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 Retour au pays {23Chaabane 1002} PV : Fifi

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SUBORDONNÉ DE KOUEN

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Kiyo A. H. Fûsoku
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MessageSujet: Retour au pays {23Chaabane 1002} PV : Fifi    Mer 8 Nov - 23:40

Retour au pays

Un pas. Deux pas. Un regard en arrière. La mer. Les paysages verts, grandes forêts les oiseaux aux multiples couleurs… Sa petite maisonnette de fortune… A tout cela, Kiyo disait au revoir. En effet, la soldate quittait à présent Sindoria, profitant d'une absence de sa Majesté… Pour des raisons diplomatiques à ce qui se disait dans les ruelles et quelques couloirs du palais qu'elle avait pu explorer. Retournant la tête, elle était en train de monter dans l'embarcation qui la mènerait à Balbadd. Ses affaires se résumaient à quelques vêtements, son arme camouflée dans un grand sac en tissu, lequel contenait aussi son grand carnet à dessin ainsi que quelques outils. Elle n'avait pas emporté grand-chose et préférait ne rien laisser derrière elle. Elle avait une drôle d'impression. Comme si elle ne quittait que cette île de façon temporaire et qu'un jour ou l'autre, elle y reviendrait. Posée dans une petite chambre, elle n'attendait que le départ du bateau. Celui-ci ne tarda pas. Trois jours de voyage l'attendaient.  

~  ~  ~  


Trois jours et demi. Cela avait été le temps du voyage. Durant ce temps, la jeune femme s'était un peu remise de ses émotions. La mission avait durée presque 6 mois. Elle avait pu se rendre compte de l'ambiance de Sindoria et faire quelques tentatives pour explorer le pays mais aussi endosser cette nouvelle identité. Elle devrait à présent la quitter. Elle devait redevenir Kiyo Fûsoku, guerrière de la famille et subordonnée de Kouen. Heureusement que son voyage lui prenait plus d'une semaine, cela lui donnait le temps de faire un peu le vide et de se rappeler de ses anciennes habitudes.

Sortant du bateau Kiyo se renseigna sur celui qui se rendait à Kou. Une heure avant qu'il ne soit présent. Soit, c'était donc le moment. Ni une ni deux, elle se dirigeait vers l'endroit où elle avait laissé ses affaires, sa tenue et autres objets qui lui étaient chers. Sa famille avait quelques contacts à Balbadd maintenant que le pays était sous direction de l'Empire… C'est ainsi qu'elle enfila son armure, son haori pâle aux couleurs et  à l'emblème de Kou et que son épée retrouva sa place d'origine, à sa taille. Une fois la tenue enfilée, son assurance ne pu que remonter. Un sourire s'étira sur ses lèvres…. Elle se sentait maintenant bien plus prête pour rentrer à Kou !

~ ~ ~  


Ce fut d'une démarche fière et assurée, après six jours de voyage qu'elle sortait enfin du dernier bateau à emprunter pour rentrer. Son regard avait déjà changé. Elle se sentait mieux. Plus dans une sorte de transition étrange. Elle avait hâte de revoir tout le monde, surtout son bien aimé frère qui avait du s'inquiéter plus que de raison… Levant la tête vers le ciel, le crépuscule était bien visible. Préférant rentrer plutôt que d'attendre le lendemain, elle héla une calèche qui allait l'emmener plus près de chez elle à la capitale, au moins à quelques kilomètres. Le voyage ne lui prit pas si longtemps que ça mais lui évitait bien des maux de pieds…

Il faisait à présent nuit, quelques lumières étaient visibles, il lui faudrait gambader jusqu'au centre pour retrouver sa maison. La ville n'avait pas changée. Evidemment que non. Si peu de temps s'était écoulé, au final… Des personnes peu recommandables trainaient parfois, sans faire peur à la guerrière, elle se sentait bien plus en sécurité ici qu'à Sindoria ou elle ne pouvait montrer sa force et sa réelle détermination.  

Plus elle se rapprochait de la maison familiale, moins elle voyait les lumières. Etaient-ils absents ? C'était bien possible, après tout elle ne leur avait pas donné de nouvelles non plus. N'ayant pas forcément prévu de rentrer au palais ce soir -mais plutôt de passer une soirée en famille-, elle ouvrit quand même la porte.

«  Père ? Mère ? Hisaaki ?  »

Pas de réponse. Personne ne dormait et personne n'était là. Elle alluma donc les bougies et autres instruments incandescents… Sa première recherche ? Eh bien il suffisait d'écouter son ventre pour cela : la faim. Heureusement, il y avait quelques restes, des légumes, de la viande séchée et autres fruits secs… Eh bien elle allait se contenter de cela… S'asseyant seule à la table de la cuisine, elle commença à manger dans le calme…


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L - M - M - J - V - S - D



Dernière édition par Kiyo A. H. Fûsoku le Ven 10 Nov - 13:35, édité 1 fois
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Fiona

MessageSujet: Re: Retour au pays {23Chaabane 1002} PV : Fifi    Jeu 9 Nov - 21:50

Vendetta
 

La nuit précédent le 23 Chaabane de l'an 1002, la chasseuse de monstres avait passé la nuit dans une arrière boutique d'un commerce dans le quartier des notables de Rakushou. A l'aube, à peine les premiers rayons du soleil, étouffés par des draperies de lin usées, se posèrent sur le visage de la demoiselle, celle-ci se releva avec grand-peine. Cela faisait deux nuits que Fiona passait en la Capitale et le sommeil la fuyait, inexorablement en chaque heure de l'obscurité. Péniblement, à tâtons, elle récupéra son équipement, attacha son fourreau, épée comprise. Elle prit un certain temps pour replacer ses cheveux. Il lui fallut une concentration hors de l'ordinaire afin de pouvoir tenir cette longue chevelure blanche, surtout dans un état où elle avait déjà du mal à tenir debout. Avant de tirer la cloison la menant à la pièce de vie du gérant, elle posa son regard une dernière fois sur l'endroit qu'elle quittait. De nombreuses caisses s'entassaient près des murs, et une petite ouverture en hauteur avait été aménagé pour apporter un brin de luminosité à cette salle, véritable entrepôt. Au beau milieu, au seul endroit où les caissons n'envahissaient pas l'espace libre avait été placé quelques sacs de riz, faisant foi de couchage précaire. Fiona eut tout intérêt à ne pas ouvrir un seul de ces sacs et dans sa précaution, sa position fut si gymnastique qu'elle ne parvint pas à trouver le sommeil. La nuit fut longue.

Entrant dans la prochaine pièce, elle aperçut une table basse entourée de six coussins peu rembourrés. Un foyer était placé à sa droite tandis qu'elle observait les deux autres cloisons, menant soit aux chambres privées ou à l'établissement. Fiona s'assit sur le plus proche coussin, en tailleur. Ses paupières retombèrent d'elles mêmes et éprouvée tout aussi nerveusement que physiquement, elle sombra dans un état de somnolence semi conscient. Elle fut alors rappelée à la réalité par un claquement tout près. Le gérant, Kujô, visiblement fort irrité venait de faire son apparition, se grattant le fessier sans vergogne. Fiona rassembla ses forces pour garder un regard éveillé, ignorant ce comportement un brin obscène. Il lui fallait seulement honorer la maisonnée, et quitter les lieux avant qu'elle ne se sentît plus redevable encore. Sans un mot, Kujô le Proxo, lui fit glisser jusqu'à elle une plâtrée d'un riz gluant, avec une eau tiède au vague goût aromatique. Si Fiona préférait à l'accoutumée résider dans une auberge ou se contenter de nuits à la belle étoile, cette fois-ci, sa perte d'énergie, sa fatigue écrasante ne lui laissaient pas le choix de dormir dehors, sans avoir les réflexes nécessaires pour se protéger en cas d'agresseur. De même, sans le sou, elle n'avait aucun moyen de louer une chambre. Enfin, sa bourse n'était pas totalement vide, mais elle gardait ce qu'il lui fallait pour s'acheter au moins de quoi se sustenter pour encore quelques jours. La demoiselle aux cheveux blancs était alors tombée par hasard sur cet homme à la rumeur graveleuse. Evidemment, bien qu'il ne fût pas un hôte irréprochable, elle n'eut pas à se plaindre d'une tentative ou d'allusions trop insistantes.

Mangeant dans son bol, elle forçait ce nœud intangible dans sa gorge à se défaire. Tremblant un peu à chaque bouchée, elle sentit le regard pesant de l'homme près d'elle. Fiona avait compris qu'il ne lui demanderait jamais rien directement, Kujô avait autre chose en tête. Il lui donnait un toit pour une nuit et si d'aventure, la demoiselle se retrouvait à court de vivre, elle n'aurait d'autre choix que de revenir vers son noble bienfaiteur qui lui proposerait alors une activité lucrative. Tant qu'elle n'en était pas à ce sentiment de désespoir, le gérant serait dans l'attente patiente. Au vu de l'état de la jeune femme, il était en bon droit de s'imaginer qu'elle reviendrait très vite vers lui et puis, elle était un produit de choix, de quoi se frotter les mains derrière le comptoir à chaque soirée de récolte. Se levant, elle rendit le récipient à Kujô et sans un mot plus haut qu'un remerciement simple quitta et la salle et le bâtiment.


Après le passage au Palais Impérial, la jeune femme avait passé sa dernière journée à chasser d'autres goules, avec succès. Deux avaient été encore découvertes et occis, mais pas disséquées. Pour une fois, Fiona s'était fichue de la récompense. Elle s'était donnée à la première activité possible pour ne pas penser. Certains, qui la virent à l'action, la remercièrent d'autant plus qu'elle laissa les preuves de l'abattage, trop heureux de pouvoir eux-mêmes empocher la prime. En vérité, elle n'avait pas eu l'idée de se faire payer, il lui fallait juste découper quelques chairs, user de violence pour ne pas se faire violence. Elle ne fut ni blessée en cette occasion ni tuée, pour sa plus grande frustration. Qu'il eut été bon de mourir entre les mains de ces créatures, ne plus voir le soleil se lever pour vivre la pire journée de sa vie ! A la moindre pause, Fiona songeait à la révélation de son père, à cette famille d'ordures, pourtant élevés au rang des plus influents dans une des plus puissantes nations. Plus son esprit se focalisait sur le fait que beaucoup devaient les respecter, plus le dégoût montait en elle. Il lui valut quelques vomissements, de nombreuses pertes de souffle et de contrôle. Depuis une semaine, ses nuits étaient bouleversées, tantôt par des cauchemars tantôt par ses propres crises de panique, la réduisant aux pleurs nerveux, coupés par de courts rires. Si seulement, elle était née dans une autre famille, dans celle qui l'avait réellement élevée alors peut-être que... Alia serait encore proche d'elle. Par la haine et l'incompréhension d'un Père, elle avait hérité de la solitude. Qui en ce monde pourrait se rapprocher d'elle, sans la juger ? Ce désir là fut même si profond qu'elle ne put s'en rendre compte. Dans ce présent torturé, sa seule chance de tirer une croix sur le passé était la vengeance. Quand le corps de son procréateur serait gisant à ses pieds, Fiona se disait qu'elle pourrait caresser l'espoir d'une autre vie. Puis, dans sa haine, dans déchéance, elle maudit aussi l'entourage, la mère, le frère et pourquoi pas les amis de la famille. Le père devait-il être le seul à goûter à son courroux ? Il ne faut pas séparer les familles...

En cette journée, elle tourna en rond dans la ville, ses pieds gonflés, fatigués, sa tête bouillonnante. Elle ne put se résoudre à avaler quoi que ce fut d'autre depuis la matinée. Dans sa tête défilaient des scénarii possibles de sa rencontre avec les personnes partageant son sang. Sans cesse, elle imaginait un père fourbe, mesquin, rieur et moquer. Serrant ses poings, se crispant davantage sous ces pensées, quand son cœur se brisait un peu plus encore, une voix de l'intérieur résonnait au plus fort de sa raison. La source ? Certainement pas elle-même.

« Tes regrets seront d'autant plus vifs quand tu porteras sur toi le fardeau de l'assassinat de ta propre lignée. N'écoute pas ce cœur meurtri, regarde en arrière la vie passée auprès de ta famille d'accueil. Le bonheur n'est qu'à cette distance là. »

Aussi sage, aussi persuasif pouvait-il être, Fiona n'écoutait pas Seere, son mal être était trop invasif. La Fiona qui existait se perdait, celle qui ne vivait que pour l'or, s'était vu offrir son activité gratuitement, celle qui jouissait des plaisirs de la vie, se maudissait d'être née, celle qui s'était jurée de rester libre, se trouvait emprisonnée de sa destinée. Le soir tomba finalement, aussi brutalement qu'il s'était levé pour une personne perdue dans ses pensées. Sa fatigue fut suprême et elle s'étonnait elle-même de tenir encore debout, de pouvoir élaborer une pensée plus ou moins ordonnée. Fiona fut assez lucide pour se rendre compte que le stress, cette angoisse la rongerait, ne lâcherait plus et cela ne pouvait durer. Bientôt, elle tomberait sous le joug de son propre épuisement, alors sans défense dans les rues d'une capitale. La gorge nouée, la chasseuse de monstres comprit que son destin serait scellé cette nuit. Elle n'avait plus le choix, elle était dos au mur, plus rien ne lui permettait de fuir. C'était maintenant ou jamais, la vendetta.

Tirant ses forces de haine et de sa nervosité encore vives, Fiona se dirigea vers le lieu qu'elle avait soigneusement évité depuis son arrivée à Rakushou. Par ses renseignements plutôt fiables vu la célébrité de la famille des gardes impériaux, elle ne douta pas un instant pouvoir se tromper. Son cœur battait la chamade, ses yeux pleuraient, rougis par l'exténuation, ses membres tremblaient, ses doigts étaient durcis par la froide peur. La nuit était définitivement tombée et les ténèbres avaient envahis la capitale alors que la jeune femme se posa une question essentielle. Et si dans cet état elle ne parvenait pas à achever sa vengeance ? Son état physique ne traduisait pas une capacité à combattre admirable. Secouant la tête pour chasser la possibilité d'échec et se sortir du désespoir, Fiona plaça toute sa confiance en son pouvoir de Djinn, son père ne pourrait rien sous la surprise d'un affrontement si brutal. Peu de monde disposait d'un tel pouvoir et certainement pas une famille s'étant montrée si épouvantable. Elle parvint bientôt au seuil de la maisonnée, quelques lumières provenaient de l'intérieur. Bien... Si les habitants dormaient, le massacre serait facilité. Fiona inspira un grand coup et tira son épée, en essayant de se montrer la plus discrète possible. Puis, elle acheva la vingtaine de mètres qui la séparait de la bâtisse tandis qu'elle vérifiait que personne ne déambulait dans la rue. Dans l'intention de s'éviter un défonçage de la porte dans les bonnes règles plutôt inutile, Fiona tenta l'ouverture de celle-ci. Qui pouvait savoir ? Peut-être était elle restée non verrouillée par inadvertance ?

Fiona poussa la porte, arme au poing, déjà habituée à la pénombre, elle tomba sur un spectacle auquel elle ne s'attendait pas. Elle, complètement épuisée, les yeux rougis aux cernes si prononcées, la bouche entrouverte aux lèvres tremblantes, l'épée au bras droit dirigé au sol, et le bras gauche toujours entaché de sang séché, tomba nez à nez sur une jeune femme à la chevelure argentée, tout juste en train de grignoter des boulettes de riz. Son regard exprima tout son étonnement. Si elle pensa tout d'abord avoir à faire avec une dame de maison, elle retira cette hypothèse en apercevant une armure de cuir noir renforcée de pièces métalliques à la poitrine et d'une qualité tout à fait respectable. Parachevée par un haori pâle, la tenue semblait presque princière finalement. Fiona ne vit dans cette obscurité aucune arme. Elle hasarda alors quelques paroles, lâchant parmi ses dernières forces pour retrouver de sa consistance et prestance naturelles. Sa voix fut néanmoins chagrinée de cassure, incontrôlable, témoin d'une fatigue extrême.

« Je suis Fiona, chasseuse de montres et je cherche Takashiro Fûsoku. »

Armée ainsi, avec une détermination menaçante notable dans le regard, Fiona plaçait là une tentative d'intimidation de cette jeune femme. Elle remarqua tout juste qu'elle était légèrement plus jeune mais ne capta que peu d'informations sur ce moment où le trouble l'envahissait déjà avec force, alors qu'elle venait d'énoncer pour la première fois le nom de l'homme qui l'avait abandonnée à la naissance.
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Kiyo A. H. Fûsoku
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MessageSujet: Re: Retour au pays {23Chaabane 1002} PV : Fifi    Ven 10 Nov - 13:35

Retour au pays

Se poser tranquillement, assis sur un fauteuil plus que confortable… Lui faisait vraiment du bien. A vrai dire, c'était certainement une bonne nouvelle que ses parents ne soient pas là. Elle pouvait ainsi se reposer sans avoir à trop se justifier. De toute façon son père ne lui aurait jamais posé de question sur le travail qu'elle avait du effectuer pendant ces six mois, autrement de savoir si elle avait accomplis sa mission pour savoir s'il devait ou non fustiger sa fille…. Sa mère elle aurait été un peu plus douce certainement, demandant si elle aurait eu besoin d'aide… Seul son frère lui manquait réellement. Hisaaki lui avait réellement du s'inquiéter, elle se demandait s'il n'était pas allé voir Kouen directement pour lui demander s'il avait des nouvelles. Il en aurait été capable même s'il serait modéré pour ne pas faire honte à la famille…

Soupirant, se levant pour se préparer une petite infusion elle se rassise ensuite, dégustant simplement son repas. Kiyo ne savait pas vraiment quoi faire alors elle se contentait de regarder le plafond tout en mangeant… Demain elle reprendrait son travail de garde royal… ferait un rapport aux princes et… donnerait aussi les croquis à Koumei… ceux des oiseaux qu'elle lui avait promis, à lui qui ne voyait presque que des pigeons…..  Alors que la porte s'ouvrit, pensant qu'il s'agissait d'Hisaaki vu qu'elle n'avait pas entendu de bruit elle commença simplement en se levant…

«  Hisaa….  »

Eh bien non, ce n'était pas son grand-frère cette personne qui venait de rentrer chez elle, arme à la main. Les deux blanches se fixèrent quelques secondes, chacune se rendant compte de la présence de l'autre, comme  si celle-ci était anormale ( et c'était bien le cas pour celle de l'inconnue!). L'arme en bas, celle-ci ne voulait pas l'attaque et Kiyo eut le temps de reposer son onigiri… Son arme avait été posée derrière le fauteuil -elle ne pouvait s'asseoir avec elle à la hanche !- et contre toute attente, sans qu'elle n'eut à le demander, l'intruse se présenta… Fiona chasseuse de monstre… A la recherche de son père… ? Elle cligna des yeux… ? Pourquoi une chasseuse de monstres recherchait-elle son géniteur… ? Croisant son regard, elle pouvait y lire des menaces. Ni une ni deux c'est son épée qu'elle pris, des deux mains, la mettant devant elle, prête à se défendre si nécessaire !

«  Je suis Kiyo Fûsoku, sa fille. Et je ne vous ai pas permis de rentrer dans notre demeure !  » La guerrière releva un peu son arme vers elle. «  Pour quelle raison cherchez vous mon père ?!  »

Même si elle aurait aimé faire sortir cette demoiselle de chez elle, Kiyo voulait avant tout savoir ce qu'il se passait… Avait-elle loupé quelque chose ? Etait-il arrivé quelque chose à la famille dont on ne l'avait pas informée… ? Même si elle ne le montrait pas, elle commençait à s'inquiéter… Elle ajouta néanmoins.

«  Et ce regard-là ne marche pas avec moi !  »

Au contraire elle planta ses yeux émeraudes dans les siens, serrant le manche de son arme. Kiyo paraissait aussi déterminée et sûre que cette personne-là avait l'air fatiguée… Ceci l'interrogeait d'ailleurs, mais ce n'était actuellement pas le plus important…. !  


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Fiona

MessageSujet: Re: Retour au pays {23Chaabane 1002} PV : Fifi    Sam 11 Nov - 11:41

Meurtrière
 

Il était des rencontres qui façonnaient son futur, des échanges de regard qui en disaient long, offrant des perspectives que l'on avait du mal à considérer en cet instant troublant. Comme si le temps achevait son vol, éreinté par sa longue course éternelle, il venait se poser là, laissant deux êtres s'identifier l'un l'autre. Fiona put alors détailler cette jeune femme qui venait de se lever d'un bond à son entrée. Si ses cheveux l'avaient d'abord étonnée, la chasseuse de monstres se perdit un temps dans la contemplation de cet être. Nul n'aurait su dire pourquoi mais elle prit ce temps, alors que sa poigne sur son arme s'était naturellement adoucie. Face à elle, cette fille à peine plus jeune qu'elle, à peine plus petite, mais pourvue de formes affirmées et attrayantes, dont les cheveux retombaient bien bas. Alors qu'elle était en train de se nourrir, cette jeune femme attrapa son arme, déposée non loin, une épée des plus massives. En position de garde, elle n'avait pas l'air de plaisanter, face à une intrusion si violente chez elle. Ce qui paralysa Fiona un moment fut ce regard d'émeraude si similaire au sien. Il y avait quelque qui l'hypnotisa, elle ne sut pourquoi. Cependant les paroles, que cette dénommée Kiyo prononça, tirèrent Fiona de sa passive observation.


Kiyo Fûsoku... ? Avait-elle bien entendu ? Mensonge et damnation ! Impossible ! Fiona fronça les sourcils alors que son regard traduisait avec force une incompréhension mêlée d'un étonnement considérable. Elle baissa le regard au sol un moment pour s'accrocher à un fragment de vérité. Son père ? Non... Tout cela n'était qu'une odieuse manipulation, personne ne pouvait se prétendre fille de Takashiro, un démon restait démon éternellement. Kiyo agissait avec une telle confiance en elle que cela en devenait perturbant, à en faire perdre la tête de Fiona. Pour la chasseuse de monstres, il n'y avait là qu'une explication, que son esprit épuisé put reconstruire. Cette fille devait être un agent bien renseigné sur les intentions de Fiona, qui, pour doubler son acte, s'était introduite chez la famille Fûsoku afin de protéger ces hauts dignitaires. Son plan avait été révélé ou bien son jeu deviné. Face à un tel énoncé de son échec, Fiona ne put que bouillir davantage. Si elle retrouvait le traître... Lei ? Les gardes impériaux avaient-ils flairé la ruse quelques jours auparavant ? Quoiqu'il en fût, Fiona exercerait sa vengeance sur tous. Ce secret devait rester enfoui, comme il aurait dû ne jamais lui être révélé.

Cette guerrière respirait la détermination, la confiance en elle, l'esprit du combat. Son regard était inspirant, autant de bravades s'en dégageait que d'assurance. Intimidant certes, mais Fiona ne se laisserait pas berner à ce petit jeu, elle en était aussi la digne représentante. Et sa rage... Son coeur vibrait d'une douce chaleur dévastatrice, ses doigts tremblaient d'une furie sanglante et son âme résonnait de délectation pour le cadavre des démons. Elle entra dans un état second, contrôlé seulement par ses pulsions, seul le combat à venir importerait vraiment. A l'issue de celui-ci, Fiona tirerait des informations de cette agent venue empiéter sur sa vendetta. Dût-elle la torturer... Avec une fureur et un regard qui semblaient avoir fait fi de sa fatigue physique, sa voix fut teintée d'une folie meurtrière. La haine, qu'alimentaient ses rukhs noirs, allait en grandissant, sa destinée était maudite, le sang des siens coulerait, seul châtiment pour les traîtres à leur lignée.

« Ce mensonge te précipite vers ta tombe. En garde, agent du démon, tu rejoindras bientôt le flot de rukhs. »

Fiona n'avait plus qu'en tête l'assassinat, le combat. Elle devait mettre fin à la vie de tous ceux qui l'empêcheraient de faire souffrir Takashiro, peu importe le nombre de morts sur son chemin. Elle eut un rictus carnassier, signe que son âme se perdait un peu plus encore. Alors, son épée placée en menace face à Kiyo, elle eut ses phrases, d'une voix puissante, d'où sa colère s'exprimait avec rage.

« Djinn de la Malice et de la Célérité, habite mon corps... Viens à moi, Seere ! »



En un court moment, son équipement partiel était apparu, dévoilant un gantelet à sa main porteuse d'un noir acier. Par le même effet, son épée avait pris en taille, son tranchant s'étant d'autant affirmé. Mais ce qui put être le plus impressionnant fut cette aura bleutée qui enveloppait dorénavant le corps de Fiona tout entier, comme la portant vers son combat. La chasseuse des monstres n'eut aucun doute sur l'issue du combat, elle allait croquer la jeune femme face à elle. Sa mort ne serait que l'étape nécessaire à l'achèvement d'une vendetta. Et pourtant, dans son coeur résidait une faible lumière qu'elle ne soupçonna plus, Seere se fit l'écho de cet espoir et alors que Fiona n'avait plus qu'un regard de haine et de violence, le Djinn offrit quelques mots à cette lumière vacillante, la mettant en garde.

« Tu porteras le premier coup, mais le prochain signera la fin de ce combat. »



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Kiyo A. H. Fûsoku
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MessageSujet: Re: Retour au pays {23Chaabane 1002} PV : Fifi    Sam 11 Nov - 16:28

Retour au pays



0''00 à 5''08


Alors qu'elle se nommait et posait des questions qui lui paraissaient… normales et légitimes le visage de la jeune intruse de renfrognait… Elle n'eut évidemment aucune des réponses demandées -cela aurait été bien trop beau – au moins elle avait son prénom et son métier ce qui pouvait aider si jamais elle s'enfuyait… Un faux ? Bizarrement elle n'y pensait pas. Autant juste ne pas donner de nom sinon. Plus les secondes passaient plus la femme avait l'air en colère et Kiyo ne perdait pas de son assurance. Elle voulait avoir des réponses et ne se laisserait pas faire, dût  t-elle devoir la combattre. Elle venait à peine de rentrer de mission mais ce n'était pas pour cela qu'elle était rouillée, au contraire, elle était plus motivée que jamais, le combat réel lui avait bien manqué !  

Resserrant toujours sa lame l'autre la mettait en garde… mensonge ? Quel mensonge ? Elle n'eut pas le temps d'être surprise de ses paroles qu'elle activa… un djinn ?! Eh bien ! Ce combat allait certainement être bien différent avec ce qu'elle avait prévu.

«  Je ne suis pas une menteuse et jamais je ne te laisserai atteindre ton objectif !    »  

Avant de faire quoi que ce soit, Kiyo recula prestemment, ouvrant rapidement la porte vitrée qui conduisait vers la cour, courant vers son centre avant de se retourner et de pointer son épée vers elle.  Non elle n'était pas en train de fuir, au contraire ! Elle cherchait juste un lieu bien plus pratique. Loin d'elle l'idée de voulait détruire la demeure familiale…

«    Djinn du dévouement et de la passion, Asmodée !  »

D'un mouvement de lame, son épée s'affina considérablement, prenant une autre forme tandis qu'une légère armure se créait au niveau de son bras… Kiyo était prête à combattre cependant elle se sentait assez étrange de le faire sans raison.

«  Je ne sais pas pour quelle raison tu en veux autant à mon père ou à ma famille mais tu n'es pas la seule à posséder un djinn ! Le bruit va attirer les gardes alors si tu veux toujours combattre fais-le mais je ne porterai le premier coup !  »

Kiyo possédait un certain sens de l'honneur et se battre pour rien -ou pour une mésentente- ne lui plaisait pas. Elle cherchait alors une solution et proposait une alternative.  Néanmoins si elle voulait toujours combattre ce n'était pas parce qu'elle ne voulait pas combattre qu'elle n'allait pas le faire de manière sérieuse !  

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Fiona

MessageSujet: Re: Retour au pays {23Chaabane 1002} PV : Fifi    Sam 11 Nov - 17:34

Un seul coup suffit
 

Férocité, haine, force, agilité, vitesse ! Fiona ne devait penser que cela, être la plus apte à finir ce combat. Après tout, cette "fausse fille" ne méritait qu'un châtiment suprême. La voir ainsi, avec toute sa confiance alors que son Djinn avait été invoqué, que pouvait-elle bien faire, elle ? A chaque fois que Fiona entendait plus de paroles, son esprit embrumé et bloqué excitait plus encore ses pulsions jaillissantes, aussi sanguinaires que passionnelles. Elle n'était plus là pour débattre, elle était là pour croiser les lames, pour asséner des coups mortels. Dans cette vaste maison bourgeoise, un sang vermeil viendrait inonder le sol laqué. Ce regard si fier et déterminé serait fixé à tout jamais tandis que Fiona se délecterait de tendre à l'Empire lui-même la tête de leur agente si chère. Plus les sensations alentour l'envahissaient, plus la chasseuse de monstres répondaient par des pensées extrêmement sanguinaires et empreintes d'une folie destructrice comme nulle autre pareille.

Tandis que Fiona s'enrageait un peu plus à chaque seconde, Kiyo se dirigea en toute hâte vers une cour intérieure pour y amener le combat qui allait animer la maisonnée. Habile manière que Fiona prit pour de la lâcheté jusqu'au moment où... Cette jeune femme put invoquer la puissance de son Djinn et éclater au grand jour une force insoupçonnée. A présent, son arme s'était réduite mais était un véritable concentré d'énergie, une impression de chaleur se dégageait de son corps mais Fiona crut que ce fut seulement ses propres sensations qui se perdaient d'elles-mêmes. Face à cet équipement partiel, Fiona n'eut qu'un petit rictus toujours ancré sur son visage défait par l'épuisement et la charge de magoi amoindrie. Si la réelle guerrière aurait davantage essayer de comprendre les forces de son adversaire, de comparer sa garde avec la sienne, d'examiner la détermination dans son regard, la Fiona enragée n'eut qu'un but en tête: Élimination.

Le Djinn l'avait fortement étonnée mais n'avait en rien changé ses plans, elle allait passer à l'action sous peu, djinn ou pas, puissance ou non. Aucune pitié, aucune compassion pour ceux qui se rangeaient du côté de Takashiro. Si Kiyo tentait de raisonner la furie qui la faisait face, Fiona ne se sentit que d'humeur à la faire taire. Le ton de défiance (ou plutôt Fiona le comprit tel quel) ne resterait pas impuni. Elle commença alors à rassembler ses forces, sans prendre le temps d'évaluer la puissance disponible. Fiona voulait charger avec la rapidité céleste accordée, l'épée tranchant la gorge de Kiyo. Un coup serait nécessaire, rien d'autre. Pour la garde... Elle improviserait ensuite pour fuir et retrouver Takashiro, le Démon.

« Asmodée, mon cher ami... Un des seuls avec qui j'ai pu partager des moments de fraternité comme nul autre. Fiona, méfie toi de sa puiss... »

« TAIS TOI !»





Alors que Seere tentait encore une fois d'instiller ses conseils de sagesse de par sa longue histoire, Fiona avait décrété oralement qu'elle n'en avait cure. Ces mots étaient même potentiellement une réponse aux paroles de Kiyo, la garde prête, en position pour accueillir une attaque, quelle qu'elle fût. Fiona chargea avec une vitesse effroyable tentant d’occire Kiyo en un coup précis porté au visage. De la salle où elle se trouvait encore jusqu'à la cour, la chasseuse de monstres ne mit qu'une seconde, qui serait capable de parer une telle attaque ? Et pourtant, Seere se désolait de constater que le magoi de Fiona était presque épuisé, se désolait que ce ne fut que sa seule attaque contre un djinn qui l'appréciait fortement, se désolait encore d'avoir eu raison plus tôt.


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MessageSujet: Re: Retour au pays {23Chaabane 1002} PV : Fifi    Sam 11 Nov - 18:28

Retour au pays

Voilà peut-être une vaine tentative d'essayer de raisonner la personne face à elle. Avait-elle trop d'espoir ? Être six mois à Sindoria l'avait-elle affaiblie… ? Rendue plus optimiste ? Appris un peu plus à éviter le combat ?  Possible mais au moins elle ne se sentirait pas coupable de lui foncer dessus si jamais elle n'était pas écoutée…. Et c'est ce qu'il se passa. De la rage. Il n'y avait que ça dans son regard. Kiyo ne pouvait raisonner une personne comme celle-ci… Elle devait la combattre et elle le ferait !

A la place d'une réponse elle lui hurlait de se taire. Du moins Kiyo comprenait que ces paroles virulentes lui étaient adressées. Asmodée ne lui parlait que très peu alors elle ne pouvait deviner qu'il s'agissait là d'une discussion entre djinns. Pourtant aujourd'hui sa voix s'éleva dans son esprit…

«  J'ai bien du mal à voir Seere accorder son pouvoir à quelqu'un comme cela, Kiyo-chan. On a passé de bons moments ensemble, je le connais bien…  »

Si elle n'était pas en plein combat, le visage de Kiyo aurait pu devenir pivoine – et si ce n'était pas très rare de l'entendre sans le demander- de toute façon cette jeune femme n'avait pas l'air dans son état normal…

«  Tu l'auras voulu dans ce cas !  »

Pas plus que quelques secondes plus tard, Fiona s'avançait très rapidement, comme elle s'y attendait… Sa garde bien mise, elle arriva à parer le coup. De toute façon il était clair qu'elle voulait à la base, la tuer et qu'elle allait viser ses points vitaux pour cela. Que ce soit la tête, le coup, le coeur ou l'artère fémorale. Une partie haute lui semblait bien plus logique.  N'attendant pas plus longtemps elle profita de l'action et de la fatigue perçue chez la personne en face pour lui envoyer un coup de poing avec sa main gauche -donc celle sans armure, elle ne voulait pas non plus la brûler- en plein dans l'estomac, dans le but de la faire s'évanouir…

Elle observa le corps de la femme retomber, la rattrapant pour qu'elle ne se cogne pas malencontreusement la tête. Cette rage. Kiyo voulait savoir ce qui se cachait là dessous. De ce qu'elle en savait sa famille ne profitait de la richesse de personne, ne faisait qu'obéir à la royauté et même si tout n'était pas rose il ne lui semblait pas que son père eut accomplis de mauvaises actions pour faire évincer qui que ce soit…

Annulant son équipement et rangeant l'épée dans son fourreau, elle fit de même pour Fiona avant de la porter sur son épaule… Elle se demandait bien ce qu'elle allait en faire finalement… La conduire au palais ? Elle serait emprisonnée d'office et l'histoire serait tenue secrète et certainement cachée. Elle ne voyait qu'une seule solution mais… Et si ses parents rentraient… ? Hm… Bon… Elle n'allait de toute façon pas la faire arrêter, du moins pas de suite, alors elle l'emmenait au moins à l'intérieur dans sa propre chambre qui n'était pas si proche – vu la grandeur de la maison-. Histoire de se prémunir contre quoi que ce soit, elle l'attacha avec des cordes aux bords du lit et lui enleva ses armes... Il ne lui restait plus qu'à attendre… Ah ! La nourriture….  

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MessageSujet: Re: Retour au pays {23Chaabane 1002} PV : Fifi    Sam 11 Nov - 19:44

Kiyo et Fiona
 

L'art de se mouvoir avec férocité et célérité était une chose admirable mais à quoi pouvait bien servir une telle vitesse contre un roc immuable ? Pourvue d'un djinn, sa rage fut sa faiblesse. Ne jamais confondre rapidité et précipitation, car le coup fut anticipé et malgré la quantité de magoi employée à cet unique coup, Kiyo n'eut aucun mal à parer. Fiona lança un regard de haine en le constatant, puis sans rien venir voir, se laissa porter dans les abîmes. Cette jeune femme l'avait emmenée au pays des songes de force par un coup habile, pensé et précis. Fiona n'en avait pas encore conscience, justement seule son inconscience dominait alors.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~


« Fiona... Fiona... Ouvre tes yeux, Maîtresse. Consacre tes dernières forces au face à face à TA réalité.»

Ces mots résonnèrent longuement à l'esprit de Fiona. A peine une demi-heure s'était écoulée depuis son effondrement dans la cour intérieure, face à la supériorité évidente de cette jeune Kiyo. Fiona, entre coma et conscience, songeait à nouveau à ce qu'il venait de se passer. Par un effet impossible à décrire, elle était plus ou moins redevenue elle-même. La sauvagerie et la violence l'avait quittée, sa rage évanouie. Alors, une image se fixa en son esprit, le fin visage de cette jeune femme. Fiona put la re-détailler dans son imaginaire, sans savoir que son subconscient la perfectionnait. Par un réflexe, alors que la voix de Seere se détachait enfin d'elle, que le djinn ne semblait plus pouvoir tirer de son magoi pour s'exprimer, Fiona ouvrit lentement les yeux. Elle vit les tentures pourpres au-dessus d'elle d'un lit luxueux et spacieux. Épuisée mais se sentant comme incapable de bouger, elle lança des regards à ses membres, ses bras tout d'abord. Attachés. Puis, une lueur vint. A présent attachée, elle se sentait enfin libérée de la rage qui la consumait. Un corps prisonnier se dégageait d'un esprit malade. Ce paradoxe effrayant lui donna l'initiative d'une inspiration profonde.

Nul ne sut et Fiona la première ce que Kiyo put dire en la voyant (ou non) se réveiller. La chasseuse de monstres avait relevé la tête, bloquant son regard en celui de Kiyo. Puis, elle se laissa guider vers tout ce qui la caractérisait physiquement. Elle se surprit à adorer la longueur et la beauté de ses cheveux cendrés, à apprécier les traits fins et familiers de son visage, à se retrouver dans ce regard émeraude déterminé mais tout aussi tendre au fond. Kiyo n'avait fait que s'asseoir non loin, grignotant et pourtant, quelque chose au fond de Fiona poussait celle-ci à l'aimer. Pourquoi ? Après une rage si folle, s'était-elle éprise de celle qui l'avait visiblement épargnée ? Ce syndrome si répandu s'était donc emparé de ce cœur meurtri et solitaire ?

Fiona était apaisée. Son souffle était lent, chaud, mais cela était aussi dû en partie à une fatigue nerveuse et physique qui avait pris le pas sur elle. Elle arrivait encore à peine à ouvrir les yeux et sentait bien que les liens étaient superflus. Elle baissa alors la tête, doucement contre le coussin derrière sa nuque, expirant longuement. Ici, sur ce lit, à seulement moins d'une heure de sa frénésie extrême, ce qu'elle avait entendu refaisait surface avec une douce violence. Sans rien contrôler, fixant les tentures au-dessus d'elle, elle pleura silencieusement, et ses larmes coulèrent le long de ses joues, quelques mèches blanches venant se coller sur son visage sans qu'elle ne put les replacer. Elle avait compris. Fiona humidifia ses lèvres, se racla la gorge et d'une voix brisée par les émotions et le chagrin :

« Alors, tu existes... Ma... Ma petite sœur. »



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MessageSujet: Re: Retour au pays {23Chaabane 1002} PV : Fifi    Sam 11 Nov - 20:20

Retour au pays

Une fois que Kiyo eut vérifié les attaches -elle ne voulait se faire sauter dessus à son réveil- elle allait chercher à manger ainsi qu'à boire. Elle n'avait pas vraiment eut le temps d'en profiter vu ce qu'il s'était passé. Elle s'installa sur son bureau un peu en chantier étant donné qu'elle n'avait pas de table et que le lit était de toute façon pris. Au cas ou elle avait pris la cruche avec deux verres. Elle ne savait pas si Fiona serait calmée ou accepterait de lui parler quand elle sera réveillée mais fatiguée comme elle était elle aurait certainement soif… regardant l'épée de celle-ci posée contre son mur elle murmura.

«  Ha Seere c'est ça ? C'est dommage que nous ne puissions parler. Ou que tu ne puisses le faire avec Asmodée…  »

Elle se demandait même si le djinn de Fiona l'entendait… Asmodée lui ne répondait rien. Il ne fit même pas de petite pique du type « j'aimerai faire autre chose que parler » et il ne répondait pas à son interrogation non plus… Il était mesquin lui quand même parfois… Elle ne voulait même pas savoir à quoi l'homme en bleu était occupé…

Finissant ses onigiri et sa viande séchée Kiyo regardait sa chambre. Cela faisait si longtemps qu'elle n'y avait plus été, rien n'avait bougé. Il y avait des dessins divers et variés mais aussi un grand nombre de tissus différent un peu partout, le tout était dans les tons rouges pâles ou plus foncés. Non sa chambre n'était pas très bien rangée mais ce n'était pas grave.

Prise dans sa contemplation et dans ses réflexions la demie heure passa plutôt vite avant qu'elle n'entende un peu de bruit. Le corps de la femme se mouvait, du moins, tentait un peu alors que ses yeux s'ouvraient. Elle devait être épuisée c'était certain…. Elle avait l'air… calmée… ? Elle la laissait l'observer, Kiyo faisait un peu de même. Il faisait bien plus éclairé dans sa chambre qu'à l'extérieur, elles pouvaient se voir plus facilement. Elle aussi avait les yeux verts et le cheveux blancs mais elle ne s'en intéressa pas spécialement, elle ne avait pas d'où elle venait alors….

La guerrière cligna des yeux lorsqu'elle l'a vit pleurer et se leva. C'était inutile de la tenir attachée alors elle souhaitait la détacher. Elle ne pouvait feindre cette émotion. Alors que ses mains se dirigeaient vers les liens elle s'arrêta…

«  Petite sœur… ?  »

Sa première réaction fut de répéter ce qu'elle avait entendu… Comment ça petite sœur ? L'interrogation complète se lisait sur son visage.

«  Je ne comprends pas vraiment… pourquoi tu dis ça… Il ne me semble pas… avoir d'autre aîné qu'Hisaaki….  »

D'autant qu'elle n'avait pas l'air beaucoup plus vieille qu'elle… Après les âges c'était et subjectif et pas son fort… cependant le regard qu'elle avait en disait long, elle ne mentait pas, du moins elle ne croyait pas mentir…

«  Tu peux … m'expliquer un peu… ? Ha et je vais te détacher, tu veux boire ou manger quelque chose… ?  »

Kiyo était peut-être un peu trop gentille avec elle mais elle ne la voyait pas comme une menace…. Elle avait l'air profondément marquée par quelque chose et elle n'avait pas envie de tenir compte d'une folie passagère…

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MessageSujet: Re: Retour au pays {23Chaabane 1002} PV : Fifi    Dim 12 Nov - 1:03

Vérité de famille
 

Si peu avant, la chasseuse de monstres n'avait qu'ardemment désiré occire la protectrice du Démon, Fiona souhaitait seulement... ne plus souffrir. Pour elle, il était même compliqué de savoir ce qui allait se passer. Elle était seulement perdue dans un flot de sentiments et de sensations qui lui bouleversait le cœur, tantôt l'alourdissait au point de lui donner des nausées, tantôt l'allégeait si bien qu'elle se croyait porteuse d'ailes. Fiona ne vit pas Kiyo s'approcher d'elle, sûrement pour défaire ses liens. Elle sentit d'abord sa présence puis sa voix toute proche, et cela eut l'effet d'une seconde bombe tandis que Kiyo répétait sa propre parole, incrédule. Il était naturel, et même rassurant, que cette jeune fille ne comprît rien à ce qui vint d'être énoncé. Fiona venait à peine d'arrêter ses larmes de couler depuis ses yeux, rougis par l'émotion, la fatigue et l'angoisse. Son regard avait quelque chose de si pitoyable, elle ne paraissait pas blessée mais profondément touchée. Elle détaillait avec minutie chaque geste de Kiyo tandis qu'elle la détachait finalement.

Lui expliquer... ? Mais que lui expliquer et comment ? Fiona ne voulait pas de ce rôle et finalement, assise là sur ce lit, elle en vint à se demander si tout cela était vrai. Peut-être qu'elle était juste entrée chez des étrangers et avait tenté d'agresser un noble dignitaire de Kou, peut-être que son père lui avait menti peu avant de décéder, peut-être que tout cela n'était que pure illusion. Séchant ses larmes d'un revers de la main droite, et se redressant sur le lit, Fiona essaya un sourire malingre à son attention et demanda d'une voix si fragile :

« Je... Je n'ai pas mangé depuis longtemps... Ni bu. Je peux ? »

Fiona se sentait si mal à l'aise, comment était-ce possible qu'elle posa cette question à quelqu'un dont elle avait vivement cherché la mort ? Visiblement à bout de forces, il lui fut si difficile de recroiser le regard de Kiyo, cette inconnue. L'ambiance lui parut si pesante, presque oppressante, ici dans une chambre d'une si grande maisonnée, à demander qu'on la serve dans son lit de princesse. Cela devenait de plus en plus irréel pour Fiona. N'imaginons même pas la chose pour l'hôte, qui pourtant lui ramena ce qu'elle avait demandé, boulettes de riz, viande séchée et un peu d'eau. Endolorie, à bout, Fiona eut un mal fou à contrôler correctement le mouvement de ses doigts et cela était plutôt visible pour qui l'examinait à ce moment. Bien que sa gorge fut toujours nouée, Fiona fixa un point devant elle sur le lit, et essaya d'engloutir quelques boulettes, sachant bien qu'il lui fallait reprendre des forces à tout prix. Elle eut des mouvements de hochements de tête et ses paupières se fermèrent à quelques occasions, mais semblait comme résister. Elle but quelques gorgées, sans plus regarder Kiyo, et si celle-ci la fixait de trop, elle rougissait discrètement. Elle n'osa même pas lui dire qu'elle voulait simplement récupérer des forces, que la chose à dire n'était pas simple. Seulement ça lui était comme une épine à ôter, si profondément ancrée dans sa chair. Fiona restait donc silencieuse, pendant ces cinq minutes où elle se restaurait. Le riz était délectable et nutritif , l'eau revigorante et fraîche.

Un sentiment lui vint qui balaya tous ses doutes. Quand elle sentait cette fille proche d'elle, elle ressentait une vive chaleur envahir son cœur. Et sans pouvoir le dire, elle se sentait liée et puis... Toutes ces ressemblances, non, son père avait dû dire vrai, ces deux là étaient réellement liées par le sang. Fiona ne sut réellement si ce fut de se nourrir qui lui permit de remettre de l'ordre en son esprit, ou si ce fut cet échange silencieux qui éclipsa toute incertitude. Et maintenant qu'elle y songeait, Fiona avait perçu de la bonté, de la tendresse dans la voix de Kiyo, et ses actes dénotaient de cette grandeur d'âme. Si les places avaient été échangées, Fiona n'aurait peut-être pas agi de la sorte. Elle frissonna à cette idée puis inspira profondément. Il lui fallait y aller, le grand saut. Fiona croisa son regard et ne le lâcha plus, si ce ne fut pour la détailler plus encore. Son ton était d'une douceur inattendue comme si l'épuisement s'était envolé, son véritable timbre se dévoila alors.

« Merci pour le repas et ... pour m'avoir épargnée et même recueillie. Je ne sais pas comment te dire ça, Kiyo, tu... es si jolie. »

L'on aurait pu croire que Fiona s'attendrissait volontairement mais son esprit fut si puissamment marqué par l'impression que lui faisait cette jeune femme qu'elle avait détourné le sujet sur tout autre chose. En un instant, elle se trouvait fière de la voir ainsi, Kiyo semblait être une femme si affirmée et qui avait tout pour elle. Cette pensée la fit sourire sincèrement pour la première fois, sans malice. Fiona avança son buste vers elle, et s'hasarda à lui saisir les mains des siennes. Elle les serra en les regardant, comme comparant avec tendresse. En ce moment, Fiona se répétait les phrases qu'elle allait lancer à Kiyo, et cette fois-ci, elle ne se trahirait plus, elle se forcerait, se ferait violence pour s'expliquer. Elle lui devait bien ça.

« Kiyo... Je suis en vérité une fille de 25 ans, qui a suivi un papa marchand, qui l'a adoré, qui a vécu sur les routes en guerrière. Mais cette illusion a cessé d'exister. Il y a quelques mois, mon "père" mourant m'a dévoilé que... »

Alors qu'elle en venait au dur de la question, Fiona ne put réprimer quelques larmes qui coulèrent d'elles-mêmes. Elle les ignora pour ne pas sangloter. Elle monopolisait son entière force, ses ultimes réserves pour ne pas craquer et ce regard de surprise, d'incompréhension naïve était si dur à briser. Kiyo devait savoir... Fiona se rapprocha d'elle un peu plus, néanmoins toujours assise sur le lit.

« Il n'était pas mon père de sang. Mon père... Il s'appelle Takashiro. Dans ces lieux, dans cette vaste maison... Je... »

Fiona sanglota quelques instants, lâchant les mains de Kiyo et passant à plusieurs reprises ses mains sur ses yeux, rougis, douloureux. Elle essaya de se reprendre et rapidement, entre deux sanglots, d'une voix brisée:

« Je suis née ici en tant que Hatsuka... Fûsoku. Et abandonnée en tant que Fiona...»


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MessageSujet: Re: Retour au pays {23Chaabane 1002} PV : Fifi    Dim 12 Nov - 12:57

Retour au pays

Kiyo allait se montrer plutôt patiente. Cette femme qui venait de lui dire quelque chose qu'elle trouva impossible se trouvait assez mal et il ne lui plairait pas vraiment de l'envoyer en prison alors qu'elle ne saurait même pas pourquoi. Elle lui demandait de s'expliquer tout en lui proposant à manger à et boire. Elle ne répondait pas tout de suite. Elle n'était même pas sûre qu'elle l'ait entendue, en fait, dans tous les cas elle finissait de détacher celle qu'elle ne considérait actuellement plus comme étant une menace. Il ne tarda pas trop à ce qu'elle sèche les larmes qui avaient coulé et qu'elle lui demande à boire et à manger, mentionnant que cela faisait un moment qu'elle ne s'était pas restaurée.

Agrémentant d'un «  Bien sûr, c'était là pour ça.  » Kiyo lui donna des onigiri, viande séchée et de l'eau. Elle n'avait pas emmené tout cela ici pour elle.

En la servant elle faisait attention au verre d'eau, et ne l'observait pas trop intensément, devinant que cela allait la rendre mal à l'aise… Elle ramena la chaise proche du lit et s'assied pour être un peu plus proche d'elle. Kiyo ne s'impatientait pas et laissait d'abord l'invitée un peu… forcée reprendre des forces sans rien lui dire, juste en réfléchissant à l'annonce qu'elle avait faite.

Une fois que ce fut fait, elle semblait aller mieux, du moins, prête à parler… Au compliment assez… inattendu… Kiyo ne pu s'empêcher de rougir. Ce n'était pas les paroles attendues mais appréciait bizarrement le compliment malgré la situation. Elle n'était pas sûre que le « jolie » ne s'adressait qu'à son apparence physique alors elle en fut touchée.

La guerrière n'eut pas le temps de véritablement se reprendre qu'elle lui saisi un peu maladroitement les mains d'un mouvement qui se voulait tendre… En effet ce n'était plus du tout la même femme. C'était ça qu'Asmodée avait voulu lui dire ? Enfin, ce n'était plus le moment de penser à cela, elle l'informa donc avoir 25 ans, elle était bien son aînée mais se trouvait être plus jeune qu'Hisaaki. Elle avait aussi perdu son père et avait appris ce qui semblait être une terrible nouvelle… Abandonnée ? Kiyo restait muette quelques secondes.

«  Je suis désolé, pour ton père…. Et ce n'est pas que je ne veux pas te croire, tu sembles vraiment sincère… Il n'y a pas de doute là dessus mais… je ne comprends pas pourquoi est-ce que mon père… Enfin… notre… t'aurais abandonnée… ? En plus… Hisaaki…. Mon grand-frère ne m'a jamais rien dis là dessus… S'il était au courant… Enfin il devait avoir 6 ans quand tu es née… Il aurait du s'en rendre compte…  »

La petite Kiyo était un peu perdue. Qui croire ? Elle ne voulait qu'une seule chose : demander son avis à son grand frère, mais aussi à sa mère bien sûr ! S'il l'avait réellement abandonnée alors elle suspecterait de la mauvaise foi de son père, mais au final, elle ne le connaissait pas vraiment….

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