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 Retour aux sources [PV Eris]

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conquérant de donjon

۞ 1ère apparition : 03/06/2013

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Alibaba Saluja
conquérant de donjon

MessageSujet: Retour aux sources [PV Eris]   Jeu 29 Mai - 18:55

Depuis ma rencontre assez hasardeuse d’Aladdin, Dunya et Kyougokou dans l’Empire Kou et de ma rencontre de Sadjia, une belle et jeune demoiselle qui erre un peu partout dans le monde dont à Sindoria lieu de notre rencontre), j’avais besoin de me retirer, de revenir à mes racines et surtout voir comment ils s’en sortaient dans les bidonvilles… Je devais retourner à Balbadd. Il était certain que le voyage de Sindoria à Balbadd serait assez long et surtout assez personnel, mais j’étais prêt à y mettre du temps. Je demandai alors un petit équipage à Sin et un petit bateau pour cette entreprise (je ne voulais pas être trop remarqué) et étrangement, il accepta. Bon, mes arguments diplomatiques avaient sans doute aidé à obtenir son autorisation: j’avais dit au roi des sept mers que je désirais m’enquérir de l’état des royaumes de son Alliance et que je viendrais au rapport. J’avais omis de lui dire que je passerais une grande partie de l’expédition à Balbadd et que j’allais offrir mes services aux gens de la région… mais il devait bien se douter que j’allais n’en faire qu’à ma tête au final. Donc, ce n’était plus vraiment un mensonge, non?

Sur ces pensées, l’équipage que j’avais sous la main et moi finirent par tirer les voiles en direction de Balbadd. La traversée fut assez longue et périlleuse (beaucoup de tempêtes), mais au bout de deux bons mois de navigation, nous descendions l’encre sur la terre de mon enfance. J’ordonnai alors à mon équipage de prendre au moins la semaine pour se détendre, faire ce dont ils avaient envie avant qu’on se rejoigne sur le pont pour faire le pouls de la situation. Je n’étais pas un capitaine très demandant et les marins étaient tout enjoués d’avoir ainsi une semaine de vacances après un tel voyage. Ils m’en remercièrent avant que chacun de nous posent le pied à terre.

La première fois que je descendis du bateau, on me vit tanguer un peu. Je n’étais plus habitué de marcher sur la terre et étant un peu étourdi à la base, j’avais l’air d’un véritable ivrogne. Toutefois, après quelques minutes de marche, mon pied devint plus sûr et je pus commencer à arpenter les rues sombres du quartier. Je regardai à gauche puis à droite et je me désolai de voir que la misère régnait encore ici. Je devais faire quelque chose pour que ce pays reprenne des couleurs… mais que pouvais-je y faire de plus?

J’avais déjà essayé d’améliorer la situation de ces citoyens et j’avais visiblement échoué. La tête basse, je finis par m’asseoir contre un mur non loin d’enfants qui jouaient au soccer (football) avec un ballon improvisé.

En les voyant, des souvenirs de mon enfance me revenaient. Des souvenirs de ma mère, de Kassim… de sa sœur, du petit Ali qui, malgré la famine et la douleur, pouvait encore sourire. Je fermai les yeux, j’avais besoin de me reposer un peu avant de véritablement commencer à aider les gens du village.


- Je n’ai pas l’étoffe d’un héros.. murmurais-je en m’endormant sur l’image de ces enfants qui jouaient. Enfin, je ne dormis pas longtemps, car je reçus le dit ballon sur la tête, ce qui me fit me lever d’un bond. Un des garçons me regarda et me pointa du doigt en criant :[/color]

-Onii-san, lance-nous le ballon et viens jouer!  Je t’ai jamais vu ici, t’es nouveau?

[i]D’abord confus, je regardai les alentours avant d’essuyer mes vêtements et de me lever. J’avançai vers le groupe, ballon en main et leur répliquai :


-J’ai déjà vécu ici, j’ai beaucoup perdu…. mais…

Il releva la tête, le sourire aux lèvres et envoya le ballon aux enfants :

-Mais je suis revenu, car je m’ennuyais trop de ce que j’avais laissé derrière.
-T’ennuyer du bidonville? T’es drôle toi. Moi j'vous jure, si j’réussis à avoir assez d’argent pour ma sœur, je quitte n’importe quand cet endroit!
-Ta sœur?
-Ma soeur est très malade… mais je vous l'jure, je vais la sauver!dit-il d’un air déterminé qui me rappelait celui de Kassim.

Mon visage s’obscurcit. J’avais soudainement mal à la tête. Ça devait paraître, car le garçon me demanda :


-Ça va, onii-san?
-O…oui, je vais aller me promener un peu. Bonne partie les enfants!ajoutais-je en forçant un nouveau sourire avant de partir en courant dans le sens inverse.

Qu’est-ce que c’était cette douleur que je ressentais à la tête et dans ma poitrine? De… l’angoisse et de la peine? Qui sait.



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MessageSujet: Re: Retour aux sources [PV Eris]   Ven 30 Mai - 12:03



Retour aux sources


"- Qui es-tu ? dit le petit prince. Tu es bien joli...
- Je suis un renard, dit le renard.
- Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste...
- Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé.  "
- Antoine de Saint-Exupéry





B
albadd . Une ville-état dont le territoire est celui de sa capitale. La citée prospère et indépendante... du moins jusqu'à ces 10 dernières années car à entendre les gens, une sorte de guerre civil l'avait secoué il y a peu et son avenir politique semblait des plus obscurs.

C'était la première fois de sa vie qu'Eris entrait dans le plus grand port du continent central. Surtout, la première fois qu'elle voyait autant de navires marchands. Il y en avait de tous les pays , de toutes les nationalités. Des grands , des petits. Mais aussi beaucoup de l'empire Kou.  

En descendant de l’embarcation qui l'avait mené jusque là, l'ancienne voleuse se dit que même si le palais impérial était loin et que de l'eau avait coulé sous les ponts depuis ses frasques, il valait peut être mieux qu'elle face profil bas tant qu'elle se trouvait proche de la soldatesque de la nation de l'Est.  On n'était jamais trop prudent. Surtout au vue de la chance légendaire de la saltimbanque.

C'est donc le visage dissimulé sous une cape, que notre héroïne se mit à déambuler dans les rues noires de monde. Cela sentait bon les épices. Les étales se multipliaient. On ne pouvait faire un pas sans tomber sur un colporteur essayant de vous vendre sa camelote ou quelques  colifichets.

La jeune fille, d'abord un peu effrayé par la foule, se laissa griser, s’imprégnant de cette ambiance, s'immergeant dans les cris et les bruits du quartier marchand. Encore une fois, elle en avait fait de la route pour en arriver là.

Car après avoir quitté Prime (en se promettant d'aller le revoir au plus vite, dans son empire de Rein, car décidément, elle l'aimait bien ce monsieur Personne), l'adolescente avait reprit sa vie d'errance, pour trouver d'une terre sans guerre où il ferait bon vivre. Mais ses recherches sur les terres de l'Est furent veines. Partout, quelque soit la région, on ne voyait que la guerre, des soldats ou des gens malheureux. Il flottait sur l'empire comme un nuage sombre. À croire que le monde y était devenu fou.  Alors ses pas la portèrent vers le continent qui l'avait vu naître. Le continent central et sa grande porte d'entrée : Balbadd.

Enivrée par sa traversée du souk, la demoiselle s'éloigna des artères principales pour reprendre un peu son souffle. Ici point de foule. Justes quelques passant. On devait être dans un quartier d'habitation. C'était encore cossu, mais bien moins que les rues marchandes.

Avant de jouer les touristes, il fallait à la voyageuse trouver un lieu où dormir pour la nuit. Discrètement, la gamine recompta l'argent de sa bourse.  Bon ça ne serait pas du grand standing. Son voyage avait fait fondre son petit pécule comme neige au soleil. Alors, il allait sans doute falloir qu'elle travail un peu avant de sortir de la ville. À moins qu'elle ne trouve une caravane lui permettant de les accompagner.  

La saltimbanque en était encore à ses réflexions quand un cri s'éleva de la ruelle voisine.

« - Au voleur ! »

Des bruits de courses.

Un petit gamin famélique déboula dans la ruelle où se tenait Eris et manqua de la percuter. Prise d'une impulsion soudaine, l'ancienne voleuse attrapa l'enfant et le dissimula avec elle sous sa grande cape en lui faisant signe de se taire. Le vêtement était tellement grand, qu'on pouvait aisément se tenir à deux sans que personne ne le soupçonne.

Le cœur battant, l'adolescente regarda autour d'elle. Zut. Il y avait eu un témoin de la scène. Un jeune homme qui arrivait dont ne sait trop où. Pourvu qu'il ne les dénonce pas. Eris ne savait pas le sort que l'on réservait aux gens qui dissimulait des coupes goussets mais son ancienne expériences lui soufflait qu'il devait être aussi enviable que celui du voleur lui même.

Mais il était trop tard pour faire marche arrière. Deux soldats et un marchand en colère venaient de faire irruption juste devant eux. Eris sentit trembler le petit malandrin dissimulé tout contre elle. Pour le coup, la gamine non plus n'en menait pas large.

L'air mauvais, l'un des gardes demanda aux deux promeneurs :

« - Il est partit par où ? Vous l'avez vu ? »
Crédit: Neko-chan in Never Utopia


Dernière édition par Eris Personne le Ven 13 Juin - 18:33, édité 3 fois
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conquérant de donjon

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Alibaba Saluja
conquérant de donjon

MessageSujet: Re: Retour aux sources [PV Eris]   Ven 30 Mai - 14:58

Je ruminais quelques pensées sombres… Des images de mon passé avec Kassim et sa soeur alternées par les images de leur mort revenaient à mon esprit. Était-ce pour ça que Sinbad ne voulait pas que je revienne ici? Savait-il que j’étais faible à la mémoire de ses souvenirs… douloureux? Ma tête et ma poitrine me faisaient de plus en plus mal…  Je soupirai. Je n’étais pas venu ici pour démoraliser ou faire une crise de je-ne-sais-quoi… Je devais me reprendre.  De toute façon, je ne pouvais pas m’isoler bien longtemps, car les bruits de la foule commençaient à augmenter, l’agitation aussi. Il était temps que je fasse un homme de moi et que je porte main forte à quelques citoyens. J’étais pour lever les yeux quand soudain je me fis bousculer par… le garçon de tout à l’heure qui semblait avoir volé un pain à un marchand. Je levai mon regard en sa direction. Il fut apparemment aidé ou kidnappé –je n’étais pas encore sûr de ce que je venais de voir- par une personne recouverte d’une cape. Était-ce Al-Tahmen?

Tout ça était un peu louche…

C’est alors que j’entendis crier : « Au voleur! » Je retournai alors la tête vers le marchand en question suivit d’un agent de l’ordre qui s’arrêtèrent devant moi pour me cribler de questions.


-Un garçon vous dites avec un pain? Hum, vous savez, la foule est dense et puis… j’avais la tête ailleurs. Je viens de perdre un être cher à mon cœur et je n’ai rien remarqué de tel.

Voyant que je semblais véritablement un peu perdu, le policier me souhaita bonne chance et passa son chemin. Je le regardai partir et quand il ne fut qu’une tâche à l’horizon, j’accourus vers la ruelle où j’avais vu le garçon entrer et se faire attraper. C’était ma première ‘’mission’’ à Balbadd. Je lançai donc :

-Y a quelqu’un? Je m’appelle Alibaba et je veux vous porter main forte. Montre-vous.

S’il s’agissait d’un membre d’Al-Tahmen, je venais de me mettre dans l’eau chaude ou dans l’autre cas, je me ferais rassurant, mais dans une option comme dans l’autre, mon nom pourrait sans doute aider à attirer ces gens à sortir de leur tanière… ou pas.

M’apercevant que cette façon d’aborder les choses ne semblait pas produire l’effet escompté, je m’enfonçai dans cette ruelle sombre afin de poursuivre mes recherches… en vain : il n’y avait plus aucune trace du gamin et de la personne voilée. Je soupirai et donnai un coup de pied sur un caillou qui traînait sur ma route.


-Ah… j’aurais dû rester avec ces enfants, j’aurais pu leur donner un peu d’argent pour s’acheter de la nourriture à eux et leur famille… J’ai vraiment raté mon coup.

Visiblement boudeur, je me laissai choir au pied d’une poubelle, les bras croisés.

-Je suis vraiment un héros de piètre qualité…

Sur cette nouvelle dépréciation de ma personne, je rebaissai la tête. Je sombrais dans mes pensées… encore… Je ne pouvais dire ce que j’avais ces temps-ci, le découragement me prenait rapidement de court. Ce n'était pas bon signe... Je faisais une proie de choix pour Al-Tamhen. J'étais vulnérable... et Sin le savait.



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MessageSujet: Re: Retour aux sources [PV Eris]   Ven 30 Mai - 18:08











E

ris se détendit et poussa un léger soupir de soulagement quand elle entendit le jeune homme affirmé n'avoir vu personne. Parfait. Il n'allait pas les dénoncé. Mais jusqu'à quel point lui faire confiance ? Profitant que les autres étaient occupés à autre chose, la gamine décida d'utiliser le pouvoir de son djinn au cas où l'inconnu change d'avis ou que les gardes viennent l'interroger.

Quelques instant de concentration et elle devint invisible avec son petit protégé. Ni la soldatesque, ni le marchand ne semblèrent s’apercevoir de cela, au contraire, ils reprirent leur course et tournèrent à l'angle d'une autre rue.


Par contre, le passant semblait s'en inquiéter.

« - Y a quelqu’un? Je m’appelle Alibaba et je veux vous porter main forte. Montrez-vous. »

Ne sachant pas trop si elle pouvait le croire sur parole, Eris hésita. Elle ne pouvait pas toujours rester invisible et le jeune pickpocket commençait à remuer. Alors dès que le blondinet eut tourné à l'angle d'une autre ruelle, sans doute pour les chercher, l'adolescente désactiva les pouvoirs d'andromalius et desserra son étreinte sur l'apprenti voleur. Celui-ci bondit comme un chat et s'enfuit dans la direction opposée comme s'il avait le diable aux fesses.


Sous sa cape noire, la saltimbanque sourit. Son portrait craché au même âge. D'ailleurs... instinctivement notre héroïne porta sa main à l'endroit où se tenait sa bourse quelques instants plus tôt. Oh le filou ! Il en avait profité pour lui faire les poches.

Maudissant son insouciance, Eris allait se lancer à sa poursuite quand en passant devant la ruelle où avait tourné le témoin, elle l'entendit prononcer ses mots :


« -Je suis vraiment un héros de piètre qualité… »


Curieuse, la fille des sables jeta un coup d’œil et l'aperçut avachi au pied d'une poubelle. Se mêlant sans doute de ce qui la regardait pas, la jeune fille, sans baissé sa capuche lui dit :


« -Et bien monsieur le héros, vous feriez mieux de vérifier vos poches et qu'aucun de vos objets de valeur ne vous manque car le garçon que nous venons de sauver vient de me voler ma bourse. Et je ne serais pas étonnée qu'il vous est prise la votre en vous bousculant tout à l'heure . »


Que ce soit le cas ou non, Eris se pencha vers le jeune homme et lui tendit la main pour l'aider à se relever :


« - Allez, je ne sais pas qui vous êtes mais vous feriez mieux de ne pas rester ainsi. Avec votre air dépressif, ça m’embêterai si vous sautiez d'un pont. Au pire, venez avec moi, si vous m'aidez à retrouver mon bien (et peut être le votre) , je vous offrirai un repas. Vous avez la tête de quelqu'un qui a besoin de discuter et moi j'ai grand besoin de compagnie dans cette ville qui m'est inconnue. Ça vous convient ? ».
Crédit: Neko-chan in Never Utopia


Dernière édition par Eris Personne le Dim 20 Juil - 19:27, édité 1 fois
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Alibaba Saluja
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MessageSujet: Re: Retour aux sources [PV Eris]   Dim 1 Juin - 7:38

Spoiler:
 

Depuis quand avais-je autant peu confiance en moi? Depuis quand déprimais-je si rapidement? Ce n’était pas moi. Je devais me relever… recommencer à chercher et pourtant... pourtant, j’étais comme paralysé dans ma peine jusqu’à temps que la personne capuchonnée… -une femme apparemment à en juger par le ton de sa voix- me dise ces mots :

Eris:
 

Bien avant que je lève les yeux sur cette femme, je me mis à fouiller mes poches et je constatai que malencontreusement elle avait raison. Je sortis ma bourse de mes poches… elle était complétement vide, mais le pire c’est que ma dague de la famille Saluja ne semblait plus là non plus! Comment j’avais pu être étourdi à ce point… comment allais-je défendre les citoyens maintenant, mais qu’est-ce que je dis là! Qu’est-ce que j’allais devenir sans ma dague! Je me relevai d’un bond l’air complètement déboussolé.

Me voilà maintenant qui courais jusqu’au bout de la ruelle pour regarder dans les environs… je devais retrouver ce garçon et lui reprendre ma dague. Il pouvait garder mon argent pour sa sœur, ça je pouvais comprendre son sentiment et de l’argent ce n’est pas ce qui me manquait, mais pourquoi aurait-il besoin d’une arme?


Eris:
 
me dit l’inconnue pour sympatiser avec moi… mais comment voulait-elle qu’on mange tranquillement sans argent et surtout dans ce quartier où tout le monde mourait de faim… non, nous devions retrouver cet enfant d’abord. Je lui répliquai, en revenant vers elle :

-Vous êtes bien gentille de vouloir me remonter le moral, mais si vous voulez l’améliorer davantage, vous allez me dire dans quelle direction est allé cet enfant? Nous irons manger après l’avoir retrouvé. Je sais pourquoi il vole, il me l’a en quelque sorte dis et je n’ai rien fait pour l’aider… je me sens responsable de ce qui arrive, puis il a quelque chose de valeur qui m’appartient, plus de valeur même que l’argent, je dois la récupérer.

Je parlais très rapidement, visiblement nerveux. J’avais toujours, d’ailleurs, ce mal de tête et dans la poitrine, mais je n’y portai plus d’attention, j’avais vraiment plus important à faire.
Me calmant, je lui souris et lui tendis la main :


-En passant, je m’appelle Alibaba si vous n’aviez pas compris tout à l’heure. J’ai déjà habité ici, si vous me donnez vaguement une orientation d’où il est allé, je devrais le retrouver, je connais tous les repères secrets… J’y allais souvent avec… un très bon ami…

Mon regard se voila un moment, pensant encore à Kassim, puis me souvenant de l’urgence de la situation, je envisageai à nouveau la femme capuchonnée et j’ajoutai:

-Je ne suis pas un gars très difficile et méfiant de nature, mais j’aime bien connaître la visage d’un compagnon… enfin si vous voulez bien être mon compagnon pour cette histoire, mademoiselle? Mademoiselle qui?

Sans le vouloir, j’usais de mon charisme… Il était étonnant le nombre de sautes d’humeur que je pouvais avoir en une journée. Ah là là, enfin, quand il y avait une bonne cause devant moi, je reprenais rapidement ma détermination. Je voulais autant récupérer ma dague, qu’aider ce garçon que connaître cette mystérieuse personne. Quelle entreprise excitante, en fait!

*Veille sur nous et sur la réussite de notre entreprise… comme dans le temps, Kassim.*



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Dernière édition par Alibaba Saluja le Dim 1 Juin - 16:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Retour aux sources [PV Eris]   Dim 1 Juin - 13:27











E

ris croisa les bras sous sa cape et réfléchit en écoutant les propos de l'étrange jeune homme. Son air agité et ses sottes d'humeurs en disaient long sur son état d'esprit. Ce garçon semblait littéralement perdu dans ses conflits intérieurs.

Mais qu'importe. S'il y avait bien un type d'être humain qui l'agaçait souverainement, c'était les gens qui se lamentaient sur leurs propres sorts sans chercher à l'améliorer.

Le désespoir, l'ancienne voleuse le connaissait fort bien. Elle avait plus d'une fois était au fond du trou et ce n'est pas qu'une métaphore. Mais à chaque fois, la demoiselle avait su relever la tête et c'était donné un bon coup de pied aux fesses pour avancer. Des fois dans la mauvaise direction, certes, mais avancer tout de même. Alors cette mine de chien battu lui donnait l'envi de le secouer comme un figuier.[/color]
[justify]Eris soupira donc puis lui dit d'un ton acerbe :

« - Monsieur alibaba, je ne sais pas qui vous êtes , ni quel est votre histoire, mais je vous trouve bien prétentieux de croire que tous les malheurs arrive par votre faute. Vous êtes peut être un « héros » comme vous le dites, mais comme tout bon héros, vous devez connaître vos limites et arrêter de jouer les acteurs tragiques. Alors cessez de porter toute la misère du monde sur vos épaules et remuez vous à récupérer votre bien et à aller faire la morale à ce petit avant qu'il ne tourne vraiment mal. Ça au moins, ça servira à quelque chose. »

Se rendant soudain compte qu'elle avait peut être était un peu trop dure dans ses propos, Eris se radoucit :

« - C'est vrai quoi. Vous semblez quelqu'un de gentil qui s’inquiète vraiment du sort des autres. Je suis sure que vous pouvez faire de bonnes choses, bien meilleures que de vous lamenter dans votre coin. Donc, ne vous laissez pas allé. Je vais vous aider à le retrouver. Après tout, si vous connaissez bien le quartier, j'ai tout intérêt à faire équipe avec vous. Il ne m'a rien volé d'autre que mon or. Mais j'en ai besoin pour continuer mon voyage. »

Petit mensonge. Pour être dans le vrai, elle n'en avait pas tant besoin que ça de cet argent. Certes, cela la mettait dans une position inconfortable, mais notre héroïne savait qu'avec ses capacités, elle pouvait toujours en gagner d'autres. Et puis dormir à la belle étoile, le ventre vide, elle avait l'habitude. Non. C'était une autre raison qui la poussait à vouloir se lancer dans cette affaire.

La saltimbanque saisit la main que tendait le jeune homme blond vers elle et la serra fermement

« - Et pour mon nom, c'est Personne. Mais vous pouvez m'appeler Eris. Pas besoin d'user du mademoiselle. »

Taquine, et bien loin de pouvoir s'imaginer les inquiétudes de son camarade, elle ajouta :

« -quand à mon visage, il va falloir l'imaginer pour le moment. Je ne vous le montrerai que quand on aura retrouvé nos valeurs. Pas avant. »

Lâchant sa main, la fille du désert s'éloigna de lui d'un pas dansant. Elle ne savait pas dans quoi elle s'embarquait, mais son instinct lui soufflait que c'était bien d'aider ce pleurnicheur lunatique. Ce même instinct qui l'avait amené à faire confiance à Prime ou à se perdre dans le désert jusqu’à trouver le donjon d'andromalius. Oui. Encore une fois, Eris avait envi de le suivre et de voir jusqu'où il la mènerait.

Se tournant vers alibaba qui était à la traine , elle ajouta :

« - Et bien compagnon, vous venez ? Il est parti par cette ruelle notre pickpocket . »
.
Crédit: Neko-chan in Never Utopia


Spoiler:
 


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Alibaba Saluja
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MessageSujet: Re: Retour aux sources [PV Eris]   Dim 1 Juin - 19:26

Cette femme me semblait bien particulière et paraissait tenir à garder son mystère complet. Bon… comme je le disais, je n’étais pas de nature méfiante, mais je n’avais jamais été à l’aise avec les gens qui voulait voiler leur visage, ce n’était généralement pas bon signe enfin… il semblerait que je devrais faire avec… pour l’instant. Je m’étais toujours fait le serment que je ne jugerais jamais les gens qui se présentaient à moi par leur apparence… De toute façon, si je voulais qu’elle m’aide à retrouver le garçon et donc ma dague, je devrais suivre ses règles qui avaient l’air, ma foi, bien établies. Je ne la jugeais pas, mais elle ne paraissait pas se gêner pour le faire, elle, en tout cas. Je soutins le mur au moment où elle se mit à me sermonner –je devais essayer de gérer mon côté émotif à fleur de peau- :

Eris:
 

Sur le coup, je me raidis. Ça faisait bien longtemps qu’on ne m’avait pas remis les idées en place de la sorte… surtout que la personne qui était face à moi était, jusqu’à présent, une inconnue… je me demandais de quel droit elle se donnait pour me juger ainsi, mais bon, le pire c’est qu’elle avait raison : il était vrai que je me mettais trop de pression sur les épaules et que généralement ça me paralysait plus que ça m’aidait véritablement à avancer. Ce discours me touchait… j’avais l’impression de voir Aladdin face à moi pour me secouer. Une larme coula sur ma joue. Orgueilleux, je tournai le dos à la femme et essuya mes yeux, ce genre de remontrance me blessait, c’était certain… mais c’était toujours ça qu’il me fallait pour me brasser un peu, pour me faire réaliser que mon pathétisme ne servait à rien… encore moins aux causes que je voulais soutenir.  Je dis, pour expliquer mes larmes :

-C’est fou comme il y a de la pollution ici… ah là là!

La demoiselle dut remarquer que j’avais été un peu échaudé et elle me lança, plus doucement :

Eris:
 

Je me retournai vers elle, les yeux brillants d’enthousiasme – j’avais l’air d’un vrai enfant, encore mes fameux changements d’humeur - :

-Vraiment, vous allez m’aider?

Je perdis alors toute ma méfiance. Je me poserai des questions sur les intentions de cette femme en temps et lieux, maintenant, nous avions un but commun : " retrouver ce garçon, l’aider à revenir sur le droit chemin et retrouver nos biens."

Eris:
 

Je sursautai, je devais être revenu dans mes pensées, je ne pouvais pas m’en empêcher… avec cet énorme mal de bloc et ce pincement dans ma poitrine, j’avais du mal à me concentrer, mais elle… avec sa vigueur et son caractère fort, elle me prit par la main et me tira vers l’avant. Il était vrai qu’on n’avait pas de temps à perdre si on voulait agir.

Eris:
 

C’est alors qu’elle me montra une direction. Je pourrais donc le retrouver maintenant. Elle semblait pointer un quartier que je reconnaissais. Le petit devait se cacher dans un des anciens repères de Kassim et moi. Ce fut à mon tour de partir en courant et d’entraîner Eris à ma suite. Comme je le disais, j’essayerais de plus en connaître sur cette demoiselle Personne plus tard…

*J’ai bon espoir de le retrouver… et de pouvoir l’aider, cette fois.*



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MessageSujet: Re: Retour aux sources [PV Eris]   Dim 1 Juin - 22:00











N

ouveau changement de personnalité. Fini les pleurnicheries ! Voilà que notre blondinet galopait devant une Eris à la remorque. Entraînée à sa suite, la gamine ne put s’empêcher de sourire. Mais quel drôle de personnage tout de même. Qu'est ce qui pouvait bien lui passer par la tête ? Et surtout où trouvait il autant d'énergie pour courir aussi vite ?

Heureusement que la saltimbanque était rapide. Sinon, le jeune homme aurait put facilement la semer dans ce dédale de plus en plus sombre et malfamé.

Car après quelques mètres dans le labyrinthe du quartier d'habitation, l'étrange couple avait atteint les limites du ghettos. Et le spectacle n'était pas beau à voir. Là, il n'y avait plus de baraques en dur ou de jolis jardins. Les cahutes étaient constituées d'assemblages hétéroclites de débris en tout genres menaçant de s’effondrer à tout instant. Pas de pavés non plus. On pataugeait dans la boue due aux dernière pluie. Quand à l'eau... le puits était une mare d'eau stagnante.


La pauvreté se voyait partout. La souffrance était reine. La faim souveraine. On y croisait les regards des enfants faméliques et des adultes sans espoir.


Un frisson glacé traversa Eris qui accéléra pour rattraper Alibaba. Sans y songer, elle lui saisit la manche, qu'elle tira doucement comme un enfant aillant peur de se perdre.


« -Attendez moi. Ne me laissez pas seule derrière. »


Ce triste spectacle réveillait de douloureux souvenirs chez l'adolescente. Les souvenirs de sa petite enfance. Là où elle était né, c'était la même chose. Le même décor. Les mêmes acteurs. À croire que la misère avait toujours le même visage , quelque soit l'endroit où on la croise. Ce spectacle l'horrifiait et lui donnait l'envie de prendre ses jambes à son cou pour partir sans se retourner.


Ce rendant soudain compte de son geste, l'ancienne voleuse se dépêcha de lâcher la manche de son guide. Sous sa cape elle rougit de honte puis se recula un peu sans un mot.


Cet instant de gêne fut rompu par des cris qui provenait de derrière un mur à moitié effondré. C'était les rugissements de colère d'un homme accompagné de pleurs d'enfants :


« - Tu n'es vraiment qu'un incapable ! Si tu ne rapportes pas plus d'argent et rapidement, je serai obligé de me débarrasser de toi et de ta sœur. Misérable petit scorpion. Aller dégage ! Et va me chercher à boire. Si tu reviens encore sans alcool, je te tue. »

un immonde gaillard fit son apparition tenant par le col de ses haillons le petit voleur. Sans ménagement il le balança dans la boue du chemin avant de rentrer dans une tente de fortune en rotant.
Crédit: Neko-chan in Never Utopia


Dernière édition par Eris Personne le Dim 20 Juil - 19:33, édité 1 fois
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conquérant de donjon

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Alibaba Saluja
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MessageSujet: Re: Retour aux sources [PV Eris]   Lun 2 Juin - 4:54

Spoiler:
 

Je marchais très vite maintenant, regardant autour de moi l’état lamentable des lieux d’un regard un peu distant. Toute cette misère, tout ce mal qui subsistait encore… Je n’avais rien pu faire… rien changer, même si j’étais un prince. À quoi bon être un homme d’état si tu n’es même pas capable de sauver ta propre  patrie? À chaque pas dans ce quartier, mon cœur saignait un peu plus…

Où en étais-je déjà? Ah oui… le petit garçon, nous devions approcher de sa cachette dans le guetto, il ne pouvait pas être bien loin dans cette rue qui finissait par un cul-de-sac (je m’en rappelais comme si c’était hier. C’était dans cette rue que je jouais moi-même au soccer (football) avec Kassim. Ah là là…

J’étais tant dans mes pensées et mes recherches que j’en vins presque à oublier la demoiselle qui me suivait. Elle cria alors après moi. Je m’arrêtai enfin dans ma course folle.


Eris:
 

Je me retournai lentement pour la regarder et, pendant l’espace d’un moment, j’eus l’impression que sa cape se releva un peu et je pus croiser son regard qui semblait triste et remplit de nostalgie.

Avait-elle vécu le désespoir aussi? Cette misère lui rappelait-elle aussi quelque chose? C’était vrai que j’étais prétentieux, prétentieux de croire que je pouvais constamment me tourmenter avec mes souvenirs durs… Je n’étais pas le seul à en avoir. Pour aider le monde, je devais m’ouvrir au monde.

J’avais encore du chemin à faire. J’étais encore trop centré sur moi-même. La demoiselle m’attrapa par le pan de ma veste. Je sentis dans ce seul geste tant de peine… tant de nostalgie que je n’avais envie que d’une chose, la prendre dans mes bras… mais elle restait une inconnue. Je ne pouvais me permettre tel geste… pour l’instant. Je lançai, d’une voix douce :


- Eris, allons-y ensemble, cette fois. Ce garçon a besoin de nous.

Je me forçai à lui sourire et lui tapotai le dos avant qu’elle enlève sa main de mon bras à l’entente d’un rugissement d’un homme qui tenait son fils pleurnichant par le collet… c’était le garçon! On l'avait rouvé !! Et dans toute une situation...

Les paroles que  cette brute avait dites à son fils venait me chercher au plus profond de moi, me chamboulait. Je me rappelais de toutes ces fois où le père de Kassim l’avait battu pour de l’argent.. .de l’alcool… Je ne pouvais croire que de telle violence se faisait encore. Et en plus avec sa petite-sœur malade… J’avais l’impression de revivre une partie de mon passé… mais cette fois,  je n’allais pas laisser ce garçon se faire battre comme Kassim dans le passé, non, j’allais le sauver… lui… j’allais le sauver pour qu’il ne sombre pas comme Kassim.

Enfin, sans ma dague ça pourrait être difficile et pas question d’appeler mon Djiin, je devrais régler cette situation grâce à mon charme diplomatique et ce même si je bouillonnais en dedans et que j’avais l’impression que j’allais perdre le contrôle d’une minute à l’autre.

Le battement de mes tempes était de plus en plus fort, le pincement dans ma poitrine aussi… J’allais bientôt exploser… mais pour ce garçon, je devais résister.

C’est alors que pendant que je figeais encore, le « père » envoya le garçon dans la boue et rentra chez lui. Le petit en larmes semblaient hors de lui, il sortit de sa poche ma dague et partit en courant vers la cabane... Non, il n’allait pas tuer son père comme Kassim? Non… j’avais l’impression de revoir un film et en plus avec ma dague? Non, non! Je partis comme une flèche vers la piaule et je hurlai :


- Non, ne fais pas ça!!!

Je sautai sur le garçon plein de boue pour l’arrêter dans son geste. Je le tenais de toutes mes forces au sol pour l’empêcher de se relever. Au passage je tentais de ne pas recevoir de coup, mais le petit qui frappait un peu n’importe où avec ma dague finit par me toucher à l’abdomen. Enfin… ce n’était pas profond, car je finis par attraper la dague et ajouter :

-Arrête… Tu vaux mieux que ça, tu vaux mieux que lui… Prouve le pour toi, pour ceux qui t’aime… pour ta sœur. Que dirait-elle si tu le tuais, han? Rends-moi cette arme... alle!

-Que connais-tu d’elle… que connais-tu de lui, de moi? Tu es qui… T’AS PAS LE DROIT DE TE MÊLER DE TOUT ÇA!!

J’étais pour ajouter quelque chose, mais le père arriva d’un pas lourd et hurla :

-C’est quoi qu’tu fous avec ce couteau enfant indigne? Tu voulais m’tuer, c’est ça fils de chienne? HAN?

Il était pour refrapper son fils, le reprendre par le collet, mais je fis une roulade, me plaçant entre les deux avec ma dague devant moi et jerépliquai :

-Cet enfant est innocent… C’est ma dague, monsieur, c’est moi qui lui avais donné pour qu’il se fasse un peu d’argent, mais apparemment il a été influencé par un groupe de jeunes malfaisants, allez, pardonnez-le. Il est , désespéré et influençable, et puis…

Je regardai la brute qui devait me dépasser de deux têtes au moins avec des yeux doux. J’ajoutai :

-Et puis si vous voulez un peu d’alcool et un bon repas avec votre fils, je peux vous en offrir un. Je vous en prie. Calmez-vous.

La brute rota à nouveau, se gratta les fesses et me lança en me prenant ma dague d’entre les mains :

-J’avoue que ça pourrait rapporter gros… hum… Saluja… ce nom me dit quelque chose… Ça doit être quelque chose de cher! Ça brille.

Je soupirai, l’homme ne m’avait pas du tout écouté… Je lui dis alors en lui tendant la main :

-Rendez-moi ma dague et je vous aiderai. Si vous me suive, j'aurai l'argent pour payer. Mais je vous en prie, arrêtez de crier à la tête de votre fils et rendez-moi mon arme. Elle ne tombera plus entre de trop jeunes mains.

Il éclata de rire.

- Je n'ai pas besoin de ta pitié, blondinet. Et puis, tu disais avoir donné cette dague à mon fils, non? Donné, c’est donné. Je la garde. Au revoir, petit.

Je n’aurais jamais dû mentir sur cette dague, mais si je ne l’avais pas fais, ce père violent aurait voulu tuer son fils à son tour…

Enfin…

La brute finit par me donner un coup de pied puissant qui m’envoya dans le mur. Sonné, je ne me relevai pas tout de suite. Étrangement, le petit s’approcha de moi et cria :


-Onii-san!

L’avais-je touché au coeur par mon geste? Par mes paroles? Qui sait… J'en doutais fort. La diplomatie dans ce genre de cas semblait inutile. Enfin, le père était inchangeable, mais le fils... par contre... semblait avoir été touché... ne serait-ce qu'un millimètre. Je pouvais le voir dans ses yeux, mais j'avais du mal à y croire.[/color]



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MessageSujet: Re: Retour aux sources [PV Eris]   Lun 2 Juin - 8:54











E

ris resta immobile durant toute la scène, observatrice. On ne savait jamais comment les brutes alcooliques pouvaient réagir. Quant au gamin il semblait devenir ingérable.  Toutes interventions mal préparée risquaient de jeter de l’huile sur le feu.  Et puis ce n’était pas dans sa nature de prendre volontairement des risques inconsidérés. A ses yeux, il valait donc mieux rester sur le qui-vive, prête à déguerpir.
Après tant d’année à fuir, cette forme de petite lâcheté était devenue une seconde nature. Tendre la main à un homme dépressif et inoffensif oui. Risquer de se faire trucider par un ivrogne et son fils apprenti assassin, non. Très peu pour elle, merci.
Ainsi,  si l’histoire avait vraiment mal tournée,  Eris aurait abandonné Alibaba sans un regard en arrière. Après tout, ce n’était pas vraiment ses affaires.  Du moins, ça ne le serait plus une fois que notre fille des sables aurait tourné le dos à son « compagnon ».

Mais le jeune homme blond se débrouilla merveilleusement bien et évita que le conflit sans même une effusion de sang. Il avait du cran mine de rien. Bon certes, lui-même le paya de sa personne quand le gros pleins de souple l'envoya voler dans les airs pour s'écraser sur un mur. Mais au moins le petit voleur ne commit pas l'irréparable et ça c'était bien.

Alors quand l'homme  bouscula la spectatrice  pour partir, notre héroïne n'émit pas un mot de protestation  et n'opposa aucune résistance en s'écartant presque poliment dans le bruissement soyeux de sa cape. Puis quand il fut assez loin, Eris s'approcha des deux protagonistes, le sourire aux lèvres.

La gamine passa une main maternelle dans les cheveux pleins de boue du gamin puis laissa tomber deux bourses bien rebondies dans ses mains:

"- Règle numéro un petit. Quand tu fauches quelques choses dans la poche de quelqu’un, remplace-le toujours par autres choses. N’importe quoi qui te tombe sous la main, mais il faut que les poches de ta victime restent aussi lourde qu’au départ.  Sinon il s’apercevra immédiatement de ton larcin et ce sera pour toi le plus court chemin pour te faire pincer. "

La voleuse gloussa en pensant à la tête du père indigne quand il allait essayer de payer avec de la boue. Cela ne risquait pas de passer auprès du tavernier. Loin de là. Mais elle ajouta quand même, d'un ton un peu plus sévère:

"- Sincèrement, écoute une ancienne du métier. T'es vraiment pas fait pour être voleur toi. Ça se lit dans les yeux. Tu es un bon petit gars. Alors laisse tomber le métier de filou. Seule la corde t’attend au bout. Surtout que s'il t'arrive quelques malheurs, qui s'occupera de ta frangine? Elle est malade d'après ce que j'ai compris... et ce n'est pas ton géniteur qui la soignera. Alors range-toi garçon. Je suis sure que tu peux faire bien mieux que ça. "

Après cette petite leçon de morale, la demoiselle se pencha pour aider alibaba à se relever. C'est alors qu'elle aperçut la tache de sang sur son abdomen qui grossissait a vu d’œil.

La fille des sables se figea dans son geste, tressaillant. Son visage se décomposa et devint d’une pâleur mortelle. Sa peur du sang la reprit et elle recula instinctivement sans pouvoir venir en aide à son camarade d'infortune. La tête commença à lui tourner.  Vite. De l’air. S’éloigner. Ne pas y penser. Notre héroïne fit volteface et se dirigea vers la tente en ordonnant au petit garçon.

"- Aide-le à se relever. Il lui faut un médecin rapidement. Tu dois bien en connaitre un ? Moi j'embarque ta sœur. Elle vient avec nous et toi aussi. Et je te garantis que je ne sais pas encore comment, mais aucun de vous deux ne reviendra ici.  Vous avez ma parole."

L’adolescente, tentant de faire bonne figure, souleva le drap sale qui obstruait l’entrée de la tente. L'extérieur présagé l’intérieur. Des monceaux de déchets et de bouteilles vides. Comment pouvait-on vivre dans ça ? Et surtout y élever des enfants. Eris grimaça sous son capuchon.
Au milieu de ce fatras, une paillasse de fortune où était recroquevillée une toute petite fille. 4 ou 5 ans, pas plus. Son visage était rouge de chaleur, ses cheveux trempés de transpiration et surtout elle tremblait en claquant des dents.  Elle ouvrit des yeux fiévreux en voyant cette ombre noire s’approcher :

« - Vous êtes l’ange de la mort ? »



La demoiselle ria gentiment en s’agenouillant à côté d’elle.

«- Non  ma puce. Moi je suis juste celle qui va te tirer de ce taudis. »


 Avec douceur, Eris défit sa cape pour emmitoufler l'enfant dedans puis elle la mit sur son dos. Cette pauvre chose était horriblement légère. Par tous les vents du désert !  Depuis combien de temps ces deux petiots n'avaient-ils pas mangé un repas correct?

Le visage découvert et la mine soucieuse, la saltimbanque sortit de la tente avec son fardeau. Ses grands yeux verts croisèrent ceux d'alibaba et essayant d'oublier le sang qui coulait de sa poitrine, elle lui tendit de sa main libre son poignard et sa bourse.

"-Tenez. Essayez de ne pas donner à nouveau ce poignard contre votre grès. Il semble être précieux pour vous. »  

L'adolescente tenta de sourire, mais ça tourna à la grimace. Le sang lui faisait perdre tous ses moyens. Elle tenta pourtant de poursuivre bravement, bien consciente que le jeune homme devait la dévisager à l’instant même :

« Comme vous pouvez le constater maintenant que je n'ai plus ma cape, je ne suis pas un monstre, ou je ne sais trop quoi que vous imaginiez. Du moins je crois. En plus, vous voyez que je tiens parole. »

Puis, les jambes flageolantes, elle se tourna vers le petit pickpocket

"-Allez, montre-nous le chemin gamin. Et t'en fais pas, je paierai pour les soins. J’ai de quoi maintenant"



Tel un illusionniste, elle dévoila les trois dernières bourses qu’elle avait fauchées au vieux avant de les faire à nouveau disparaitre dans les replis de sa tenue avec un air satisfait. Ses doigts de fées, n’avaient rien perdu de leurs talents d’antan.

Mais malgré sa bravade, Eris était tout de même inquiète. Comment allait-elle faire pour s’occuper de ces deux enfants (et potentiellement d’un blondinet lunatique blessé), elle qui n’arrivait même pas à se gérer d’elle-même en temps habituel ?
Crédit: Neko-chan in Never Utopia


Dernière édition par Eris Personne le Dim 20 Juil - 19:35, édité 1 fois
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Alibaba Saluja
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MessageSujet: Re: Retour aux sources [PV Eris]   Lun 2 Juin - 20:45

-Kassim… Est-ce toi?   murmurais-je en ouvrant les yeux.

Devant moi se trouvait mon ami. Était-ce un fantôme? Était-ce mon imagination? Je ne pouvais dire, mais il me souriait et me tendait la main. Il ne dit rien, mais il semblait heureux de ce que je venais d’accomplir et ça me réconfortait… étrangement. Probablement que je délirais, mais au fond de moi, j’avais envie de croire que Kassim m’observait de là-haut.

Puis… l’ectoplasme s’effaça et ma vision, quoique trouble, revint vers la scène qui se poursuivait. Apparemment, je perdais plus de sang que je l’avais cru : le choc sur le mur avait fait s’aggraver ma blessure. Je déposai ma main sur mon abdomen endolori pour faire pression sur la plaie afin de diminuer l’hémorragie tout en essayant d’analyser le développement de la situation… qui allait de plus en plus vite…

C’est à ce moment que j’entendis  la femme faire un sermon sur le vol au petit. Mais de quoi parlait-elle? Des règles de vol? Était-elle voleuse? Elle avait bien dit qu’elle était une ancienne du métier… Enfin… mon esprit était trop nébuleux pour me poser plus de questions. Tous avaient son passé sombre, il pouvait le comprendre. La « voleuse » finit par s’approcher de moi et se pencher sur mon corps murtri pour m’aider à me lever, mais la réaction qu’elle eut me fit croire qu’elle-même ne se sentait pas très bien. Je ne comprenais pas la raison, mais je m’imaginais qu’elle avait pu être blessé elle aussi. Je murmurai :


-Ça va aller… Eris?

Je voulus me lever pour lui prêter main forte (toujours aussi empathique malgré mon état), mais, je n’en fus pas capable…  Je la vis plutôt s’éloigner, le visage blanchâtre. J’étais inquiet pour elle, bien plus que pour moi-même : c’était la démesure de mon empathie.

Eris:
 

Le développement de tout ça allait trop vite pour Ali. Emmener ses enfants? Mais où et… un docteur? Il n’avait pas besoin de médecin… que de quelques bandages et ça irait. Je me ferais soigner au palais, mais pouvais-je lui dire que j’habitais dans un palais? Devant autant de pauvreté… Non pas vraiment…

Et puis, l’enfant s’approcha de moi, regardant partir l’étrange femme vers l’arrière de la tente. Mais qu’est-ce qui se passait bon sang?!? L’enfant la laissait faire, maintenant doucement? Il n’avait plus une once de violence en lui… ce n’était toujours pas nous qui avait eu autant d’effet sur lui? Si? J’étais troublé…

Le petit m’offrit son maigre bras pour m’aider à me lever, ce que je fis en me soutenant un peu sur le mur aussi, pour lui enlever de la charge de mon poids. Malgré tout, je finis par lui sourire et lui dire :


-Tu vois… que tu peux faire le bien, mon petit. Ne l’oublie jamais… que dans toute part d’ombre… il y a la lumière.

C’est alors qu’Eris revint avec une petite fille à l’air bien malade sur le dos. De son regard émeraude, la « voleuse » me fixa. Je voyais enfin son visage qui, ma foi, était assez fin et beau. J’en avais le souffle coupé… Pourquoi donc le voiler ainsi? Pour qu’on ne la reconnaisse pas? Sans doute… Ce n’était décidément pas le temps de fantasmer. Il y avait toujours la question… des enfants. C’était certain que ce père ne méritait plus d’avoir ses enfants sous sa garde, mais de là de les kidnapper…

Eris:
 

Hum… Je lançai à la femme, après qu’elle m’ait rendu mon arme si précieuse et ma bourse :

-Hum j’y verrai, j’y verrai mais sinon… plus important...

Je soupirai avant d’ajouter :

- Je suis pour sauver ces enfants, mais de là à les kidnapper… Je crains que ce ne soit pas très moral x.x.

Je frottai l’arrière de ma tête, l’air gêné. Un grognement se fit entendre au loin se fit entendre, c’était le père. L’enfant regarda sa sœur, nous regarda puis regarda vers la chambre de son père et il dit, les yeux brillants de larmes :

-Onii-san… sauvez la… sauvez nous, je vous en prie.

Comment résister. Le bruit de pas se rapprochait, ils devaient agir. Donc, sur un coup de tête, je pris la main de l’enfant, tout en tenant toujours mon ventre ensanglanté et je sortis de la tente. Sans doute que la demoiselle avec la petite malade nous suivait… J’avais bien sûr bien pris soin de ranger ma dague dans son fourreau ainsi que ma bourse dans ma poche.

J’entendis alors la voix de la demoiselle aux yeux émeraude, preuve qu’elle m’avait suivi :


Eris:
 

J’ouvris grand les yeux… la « voleuse » sortit trois bourses de sous ses vêtements? Quoi? Et c’était elle qui voulait faire la morale aux enfants? Vraiment… Il existait toute sorte de gens dans ce monde. Je soupirai encore. C’était quoi ce mélo?

-Arrête Eris… puisque je vous dis que de simples bandages feront l’affaire… Et puis bon, toi aussi tu ne sembles pas au sommet… de ta forme. Allons-nous asseoir un peu… et réfléchir…dis-je toujours soutenu par l’enfant qui semblait plutôt fort pour son âge. L’endurance des guettos, hein! Je me forçais pour sourire malgré mon air un peu vaporeux…

Était-ce l’orgueil qui me faisait parler et agir ainsi? Sans doute.
Je me laissai tomber sur une boite qui trainait, l’air épuisé. L’enfant tire sur ma manche avec beaucoup d’intensité et ajoute, l’air boudeur:


-Suivez-moi, je vais vous mener chez le docteur, faut sauver ma sœur et vous, onii-san.

Voilà, je boudais… Je boudais d’orgueil. Mais ce n’était pas le temps de bouder, ah là là…



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MessageSujet: Re: Retour aux sources [PV Eris]   Lun 2 Juin - 22:53











T

out le discours d'Alibaba avait laissé Eris de bois. Pas de doute, le blondinet avait prit un sale coup sur le crane. Calant un peu mieux la petite malade sur son dos en attachant sa cape comme un berceau de tissu, la saltimbanque lui fit un sourire aussi rassurant que possible au vu de ses nausées due à la présence du sang sur sa chemise.


« - Mais oui, on va s'asseoir et discuter quand on sera arrivé chez le docteur. C'est lui qui mettra le bandage et tout le tralala. Il manquerait plus que vous nous claquiez entre les doigts. Soutiens le bien gamin, le voilà qui tangue à droite. »


Passant outre sa révulsion, l'adolescente se saisit de son bras droit et prévenante le passa autour de son cou pour servir de soutient au « héros » qui risquait à tout instant de s'effondrer sur le sol. L’apprenti voleur était certes fort, mais il n'était pas facile pour lui d'aider un homme presque adulte à avancer. À deux ça allait déjà beaucoup mieux.

La fille du désert fut surprise de constater que sous son air abattu, le mystérieux inconnu dissimulait de sacrés muscles. Certes, pas aussi développé que ceux de Prime. Mais monsieur personne était un fanalis donc tout autre homme en comparaison paraîtrait chétif.

Quoi qu'il en soit, cet alibaba cachait bien son jeux. Cette découverte conduisit Eris à le voir sous un jour nouveau. Qui était il à la fin ?

La voix de son jeune guide la tira de sa réflexion


« -Onee-san, nous sommes arrivés. Le docteur habite là. »


Tout excité, il désignait du doigt une maison modeste à la devanture passée.


« -Parfait mon grand. Va m'ouvrir la porte. Je le tiens. »


Quand le gamin courut pour exécuter sa demande, l'adolescente se maudit. Damned. Elle avait surestimé sa force. Le poids de l'homme combinait à celui de la gamine et à sa propre faiblesse à la vue du sang faisait flageoler ses jambes. Impossible de faire un pas de plus.

Mais c'est qu'il l'aidait pas cette bougre d'andouille à la tête de déprimé. À moins qu'il ne se soit évanoui. Ou qu'il boude. Allait savoir. Il fallait qu'elle... non c'était trop dur. Serrant les dents, la jeune fille fit un effort surhumain pour se redresser. Mais déséquilibré, elle et son fardeau se mit à tanguer dangereusement.

Eris était sur le point de tomber quand une paire de mains lui prit son fardeau des bras. Un gaillard à la mine sombre et en tenue de docteur venait de faire son apparition. À coté de lui, le gamin rayonnait :


« -Je vous présente le docteur Jûllanar. Il va vite te remettre sur pied onii-san et ma sœur aussi. »


Docteur, ce type ? À bien le regarder, il ressemblait plus à un ancien bandit qu'à un apôtre d’Hippocrate. Et puis c'était quoi qui lui tournait autour du cou. Mille déserts ! Un serpent ! Avec ces cheveux blancs, pas de doute, ce type était originaire d'Heliohapt.

« - Pas si vite Umar, d'abord je veux voir la couleur de ton or. Tu sais bien que je ne soigne pas à l’œil. 
- Ne t'en fais pas onee-san a ce qu'il faut. Hein, onee-san ?»


Eris était trop concentrée à ne pas quitter le serpent des yeux pour suivre cette conversation et comprendre qu'on s'adressait à elle. En bonne fille du sable elle n'aimait pas les serpents. D'instinct, la gamine n'osait plus bouger d'un cheveux sous le regard condescendant du reptile.
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Dernière édition par Eris Personne le Dim 20 Juil - 19:36, édité 1 fois
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Alibaba Saluja
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MessageSujet: Re: Retour aux sources [PV Eris]   Mar 3 Juin - 3:05

Spoiler:
 

Eris:
 

Il était vrai que je n’étais pas très en forme, mais de là à paniquer comme ça… J’étais plus fort que ça et j’avais vécu bien des épreuves pires que de me faire poignarder par erreur par un enfant… Elle ne savait rien de moi, rien de ce que j'avais déjà enduré... Et puis... comment voulait-elle qu’une simple blessure à l’abdomen faite, d’ailleurs, par ma propre dague me fasse la peau?

Enfin… ça c’est ce que mon orgueil voulait encore me faire croire.

En vérité, je savais que même un vaillant nettoyeur de donjon pouvait mourir bêtement d'une perte importante de sang ou d'une infection; j’avais la tremblote et me laissait traîner comme un vulgaire sac de patates… par un enfant et une adolescente. Dure dure la vie… ma vie était finie TT. Enfin… Pas vraiment dans ce sens si je finissais par accepter de me faire soigner, mais ma réputation, SI!

Pendant que je déplorais ma « misère », chancelant entre la conscience et l’inconscience constamment, on me traîna apparemment jusqu’au médecin du guetto que je reconnus par ses manières, son apparence et ses paroles un peu rustres (c’était le même docteur qui n’avait pas soigné la sœur de Kassim à l'époque…) Je le comprenais bien… d’un côté… il devait y avoir beaucoup de monde qui essayait de se faire soigner sans payer l’addition… mais je lui en voulais quand même d’avoir laissé cette petite mourir… ça ne se passerait pas comme ça cette fois et même si la pauvreté était le poumon du quartier... ce n’était pas une raison pour laisser les gens mourir comme des mouches. Faible, mais dans un de mes moments de conscience, je relevai la tête vers l’homme et je lui dis, quand il cria qu’il ne ferait rien sans un peu d’argent, les yeux brillants :


-Je vous en prie…  Soignez cette fillette… elle ne tiendra pas longtemps si… si on ne fait rien. La laisseriez-vous… mourir? Imaginez... ça pourrait être votre fille qui soit mourante. dis-je alors que j’étais moi-même dans un assez fâcheux état.

Je poursuivis ainsi:


-Et puis… si le contenu de nos bourses ne… suffit pas… je pourrai vous donner d’autres bijoux si… si vous le désirez. J’en ai quelques-uns… là où je demeure…

C’est alors que Jûllanar s’exclama, l’air soudainement plus ragaillardi en m'entendant parler de joyaux, enfin en m'entendant parler tout court:

-Alibaba? Prince Alibaba Saluja, est-ce bien vous? Vous avez bien grandi! Mais…

Il venait visiblement de me reconnaître… Il s’agenouilla alors devant moi… comme pour s'incliner devant ma personne...

*En quel honneur oO? Avait-il vu ce que j'avais fait pour le quartier il y a quelques années et puis... voyant l'état du guetto actuellement ne devrait-il pas plutôt me maudire @@?*

Une fois bien incliné, il me dit, l'air tout à coup alarmé:

-Mon prince… que vous est-il arrivé? Qui vous a fait ça? Vous ne devriez pas traîner dans le coin... ce n'est toujours pas sûre.continua-t-il de dire, semblant surpris de me revoir.

*Il connait donc mes véritables origines? Cette révélation risque de me donner bien des problèmes avec ma compagnonne de fortune, mais bon, que pouvais-je y faire? Ah là là...

Redevenant un peu agressif, le toubid hurla à l'intention du gamin et d'Eris :

-Mais entrez-le donc bon sang, qu’est-ce que vous faites encore dehors?!? Vus attendez qui, le messie?

Il avait crié ces mots comme si de rien était au moment où la voleuse n’était plus capable d’avancer… et sur le point de tomber au sol, épuisée: pas très chic comme attitude. Je soupirai avant de m’évanouir à nouveau:

-Ne vous préoccupez pas de moi et sauvez cette enfant... Mon titre ne veut... rien... dire.

[u]D’un bond, le gaillard se pressa d’aller vers la demoiselle et lui prit l’enfant qui était si rouge qu’on aurait dit une tomate bien mûre; une tomate qui haletait comme un poulain un difficulté puis, il prit une épaule d'Alibaba en demandant un peu d’aide à l’enfant pour supporter l’autre.

-Besoin de soin aussi onee-san?répliqua-t-il en lui prêtant sa deuxième épaule à l'adolescente aux yeux émeraude. Une belle bande d’éclopés, quoi!

Jûllanar paraissait plus soucieux et s’exclama avant de les faire entrer dans sa piaule:


-Je ne sais pas ce que vous avez fait à ce jeune homme… mais il faut arrêter l’hémorragie et vite sinon il se videra de son sang! Il est froid comme de la glace. Allez chercher des couvertures dans l’armoire et des bandages! Imaginez si on le perd... Il a tant fait pour notre quartier, c'est la moindre des choses!ajouta-t-il au moment où il déposa la petite fille et le blondinet sur un des lits de fortunes…

-Kassim...murmurais-je dans mon coma.



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MessageSujet: Re: Retour aux sources [PV Eris]   Mar 3 Juin - 9:43











O

n traîna une Eris plus morte que vive dans le cabinet du médecin. Si on pouvait donner un titre aussi pompeux à cette pauvre pièce décrépie ou quelques lits d'appoints accueillaient déjà plusieurs malades. Sous ses airs bourrus et mercantile le médecin au serpent ne semblait pas tant rouler sur l'or que ça.

Du moins c'est ce qu'aurait pu comprendre la voleuse si ses neurones avaient accepté de fonctionner. Mais aucune information ne semblait vouloir trouver le chemin jusqu'à son cerveau. Son esprit flottait dans une sorte de néant duveteux où tournait en boucle l'image du serpent et du sang. Physiquement elle était bien là, debout sur ses deux pieds, mais son esprit était ailleurs. une décision soudaine de prendre des vacances très loin de sa caboche de fausse rouquine.

La jeune fille entendait mais ne comprenait pas. Ses mouvements étaient mécaniques mais la seule phrase audible qu'elle put formuler quand le petit Umar lui demanda si elle allait bien fut :


« Quesemgfi ? »


ou quelque chose dans ce goût là. Rien de bien glorieux donc.

Sa paleur était mortelle. Un rien pouvait aggraver son état mental déjà instable et c'est ce qui se produisit au moment où le docteur dévoila la poitrine d'alibaba. Une balafre de peu d'envergure y rependait un liquide vermeille qui la fit aussitôt tourner de l’œil.


Telle une loque, elle s'effondra sur le sol carrelé.

Bonjour ténèbres, mes vieilles amies.

Spoiler:
 


Une voix fit ouvrir les yeux d'Eris. La voix d'un enfant. Elle contempla le plafond blanc si différent du ciel étoilé des nuits avec le sage vieillard. Où était elle ? Sur un carrelage glacé ? Pourquoi ? La saltimbanque se redressa sous le regard inquiet d'Umar et agacé du docteur Jûllanar.  Sa tête tournait et son crane la faisait souffrir.

Le médecin lui dit vertement :
« - Si tu ne supportes pas la vue du sang, tu n'as rien à faire ici. J'ai assez de boulot comme ça sans avoir à m'occuper des sensibilités exacerbée de chacun. Va attendre dans la pièce d'à coté pendant que je soigne notre prince. »


Prince ? Ah oui! Tout lui revenait. Son voyage, l'alcoolique, le blondinet. Rougissante, Eris se releva, soutenue par le garçonnet qui la conduisit dans une sorte de salle d'attente avec de nombreuses banquettes. Dès que la porte se ferma sur eux, notre héroïne demanda au gamin

« - C'est un personnage si important que ça cet alibaba ? »

le petit hocha de la tête et les yeux brillants, il narra les exploits du prince Saluja qui avait réussit à protéger le peuple de Balbadd qui risquait d'être transformé par esclave de l'empire de Kou. À travers ses mots d'enfant, Eris comprit à quel point les gens d'ici aimait le jeune homme. Certaine tournure de phrase du blondinet commencèrent même à prendre du sens. Voilà pourquoi il semblait si triste et qu'il s'en voulait. Pour sauver son peuple, il avait dû s'exiler. Comprenant qu'elle l'avait mal jugé, que sous ses dehors de pleurnicheur se cachait un homme d'exception, la fille des sables se sentait de plus en plus mal à l'aise, ne sachant pas trop comment réagir quand ils se recroiseront.

Elle en était à ses pensées quand une larme coulant sur la joue de l'enfant la surprit. Le petit pleurait.

"-Qu'est ce qui ne va pas gamin? Pourquoi ce chagrin?"

Eris se pencha vers lui et après une hésitation, lui passa la main dans les cheveux. Le môme leva la tête vers elle en reniflant:

"-Je crois que je l'ai tuéééééééééé."


Il se jeta dans ses bras en pleurant. Prise au dépourvu, n'ayant pas l'habitude des contacts humains, la saltimbanque regarda autour d'elle d'un air désespéré. Mais personne. Ils étaient seuls La demoiselle n'avait aucune idée de comment réagir à ce genre de situation. En plus les enfants c'était pas son truc.

"-Mais, euh... non... euh..."

Mais il n'y avait personne pour l'aider. Maladroitement, notre fille des sables tapota gentiment le dos du mouflet. Oui c'est ça qu'on devait faire dans ce type de situation.

"- Je suis sure qu'il va bien... bon c'est vrai il saigne un peu mais... ça doit être solide un prince. Je crois... Après ce ne sont que des êtres humains donc un coup de poignard dans la poitrine...  mais non, ne t’inquiète pas...  il va s'en sortir... j'en suis sûre... à 48%. "

Le gamin sanglotait de plus belle et Eris s'enfonçait de plus en plus. Décidément, son franc parlé ne lui était d'aucune utilité. En plus , à force de voir pleurer cet enfant, elle aussi commençait à sentir les larmes humidifier ses yeux. Ah non, ça y est! Notre héroïne pleurait aussi en serrant le petit pickpocket dans ses bras. Tu parles d'un spectacle. Elle ne pouvait s'arrêter.
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MessageSujet: Re: Retour aux sources [PV Eris]   Mar 3 Juin - 18:57

Spoiler:
 

-Kassim!

Je me revoyais très jeune en train de jouer avec Kassim et sa sœur dans le temps où elle n’était pas encore malade... Nous courions dans la même ruelle sombre où j’avais fait la rencontre d’Eris et d’Umar et, malgré les haillons que nous portions et la minceur maladive de nos corps, nous frappions ce qui nous servait de ballon, en riant…

-Restez calme pendant que je soigne l’infection et que je fasse quelques points de souture, messire.entendais-je de loin, mais moi j’étais perdu, perdu dans mes souvenirs.

Saut dans le temps. J’étais quelques années plus tard, devant la maison de Kassim. Ce dernier avait l’air sombre quand je m’approchai pour lui demander ce qui se passait encore à la maison et c’est là qu’il m’apprit, avec des yeux partagés entre chagrin et folie, que sa sœur était mourante et… qu’il… venait de faire l’irréparable. Il me montra un morceau de métal souillé ; c’est à ce moment que je compris que Kassim avait tué son père, je n’avais pu rien faire pour l’en empêcher.

Certes, après ce drame, ma mère prit les deux jeunes sous son aile comme si nous étions une famille et Kassim redevint serein et calme durant cette période… se prenant réellement pour mon frère... mais il bouillait de l'intérieur sans que je le perçoive: j'étais si naïf...

Toutefois, quand  ma mère et la sœur de Kassim moururent… tout bascula: nous avons changés tous les deux… à notre manière. Il n’y avait pas de loi dans le guetto : tout pour survivre.


-Mon prince… arrêtez de bouger, par tous les Rohks!

Encore une fois, je ne savais trop ce qui se passait dans la réalité, coincé aux cœurs de mes tourmentes… Le reste de mon songe, à demi-réveillé, se passa rapidement. Je me revis, des années plus plu tard encore, devant Kassim et son gang de l’ombre qui, pour "la libération de tous", était complètement devenu fou et avait sombré…. dans la folie. Dans les ténèbres. Peu importe ce que je pus dire ne changea rien au fait que je ne le reverrais plus jamais comme il avait été : si fort, si courageux ; la douleur l’avait détruit. Je m’en voulais, je m’en voulais profondément... de n'avoir pas agi assez rapidement. Dans mon songe, il se retransforma en cette bête sombre contrôlée par l’Empire Kou et c’est là que je compris que mon Kassim avait été contrôlé.

C’est ce jour-là que je m’étais fâché et que j’avais ultimement essayé de sauver son âme, mais il était trop tard… C’est ce jour-là que je le perdis aussi…[/i

Je sentis alors de l’eau froide m’être lancé au visage et je me réveillai en sursaut, le cœur battant. Je me relevai d’un bond, à demi. Une main chaude se déposa sur mon dos. Je pris alors ma tête entre mes mains, toujours essoufflé.  L’homme au serpent maugréa alors :


-En tout cas, vous êtes pas facile à soigner… vous bougez beaucoup… vos bandages et vos points ne tiendront pas si vous continuez comme ça… takeuh, mais à quoi réviez-vous, bon sang? Une chance que vous êtes un prince parce que je vous aurais bien laissé crever... non mais...

Je restai dans cette position, silencieux, pendant encore quelques secondes avant de reprendre conscience de ce qui se passait et d’où j’étais.

-Vous m’entendez, mon pri…commença-t-il à me demander avant que je ne le coupe, relevant ma tête trempée à cause de l’eau que le médecin, frustré, avait fini par me lancer dessus, les yeux toujours brillants :

-Comment va-t-elle?

Je voulais savoir s’il avait sauvé la fillette… je ne voulais pas qu’elle meurt et que, par ce même occasion, Umar devienne une âme perdue comme Kassim. Je n’avais pas sauvé ce dernier, mais je sauverais au moins cette famille. Je m’étais imparti de cette mission personnelle.  Jûllanar soupira encore:

-Vous devriez sincèrement penser pafois à vous, messire… sinon vous finirez par vous perdre.

Je n’avais vraiment pas la tête à me faire faire la morale. J’insistai.

-Comment va la gamine! Répondez-moi.dis-je en me forçant à me lever d’un pied d’abord incertain, puis, visiblement mieux, je me dirigeai vers la fillette qui reposait dans un lit, le souffle toujours dru et le visage rougeâtre. Ce que j'avais dit n’avait donc rien servi? Mais quelle histoire… Je me pressai alors d’aller remplir le sceau qui avait servi à ''gentiment'' m'’asperger d’eau dans les réserves de l’homme au serpent – je connaissais un peu l’endroit et je savais qu'il gardait des réserves d'eau pour lui- et y mouillai des morceaux de tissu pour les mettre sur le front de l’enfant. Puis, je foudroyai une dernière fois Jûllanar du regard en répétant :

-Donnez-lui le médicament qu’il lui faut et je vous promets que les joyaux du donjon que je nettoierai prochainement iront à vous et au futur orphelinat que je ferai construire dans le quartier..
-Vous ne devriez pas bouger comme ça messire…

Je ne sais pas si c’est le regard que je lui lançai ou les remords qui le firent réagir enfin, mais sans attendre ma seconde réponse, le vieux docteur alla chercher le matériel et les médicaments adéquats pour guérir la gamine et il commença enfin à la soigner. Ce traitement prit au moins une heure, mais au bout de ce temps-là, l’enfant respirait déjà mieux…

Je me relevai de la chaise sur laquelle je m’avais écrasé pour attendre, puis je la pris dans mes bras (malgré les plaintes du docteur concernant mon torse et blablabla), elle et le pot de médicament, et j'entonnai , d’un ton reconnaissant et d’un air un peu naïf il faut l’avouer, lui donnant l’entièreté de ma bourse par la même occasion:


-Merci pour tout, vous n’étiez pas obligé d’en faire autant pour moi… S’il y a une chose que j’aimerais que vous vous souvenez de mon passage, c’est que peu importe le rang, tout être humain mérite qu’on s’attarde à sa vie. Je vous implore alors de soigner tous ces malades qui se meurent. Vous enverrez la facture à Sindoria, je suis certain que le roi Sinbad se fera un plaisir de vous aider en attendant que je nettoie un donjon!

L’homme hocha la tête. Puis, en regardant le contenu de la bourse, il se mit à sourire davantage. C’était beau de voir ce visage vieilli, amaigri et habituellement renfrogné, sourire. C’était le pouvoir que j’avais sur les gens /PAN/, bon il est certain que la bourse remplie d’or et cette promesse de richesses devaient aider à l’humeur de ce vieillard, mais bon *siflotte*. C’est bon pour l’orgueil croire ça, ahah.

ENFIN!

Sur ce, je m’acheminai vers l’autre pièce où Eris et Umar m’attendaient... quand soudain le vieil homme ajouta, 'un ton enjoué :


-Essayez quand même de prendre soin de vous, Alibaba-sama et je vous promet d’être un homme meilleur, merci pour tout ce que vous faites pour nous… vous êtes bon.

Je lui souris en lui répondant, déposant ma main sur son épaule (sans serpent) :

-Ne vous inquiétez pas, je ne déferai pas tout votre beau travail.

Je levai le pouce avant de quitter la pièce. C’est alors que je vis le garçon et Eris, les yeux rougis, l’air franchement démoli. Je me doutais du pourquoi de leur peine… mais en même temps, je me demandais pourquoi des gens qui me connaissaient si peu avait si peur pour moi. Je m’approchai d’eux, déposant la fillette au sol qui était capable de marcher. Cette dernière courut vers son frère pour lui faire un câlin. Elle semblait en meilleur état. Moi aussi, d’ailleurs. On voyait très bien le bandage qui enserrait ma poitrine, bandage un peu tâché par le sang séché… mais bon, ma mine montrait que j’allais mieux. Je leur souris et leur envoyai la main en m'exclamant, innocemment :

-C'est quoi ces visages d'enterrement? Il n’y a personne de mort après tout.

Je ricanai avant de m’asseoir non loin d’eux. Umar cria alors de joie en voyant l’état de sa sœur (qu'il n'avait pas vu marché depuis longtemps) et il pleurait, il pleurait… de joie.

-ONII-SAN, JE NE T’AI PAS TUÉ ET… TU AS SAUVÉ MA SŒUR!
Il me fit une grande accolade que je dus repousser un peu, ma poitrine était encore douloureuse, mais j’étais sauf et elle aussi, apparemment. Je tendis alors à l'enfant la bouteille de médicament, et j’ajoutai :

-Tu n’as plus besoin de voler pour elle. Je m’occuperai personnellement de la facture et tu auras aussi bientôt un chez toi avec elle, car je projette de créer un orphelinat pour les gens défavorisés comme vous, il ne te reste plus longtemps à souffrir, Umar.

Maintenant, je pouvais le dire, j’avais réussi à sauver mon quartier… j’avais le cœur en paix. Bon, Sinbad risquait de m’engueuler un peu quand il recevrait la facture pour les dépenses des soins de cette clinique et du montant pour la construction de l’orphelinat… mais quand il s’apercevrait comment j’avais fait du bien autour de moi, il devrait se défâcher rapidement *chibis eyes*.

*Kassim... es-tu fier de moi?*



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MessageSujet: Re: Retour aux sources [PV Eris]   Mar 3 Juin - 23:13











R

eniflant à qui mieux mieux, les deux voleurs finirent par se calmer. La gamin tenta de se moquer de son aînée pour se donner une contenance de petit macho :


« - Hey tu pleures comme un bébé, onee-san ! T'as le visage pleins de morve »


Eris se frotta les yeux en reniflant un grand coup :


« - Non, c'est pas vrai j'ai juste une poussière dans l’œil. Ça me gratte. »


L'enfant eut l'air sceptique, mais il abandonna la lutte en disant à sa compagne :


« - Tu ne diras rien à personne ? Il faudrait pas que mes copains sachent que j'ai pleuré comme ça.
- T'as pas pleuré, t'avais aussi une poussière dans l’œil gros bêta. Cette ville est pleine de poussière. Et de sable aussi. »


Les deux comparses se sourirent, l'air complice, les yeux tout aussi rouge. C'est alors que la porte donnant sur « l'infirmerie » s'ouvrit. Alibaba venait de faire son entrée dans la pièce, la mine triomphante, en portant la petite malade dans ses bras.

« -C'est quoi ces visages d'enterrement? Il n’y a personne de mort après tout. »


Umar se leva d'un bond et se rua sur sa sœur en hurlant :


« -Jasmine !! »


Il la prit dans ses bras en riant et en pleurant, la couvrant de baisers. Eris ne put s’empêcher de sourire en l'entendant criait au jeune homme :


« -ONII-SAN, JE NE T’AI PAS TUÉ ET… TU AS SAUVÉ MA SŒUR! »


En se ruant vers son sauveur pour l'étreindre. Ce dernier calma ses ardeurs puis lui donna un flacon de médicament :


« -Tu n’as plus besoin de voler pour elle. Je m’occuperai personnellement de la facture et tu auras aussi bientôt un chez toi avec elle, car je projette de créer un orphelinat pour les gens défavorisés comme vous, il ne te reste plus longtemps à souffrir, Umar. »


Rassurée quand à l'avenir des gamins, la fille des sables se leva et s'éclipsa en silence, sans que personne ne s'en rende compte, tant ils étaient heureux.

Les scènes de liesses, ce n'était pas pour elle. Et il ne fallait pas qu'elle reste plus longtemps car déjà, la gamine sentait son cœur s'attacher à ce jeune prince et aux deux marmots. Il ne fallait pas. Elle s'était promis de ne plus se laisser avoir. Cela faisait trop mal quand... oui, il fallait qu'elle parte. Qu'elle reprenne sa marche. C'est ça.

En passant devant le médecin au serpent, Eris lui tendit une bourses en le remerciant dans un murmure. Ça serait sa modeste contribution à l'avenir des enfants. L'homme la prit et la soupesa avant de lui dire :


« - Tu ne restes pas avec eux ? Je pensais que tu étais une amie de son altesse.»


La gamine répondit en haussant les épaules avant de sourire :
« - Je n'ai pas d'amis. Et ils n'ont plus besoin de moi maintenant.  »


Puis elle sortit sans un regard en arrière. La nuit était tombée. On n'y voyait pas grand chose dans ce quartier non éclairé. Un petit vent froid balayait les ruelles désertes. Regrettant sa cape, la fille des sables se frotta les bras en grelottant. Mille déserts, c'est qu'il faisait pas chaud.

Soudain, une main la saisit par l'épaule l'envoyant voler contre un mur avec une force colossale. Le choc fut terrible. À moitié assommée, Eris ne put se défendre quand quelqu'un lui asséna une énorme gifle. Elle s'effondra. Un goût métallique envahit sa bouche. Du sang. Oh par le vent rouge ! sa lèvre saignait.

Tétanisée, l'adolescente sentit d'énormes doigts se nouer autour de sa gorge la plaquant sur le sol. La lame froide d'un couteau vint se placer au niveau de sa joue tandis qu'une haleine fétide, empestant l'alcool l'assaillit :


« - Allez ma mignonne, tu vas me dire où se trouve l'homme à la cape et son copain blond avant que je t'amoche encore plus. Ça serait ben dommage, tu crois pas ?»


Cette voix. Le père des enfants !
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MessageSujet: Re: Retour aux sources [PV Eris]   Mer 4 Juin - 4:58

Je crois que ça faisait des lustres que je n’avais pas senti autant de bonheur régner dans une demeure à Balbadd. J’étais vraiment heureux d’avoir forcé la main de Sinbad pour que je vienne ici… Malgré «quelques maladresses », j’ai fini par bien m’en sortir à la fin. J’étais fier et je tentais d’oublier cette mauvaise péripétie de la dague dans la poitrine. J’avais initié tant de bons gestes qu’au final ma réputation ne serait pas tant que ça entachée. Je dis alors en me retournant où Eris avait été il y a quelques minutes :

-Tu ne trouves pas ça génial de sentir toute cette joie dans ce pauvre quartier, E… Eris?

Je me retournai vers l’endroit où Eris se tenait plus tôt et… je m’aperçus qu’elle n’était plus là! Je regardai partout autour de nous… rien. Je n’osais pas déranger le garçon dans cet instant de pur bonheur alors je lui souris avant de lui dire :

-Restez ici un moment, je vais aller voir quelque chose à l’extérieur.

Umar devait avoir senti mon angoisse malgré mon sourire. Aladdin me l’avait déjà dit: je mentais très mal. Il me demanda, visiblement inquiet :

-Qu’est-ce qu’il y a, onii-san?
-Onii-san a peur pour son amie partie?

J’avais un étrange pressentiment qui me prenait au cœur. C’est alors que je réalisai que la petite fille semblait avoir vu la « voleuse » partir. Je voulus lui demander dans quelle direction elle l’avait vu fuir, mais le gamin ajouta avant :

-C’est vrai, elle est où onee-san? Il n’y a plus de sang, pourquoi elle est partie?
-Je ne sais pas où elle est partie… hum, tu sais de quel côté elle est allée, Jasmine?

La fillette pointa la porte de sortie. Sans même réfléchir à mon acte, je partis en courant vers la porte d’entrée. J’avais un mauvais pressentiment. Ça cachait quelque chose de louche… Pourquoi se sauver comme ça comme… un voleur (désolé l’ironie était trop tentante!) Et pourquoi voulais-je tant la retrouver?

N’était-ce pas qu’une inconnue? Non… je la considérais bien plus que comme une étrangère. Cette petite aventure m’avait grandement rapproché de la mystérieuse adolescente aux yeux émeraude même si… au fond je ne connaissais rien d’elle pendant qu'elle, elle en savait déjà beaucoup sur moi.  Toutefois, qu’elle ait enlevé son voile devant moi ne témoignait-elle pas qu’elle me considérait? Le fait qu’elle ait voulu me faire soigner MÊME si elle avait peur du sang et que cette histoire ne lui rapportait rien personnellement n’étaient-ils pas d’autres preuves? Je ne pouvais dire avec certitude.

Mais quelque chose au fond de mon cœur me disait qu’elle avait besoin d’aide. Dans ma course, je rencontrai le médecin qui m’arrêta de la main :


-Que se passe-t-il, mon prince?

Je me penchai et, agile, je passai sous son bras en lui disant :

-Merci encore pour tout, mais je dois vraiment y aller! Dites aux enfants d’être sages!!

-Si tu cherches ton amie, elle est partie par là.me dit-il comme s'il lisait mes pensées en me pointant l’une des ruelles. Cette information faisait bien mon affaire. Je souris au médecin avant de m’y enfoncer.

Ce que je ne savais pas c’est que, dans mon geste spontané, je n’avais pas remarqué que les enfants me suivaient de loin. Le petit s’était entré dans la tête de nous aider pour nous remercier de tout ce qu’on avait fait pour lui. Tenant la main de sa petite-sœur très fort, il prenait soin de se cacher à ma vue (avec sa petite taille et son expérience de voleur, il réussit très bien). Je courus, courus à en perdre haleine et ce même si je savais que ma blessure pouvait rouvrir à rien. Je n’avais qu’un nom en tête :


*Eris…*

- Allez ma mignonne, tu vas me dire où se trouve l'homme à la cape et son copain blond avant que je t'amoche encore plus. Ça serait ben dommage, tu crois pas ?

Puis… j'entendis la voix de la brute qui avait maltraitée ses enfants pendant toutes ces années et qui recommençait avec l’adolescente, mais quel genre d’homme était-ce? …

*Un ivrogne désespéré…*

Cette demoiselle en avait tant fait pour moi, je ne pouvais pas la laisser se faire massacrer comme ça.

En plus, j'étais l’une des causes de la colère de cet homme : j'avais collaboré au kidnapping de ses enfants, enfin, dans leur intérêt, mais lui ne pouvait le comprendre dans cet état. Je m'élançai donc vers la scène et cria, hors de moi :


-Lâchez-la, vous n’avez plus besoin de chercher, je suis là!! Réglons ce différend ensemble entre hommes! Laissez-la partir!dis-je alors que je sortis moi-même ma dague.

C’est à ce moment que le gamin sortit de sa cachette avec sa petite-sœur et cria :


-Non papa, ne fais pas de mal à onii-san et onee-san!

L’ivrogne devait voir d’un bien mauvais œil que son fils semble si proche de moi, car il se mit à foncer vers moi avec son couteau pour me frapper, mais évidemment, je croisai le fer avec lui de ma dague. Je lançai :

-J’ai payé les soins de votre fille, elle va bien, regardez-la! REGARDEZ-LA ET OUBLIEZ VOTRE HAINE!

Je lui pointai du doigt sa fille qui se cachait derrière son frère, mais ce dernier complètement saoul répliqua, en tanguant :[/ci]

-Vous m’avez pris mes enfants, vous allez payer!!![i]ajouta-t-il en me frappant de nouveau et à répétition. Je ne voulais pas le tuer, ni le blesser… pas devant ses enfants : après tout ce que j'avais essayé de leur faire comprendre… je me voyais mal démolir mes propres idéaux, mais en même temps, pour les protéger, pour protéger Eris....

Ma diplomatie ne marcherait pas ici, par contre. Je continuais de croiser le fer avec cet homme qui manquait tomber à chaque coup, puis je finis par lui desservir un croque-en-jambe qui le fit tout de suite tomber et échapper son couteau. Je m’approchai de lui, plaçant mon pied sur son corps pour l’empêcher de bouger :


-Vos enfants seront entre bonnes mains. Ils mangeront à leur faim, ils seront soignés et pris en charge et vous… vous pourrez vous rebâtir une vie et vous refaire le sous en attendant d’un jour pouvoir les ravoir sous votre garde… n'êtes-vous pas content?

Trop pacifiste, évidement, je n’avais pas voulu mettre ma dague sous son menton ou autre menace, mais j’aurais dû, car l’ivrogne semblait venir de ramasser son couteau au sol pour me e lancer son couteau qui siffla à mon oreille, ma coupant un peu au passage. Pauvre Eris, tant de sang en une soirée.

Je m’agenouillai alors devant l’homme et le pris par le collet. Les enfants pleurnichaient en arrière-fond. Je terminai mon discours comme ceci :


-Vous devriez avoir honte.  Si vous voulez vos enfants, vous devriez leur montrer que vous les aimez, pas leur montrer comment tuer!! ESPÈCE D’IDIOT!

Ma voix tremblait, j’avais le visage rouge et les larmes aux yeux. Je ne savais comment atteindre le cœur fermé de cet homme… ça le troublait… Puis, je regardai les enfants et leur ordonnai :

-Rentrez avec Eris et…

Non, c’était impossible!

-UMAR!!!

[]Le couteau, le couteau avait… atteint le garçon... qui avait sans doute voulu protéger sa soeur nouvellement rétablie.  Je lâchai l’homme qui tomba comme une loque au sol et j’accourus vers la scène , complètement renversé. C’était… délirant cette histoire. Trop de sang coulé en un seul jour...

Et voilà que la joie s’était de nouveau envolé… Balbadd attirait vraiment la misère…

- Onii... san, donne à ma soeur... une vie meilleure.

Une larme coula sur sa joue au moment où il prit ma main que je serrai. La petite-soeur, tant qu'à elle n'était plus capable d'arrêter de pleurer. Avant de s'évanouir, le garçon dit

-Ne... ne leur dis pas que j'ai... pleuré. Je suis... pas faible.
-Ne t,inquiète pas... on va te soigner! Tu vas revoir ta soeur... Tu vas voir.... je te le promets.dis-je en prenant le garçon dans mes bras, en invitant la gamine à tenir mon bras et... en m'avançant enfin vers Eris. Cet homme ne valait pas la peine qu'on s'attarde à lui et je ne devais pas paniquer: pour eux... J'avançai donc d'un pas héroïque vers Eris.

-Toi ça va? Je vais t’embarquer sur mon dos, car il faut amener le garçon à Jûlimar le plus vite possible!! Je te dois bien ça non? On appelle ça le destin.

Je lui fis un clin d'oeil. Puis, malgré ma blessure même pas encore tout à fait cicatrisée, j’offrai déjà mon dos à cette étrangère. En plus d’avoir une dette envers elle… je devais avouer que passer un peu plus de temps avec elle n‘était pas de refus… Quelque chose chez cette demoiselle m’attirait, mais je ne pouvais dire quoi. Son mystère, peut-être?

Enfin...

Pour ce qui était de l'homme... il se ferait enfermer en temps et lieu pour les crimes qu'il avait faits, mais avant tout... mission sauvetage prise 2.



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MessageSujet: Re: Retour aux sources [PV Eris]   Mer 4 Juin - 12:22











L

a lumière des étoiles commença à se faire floue pour Eris, tandis que la poigne de l’homme se serait de plus en plus autour de sa gorge, la faisant suffoquer.

Incapable de se défendre, incapable d’appeler à l’aide, allait elle mourir comme ça, toute seule dans une ruelle étranglée par un alcoolique ?

Tout ça parce qu’elle c’était mêlée de ce qui la regardait pas. Au lieu de protéger le petit voleur, elle aurait dû le laisser se faire prendre. Et puis même, il aurait été plus sage de ne pas tendre la main à ce parfait inconnu qu’était alibaba. Aider les gens n’apportait que la douleur et la souffrance. Elle le savait pourtant. La vie lui avait déjà enseigné cette amère leçon. Mais Eris était une vraie tête de pioche. Elle avait refusé de l’apprendre. Et ce soir, c’est de sa vie qu’elle le payerait.

Si la fille des sables avait pu, elle en aurait hurlé de rage. La vie était tellement injuste ! Mais elle était si faible. Ses maigres forces finissaient déjà de la quitter. Son cerveau s’embrumait par le manque d’oxygène. Soudain un bruit de course. Une voix. Une voix très loin. Elle criait cette voix:

« -Lâchez-la, vous n’avez plus besoin de chercher, je suis là!! Réglons ce différend ensemble entre hommes! Laissez-la partir! »


Le prince ? Que faisait-il ici. Il était blessé. Il allait se faire tuer.

Soudain, la main se retira de son cou et la lame de sa joue. Eris pu de nouveau respirer. Malgré la douleur, elle prit une grande goulée d’air, comme une noyée soudainement ressuscitée. Ses yeux vitreux reprirent leur acuité habituelle. Ses poumons se gonflèrent. De nouveau libre de ses mouvements, notre héroïne s’assit haletante. D’une main tremblante, elle porta sa main à sa gorge.

Ça faisait mal, mais elle était vivante. Vivante. La gamine mit plusieurs minutes à s’en remettre. En fait, jusqu’à que le prince alibaba se penche vers elle avec un beau sourire :


"-Toi ça va? Je vais t’embarquer sur mon dos, car il faut amener le garçon à Jûlimar le plus vite possible!! Je te dois bien ça non? On appelle ça le destin."


Le destin ? Jamais entendu parler. Ce n’était pas une notion que le vieux scipion lui avait apprise. Pourtant, malgré son état, la demoiselle se sentait vaguement intéressée pour en savoir plus.  Mais l’ancienne voleuse n’était pas en état de poser des questions. Elle se laissa soulever par le jeune homme et porter jusqu’à chez le docteur.

Tandis qu’elle se trouvait sur le dos de son sauveur, l’adolescente songea au vieil illusionniste et à ses paroles
.

Spoiler:
 


Les épaules du jeune prince étaient larges. La tête cachée dans la nuque blonde d’alibaba, Eris sourit et lui murmura doucement :


« -Merci, Monsieur le Héros. »


Tout compte fait… ce n’était pas si mal d’aider les autres.
 
Spoiler:
 

FIN
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