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 Une journée de congé sans embêter son altesse Hakuryuu est une journée perdue ! Fufufu [PV Emilira & Hakuryuu Ren]

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SUBORDONNÉ DE KOUMEI

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Famita Karan
SUBORDONNÉ DE KOUMEI

MessageSujet: Une journée de congé sans embêter son altesse Hakuryuu est une journée perdue ! Fufufu [PV Emilira & Hakuryuu Ren]   Dim 5 Nov - 16:20



Le 14/07/1002



C'était un regard noir que les deux paysans reçurent de ma part lorsqu'ils me demandèrent de les laisser passer. En voyant mes vêtements, ils ont certainement dû me prendre pour une noble. Ils devaient s'imaginer bien insolents pour s'adresser à une personne dont le rang était supérieur au leur... Je n'étais pas sûre qu'ils détourneraient honteusement le regard si je leur disais que ma mère était une ancienne esclave qui m'avait vendu. Ma fonction de subordonnée d'un prince ne venait pas de l'importance de ma famille... Mais je ne cherchais pas à les contredire pour autant. Ils risquaient de devenir très vite agressifs si je le faisais. Et je n'avais pas envie de commencer ce jour de congé par des désagréments.

Toutefois, je n'avais pas très envie de bouger. J'étais bien sous les feuilles de cet arbre... Je savais que si je ne bougeais ne serait-ce que d'un millimètre, je serais aveuglée par les rayons du soleil. J'avais mis un temps fou pour trouver la bonne position pour ne pas que ça arrive et maintenant je devais partir ? Humph...

Je ne savais pas ce que j'avais aujourd'hui, j'avais l'impression d'être un démon ou une autre créature imaginaire qui ne pouvais pas supporter la lumière du jour. Peut-être était-ce le cas ? Si ça se trouve à force de m'enfermer avec Koumei, j'étais devenu comme lui... Un espèce d'ermite !? Haaa !

Ce n'était pas parce que mon prince avait mon respect que je le vénérais pour autant et que je souhaitais lui ressembler.

Je décidais de me rassurer en sortant de ma cachette, haussant un sourcil en voyant les deux hommes pousser un soupir de soulagement. Je savais que j'étais un magnifique être qui n'avait pas à me plier à leurs ordres mais je n'allais quand même pas rester avec eux toute la journée. Nous trois plantés comme des imbéciles ? La scène était amusante à imaginer mais je n'avais pas spécialement envie de leur compagnie. Et eux non plus ne voulaient pas de la mienne.

Je pris une grande inspiration en sortant de l'ombre. Je sentis certaines parties de mes joues picoter, j'avais l'impression que mes boucles d'oreille brûlaient... Hé ! J'allais mettre ça sur le manque d'habitude ! Je supposais que je n'étais pas beaucoup sortie depuis cette traversée dans le désert avec Kougyoku... Mais ce n'était pas une ridicule petite tempête de sable qui allait me traumatiser !

Mon corps semblait me donner raison puisqu'il supportait mieux la chaleur... Je ne cherchais pas à voir à quand remontait ma dernière sortie, sentant que ça allait me déprimer... Surtout que Koumei ne cherchait pas à me garder enfermée. C'était moi qui n'avais décidé de sortir qu'aujourd'hui pour une raison inconnue.

Peut-être que quelque chose d'intéressant allait se produire ? Espérons que mon instinct ne me trompe pas !

Je décidais de me mêler au marché bien que ce n'était pas le lieu que je qualifierais d'"intéressant". Les apparences pouvaient être trompeuses donc je continuais de laisser mon instinct me guider...

Mon regard s'attarda sur les stands de bijoux. Le vendeur me souriait de ses fausses dents auquel je répondis par un froncement de sourcils. Il n'avait pas intérêt à m'arnaquer ! Je pris une paire de boucles d'oreille, intriguée. De faux diamants... Toujours était-il qu'à une époque pas si lointaine, j'aurais pris des risques pour les voler.

Une douce nostalgie m'étreint et ça ne s'arrangeait pas en voyant que le stand du couple qui m'avait adopté avait disparu... Après avoir autant insisté pour prendre mon indépendance, je n'allais pas leur reprocher de continuer leurs affaires ailleurs qu'à Kou. Ce serait culotté de prétendre qu'ils me manque étant donné que je n'avais jamais été capable de leur rendre leur affection...

Je haussais les sourcils en entendant un cri de femme. Je reposais les boucles d'oreille en voyant une foule se former non loin du palais. Est-ce que l'une de mes collègues se faisait agresser ? Si c'était le cas, il vaudrait peut-être mieux que je lui vienne en aide !

Je m'éloignais du marché pour rejoindre la foule qui était moins grande que je le croyais. Au fait il y avait de moins en moins de monde... Les gens s'étaient sûrement déplacés pour pas grand chose. Je n'eus pas besoin de les bousculer pour mieux voir puisqu'ils retournèrent tous à leurs occupations. Je m'attendais à être déçue quand je reconnus une voix qui ne m'était pas étrangère...

Je n'avais pourtant jamais parlé à cette personne de ma vie mais je l'avais entendu quelques fois conserver avec la première princesse -à laquelle je ne parlais pas non plus d'ailleurs- au palais. C'était son frère, Hakuryuu Ren et le cousin des princes. Comme il ne s'entendait pas avec eux, il n'y avait rien d'étonnant à ce que je n'ai pas beaucoup affaire à lui. Et que je ne m'intéresse pas à ses fréquentations...

C'était quand même d'un air curieux que je les dévisageais lui et la jeune femme aux cheveux blancs qui l'accompagnait. Je ne m'attendais pas à le rencontrer dans de telles circonstances.

En voyant qu'il allait l'ouvrir à nouveau pour hurler sur elle, j'intervins pour lui rappeler qu'il n'était pas seul:

« Prince Hakuryuu ? »

L'idée qu'il ne voit pas qui j'étais ne m'avait même pas frôlé l'esprit.

۞ • ۞ • ۞ • ۞


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Hakuryuu Ren
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MessageSujet: Re: Une journée de congé sans embêter son altesse Hakuryuu est une journée perdue ! Fufufu [PV Emilira & Hakuryuu Ren]   Sam 9 Déc - 22:43

Depuis mon excursion dans la forêt, à l’orée du village le plus près, dont mes souvenirs étaient voilés à cause d’une journée trop arrosée je pense bien, je m’approchai du dit village dans le but de racheter à moi et à ma compagne de fortune des vêtements décents pour ma condition de prince aussi rebelle soit-il.

Je voulais aussi qu’Émiliara soit présentable à l’Empire. Eh oui, vous avez bien entendu ! J’avais cru bon, finalement, la présenter à Kouen pour rendre notre relation plus légitime. Puis, en peu de temps, j’avais déjà pris affection pour cette personne et elle méritait une vie plus « rangée » que celle que j’aurais à lui offrir…

Orgueilleux ou pas, pour le bien-être de celle que je voyais plus comme une petite sœur à protéger qu’une esclave, j’allais l’aider à retrouver ses souvenirs, c’était en quelque sorte la nouvelle mission que je m’étais donné, mais pour ça, je devais rendre sa présence à Kou et ses alentours non-douteuse.
Sachant mes antécédents et qu’Émiliara était une de mes connaissances, ça n’aidait pas notre cause. Mais je savais que si je voulais avoir la chance de conquérir un nouveau donjon pour devenir plus fort et venger Naya et que je voulais partir de nouveau en mission diplomatique, personnel ou pour ma compagne, je n’avais pas le choix de mettre de côté les rancoeurs.

D’une voix un peu énervée, sortant de mes pensées, je criai à Émiliara au milieu de la foule :


-Écoute, je fais ce que je peux. Arrête de chialer, tu me casses les oreilles et puis… tu sauras que j’aurais pu te laisser dans un coin mourir comme un chien et à la place, j’accepte que tu me suives, je te baptise, je te permets de recevoir une identité, un potentiel toit, de la nourriture et des vêtements Que veux-tu de PLUS? Je veux dire… JE NE ME SOUVIENS PAS DE CE QUI EST ARRIVÉ DANS CE BOIS OK, TU ES CONTENTE? DONC FERME-LA! J’ai mal à la tête…

Un peu essoufflé, je me retournai vers la blandinette et lui pris les poignets, braquant mon regard dans le sien. Je soupirai.

- Ah les femmes parfois…

À ce moment, étrangement, des images de Naya me revinrent en tête. Les yeux remplis d’eau, je toussotai et repris la marche, la tête un peu plus basse. Je murmurai :

-Naya…

Je serrai des poings et soupirai encore. Disons que depuis ce long cauchemar, je n’avais pas essayé de rejoindre Judal ou même de le revoir sinon je ne savais pas si c’était un allié ou un ennemi qu’il retrouverait, j’étais si confus et quoi de mieux que ce genrede confusion pour sauter à pied joint dans un autre projet ? C’est ce que je m’étais dit… J’avais tout perdu, avais-je autre chose à laisser de côté ? J’avais perdu ma confiance en "ma"famille, j'avais perdu Morgiana et mes amis de Sindoria, ma Naya… et mon honneur. Pouvais-je aller plus bas ?

*Tu pourrais perdre ton  âme en la vendant à Judal…,pensais-je, amusé, avec un léger rictus aux lèvres.[/b]

-On y va, on attire l’attention… ce n’est pas bon. Une étrangère à Kou est généralement très mauvais signe surtout qu’on ne passe pas inaperçu crois-moi. Tu ne connais rien de moi, je ne suis pas un prince ordinaire… ENFIN… JE…

Famita:
 

[i]De la foule, une voix pris le dessus sur le blabla ambiant. Quelqu’un venait de me reconnaitre. J’essuyai mes yeux quelque peu, m’arrêtai et, d’une salutation polie, je me redressai quelque peu avant d’ajouter :


-Je ne sais pas ce que vous me voulez, mais sachez que je suis pressé. J’ai eu un petit problème dans mon dernier voyage et je dois me retrouver un habilement convenable pour moi et cette pauvre manante.

Je plissai alors mes yeux et m’approchai du visage de la nouvelle venue et demandai :

-On se connait je pense bien, mais pouvez-vous me rappeler votre nom, je vous dirais que ces derniers jours n’ont pas été faciles pour ma moire et celle de ma compagne, n’est-ce pas dame Émiliara?

Mais quelle scène… allais-je me la fermer? Non. /PAN/

۞ • ۞ • ۞ • ۞




Merci Naya pour son excellent travail :)


Dernière édition par Hakuryuu Ren le Dim 20 Mai - 17:30, édité 1 fois
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Famita Karan
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MessageSujet: Re: Une journée de congé sans embêter son altesse Hakuryuu est une journée perdue ! Fufufu [PV Emilira & Hakuryuu Ren]   Sam 17 Mar - 20:40


Honnêtement, je trouvais que Hakuryuu se comportait comme un véritable goujat avec cette fille !

Quoique je pouvais essayer de comprendre la raison de son comportement au lieu de le considérer tout de suite comme une mauvaise personne...

Je n'étais moi-même pas très douée pour remonter le moral à quelqu'un. J'avais vite fait de perdre mon sang-froid quand je voyais les larmes monter aux yeux de mon interlocuteur. Même si j'étais habituée à ce que ma présence ne fasse pas de bien aux autres, je ne l'étais pas encore à gérer ce genre de situations. Il m'était pratiquement impossible de garder mon air impassible dans ces moments-là. J'étais bien trop faible pour me contenter d'ignorer la personne. Mais la réaction que j'avais était loin d'être irréprochable, à l'instar de celle du prince.

Quand ça arrivait, j'étais tellement énervée contre ma maladresse, mon incapacité à savoir exactement quoi faire, sans oublier ma méchanceté gratuite qui avait mise la personne dans cet état, que je reportais toute cette colère sur elle, à défaut d'avoir su la gérer. C'était peut-être le cas du jeune homme ?

J'étais mal placée pour dire qu'il n'était pas plus facile de crier sur la personne afin de la convaincre d'aller pleurer sur l'épaule de quelqu'un d'autre, plus apte à la réconforter...

Le prince Hakuryuu aussi devait être nul pour consoler les gens. Je n'avais aucun mal à le croire. Toutefois, étant donné que je devais être l'une des personnes les moins optimistes du monde, ce serait bizarre que je me trouve immédiatement un point commun avec un adolescent dont je ne connaissais que peu de choses.

Ça m'allait mieux d'avoir une mauvaise opinion sur les autres avant d'apprendre à les connaître. Le contraire était plus rare. Mais je pourrais me faire avoir si je basais mon jugement sur de simples préjugés... Si je ne cherchais pas plus loin que le bout de mon nez, ça finirait par me retomber dessus.

Après tout, pourquoi Hakururyuu ne pourrait-il pas s'avérer être très doué pour gérer les crises de larmes ? Même s'il était difficile de ne pas le voir comme quelqu'un de rustre vu que le peu de choses que je savais sur lui ne jouait pas en sa faveur... Si je me montrais insociable avec ma "famille", il était encore pire que moi. Je ne le voyais se mêler pratiquement à personne au palais. C'était aussi mon cas mais il prenait ses distances avec ses cousins, faisait toujours des choses dans son coin...

J'y réfléchissais de temps en temps. Il m'était arrivé de me demander si je pouvais l'en blâmer. Je ne pouvais pas me fier à l'opinion de Koumei. Il était vrai que certaines raisons m'avait poussées à me mettre à son service mais je devais admettre que je doutais parfois de lui au point que d'en avoir peur... Je ne voyais pas pourquoi il valoriserait un cousin avec lequel il s'entendait peu sans que je ne fasse l'effort de me rapprocher de personnes avec lesquelles il avait plus d'affinité. Ce serait illogique.

C'était peut-être aujourd'hui que je pourrais me forger ma propre opinion !

Pour le moment, elle n'était pas très bonne. Hakuryuu laissait sortir sa colère comme un enfant gâté... Il pouvait y avoir une bonne raison pour laquelle cette femme l'agaçait autant mais elle ne méritait certainement pas ces paroles. Ça m'allait bien de penser ça ! Je n'aurais pas été plus délicate dans cette situation. Inutile de se la jouer moralisatrice.

Mais avoir l'impression de me voir dans la glace ne m'aidait pas à apprécier la personne.

Cette femme lui devait la survie, il l'autorisait à la suivre (ah ! Quel prétentieux !), il lui avait même donné un nom... Il profitait de cette dépendance pour la traiter comme un chien. Ça n'aurait pas été différent si elle avait été enchaînée.

Je n'intervenais pas pour autant face à cette injustice. J'étais un peu soulagée en le voyant agir de cette façon. Ce manque de sang-froid lui donnait un air moins manipulateur que Koumei... C'était puéril mais cette franchise le rendait un peu plus inoffensif.

Enfin, il était trop tôt pour prétendre le connaître aussi bien. Surtout que son commentaire sur les femmes me fit tiquer. Quel goujat ! Pour un prince, il était mal élevé !

Il continuait de parler à la jeune femme, ne réalisant pas que plein de monde les entendait, semblant encore se soucier de la discrétion qu'il avait perdue.

Je me retins de prendre l'air le plus concerné possible quand il disait qu'il n'était pas un prince ordinaire... Ce n'était pas très modeste dit comme ça. Cependant, je devais lui reconnaître qu'il était rare d'entendre un prince sortir autant d'injures... Dans ce sens-là, il était extraordinaire.

Mais devais-je juste prendre cela comme un manque de modestie ? Ce n'était peut-être rien mais je ne devais pas balayer ses paroles de ma mémoire. Aurait-il des projets entrant en conflit avec son devoir de prince ? Lui était-il arrivé quelque chose lui permettant d'affirmer qu'il n'était pas ordinaire ? ... Cherchait-il à en mettre plein la vue à la demoiselle ?

Ah ! Ce n'était pas impossible. Mais si ce n'était pas des paroles en l'air, que ferais-je d'une telle information ? Je ne pourrais pas la cacher au prince. En même temps c'était trop vague pour l'intéresser... Je passerais plus pour une enfant cherchant à être félicitée pour ses bonnes intentions. Hors de question que je me montre ainsi !

Néanmoins, j'interrompis cette discussion (plutôt ce monologue). Mine de rien, j'avais un peu pitié du prince qui s'était donné en spectacle... Qu'est-ce que ce semblant de compassion venait faire là ? Je ne le connaissais pas si bien que ça.

Est-ce qu'il avait pleuré ? Quelle que ce soit la raison pour laquelle il était sur les nerfs, je ne pu m'empêcher d'avoir une once de culpabilité en le voyant comme ça. Je préférais ne pas lui faire remarquer que je l'avais vu. Blesser son ego  pourrait le faire ressortir de ses gonds.

En revanche, mon ego à moi, était bien satisfait en le voyant me saluer poliment. Avec Kouen l'armoire à glace et Kouha le sale gosse, c'était rare d'avoir le droit à un peu de respect de la part des princes. Il ne montait pas en flèche dans mon estime pour autant mais je lui fis un petit sourire avant de rendre sa salutation.

Je n'avais jamais apprécié me montrer respectueuse envers un membre de la royauté. J'avais dû m'y faire après être entrée au service de Koumei mais quand je pouvais l'éviter...

Mais c'était amusant cette manière pathétique que l'ébène avait de réagir sur la défensive tout en essayant d'avoir l'air digne alors qu'il venait de piquer une crise devant tout le monde. Ça avait un côté naïf assez rafraîchissant qui jouait en sa faveur.

Sa manière de qualifier la demoiselle de "pauvre manante" l'était moins. A croire qu'il ne perdait jamais une occasion de la rabaisser... Je retins une grimace.

Enfin, il semblait se souvenir de moi. J'étais plus flattée que je ne voulais le montrer. Les rares fois où je l’apercevais, je n'étais pas sûr qu'il réalisait que j'étais là. Et je n'avais pas pensé qu'il serait du genre à retenir le visage des personnes auxquelles il ne parlait jamais...

Par contre, il n'était pas très cohérent avec lui-même. Il passait de "pauvre manante" à "Dame Emiliara" ? Mais quel rang voulait-il que cette femme ait ?

- Je m'appelle Famita. Je travaille pour votre cousin, le prince Koumei. Ne vous en faites pas, je ne pense pas que vous vous seriez souvenu de moi en temps normal non plus étant donné que c'est la première fois que nous nous parlons.

Qui venait de parler à ma place ? Mon ton était devenu aimable sans que je m'en rende compte ! Mais c'était peut-être une bonne chose...

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Dernière édition par Famita Karan le Dim 20 Mai - 18:54, édité 1 fois
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Hakuryuu Ren
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MessageSujet: Re: Une journée de congé sans embêter son altesse Hakuryuu est une journée perdue ! Fufufu [PV Emilira & Hakuryuu Ren]   Dim 20 Mai - 18:40

[Voici ma renaissance post- fin de trimestre ! Désolée de l’attente, il m’a pris du temps à assimiler la perte de mon predef Émiliara jouée par ma très chère amoureuse. Voilà enfin ma réponse!]

Famita:
 

Quand la femme aux cheveux bouclés noirs, suivante de mon cher cousin, se tourna vers moi et me répondit ces paroles avec une douceur déconcertante, je me tus un moment, un peu lasse d’ailleurs d’ainsi crier sans vergogne depuis… depuis mon escapade dans les bois ‘’apparemment’’ complètement bourré… Émiliara avait raison. J’étais actuellement d’un désagréable incroyable.
Seulement, trop orgueilleux pour l’avouer publiquement, mais Il la p… que la disparition de Naya n’arrivait pas à passer. Je perdais les moyens et je faisais des actes reprochables et dispersés. Ce n’était pas bon. Judal me l’avait dit. Je devais me redresser.

Je pris une grande respiration, faisant un geste à Émiliara de rester derrière moi. Je fis une courte révérence à Famita, un peu trop mal en point pour laisser ma tête lancinante penchée très longtemps, puis je lançai, plus calme que je n’aurais pu l’imaginer , la voix un peu lasse :


-Il faut dire aussi, madame, que j’ai connu de meilleures périodes et de meilleurs réveils, tout est si confus pour moi. Et, pourquoi venir me parler? Mes cris auraient-ils dérangé votre quiétude ou peut-être que mon cousin me rechercherait?

Mes épaules se raidirent quelque peu. Aurais-je fait quelque chose de répréhensible pendant cette inconsciente cavale, chose qu’Émiliara aurait omis de me dire pour me protéger ? Avais-je volé quelque chose ou pire, aurais-je frappé quelqu’un à mort? Impulsif comme je me connaissais, en état d’ébriété, je ne pouvais imaginer ce que j’avais pu causer comme problème.
Donc, avant d’aller me reposer dans mes appartements, qu’on me gardait malgré tout au palais, et de nous concocter un bon repas réconfortant, j’allais mener ma petite enquête GRÂCE à cette femme. Je cherchais toujours des pièges derrière les beaux airs diplomatiques que portaient l’aristocratie en général. Hypocrisie… Je le savais, je portais moi-même souvent ce masque. Mais il se craquelait davantage.

-On devrait pouvoir passer bientôt et…. Émiliara ?Où… où es-tu? Émi... liara? ÉMILIARA! É-M-I-L-I-A-R-I-A!

Je me tournai d’un côté, puis de l’autre : pas d’Émiliara. Je me mis à faire les cent pas : introuvable. On m’avait ENCORE une fois abandonné. Étais-je aussi pathétique que ça pour me faire flouer même par l’esclave que je voulais sauver ? Vraiment… Nouveau coup d’épée au cœur.  « Les bons sentiments sont pour les faibles. », me disait Judal. Il avait raison, au fond. Une nue de rukhs noirs s’envola au-dessus de ma tête.

Obnubilé par ce désir de retrouver Émiliara, je laissai Famita derrière moi et je partis en courant, comme une poule pas de tête, en hurlant le nom d’Émiliara, mais rien, elle avait disparu. Mes amis de Sindoria, Morgiana, Naya et maintenant, Émiliara...

Pendant que j’étais perdu au cœur de mes tourments, je ne m’étais pas aperçu qu’Émiliara en avait profité pour prendre la poudre d’escampette. Malgré son amnésie, cette petite était plein de fougue, je l'avais ressenti, elle était ambitieuse et… devait bien avoir remarqué que je n’étais pas bien bien plus équilibré que son vendeur d’esclave. Bien que, malgré mes apparences, je désirais plus que tout l’aider à retrouver ses souvenir et à recouvrir sa liberté, mais je n’étais pas doué pour le montrer.Cette femme semblait douée pour la discrétion : tout le contraire de moi. Les contraires s'attirent, on disait?

Épuisé par cette nuit difficile, cette course effrenée, je finis par trébucher sur un caillou. Je me relevai grâce à ma lance que j’avais planté au sol. J’ajoutai, toujours hystérique :


-Arrêtez-moi qu’on en finisse. Destin, tu es content? J’abandonne…

Je n’étais pas assez idiot pour crier le nom de Judal en plein Empire Kou, ébruitant ainsi notre collaboration, mais j’avais encore l’air pathétique. J’avais vraiment besoin d’un bon bain, d’un bon repas et d’un peu de repas.
Et puis, de toute façon, qui ne me disait pas que Judal ne m’avait pas abandonné aussi ?

۞ • ۞ • ۞ • ۞




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Famita Karan
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MessageSujet: Re: Une journée de congé sans embêter son altesse Hakuryuu est une journée perdue ! Fufufu [PV Emilira & Hakuryuu Ren]   Mar 29 Mai - 20:02


Lorsque je lui avais dit qui j'étais, le prince Hakuryuu n'avait fait preuve d'aucune agressivité. Même si on pouvait s'attendre à que ce soit le minimum pour un prince de ne pas partir au quart de tour pour une simple présentation, je ne pouvais pas garantir que tous les membres de la famille royale savaient contrôler leurs émotions, connaissant Kouha. Puis ce n'était pas comme si celui-là ne venait pas de me faire une scène...

Certes, il ne m'avait pas vu et je pouvais concevoir que ma présence, semblable à la grâce divine, suffisait à l’apaiser. Mais ça ne m'empêchait pas d'être surprise par la vitesse à laquelle il s'était repris. On aurait presque pu croire qu'il ne s'était rien passé... Il me faisait un peu penser à un bébé qui était fatigué d'avoir trop pleuré. Ah, je ne pouvais pas m'empêcher de penser du mal des gens ! S'il désirait qu'on oublie cet accident, qui étais-je pour le contrarier ?

Après je n'allais pas mentir, piétiner la fierté d'un membre de la famille Ren était assez tentant mais ce serait comme si je cherchais à me venger de la fois où Koumei m'avait demandé à être sa chose. Ce n'était pas très juste de reporter ma rancune sur un cousin qui n'avait rien à voir avec ça. Puis avoir attendu aussi longtemps pour cette vengeance... Je n'avais plus le cœur à ça. Surtout pas en voyant que Hakuryuu faisait des efforts pour se montrer poli avec moi. Humph ! Le pigeon devrait prendre exemple sur lui sur ce point ! Enfin...

Bien que le quatrième prince n'allait pas non plus se jeter sur moi pour décharger sa haine, je me doutais que ma réponse n'allait pas aider à attirer sa confiance. Mentir n'aurait pas été une meilleure idée. Il était vrai que si j'avais pu me présenter d'une façon qui ne sous-entendait pas que j'étais la propriété de Koumei, je l'aurais fait volontiers ! Mais j'aurais paru encore plus bizarre si je m'étais mêlée à cette conversation sans à voir quoi que ce soit avoir avec le palais. Pas que mon intrusion ait un rapport avec le travail mais c'était déjà moins étrange que si j'avais été une simple inconnue, non ? Sans compter le fait que mon visage lui était familier... Qu'est-ce qui me disait qu'il ne l'aurait pas senti si je lui avais livré de fausses informations ? Il aurait une bonne raison de me suspecter !

Encore une fois, je n'étais pas venue lui faire la causette pour le compte de Koumei. J'avais une vie en dehors de mon travail. Celui-ci était d'ailleurs accessoire. Moi qui m'ennuyais jusqu'à présent... Je ne m'attendais pas à faire connaissance avec le prince dans ces circonstances, mais si je pouvais apprendre autre chose sur lui que les rumeurs qui circulaient à son sujet... Il attisait ma curiosité !

Le pauvre... Il avait l'air assez sur les nerfs. Et même s'il était déjà avant que je n'intervienne, mon arrivé n'avait pas l'air de le ravir. Au moins il faisait des efforts pour ne pas trop le montrer. Je le vis prendre une grande inspiration, gardant un air imperturbable, pour me faire une seconde révérence.

Quand il me répondit, il fit signe à l'albinos de rester en retrait. Je n'étais pas sûre que ce soit une bonne idée s'il espérait la garder à ses côtés. Mais si elle souhaitait être libre, je n'allais pas l'en empêcher ! Puis je me mêlais de ce qui ne me regardait pas. Déjà que le noiraud était sur la défensive... Je ne pensais pas être imposante au point de l'effrayer. Je devrais le prendre comme un compliment.

Ainsi, le pauvre Hakuryuu était en pleine confusion... Il ne fallait pas non plus qu'il dévoile ses faiblesses de cette façon ! Qu'arriverait-il si quelqu'un s'en servait pour se moquer de lui ? Si je n'étais pas restée assez longtemps avec Cynron pour adopter son habitude de toujours demeurer impassible, un sourire narquois se serait dessiné sur mon visage. C'était bien trop tentant ! L'adolescent ne m'aidait pas à me tendre la perche comme ça, le pauvre !

Ses cris avaient dérangé ma quiétude ? Pas vraiment. Même si j'avais quitté le marché à cause de ça, je ne pouvais pas dire que ça me déplaisait. Disons que ses cris m'avait sorti de mon ennui. Je ne voyais donc aucune raison de le sermonner. Pourquoi le prince prenait-il un air coupable quand il supposait que son cousin m'envoyait ?

C'était un peu sadique de ma part de jouer avec la détresse du prince mais je pris un air confus:

- Comment... ? Vous voulez dire que vous ne vous souvenez pas ?

Je jetais un coup d’œil à la femme derrière lui comme si elle lui avait caché un crime qu'il aurait commis. Mais ma méchanceté avait des limites ! Je soupirais avant de regarder ailleurs.

- Bon... J'imagine que c'est mieux ainsi. Il est préférable que nous n'en parlions plus...

Je me retenais de ricaner. Le prince allait sentir que je me foutais de lui sinon ! Je m'amusais comme je pouvais... Peut-être qu'il était plus conscient que je le croyais et qu'il avait compris dés le début que je me payais sa tête. Et s'il avait vraiment quelque chose à se reprocher, je ne voyais pas de quoi il s'agissait.

- Ah ! Ne pars pas !

Je ne m'activais pas pour rattraper la jeune femme. Mais en se retournant, Hakuryuu voyait à qui je m'adressais et paniqua. Le voilà parti à sa poursuite, m'ignorant au passage.

La culpabilité m'envahissait. Parce que je n'avais rien fait pour l'arrêter, la demoiselle pourrait se retrouver en danger... La moindre des choses était que je me rattrape en aidant le prince. C'était bien beau de prétendre vouloir son bien pour me faire pardonner, mais je n'avais pas grand-chose à faire non plus.

En courant après Hakuryuu, je le vis trébucher avant de s'écrouler. S'il voulait ma pitié, il avait atteint son objectif. Mais l'adolescent était trop occupé à exprimer sa rage envers le Destin pour voir que j'étais là.

C'était idiot de s'énerver contre une notion qui n'existait pas mais il y avait plus important !

Je me plaçais devant lui en posant mes mains sur les hanches. Il avait besoin d'aide !

- Vous plaisantez, j'espère ? Qu'est-ce qu'il arrivera à cette pauvre fille si vous abandonnez maintenant ? En tout cas ce n'est pas en vous lamentant comme ça que vous la retrouverez...

Je lui tournais le dos, ayant moi-même du mal à croire en cet optimisme. Hakuryuu avait beau faire de la peine à être laissé de côté comme ça, rien ne garantissait qu'on retrouverait cette esclave !

- Je vais vous aider. Ce n'était pas comme si j'avais autre chose à faire...

Je restais plantée là, attendant qu'il me suive. Ah, qu'est-ce qu'on était pas prêt à faire quand on s'ennuyait et qu'on risquait de perdre l'occasion de parle à quelqu'un d'aussi mystérieux que lui !


HS: 2 fois que je refais cette réponse et elle est toujours aussi nulle... J'espère que la prochaine sera meilleure ! Désolée !

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grand prince

۞ 1ère apparition : 08/08/2014

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Hakuryuu Ren
grand prince

MessageSujet: Re: Une journée de congé sans embêter son altesse Hakuryuu est une journée perdue ! Fufufu [PV Emilira & Hakuryuu Ren]   Dim 10 Juin - 21:36

Famita:
 

Cette suivante de Koumei sema le doute dans mon esprit déjà confus et ma tête douloureuse. Elle voulait me faire croire qu’elle était de mèche avec mon esclave-amnésique ? Et quoi encore, l’aurait-elle aidée à se libérer de son nouveau maître-princier: me divertir pour qu’elle puisse prendre la poudre d’escampette ? Était-ce un piège ? Rendu où j’en étais… qu’est-ce que cet incident pourrait bien dire de plus à l’Empire sur mon cas ? Bien des choses peut-être.

Tout ce qui m’arrivait dernièrement ne pouvait pas arriver sans avoir été provoqué, adroitement orchestré par un maître. Qui ne me dit pas que Judal ne jouait pas sur deux fronts. Famita serait-elle un des pions de Judal mis sur ma route pour me tester?

Et puis, l’esclavagisme était illégal à Kou, mais personne ne pouvait connaître mes intentions… je ne voulais pas utiliser Émiliara pour mes sombres desseins, non, je voulais l’aider malgré toutes apparences. Quelles pouvaient être ses intentions et celles cachées de l’Empire ? Émiliara… était innocente, non ? Elle ne feignait pas l’amnésie pour m’attraper...? L’arrivée d’Émiliara lors de mon excursion en solitaire, l’apparition de Famita à l’orée des bois était trop synchro… trop LOUCHE ! J’étais suivi. J’étais vulnérable.

Je devais cesser de trop m’attacher aux gens. Comme pouvait le dire Judal, « m’attacher à des gens était un boulet à mes projets de grandeur! »  Je devais faire taire mon cœur, une fois pour toutes !


*Rah, retrouvons Émiliara et on mettra ça au clair une fois pour toutes!, finis-je par me dire en repartant à courir.
*Mes bons sentiments, ma faiblesse. Comment les faire taire ?*

Famita:
 

Tombant idiotement dans ma course effrénée pour rattraper une jeune femme qui n’avait plus du tout l’intention de se faire reprendre pour aucun esclavagiste, même celui avec les meilleures intentions possibles, voulant probablement affronter le monde seule -et je la comprenais- avait réussi à me semer.

Dans mon état psychologique chamboulé, ça devait avoir été bien facile et de toute façon de me fuir, elle m’avait déjà trahie, je ne la retiendrais pas plus que ça.


Famita:
 

Sortant encore lentement de mes délires, je levai la tête à cette exclamation, silencieux. Je me relevai et replaçai mes vêtements. Pourquoi me suivait-elle. Elle me tourna le dos. Tourner le dos à un prince en plein délire qui tenait une lance en main n’était pas ce que j’appellerais de très brillant et je voulais lui faire regretter. Pour la taquiner?  Cette femme aux intentions plutôt douteuses m’intriguait. Je voulais la mettre au défi!

Grâce à elle, arriverons-nous à nous départir de nos bons sentiments ? Pour arriver à mes fins avec la sorcière, je devais me départir de mon humanité, non ? C’était assez le gentil mouton noir.


Famita:
 

-M’aider…

Elle était bien bonne. Je ne pus m’empêcher de laisser franchir un rire de mes lèvres, un rire qui s’apparentait à une bonne dose de folie -ou de fatigue-. Puis, comme l’idiot que j’étais, sous une impulsion, j’avançai vers elle, l’attrapai par le cou, déposant le bout de ma lance contre son dos, puis je m’exclamai :

-Et qui vous dit que je veux de votre aide  ? Pourquoi vous ferais-je confiance ? Je ne sais pas ce qu’on vous a racontez sur moi, mais sachez que je suis prêt à beaucoup pour avoir des réponses. Ce n’est pas très brillant de votre part de baisser votre garde  en tournant le dos à un être comme moi. Instable ? Non, seulement prudent d’une garantie de réponses.

J’appuyai davantage la pointe froide et tranchante de mon arme au point de déchirer un morceau des vêtements de la femme. On voyait que je ne rigolais pas, mais les minces tremblants de mes mains laissaient percevoir ma détresse… Je voulais à tout prix attirer l’attention de Judal. Si c’était possible.

Puis je murmurai à son oreille :


-Qu’est-ce que mes cousins attendent de moi, de vous, que veulent-ils faire de moi à la fin ? Que savez-vous de l’Impératrice et de mon histoire ? Pourquoi m’attendiez-vous à l’orée du bois et… qui est Émiliara pour vous et, un coup parti, que connaissez-vous de MA Naya?

Je mélangeais toutes les cartes. Dans mon regard passa une flamme de folie et quelques rukths noirs s’envolèrent au moment où j’ajoutai :

- RÉPONDEZ-MOI !

Si elle pensait qu’on allait partir dans une folle escapade entre nouveaux copains, elle s’était mis le doigt dans l’œil la pauvre. Mais avait-il vraiment l’intention de tuer Famita ?

...

۞ • ۞ • ۞ • ۞




Merci Naya pour son excellent travail :)
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SUBORDONNÉ DE KOUMEI

۞ 1ère apparition : 17/07/2013

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Famita Karan
SUBORDONNÉ DE KOUMEI

MessageSujet: Re: Une journée de congé sans embêter son altesse Hakuryuu est une journée perdue ! Fufufu [PV Emilira & Hakuryuu Ren]   Mer 13 Juin - 12:48



Je me souvenais avoir une certaine opinion sur Hakuryuu avant qu'il ne se mette à agir comme un parfait imbécile. Non... Je trouvais sa réaction tellement décevante que je n'avais même pas envie d'utiliser le terme "parfait" dans cette phrase, qu'importe ce que ça précédait. Il n'était pas mieux quand il se lamentait sur son sort, il inspirait la pitié. Mais je pensais qu'il valait quand même mieux être pathétique que stupide. Un être stupide ne pouvait même pas avoir conscience qu'il était pathétique. Ça avait l'air d'être son cas. Je me souvenais également l'avoir trouvé courtois et me l'imaginais mystérieux parce que je savais peu de choses sur lui. Et maintenant...

Ce gamin pleurnichard se comportait comme le pire des hommes.

Au moins ça m'avait permis de prendre conscience d'une chose. Valoriser une personne avant de la connaître et lui en venir en aide sans attendre quelque chose en retour ne me ressemblait pas. Je blâmais souvent mes mauvaises habitudes mais celle qui consistait à s'attendre au pire avait de bons côtés finalement. J'étais rarement du même avis que Koumei (même si je voulais bien lui être fidèle, je n'en faisais qu'à ma tête) mais il semblerait qu'il avait raison de préférer que je me tienne éloigner de son cousin. Il ne fallait pas non plus croire que je lui avais désobéi parce que Hakuryuu faisait aussi partie de la famille royale. C'était surtout par esprit de contradiction.

Enfin, quand je constatais la mauvaise réputation qu'avait ce prince, je croyais qu'il l'avait parce qu'il était dangereux ou que sa façon de voir les choses différait de celles de ses cousins... MAIS CERTAINEMENT PAS PARCE QUE C’ÉTAIT UN CHOUINEUR QUI FAISAIT SUBIR SA CRISE D'ADOLESCENCE AU PREMIER INCONNU VENU !

Si encore j'avais été une meilleure personne, plus calme, plus patiente, j'aurais pu fermer les yeux mais je ne l'étais pas. Mon jugement sur lui se retrouverait affecté... J'étais trop rancunière. Donc non je n'allais pas lui faire un geste amical l'air de dire " Ne t'en fais pas, Hakuryuu, je vais prétendre que je ne t'ai pas vu agir de manière ridicule" parce que ce serait mentir !

Je devrais quand même faire des efforts pour prendre sur moi puisqu'il restait le cousin de mon prince, malgré la relation tendue qu'ils entretenaient. Il devait s'en douter. Malgré son triste passé, il m'avait tout l'air d'avoir la mentalité d'un enfant gâté.

Mais revenons un peu en arrière pour comprendre pourquoi mon jugement sur lui avait autant changé...

Avant que Emilira ne file, Hakuryuu Ren m'avait interrogé sur la raison de ma présence ici. Etant donné qu'il n'y avait rien de drôle à avouer simplement que je n'en avais pas, et qu'il m'avait un peu tendu la perche avec son air nerveux, j'avais vaguement sous-entendu que Koumei avait quelque chose à lui reprocher. C'était peut-être une erreur de ma part car ce n'était pas en se jouant de lui comme ça que ce prince accepterait de me faire confiance mais j'étais pratiquement sûre qu'il avait oublié cet accident, qu'il était juste du genre à s'enflammer facilement.

Lorsqu'il s'était lancé à la poursuite de la demoiselle, se soit couvert de honte en pleurant sa disparition, je lui ai proposé, par pitié, de l'aider.

A ce moment-là, il s'était mis à rire. Ce gars avait clairement de gros problèmes pour gérer son stress... Je pensais au début que c'était nerveux mais il ne mentait probablement pas quand il disait avoir eu une sale journée. Son rire semblait presque fou. Je n'avais pas pu m'empêcher de hausser un sourcil, me demandant qui était cet ami imaginaire qui lui avait raconté une blague parce que la situation n'avait rien de drôle, me retournant avant qu'il n'attrape mon col. S'il ne s'était pas s'agit d'un prince, je n'aurais eu aucun scrupule à enfoncer les lames posées sur mes ongles dans ses poings. Qu'est-ce que je pouvais regretter l'époque où j'étais libre dans ces moments-là !

L'espace de quelques secondes, je me demandais si ce type était vraiment un prince pour agir aussi brutalement puis je me rappelais que Kouen Ren n'avait pas l'air d'être la délicatesse incarnée non plus.

J'ignorais si c'était sa méfiance à mon égard ou le fait que j'avais blessé son ego en ayant aucune réaction alors qu'il essayait d'être menaçant (ce n'était pas totalement vrai, il pouvait voir une once d'agacement dans mon air blasé) qui le poussait à faire ça mais il posait son arme sur mon dos. Evidemment, je n'avais pas pu rester complètement impassible en sentant une lance toucher celle que je cachais sous mes vêtements. Mais mes poils ne se hérissèrent pas parce que j'avais peur de lui... J'étais indignée !

Je l'écoutais tout de même faire son petit numéro en me retenant de lui cracher au visage. On ne savait jamais. La raison de son comportement devait se cacher dans cet amas de conneries qu'il débattait.

Bon, comme je m'y attendais depuis le début de cette rencontre, Hakuryuu me disait franchement qu'il n'avait pas de raison de me faire confiance. C'était vrai que quelqu'un qui vous offrait son aide, en s'emballant un peu trop (mais qu'est-ce qu'il m'avait pris ?) était bizarre mais ce n'était pas non plus comme si on était des étrangers. On vivait dans le même palais ! ... Officiellement. Je ne savais pas où il passait ses nuits blanches pour avoir une humeur aussi exécrable. Mais il n'y avait pas de quoi se mettre dans des états pareils ! Il n'était définitivement pas une personne normale.

Je retins un soupir en levant la tête au ciel comme s'il s'adressait à quelqu'un d'autre avant de répondre calmement (il fallait bien que l'un de nous deux le fasse !) :

- Si par "beaucoup", vous voulez dire avoir l'air débile pour obtenir vos réponses, vous vous y prenez très bien. En revanche, je doute que ce soit efficace.

A m'entendre c'était comme si je n'avais pas de lance plantée sur mon dos. Mais puisque la zone qu'il effleurait était celle où se trouvait mon arme, je ne ressentais aucune douleur.

Puis j'ajoutais, prenant sur moi pour ne pas passer au tutoiement, étant déjà assez malpolie :

- Quant au fait que je vous ai tourné le dos... Premièrement, j'ose espérer que vous n'êtes pas aussi stupide que vous en avez l'air en tuant une personne susceptible de vous donner des réponses, à moins que vous cherchiez à questionner un cadavre. Deuxièmement, j'ai assez confiance en mes capacités pour me permettre de tourner le dos à un être comme vous.

Sur ces paroles, je le regardais à nouveau avec un regard tellement glacial qu'une personne saine d'esprit m'aurait déjà relâché. Mais comme il ne l'était pas, la pointe de sa lance déchira un peu ma veste.

Ma lance ! Elle avait failli tomber ! Quel connard ! ... Je m'étais retenue pour ne pas le dire à voix haute même si nous avions tous les deux dépassé les bornes. Puis il approcha ses lèvres de mon oreille. Je me rétractais.

On avait touché le fond.

Ce prince était tellement paranoïaque qu'il commençait à me demander ce que lui voulait sa famille, pourquoi je l'avais attendu (comme si j'avais que ça à faire), et... Qui était Naya ? Il se mélangeait les pinceaux ! Avec la vie qu'il avait l'air d'avoir, il était normal qu'il se méfie comme ça mais je n'allais pas l'excuser pour autant.

Sa nervosité refaisait surface... Il tremblait. Comment espérait-il faire peur dans son état ? Si je n'avais pas été un déchet humain, je l'aurais rassuré mais quand il commença à me crier dessus, ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase.
Même si encore une fois, je ne montrais pas que j'étais énervée. Il devrait prendre exemple sur moi.

- Et vous prétendez ne pas être instable ? Vous n'êtes même pas foutu de vous contrôler face à une inconnue !

J'étais restée dans cette position assez longtemps. Je cognais violemment mon front contre le sien, l'obligeant à me lâcher, rattrapant la lance au passage afin qu'elle ne traverse pas mon dos. Une fois qu'il tituba, j'en profitai pour le déséquilibrer encore plus, l'assénant d'un coup de pied. Ce n'était pas une façon de traiter un prince mais il l'avait un peu cherché et il avait besoin que quelqu'un le calme.

Quand il se retrouva par terre, je posai un pied sur son dos, plantant la lance à quelques millimètres de son visage. J'attendis un peu qu'il arrête de respirer comme un malade avant de reculer.

- Je vous laisse votre lance, j'ai déjà bien assez d'armes comme ça.

J'aurais pu aussi lui dire " Ce n'est pas très brillant de tourner le dos à quelqu'un comme moi " mais vu le personnage, il aurait pris cette plaisanterie au pied de la lettre, pensant réellement que je cherchais à le nuire.

Je finis tout de même par lui répondre, bien qu'il ne le méritait pas :

- Je ne pense pas que vos cousins planifient quoi que ce soit contre vous. Vous n'êtes pas obligé de me croire, c'est mal parti pour de toute façon, mais vous semblez insignifiant à leurs yeux. Koumei ne parle pas vraiment de vous, il ne vous considère pas comme un obstacle en ce qui concerne leurs projets. Et comme je suis qu'une subordonnée, je ne connais pas bien l'Impératrice. On m'a déconseillé de m'en approcher car elle aurait tué ses propres enfants... Vous êtes le seul à avoir survécu avec Hakuei... Vous devez vraiment vous prendre pour le centre du monde pour croire qu'on m'ait demandé de vous surveiller alors que je ne vous ai jamais parlé. Je viens tout juste de rencontrer Emilira mais étant donné le tyran qui semble lui servir de maître, je ne peux que m'inquiéter pour son sort, étrangère ou pas. Et Naya... Je pense que vous le réalisez maintenant que vous êtes calmé mais je ne la connais pas.

Vu la manière dont il en parlait, ce devait être la femme qu'il aimait. Mais étant donné leur relation, je ne voyais pas pourquoi il en parlerait à Koumei et, sans cela, comment je pourrais être au courant. A moins qu'il ne soit assez narcissique pour toujours croire que j'avais envie de l'espionner...

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Une journée de congé sans embêter son altesse Hakuryuu est une journée perdue ! Fufufu [PV Emilira & Hakuryuu Ren]
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