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 à fuyarde, fuyard et demi.

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MessageSujet: à fuyarde, fuyard et demi.   Jeu 8 Mai - 13:35



A

fuyarde,

fuyard

et

demi


« Le paradis tout comme l'enfer peuvent être terrestres ; nous les emmenons avec nous partout où nous allons. »
Ridley Scott

Depuis ses aventures au palais royal de la famille impérial de l'empire Kou, Eris avait fait pas mal  de route mais jamais dans la même direction.

N'ayant pas de destination précise, la gamine voyageait au grès des caravanes croisées, gagnant sa vie par des petits boulots (honnêtes pour une fois).

Il faut dire que la fille du désert continuait à chercher son petit coin de paradis calme et sans guerres où elle pourrait enfin se reposer. Mais cet endroit utopique semblait décidément bien difficile à dénicher.

Quoi que... le lieu où elle se trouvait à l'heure actuelle semblait correspondre à ses critères. Une petite  vallée fleuries au creux de laquelle coulait une petite rivière. Les seuls habitants du coin, une bande de lapin, n'avaient rien de belligérants assoiffés de sang.  Il y avait même des arbres fruitiers qui offraient de copieux repas à notre végétarienne.

Heureuse comme on ne saurait dire, ravie de ne pas avoir rencontrer un de ses congénères bipèdes depuis une semaine, Eris semblait bien décider à s'y établir définitivement quand un matin, elle fut réveiller par des sonneries stridentes.

Deux armées se faisaient face de chaque coté de la vallée et semblaient prête à se jeter l'une contre l'autre.

Terrorisée, l'adolescente s'enfuit pour aller se réfugier dans une petite grotte qu'elle avait repéré à flanc de montagne. Se frayant un chemin parmi les buissons, elle allait atteindre son sanctuaire quand soudain, l'ancienne voleuse se figea juste devant l'entrée.

La place était déjà prise car quelqu'un s'y était caché avant elle.  



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Fanalis corps

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MessageSujet: Re: à fuyarde, fuyard et demi.   Jeu 8 Mai - 19:19

La simple vue du sang avait réussit à te faire reculer. L'odeur qui accompagnait ce liquide rougeâtre suffisait à te faire renoncer. Pourtant, l'Empire Reim n'était pas en guerre même si au moment où tu fuis le champ de bataille, tu ne peux pas garantir qu'aucun pays ne menace le tiens. Tu l'espère, juste. Que les hommes ne seront pas assez fous, assez lâches pour attaquer lady Schéhérazade alors que le Corps Fanalis n'était pas au complet. Peut être était-ce le seul moyen pour eux d'en venir à bout mais tu espérais vraiment qu'ils ne se montreraient pas aussi odieux. Si quelqu'un pointait son arme sur la magi de l'Empire Reim, il va se prendre autre chose qu'un crachas sur la figure.

Tu était trop optimiste. Tu avais pris un jour de congé dans l'espoir d'aller au marché, d'acheter des choses qui feraient plaisir aux gladiateurs. Tu aurais voulus les remercier pour tout leurs efforts et les encourager à se dépasser encore et encore. Un simple cadeau aurait suffit. Déjà qu'ils ne t'avait rien demandé, ils n'allaient pas faire leur fine bouche. Tans pis pour ceux qui n'aimaient pas les surprises, ils feront une exception, ah ah! L'heure n'était plus à la rigolade. En t'aventurant un peu trop vers l'est, tu étais tombé sur une bataille, ne reconnaissant aucun des deux clans, à cause de leur visage rendu méconnaissable à cause d'une défiguration ou des personnes auxquelles tu avais tellement confiance pour s'abstenir de déclencher des guerres qui n'apporteront rien d'autre que la colère et la perte d'êtres chers mais qui t'avait déçu.

Vite, vite. Tu fuyais cette vision immonde. Le monde ne pouvait pas être comme tu le voulais. Mais où était le mal de continuer d'espérer même si cela s'avère inutile. A bout de souffle, tu courais aussi vite que ta puissance de Fanalis te le permettait. Comment? Un Fanalis qui fuit? L'Empire Reim n'avait rien à voir avec cette guerre. Personne te blâmera. Tu n'allais tout de même pas rentrer avec un oeil crevé en disant que tu avais tenté de te mêler à la foule. Encore une perte inutile.

En évitant de croiser le regard des hommes au corps meurtri, qui tenait la jambe des guerriers, désespérés tandis que ceux-ci se défièrent de chaque côté de la vallée, ne laissant aucun espace libre à ceux qui voulaient éviter la bataille. Partout où on allait, on était obligé de croiser le regard de ces sauvages. Oui, des sauvages. Tu avais eu bien de la chance de trouver une grotte, apparemment occupée par personne à flanc de montagne.

Haletant, tu t'y installa, te promettant que ce serait la dernière fois que tu allais faire des courses à Kou. Tu essuyas tes joues, remplies de gouttes de sueur, que tu avais au début pris pour des larmes. Non, tu n'aimais pas la guerre mais tu avais passé l'âge de pleurer. Si cela changeait quelque chose, ça se saurait. Le coeur battant à toute vitesse, tu regardais la grotte paisible dans laquelle tu avais trouvé refuge. Pas très accueillant comme endroit mais rien ne te donnait envie d'en sortir.

Tu vis une ombre s'approcher. Ton sang ne fit qu'un tour. Tu te levas brusquement. Peut être l'avais-tu effrayé? Même si tu n'avais aucune idée de qui est la personne en face de toi. Peut être un blessé cherchant un endroit tranquille ou passer la nuit? Elle restait figée. C'était une jeune fille. En temps normal, tu aurais pris des airs de gentleman en l'invitant à te rejoindre mais là tu ne savais pas comment réagir. Qui était-elle? Avait-elle fuit la guerre, elle aussi?
Lentement, peu sûr de toi, mais dans le pire des cas, même si ça te révoltait, tu savais que tu pourrais avoir recours à ton agilité ou à ton djinn, à choisir entre la fuite ou combattre l'ennemie, puis essaya de l'inviter à entrer, d'une manière un peu plus chaleureuse:

- Tu voulais te cacher de la bataille, toi aussi? Pardon, je crois bien que j'ai pris ta place.

Tu te décalas un peu, pas vraiment certain qu'elle allait venir tout de suite mais lui fis signe que si jamais son objectif était le même que le tiens, tu n'étais pas gros au point d'occuper toute la grotte. Au pire, si elle refusait, tu trouveras un autre endroit.
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MessageSujet: Re: à fuyarde, fuyard et demi.   Jeu 8 Mai - 21:26


Eris pâlit quand elle aperçut la chevelure rouge et les yeux rubis de son interlocuteur.

Un fanalis. Encore un. Décidément, où qu'elle aille la gamine semblait attirer ses redoutables guerriers. Qui était il ? Un éclaireur d'une des armées belligérantes ? Un guerrier préparant une attaque surprise ? Impossible de le savoir. Si ça se trouve il allait lui sauter à la gorge pour la faire taire à jamais.

Tandis que l'adolescente restée tétanisée de peur, l'inconnu lui parla d'une voix fort douce :

 

« - Tu voulais te cacher de la bataille, toi aussi? Pardon, je crois bien que j'ai pris ta place. »


L’intonation de sa voix détendit aussitôt Eris. Il ne semblait pas du tout agressif. Bien au contraire. Elle avait du se tromper. Il devait s'agir d'un voyageur qui avait du comme elle être pris entre deux feux.

Alors la jeune fille lui sourit avec gentillesse.

       

« - il n'y a pas de mal. »

 
Le jeune homme se décalla comme pour lui faire de la place. Etais ce une invitation à venir se réfugier à ses cotés? C'était gentil. La gamine fit un pas vers lui puis elle se ravisa. Un excès de confiance pourrait lui coûter la vie. On était jamais trop prudente. Il ne fallait pas se fié à un inconnu par les temps qu courts.

la demoiselle ajouta donc poliment  :


« - Ne vous excusez pas. Je vais trouver une autre cachette. Désolée du dérangement. »

 
Notre héroïne allait tourner casaque quand des bruits de voix et des chocs sourds se firent entendre. Il y avait aussi des cris et le tintements de lames qui s'entrechoquaient. Et ça se rapprochait.

Par tous les vents du désert ! Ils étaient déjà en train de se battre dans la vallée. Eris ne pourrait sans doute pas trouver de nouvel abris sans avoir à faire face aux militaires. Que faire ?

Eris hésita. Mais après tous, celui dans la grotte ne lui avait pas semblé avoir de mauvaise intentions envers sa personne.

Elle se retourna vers l'homme dans la grotte et le regarda à nouveau. Non, il ne semblait pas méchant. Juste un peu gêné. Son intuition lui soufflait qu'il ne lui ferait pas de mal. Alors pourquoi ne pas prendre le risque pour une fois?

La jeune fille  lui sourit à nouveau.


«  Finalement, je vais peut être restée. Vous me faites une petite place ? »

 

Sans attendre la réponse, Eris se contorsionna pour se couler aux cotés du fanalis. Tremblante comme une feuille la gamine espérait que les combats n'iraient pas jusqu'ici.

L'ancienne voleuse prit une grande inspiration. Stop, il fallait qu'elle se calme. Il y avait une chance sur mille pour que les militaires tombent sur leur cachette. Si, par un sort de ce coquin de destin,  c'était le cas et que cette faille était aperçue, cet étrange individu contre qui elle était serrée pourrait peut être la défendre. pressait l'un contre l'autre comme ils l'étaient, Eris ne pouvait pas passer à coté des muscles qui saillaient sous son air tranquille et doux. Ce type là, s'il voulait faire des dégâts, il en ferait.  Donc, il valait mieux faire ami-amie avec son compagnon d'infortune.


«  Je m’appelle Eris, Eris personne. Enchantée. »


Tout en se présentant, Eris songeait qu'au pire du pire, en cas de gros pépins la saltimbanque pouvait avoir recours aux capacités de son djinn. Alors pourquoi s'inquiéter?



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MessageSujet: Re: à fuyarde, fuyard et demi.   Ven 9 Mai - 23:52

La jeune fille pâlit en te voyant. Tu fronçais les sourcils, inquiet. Avais-tu un visage effrayant? Ou alors elle te prenait pour l'un des soldats qui l'avait conduite à se réfugier ici en attendant que la guerre s'arrête? Tu soupirais. Si elle s'arrête. Comment se terminaient les guerres? Le premier qui meurt a gagné le droit de se reposer ? C'est immonde. Tu n'avais pourtant rien d'un guerrier. Tu n'étais certainement pas le plus fort ni le plus fier des Fanalis.
Tu continuais de sourire paisiblement, comme si les hurlements des combattants ne t'atteignait pas, comme si le feu déclenchée par cette stupide bataille ne te faisait rien alors que ton coeur battait à cent à l'heure. Tu aimerais tellement que ça s'arrête. Maintenant, avant qu'il ne soit trop tard.

Heureusement, tu avais bien fait de ne pas employer un ton violent envers la jeune inconnue. Elle semblait se détendre et te sourit. Elle avait un jolie sourire.

- Il n'y a pas de mal.

Tu attendais que la jeune fille vienne s'asseoir. Peut être ne voulait-elle pas venir à côté de toi? Tu fis une petite tête triste. Tu ne comprenais pas qu'on puisse se méfier de toi pourtant c'était normal dans ce genre de situation mais pas pour toi qui continuais de t'interroger.

- Ne vous excusez pas. Je vais trouver une autre cachette. Désolée du dérangement. »

Tu allais te redresser, disant que ce n'était pas la peine, qu'elle ne te dérangeait pas et que si une deuxième présence la gênait, ce n'était pas à elle de partir, pas à la femme, mais à toi mais on dirait bien que ce n'était pas nécessaire quand le bruit des armes et des cris la firent reculer. Il était dangereux de sortir alors qu'ils se battaient toujours. Tu clignais des yeux, regardant la jeune fille hésiter, te demandant si ta présence était gênante au point que celle-ci risque sa vie.

Tu rapprochas tes jambes vers toi, quelques peu anxieux en entendant ces cris. Plus que quiconque, tu n'avais pas envie de sortir, pas envie de voir ce massacre. L'inconnue se retourna, te souriant:

« Finalement, je vais peut être restée. Vous me faites une petite place ? »

Tu te remis à te décaler, la laissant s'installer puis l'observa, sans pour autant la faire stresser, juste pour voir de quoi elle a l'air. Mignonne. Tu trouvais toutes les filles mignonnes de toute manière. Il y en avait pas une que tu trouvais horrible? Allez, réfléchis un peu... Tu reportas ton attention sur tes pieds comme si tu avais peur de croiser son regard. Tu la sentis trembler. Tu ne pouvais rien faire pour la consoler. Tu ne savais pas, toi-même, quand le combat s'arrêtera. Tu aimerais tellement être à l'Empire Reim en ce moment-même. Tu n'étais pas un trouillard mais une grotte c'était nul comme endroit pour faire connaissance.

Tu l'entendis prendre une grande inspiration avant de t'adresser la parole de nouveau:

« Je m’appelle Eris, Eris personne. Enchantée. »

Tu haussas les sourcils. Personne? C'était vraiment son nom de famille? Parce que si elle voulait dire par là qu'elle en avait pas, dans ton cas, tu ne faisais pas l'effort de dire Personne. Peut être était-ce un signe de politesse? Devais tu en faire de même?
Quelque peu désorienté, n'étant pas trop sûr de ce que tu dois répondre, tu bégayas légèrement:

- Je... Je suis Prime... Personne. De même."

Ton ventre gargouillas. Tu avais conscient que tu ne pouvais pas rester bloqué là toute la journée sans rien manger. Il fallait que tu prennes des forces pour que tu reprennes la route. Tu ne devais pas te résoudre à partir le ventre vide. Se nourrir était aussi important que la paix pour toi. Et peut être que la jeune fille avait également faim? Mince, tu ne pensais pas devoir utiliser ce que tu avais acheter pour les autres gladiateurs pour toi-même mais ton ventre ne demandait que ça.

Ne pensant qu'à t'empiffrer, tu fouillais dans ton sac en sortant deux bouts de pain, chauds de ce matin. Toujours un sourire doux affiché sur ton visage, tu en proposas à la fille:

- Si tu as faim, n'hésite surtout pas !

C'est vrai, ça ne se faisait pas de manger devant elle sans lui proposer quoi que ce soit. Il fallait être courtois.
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MessageSujet: Re: à fuyarde, fuyard et demi.   Sam 10 Mai - 11:36


« -Je... Je suis Prime... Personne. De même. »

Pour le coups, Eris en resta muette de surprise. Prime... Prime personne. Monsieur personne ? Vraiment ?

Devant ses yeux qui s'embuaient se mirent à défiler son enfance. Plus particulièrement le jour où elle avait décider de se donner elle même un nom que la vie lui avait refusé. La voleuse se souvenait parfaitement des événements. C'était limpide et aussi glacial qu'une averse en hiver.

La petite fille mourrait de faim. Cela faisait plus de cinq jours qu'elle n'avait rien mangé. Désespérée, mourante d'inanition, elle s'était accrocher la jambe d'un passant le suppliant de bien vouloir lui donner ne serait-e qu'une bouchée de pain. Mais l'homme l'avait repoussé d'un coup de pied en lui hurlant dessus. Il l'avait battu. Une pouilleuse comme elle ne méritait de souiller le pain des honnêtes citoyens avec ses lèvres. Elle pouvait bien crever comme un chien car de toute manière personne ne voulait d'elle.

Cette phrase l'avait marqué au fer rouge bien plus que la pire des tortures. Quand l'enfant avait pu se relever bien longtemps après le départ de son agresseur, elle éclata en sanglots.

La pluie était si froide. Elle avait si faim. Et ce monsieur personne ne voulait pas d'elle ? Pourquoi ? C'était trop injuste. Pourquoi cet homme ne voulait il pas d'eris ? Elle ne prendrait pas beaucoup de place. Elle ne ferait pas de bruit. Pas plus qu'une souris. Elle serait sage pour peu qu'il veuille bien la prendre avec lui. Il fallait qu'elle lui dise.

La gamine avait alors décidait d'utiliser ses dernières forces pour se mettre à la recherche de ce monsieur personne qui ne voulait pas d'elle. La mendiante avait parcouru toute la ville, interrogeait ceux qui voulaient lui répondre. Mais on lui avait ri au nez, la prenant pour une folle.

Alors à la tombée du jour, l'enfant avait décidé de défier le destin. Elle allait voler à ce monsieur personne ce nom dont il était si fier. Elle en ferait sien. Elle l'obligerait à venir le réclamer et à se moment là, elle lui demanderait des explications. Et s'il ne venait pas, elle vivrait et le retrouverait pour lui montrer qu'il fallait qu'il s'intéresse à elle.

Ce fut l'histoire de son premier vol. le premier d'une longue liste.

La voix douce de prime la tira de sa rêverie.
« -Si tu as faim, n'hésite surtout pas ! »

Sans mots dires l'adolescente saisit le bout de pain qu'il lui tendait (ce morceau de pain blanc qu'on lui avait si souvent refusé) et croqua dedans à belle dent. Les larmes coulaient, inondant son visage et donnant à son repas un petit goût salé. Mais elle n'arrivait pas à les arrêter. C'était comme si cette rencontre avait fait sauter le verrou d'une porte que la jeune fille avait trop longtemps laissait fermée.

Finalement, après avoir engloutit son repas, Eris se calma et arrêta de pleurer.

Se disant qu'elle devait sans doute une explication au jeune homme, elle se força à lui sourire. Avec difficultés la jeune fille balbutia enfin quelques mots, encore troublée :

« - Merci. Et... Désolée... c'est que je suis si contente de rencontrer un Monsieur Personne. Nous devons faire parti de la même famille, vous ne croyez pas ? Vous êtes peut être mon cousin ? »

Si Prime lui répondit, l’adolescente ne l'entendit jamais.

Un hurlement déchirant vrilla l'air et un homme gravement blessé émergea des buissons juste en face de la cachette du couple. Il était poursuivi par deux hommes en armure prêts à l'achever.


Dernière édition par Eris Personne le Dim 10 Aoû - 22:12, édité 4 fois
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Fanalis corps

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MessageSujet: Re: à fuyarde, fuyard et demi.   Sam 10 Mai - 18:06

Calmement, tu tendais toujours le morceau de pain en direction de la jeune fille, comme pour l'inviter, à quand même le prendre, même si elle n'avait pas faim, rien ne pouvait l'empêcher de se remplir l'estomac plus tard. On est jamais trop prudent. La faim est une torture terrible. Toi, Prime, véritable ventre sur pattes était le premier à donner ta brioche aux malheureux clochards. C'était d'une maison dont ils avaient besoin. La plupart s'en allaient avec ta nourriture, sans un merci mais ça ne t'empêchais pas de recommencer dans l'espoir de voir l'une de ces personnes sourire un jour.

Eris avait l'air plutôt surprise en entendant un nom de famille semblable au sien. Un nom de famille? Tu levais ta tête vers l'arrière, réfléchissant. L'unique raison pour laquelle tu avais déclaré t'appeler "Personne" était parce que tu pensais que c'était comme ça qu'on appelait les personnes sans nom de famille. Tu n'avais pas de nom de famille, Prime. Tu n'avais aucune maturité, non plus.

La petite blonde, au début songeuse, prit le morceau de pain blanc ce qui fit te fit sourire. Elle ne comptait donc pas se laisser mourir de faim. Ceci dit, tu fronças les sourcils, en rapprochant ton visage du sien. Elle pleurait? Mince, aurais tu fais quelque chose qu'il ne fallait pas? Tu n'étais pas très doué pour comprendre les réactions des autres mais si elle était dans cet état par ta faute, tu te le reprocherais toute ta vie. Faire pleurer une lady, tout de même, ce n'était pas ton but. Bien au contraire. Tu ne voulais offenser personne. Tu agitais tes mains, un peu surprit par ces larmes, ne sachant pas comment les arrêter, même la jeune fille semblait avoir du mal à se reprendre.

- J-je suis désolé, mademoiselle Eris! Quoique j'ai pu dire ou faire pour vous mettre dans cet état, je suis désolé...

Le reste, tu le bredouillais. Des mots incompréhensibles.

Eris fit quand même un effort pour te sourire, à travers ses larmes. Quelle fille remarquable! C'était admirable d'avoir cette attitude! Les yeux brillant d'admiration envers un tel courage, tu la laissas s'expliquer:


« - Merci. Et... Désolée... c'est que je suis si contente de rencontrer un Monsieur Personne. Nous devons faire parti de la même famille, vous ne croyez pas ? Vous êtes peut être mon cousin ? »

C'était des larmes de joie! Tu souris, amusé, laissant peu paraitre ton inquiétude.

- Ah ah, peut être, qui sait?

Tu savais bien que ce n'était pas possible. Ta seule famille était composée de Fanalis. C'est tout ce que tu avais retenu d'elle et à priori, cette jeune fille, aussi charmante qu'elle soit, n'en était pas une. Mais tu penses que tu aurais été heureux de faire partie de sa famille. Tu aurais été content de l'avoir comme cousine.

Si ton ouïe était suffisament développée pour que tu puisses entendre des pas, ta voix n'était pas assez forte pour que la jeune fille puisse t'entendre. Ton cri était puissant mais en ce qui concernait la parole, monter le volume pouvait être risqué et même faire fuir Eris, ce que, bien sûr, tu ne voulais pas.
Le cri de l'homme rivalisait bien avec celui des Fanalis. Tu cillas, étonné, en tournant ta tête vers le blessé, qui tentait d'échapper à deux soldats armés. Deux hommes contre un seul... Les fourbes! Ils ne méritaient que ton mépris. Tu te levas, naïf, pour aider ce pauvre monsieur qui n'allait, de toute manière, pas tenir le coup et toi Prime, qui déteste voir les gens mourir, aurais mieux fait de l'ignorer pour ne pas subir un trop gros choc.

- Il y a quelqu'un ? Grognait l'un des hommes en armure avec la grâce d'une bête.

Ils s'approchaient de vous... Prime, tu n'aimes pas la violence mais vas tu attendre de te prendre une balle dans le crâne pour réagir? Et un homme était en danger! Et Eris, aussi ! Il fallait que tu réagisses plus rapidement que d'habitude. La négociation ne servirait à rien contre des ordures. Ils tenteraient de te manipuler, rien de plus.

En deux-trois mouvements, ils se retrouvèrent, les fesses à terre. Tu les avais juste assommé. Il ne leur faudrait pas plus d'un quart d'heure pour qu'ils se réveillent. Autant en profiter. Dire qu'ils te forcèrent d'utiliser la violence devant Eris. Les monstres!
Le pire c'est que tu étais venu là pour te détendre. Enfin, tu avais sauver un homme. Mais encore fallait-il le soigner.

Tu te retournas vers Eris, espérant ne pas l'avoir trop effrayer. N'osant pas trop t'approcher, tu demandes:

- Ca va?
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MessageSujet: Re: à fuyarde, fuyard et demi.   Sam 10 Mai - 19:07


Quand Eris sentit son soit-disant cousin se levait, elle tenta de le retenir en tendant sa main et en balbutiant quelques mots.
Elle ne voulait pas qu'il la laisse. Par pitié, elle ne voulait pas qu'il l'abandonne. Même si c'était un fanalis, ce qu'elle commençait à douter de plus en plus, tant il était gentil et doux, le jeune homme allait se mettre en danger pour sauver un inconnus. Ces deux guerriers étaient lourdement armés. Et qui sait si des renforts n'étaient pas cachés non loin ?
Il ne fallait pas qu'il soit blessé.
La jeune fille avait enfin rencontrer un monsieur personne. Et même si elle ne croyait plus aux contes qu'elle c'était elle même inventés durant son enfance, l'adolescente voyait en se nom un signe.
Et puis prime avait un sourire si doux. Il lui avait donné du pain. Non, il ne fallait pas qu'il y aille.

Mais ses doigts se refermèrent sur du vide. Le garçon n'entendit pas sa faible voix.

Il fonçait sur ses adversaires sans trembler.
En un battement de cils, il les mit hors d'état de nuire tous les deux en les assommant avec une facilité déconcertante ; sans même être essoufflé.
Toujours assise dans leur cachette, Eris le regardait avec de grands yeux étonnés. Finalement oui... c'était bien un membre de la tribu venant du continent sombre.

« - Ca va? »

La jeune fille lui sourit en hochant de la tête.
Oui ça allait. Mais quand est il de l'homme que poursuivait les deux militaires ?
La saltimbanque se leva et s'approcha de l'entrée de la grotte. Prudente.
Il gisait là, à quelques pas d'elle. Sans bouger. Le dos constellé de flèche. Une mare de sang se formait lentement autour de son corps.
La jeune fille poussa un cri d'effroi se cachant le visage dans ses mains.

Du sang, du sang, tant de sang , pourquoi ?
Complètement tétanisée, elle ne pouvait plus rien faire que rester là tremblante à se cacher les yeux pour échapper à cette vue.

Mais une cible immobile est une proie facile, n'est ce pas ?


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MessageSujet: Re: à fuyarde, fuyard et demi.   Sam 10 Mai - 22:48

Tu fus vite soulagé. La jeune fille, bien qu'elle semblait avoir peur à l'idée que tu partes, te souriait en te faisant signe qu'elle allait bien. Tu t'en voudrais toute ta vie si c'est une femme était blessée ou traumatisée par ta faute. Tu la vis te rejoindre à l'entrée de la grotte mais tu arquais un sourcil, te demandant si c'était vraiment une bonne idée. Eris restait sur ses gardes mais rien que de là, tu pouvais sentir l'odeur du sang. La belle odorat d'un Fanalis qui peut te faire sentir, beaucoup plus, les belles choses. Géniale... Tu aurais voulus te pincer le nez mais ce n'était pas gentil pour le pauvre homme, qui a sans doute, perdu plus qu'un bras au combat vu la manière dont il gisait lamentablement au sol, et même, ça n'aurait pas changer grand chose.

Tu entendis la jeune fille pousser un cri d'effroi tellement fort que tu ne voulus même pas regarder ce qui avait déclenché ceci. Tu regardais le pauvre homme vite fait avant de reculer, tremblant. C'était déjà trop tard. Tu ne l'avais pas sauver. Au moins, cela aurait évité d'autres victimes de ces deux là, vu la manière dont leurs jambes devaient être tordus. Mais cela n'avait pas suffit à te soulager.

Tandis que la pauvre adolescente cachait son visage de cette vision d'horreur et que tu te rendais à l'évidence, tu ne pouvais plus rien faire pour la pauvre victime qui n'allait pas tarder à mourir, le temps que tu trouves des bandages, il aura déjà rendu son dernier soupir, tu pris Eris par les épaules, la poussant vers l'entrée de la grotte. Celle-ci n'aurait jamais dû sortir. Vous n'auriez pas dû êtres deux à observer ce spectacle qui donnait des haut-le-coeur.

- Ca va aller, Eris, retourne dans la grotte, ne t'inquiète pas... Je vais m'en occuper. Calme toi, je t'en prie, calme toi.

Et dire que tu étais une véritable brute lorsque tu es bourré. Tu ne te ménage pas, toi. Tu allais t'en occuper pour quoi? L'achever. Il ne semblait demander que ça. Tu te rapprochas du soldat, qui avait les yeux dans le vide, rivés sur le ciel, comme si il le suppliait de le reprendre. C'était une image plutôt triste.
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MessageSujet: Re: à fuyarde, fuyard et demi.   Dim 11 Mai - 10:53


La jeune fille prenait de grande respiration. Comme un poisson hors de l'eau cherchant désespérant à retrouver son souffle. Sa bouche s'ouvrait et se fermait en cadence. Il y avait comme un énorme poids dans sa poitrine et sa tête commençait à tourner.

« - Ca va aller, Eris, retourne dans la grotte, ne t'inquiète pas... Je vais m'en occuper. Calme toi, je t'en prie, calme toi. »


Oui, monsieur personne avait raison. Il fallait qu'elle se calme. Il fallait absolument qu'elle se calme.
Toujours les paupières bien close et les mains sur le visage, Eris recula puis tourna le dos au mourant avant de s'accroupir. Se balançant d'avant en arrière, elle luttait désespérément pour chasser cette vision d'horreur. Mais c'était dur, si dur. Elle lui en rappelait tellement une autre.


Non, il ne fallait pas qu'elle y pense. Il fallait qu'elle focalise ses méninges sur autre chose.


D'une voix tremblante la fausse blondinette se mit à murmurer à voix haute, comme pour elle même. :


« - Il ne faut pas que... nous restions ici. Ces militaires doivent avoir des … camarades. Ils vont les chercher... ils vont nous trouver... ils faut qu'on parte. »



Soudain prise d'un doute, la jeune fille s'adressa à Prime, mais sans se retourner vers le corps :


« - Je peux vous aider à sortir d'ici. Alors aidez moi. Emmenez moi avec vous. Je ne vous serez pas un poids. Je peux trouver un plan. »


La peur de l'abandon toujours. Mais cette peur là était moins handicapante que la peur du sang car Eris pouvait y faire quelque chose. Elle pouvait prouver au fanalis qu'elle pouvait l'aider.

Petit à petit. Au fur et à mesure que ses idées devenaient plus claires, son cerveau c'était remis à faire ce qu'il faisait de mieux : Établir des plans de fuite.


«  - Monsieur Personne... combien de temps pensez vous qu'il vous faille pour traverser cette vallée en me portant ? »


Si la nettoyeuse de donjon combinait les pouvoirs d'andromalius avec les capacités de courses légendaires des fanalis. Oui... et puis il y avait aussi l'effet de surprise. Mais il fallait que Prime accepte de l'aider. Seule elle ne le pourrait pas.


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Fanalis corps

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MessageSujet: Re: à fuyarde, fuyard et demi.   Dim 11 Mai - 14:06

Tu continuais de fixer la pauvre victime, essayant de comprendre les paroles qu'il peinait à prononcer, ses dernières paroles, mais sa respiration s'arrêta avant qu'il n'ai finit sa phrase. Pauvre homme. Tu aurais tant voulus te rendre utile. Les yeux brillants, tu te demandais: avait-il une famille qui l'attendait dans sa maison? Des amis qui à ce moment même, s'inquiétaient de son état? A la vision de personnes qui s'écroulent en entendant quelqu'un leur avouer la triste fin de celui là te rendait malade. Voilà pourquoi tu détestais la guerre. Elle causait tant de peine, tant de perte.

Tu jetais un coup d'oeil dans le vide, en te retournant, comme si ta vision se brouillait en croisant les yeux blancs du mort et retourna voir Eris, qui ne semblait maintenant plus supporter cet endroit. Elle murmurait, tremblante:


« - Il ne faut pas que... nous restions ici. Ces militaires doivent avoir des … camarades. Ils vont les chercher... ils vont nous trouver... ils faut qu'on parte. »

Tu hochais la tête, ne pouvant que la comprendre. Tu pris ta sacoche lorsque la blondinette ajouta quelque chose qui te laissait sans voix.

« - Je peux vous aider à sortir d'ici. Alors aidez moi. Emmenez moi avec vous. Je ne vous serez pas un poids. Je peux trouver un plan. »

Tu fronçais les sourcils comme si elle était folle. Ce qu'elle disait n'avait aucun sens. Bien sûr, que tu allais l'emmener avec elle, tu n'allais pas la laisser tomber. A aucun moment, l'idée de l'abandonner t'avait traversé l'esprit. Cela ne te faisait rien non plus de partager ton pain. Tu n'avais déjà pas pu sauver cet homme, tu n'allais quand même pas la laisser derrière après ce qu'elle venait de voir. Ce serait inhumain.

Pensif, tu te demandais ce que cette adolescente avait pu vivre pour avoir peur que tu la vois comme un fardeau. Enfin, cela ne te regardais pas. Tu ne la connaissais que depuis moins d'une heure, tu n'allais pas jouer au sauvage mal élevé en posant ce genre de questions sur sa vie privée.

Tu lui sourit calmement avec un ton aussi doux que le début de cette rencontre:

- Bien sûr que vous pouvez venir venir avec moi, Eris. Je ne sais pas qui vous a mit dans la tête que votre présence serait un poids pour moi mais retirez vite cette idée de la tête.

On aurait dit que le malaise qui l'avait habité il n'y a pas si longtemps était partie. L'existence du cadavre de l'homme, qui se trouvait derrière un buisson, était totalement oubliée. Enfin, toi, tu ne l'oubliais pas, mais tu avais autre chose en tête.
S'enfuir est une bonne idée mais pour aller où? Tu avais déjà eu bien du mal à trouver cette cachette et maintenant tu devais en changer. C'était dommage !

« - Monsieur Personne... combien de temps pensez vous qu'il vous faille pour traverser cette vallée en me portant ? »

En prenant ton petit sac, tu te retournas vers la jeune fille, un peu surprit par sa question. Avait-elle une idée? Tu te grattas la tête, en réfléchissant rapidement. Le fait de la porter n'allait pas faire diminuer la facilité que tu avais à courir relativement vite.

- Hum... Dix minutes-un quart d'heure, je dirais.

Tu te demandais surtout ce qu'il y avait dans cette direction. Peut être que cela prendrait un peu plus de dix minutes avec les gardes mais l'objectif était de ne pas se faire repérer.
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MessageSujet: Re: à fuyarde, fuyard et demi.   Dim 11 Mai - 20:38


Les paroles de prime la réconfortèrent. Que les vents du désert soient loués. Il ne la considérait pas comme un poids. Il n'allait pas l'abandonner. Pouvait elle lui faire confiance ? Oui... pour la première fois depuis longtemps Eris avait vraiment l'impression de pouvoir faire confiance en quelqu'un. Alors, elle cessa de trembler et se releva.
Répartissant un peu mieux le poids de son sac en bandoulière, elle ouvrit les yeux. Son regard avait changé. La jeune fille était déterminée à faire de son mieux.
Elle écouta la réponse du fanalis avec intérêt :

« - Hum... Dix minutes-un quart d'heure, je dirais. »

La gamine hocha de la tête. Ça serait un peu juste. La conquérante n'avait jamais utilisé le don d'invisibilité offert par son djinn aussi longtemps. Ni sur une autre personne. Et encore moins sur deux personnes en même temps. Elle allait sans doute être épuisée après cela. Mais ça valait le coup d'essayer. Et puis ils n'avaient pas le choix.

« Monsieur personne, vous allez courir tout droit à partir d'ici en me portant jusqu'à arriver à une rivière. Puis vous prendrez au nord en la suivant. Cela vous mènera jusqu'à la sortie de la vallée où je l’espère nous serons en sécurité. »

la fille des sables se retourna vers son nouvel ami en souriant courageusement.

« Ne vous occupez pas de ceux que vous croiserez sur votre route. Vous les verrez mais eux ne vous verrons pas. »

la demoiselle lui tendit la main en continuant à sourire :

«  Vous me faites confiance ? »


Dernière édition par Eris Personne le Dim 25 Mai - 13:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: à fuyarde, fuyard et demi.   Sam 24 Mai - 14:05

Eris hochait la tête mais ne semblait pas très rassurée par le temps, qui avait l'air de lui paraitre un peu long, même si tu ignorais ce qu'elle comptait faire avec toi, la portant sur ton dos, en parcourant cette vallée. Tu aimerais bien le savoir mais tu le découvriras en temps voulu. Patience est mère de toutes les vertus. C'est un peu bête de penser à ce genre de citations alors que tu viens d'assommer deux militaires avec ta force bestiale.

« Monsieur personne, vous allez courir tout droit à partir d'ici en me portant jusqu'à arriver à une rivière. Puis vous prendrez au nord en la suivant. Cela vous mènera jusqu'à la sortie de la vallée où je l’espère nous serons en sécurité. »

Tu hochais la tête à ton tour, ayant prit soin de bien retenir tout ce que la jeune fille te disait. Mais il restait tout de même une chose qui t'inquiétais: que se passerait-il si on vous voyait? Si vraiment c'était le cas, tu étais assez rapide pour éviter que vous vous retrouviez en danger tout les deux. Si on t'attrapait, tu pourrais utiliser ton Djinn pour te défendre. Mais l'idée de porter des coups à autrui, même sans le frapper directement, ne te faisait pas particulièrement plaisir.

L'idée de voir du sang couler te donnait des maux de ventre mais si en plus tu devenais la cause de pertes humaines, tu ne te le pardonnerais probablement jamais. C'est alors qu'Eris se retourna vers toi en souriant courageusement. A cet instant, tu la trouvais bien plus courageuse que toi.

« Ne vous occupez pas de ceux que vous croiserez sur votre route. Vous les verrez mais eux ne vous verrons pas. »

Tu ouvrais lentement la bouche, ne comprenant pas. Etait-ce possible que cette demoiselle soit aussi... L'idée ne t'avais même pas effleurer l'esprit. Balbutiant, tu la regardais, n'étant pas sûr de ce que tu pensais:

- Eris-chan...

Elle me tendit la main, le même sourire aux lèvres. Un sourire que tu aurais trouvé, en temps normal, adorable, si il n'y avait pas l'odeur du sang pour gâcher cette vision.

« Vous me faites confiance ? »

Tu ne pris même pas la peine de réfléchir et pris sa main, supposant que c'était ce qu'il fallait faire. En tant que fanalis, tu as l'habitude de te fier à ton instinct. Et ton instinct te dit que tu n'as pas le choix. Rester ici pourrait te mettre en danger. Rester ici pourrait également mettre cette fille en danger, bien que tu ne la connaissais que depuis quelques instants, tu n'avais aucune envie de la voir mourir. Elle avait l'air gentille. Peut être était-ce naïf de ta part de penser cela? Peut être que tu le regretteras? Malgré le fait que tu ne saches rien d'elle, tu décides de suivre ses ordres. De lui faire confiance.

- Bien sûr, que je vous fais confiance !

Aussitôt sa main attrapée, tu la mis sur ton dos, en faisant tout de même attention à ne pas te montrer trop brutal. Tout avait l'air de bien aller. Après t'être assurer que celle-ci soit prête, tu courus aussi vite qu'il le fallait. Tu t'étais encore sous-estimé. Tu allais bientôt sortir de la vallée alors qu'à peine cinq minutes s'étaient écoulées. Mais ce n'était peut être pas plus mal.
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MessageSujet: Re: à fuyarde, fuyard et demi.   Dim 25 Mai - 12:58


« - Bien sûr, que je vous fais confiance ! »


Eris sentit une douce chaleur gonfler sa poitrine et la faire sourire quand le fanalis lui répondit ceci en lui serrant la main.

C'était une émotion très douce et enivrante. Comme un échos à d'incroyables souvenirs. Des souvenirs de quand elle était enfant. Des souvenirs qu'elle avait refoulé depuis déjà un certains temps.


Ce sentiment lui rappelait cette confiance aveugle qui régnait parmi les gens de la troupe. Dans cette famille qu'aucuns liens du sang ne liait, on croyait dans les uns et les autres. Quelques soit le danger d'un numéro, on savait qu'il y aurait toujours quelqu'un pour vous rattraper, pour vous tirer d'un mauvais pas. C'était une complicité si forte qu'elle permettait à chacun de se surpasser et de faire des choses que le commun des mortels pensait impossible. Et tout ça pour que vive la magie du cirque et que le voyage ne s'arrête jamais.

Avec un peu de recul, Eris se dit que sa situation n'avait pas vraiment évolué depuis l'époque. Certes, maintenant elle était désespérément seule. (quoi que ce sentiment s'atténuait depuis qu'Andromalius avait décidé de squatter sa bague) Pourtant, la saltimbanque continuait à s'élancer dans le vide sans protections pour pouvoir avancer dans cette grande représentation qu'était la vie. Et si le show avait depuis quelques années le goût d'une mascarade grotesque, notre héroïne savait qu'elle ferait tout pour ne pas le quitter avant le tomber de rideau.


Mais pour une fois, l'adolescente avait envi d'y croire.

« -Allons y Monsieur Personne, avançons. »


Murmura t elle quand l'homme la saisit pour la déposer sur ses épaules. Puis, alors que le fanalis était entrain de courir, Eris joignit les mains, comme dans un geste de prière , et se concentra. Le pentacle qui ornait l'anneau de son pouce gauche se mit doucement à luire. La conquérante ferma les yeux pour ne pas se laisser déconcentrer par les atrocités de la bataille déployant le pouvoir de son djinn.


Prime ne se rendrait sans doute compte de rien. Mais autour de la demoiselle et de son porteur, nul ne pouvait plus les voir. Ils passaient parmi les combattants , totalement invisibles. Seul le bruit de leur course aurait pu les démasquer. Veine inquiétude. Vu le chaos des armes, les râles des blessés et des agonisants, il n'y avait rien à craindre de ce coté là.

Les yeux clos, l'ancienne voleuse ne pouvait ne se fier qu'au bruit et aux mouvements du guerriers pour savoir si la progréssion se passait bien. Elle retenait son souffle.


Soudain, eris sentit la vitesse de prime ralentir. Elle ouvrit un œil et fut fort surprise du chemin parcouru. Il lui avait semblé que le voyage avait duré à peine 5 minutes. Mais en regardant derrière elle, la jeune fille ne put que conclure qu'ils étaient bel et bien sortis de la vallée. C'était incroyable !


L'adolescente eut tout de même un pincement au cœur en voyant un lieu aussi beau et verdoyant, réduit en cendre et en charnier. Cet endroit ne serait donc pas son paradis, il fallait qu'elle reparte sur les routes encore une fois. Mais pourquoi pas le faire en compagnie de Prime ?


La gamine tenta sa chance :


«  vous êtes allé si vite que nous sommes déjà sorti. Monsieur Personne, je suis votre débitrice. Devenons compagnons de voyage pour un temps. Laissez moi vous accompagner sur votre chemin jusqu'à que je vous rende la pareil. C'est le seul moyen que j'ai pour vous remercier de m'avoir sauvé. »
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MessageSujet: Re: à fuyarde, fuyard et demi.   Sam 31 Mai - 11:05

« -Allons y Monsieur Personne, avançons. »

Tu gardais un sourire paisible aux lèvres qui masquait ta gêne. Tu ne savais pas si c'était une bonne chose qu'elle t'appelle comme ça mais tu la laissa continuer malgré tout. Si cela lui faisait plaisir et que ça ne te dérangeais, pourquoi arrêter maintenant? C'est juste que tu ne pensais pas qu'elle allait continuer de t'appeler ainsi par la suite. Tu n'avais juste pas vraiment de nom de famille, ni de famille. Enfin, si, bien sûr, tu pouvais compter sur les Fanalis, Schéhérazade ne remplaçait pas ta mère, mais sa présence suffisait à te donner de l'espoir pour avancer et l'Empire Reim était comme une famille pour toi. Il y avait tant de gens sur qui tu pouvais compter. Eris, qui avait-elle? Toi, déjà. Elle pouvait te faire confiance. Mais ensuite?

Malgré ces cris que tu tentais d'ignorer, malgré ces flammes que tu ne pouvais pas sentir, malgré ces yeux apeurés, la chose qui te marqua le plus est sans doute l'étrange sensation que tu avais ressentis lorsque celle-ci se trouvait sur ton dos. Elle était plutôt légère ceci dit ce n'était pas le problème. Peut être avait-il rêvé? C'était comme si il y avait une autre aura que celle de la jeune fille. Non, sans doute, ne l'avais tu qu'imaginer.

Ton esprit devait être brouillée par les visions qui se montraient à toi et que tu avais ignoré avec non sans beaucoup de mal. Ignorer des vies humaines qui prenaient fin devant vous n'était pas une épreuve que tu affrontais tout les jours, et heureusement d'ailleurs.

En oubliant, mais pas totalement non plus, vite cette sensation bizarre que tu avais ressentis lorsque tu avais traversé cette vallée avec la blondinette sur ton dos, tu la reposes doucement sur l'herbe. Tu la tenais par les épaules, de peur qu'elle tombe, mais retiras rapidement tes mains ne voulant pas qu'elle pense que tu la trouve faible. Au contraire, après tout ce qu'elle venait de traverser, elle était extrêmement forte. Pas physiquement peut être mais... Enfin, que savais-tu d'elle? Il valait mieux ne rien conclure lorsque tu ne savais rien.

«  vous êtes allé si vite que nous sommes déjà sorti. Monsieur Personne, je suis votre débitrice. Devenons compagnons de voyage pour un temps. Laissez moi vous accompagner sur votre chemin jusqu'à que je vous rende la pareil. C'est le seul moyen que j'ai pour vous remercier de m'avoir sauvé. »

Tu levais la tête vers le haut. Sauvé? A quel moment? L'idée de rendre service à une demoiselle te faisait plaisir mais là tu ne sus te rappeler à quoi elle faisait allusion. Soit tu étais trop naïf, trop gentil pour prendre les services que tu rendais aux gens comme des corvées. Cependant tu aimais rendre les gens heureux.

Et tu avais vraiment envie de passer plus de temps avec Eris. De ce que tu savais d'elle, tu jugeais, peut être trop vite, que c'était une jeune fille très gentille et que tu aimerais que cela ne soit pas la dernière fois que tu la vois. Ton coeur se réchauffait lorsque tu t'entendais aussi bien avec des personnes. C'était une chaleur vraiment agréable. Tu ne voulus pas qu'elle s'arrête. Tu désirais plus que tout devenir ami avec elle.

Espérons que tu ne sois pas trop dépendant ou on allait vite se lasser de ta gentillesse. Toujours sur le même ton joyeux, tu répondis:

- Bien sûr! Cela dit, ne te sens pas obligée de me devoir quoi que ce soit, Eris. Je suis surtout content de pouvoir passer un peu plus de temps avec une personne aussi mignonne que toi.

Ta franchise allait te perdre. Tu prenais soin de ne pas y aller trop fort avec les jeunes femmes mais lorsque tu trouvais quelqu'un mignon, tu n'avais pas honte de le dire. C'était comme ça que tu fonctionnais.
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MessageSujet: Re: à fuyarde, fuyard et demi.   Sam 7 Juin - 21:44


Eris rosit jusqu'à la pointe des cheveux. C'était la première fois qu'on l'appelait mignonne. Elle ne savait pas trop comment réagir à se qualificatif et s'en trouvait un peu bête.

Tout doucement, elle balbutia un

« - Merci. »

Puis fit volte-face en se dirigeant à grandes enjambées vers le sud... elle se sentait très bête. Son cœur tambourinait dans la poitrine. Elle avait chaud, elle avait froid. Sa tête lui tournait affreusement. Mais qu'est ce qui lui arrivait ? Quel était cette sensation ?

La gamine allait avoir tout le temps de le découvrir dans les jours à venir.


FIN
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