperçoive la chevelure blonde du prince pour aussitôt chasser ses idées noires et se sentir pleine d'une sereine énergie. Le cœur battant, la saltimbanque courrait alors  rejoindre son ami pour discuter avec lui ou gentiment le taquiner.

Si au début, la fille des sables ne s'aperçut pas de son changement d'attitude envers Alibaba, ces signes la laissèrent songeuse quand à ses sentiments véritables pour ce garçon. Qu'était il en train de devenir pour elle ? Quels liens tissaient ils ? Serait-il un ami cher à son cœur ou quelque chose d'autre ? Quelque chose de plus fort ?

Pour le moment Eris n'en était pas encore certaine. Tous ce dont elle était sure, c'est qu'elle se sentait maintenant prête à le suivre partout où il lui proposera d'aller dans l'avenir. Et ce , pour le simple plaisir de rester en sa compagnie.

Et c'est ainsi, que le bateau accosta à Sindoria. Il pleuvait se jour là.

Spoiler:
 
Crédit: Neko-chan in Never Utopia
Revenir en haut Aller en bas
 
Par vents et marées [P.V alibaba / Eris]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Par vents et marées [P.V alibaba / Eris]
» La Grande Marée Qui Surbmergera Le Monde! (Résultat Des Sondages #1) [Avec de jolies images pour Tar... Car sinon il comprend rien...]
» batailles du Maréchal NEY
» Les maréchaux de l'empire Soult
» Les maréchaux de l'empire Davout

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
MAGI RPG ::  Océans  :: Mers et Océan-
Sauter vers: