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 Un Sacrifice pour la prospérité d'un Empire {Libre} [14/08/1002]

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۞ 1ère apparition : 12/01/2017

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Judal
MAGI

MessageSujet: Un Sacrifice pour la prospérité d'un Empire {Libre} [14/08/1002]   Jeu 22 Juin - 15:34


   
Un Sacrifice pour la prospérité d'un Empire



feat. Kougyôku Ren et Judal




Il était bien connu que l’Empire Kou était un Royaume qui ne lésinait pas sur les guerres, sans parler des conquêtes de territoires qui étaient la principale cause de leur grande puissance militaire. Tout ceci te convenait bien, étant donné que tu étais l’un de ceux dont la guerre était perçue comme une bénédiction. Toi qui aimait propager la haine et la mort partout où tu allais...

Tu aimais ce sentiment de jouissance lorsque tu voyais des cadavres s’amasser sous tes pieds. Preuve que tu étais décidément le plus fort, et qu’il n’y avait donc personne pour rivaliser face à ton incontestable puisssance. Tu n’étais pas un homme des plus tendres, ni de très compatissant d’ailleurs. Tu adorais même le fait qu’on te craigne, ce qui expliquait notamment pourquoi tu étais majoritairement seul. Tu étais l’un des hommes les plus respectés de l’Empire, et tu ne t’en cachais pas.

... Ô Magi, si tu savais combien de gens te maudissaient pour ton existence. Le monde se serait sans doute porté mieux sans toi, mais tu n’en avais que faire de leurs opinions, pas vrai Judal ?

C’est pour cela que tu t’étais éloigné de cette masse populaire, dont tu t’amusais à mépriser du haut de ton arbre. Tu n’avais pas envie de participer à cette fête, et encore moins de te joindre à ces êtres humains, dont la présence t’était insupportable. Tu préférais plutôt les observer comme tu savais si bien le faire en te moquant de leurs gestes et de leur pitoyables existences.

Tu te demandais même comment des êtres aussi stupides pouvaient arriver à survivre en ce monde. Tu avais même ce plaisir à les dénigrer, tant leurs faiblesses te semblait apparente. Tout ce spectacle te répugnait, tant et si bien qu’il t’était impossible de trouver un endroit calme. Tu ne désirais qu’une seule chose : te reposer.

Pourtant, ton intérêt se trouva vite raviver lorsque tu aperçus l’une des Princesses du Royaume. Il s’agissait de Kougyôku, la fille dont tu adorais te moquer lorsqu’une occasion se présentait à toi. Elle te parut même très charmante dans cette tenue qui lui allait si bien, mais tu ne t’attardas pas sur les détails. Après tout, tu n’étais que très peu intéressé par la gente féminine. Tu n’étais d’ailleurs pas très doué pour faire des compliments, ce n’était donc pas aujourd’hui que tu en feras.

Souriant à l’idée de lui rendre visite, tu te décidas de quitter ton perchoir, afin de te frayer un chemin à travers la foule. Ton regard était si sombre qu’ils n’hésitèrent pas à s’écarter de toi, tandis que tu t’approchais d’elle alors qu’elle te semblait légèrement pompette.

Elle était toujours accompagnée de son conseiller, qui comme à son habitude la dissuader toujours de faire des choses dans son intérêt tant elle te paraissait naïve et stupide. Il te reconnut d’ailleurs lorsque tu t’adressas à eux, alors que Kougyôku semblait évasive, tant ses joues s’empourprèrent sous l’effet de l’alcool, croyant peut-être qu’il s’agissait de l’eau...




« Yo, les minables ! » déclara t-il d’un ton méprisant, tandis que son regard se porta sur Kougyôku.


Cette observation te fit alors rire comme jamais. Tu l’as trouvée décidément très stupide, mais aussi très attachante dont il t’était difficile de comprendre, étant donné que tu ne t’attachais à très peu de personnes. Un sourire apparut alors sur tes lèvres. Tu espérais qu’elle réagisse à tes remarques, malgré le fait qu’elle ne te semblait pas tout à fait lucide.



« Bon, il serait peut-être temps pour toi de te reposer, non ? Et ne me regarde pas comme ça, tu finiras par avoir des rides si ça continue ! Et plus personne ne voudra d’une vieille pour épouse... »


Elle était bien l’une des personnes qui avaient le mérite de susciter un tant soit peu ton intérêt. Qui d’autres hormis Kougyoku pouvait bien te distraire ? Tu étais un homme difficile, après tout.




   

   
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۞ 1ère apparition : 24/10/2016

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Kougyoku Ren
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MessageSujet: Re: Un Sacrifice pour la prospérité d'un Empire {Libre} [14/08/1002]   Sam 24 Juin - 22:00





Un Sacrifice pour la prospérité d'un Empire

Feat Judal & Libre



Le soleil commençait déjà à décliner, lentement, sûrement, se dissimulant derrière l’horizon pour laisser place à son homologue lunaire. Et pendant qu’il apportait ses derniers rayons, traversant les fins rideaux d’une chambre royale, une princesse tentait de finir de se préparer. Elle nouait avec rage sa chevelure violine. Qu’il s’agisse de sa tenue ou de sa coiffure, rien allait comme elle le souhaitait et savoir que l’heure défilait l’énervait d’avantage.

Pour une fois qu’elle avait l’autorisation de se mêler au peuple, la jeune femme ne comptait pas laisser passer cette occasion. Hélas, il lui fallait d’abord se défaire des multiples couches de vêtements attestant de son rang impérial. Quitter sa tenue favorite pour en porter une autre était bien plus difficile que prévu et le coton, sur sa peau, grattait et commençait même à la brûler sur certaines zones. Allait-elle tenir toute la soirée habillée de cette façon ? Elle se fit le serment que oui, elle outrepasserait les démangeaisons et tiendrait fièrement jusqu’au petit matin.

C’est accompagnée de son fidèle, et pot de glue, conseiller qu’elle quitta prestement le palais pour rejoindre la zone de fête. Certes le festival était en partie en l’honneur des morts mais cela restait un festival auquel elle avait le droit de participer exceptionnellement. Heureuse qu’elle était lorsque ses pieds quittèrent l’enceinte de cette immense demeure qui l’accueillait, elle se sentait pousser des ailes et si Ka Koubun ne l’obligeait pas à ralentir, sûre qu’elle serait actuellement en train de courir vers les festivités et les bruits de tambours. Il y avait des jours où elle voudrait bien semer son conseiller, dans le seul but de sentir véritablement le vent s’engouffrer dans ses cheveux, de profiter de la saveur particulièrement des brochettes de viande que l’on déguste en croquant directement dedans ou même encore de rire aux éclats pour des blagues stupides. Mais il était toujours là à lui rappeler sa place, son rang et à tenter de l’amener vers un chemin qu’elle ne désirait pas emprunter.

Mais cette fois, elle était bien décidée à profiter pleinement de cette semi-liberté dans la peau d’une parfaite étrangère du palais royal. C’est ainsi qu’elle avait fini habillée de marron et de blanc, les cheveux noués en une tresse plutôt élégante où un ruban blanc suivait l’un des brins de sa chevelure. C’était étrange comme sensation de sentir cette natte fouettait son dos à chacun de ses pas et l’image de Judal surgit dans son esprit ; comment faisait-il pour ne pas être dérangé pendant un combat ? Elle le chassa rapidement de ses pensées avant de se concentrer sur son environnement. L’entièreté de la ville était illuminée, des lampions de diverses couleurs pendouillaient à toutes les fenêtres. De multiples guirlandes avaient été disposées un peu partout apportant, elle aussi, leur touche de lumière dans les multiples rues.

Subitement, une odeur la dirigea, quelque chose de sucrée, comme un parfum merveille de nectar. Elle s’approcha prestement de la petite boutique et commanda sans hésitation ladite boisson à l’odeur si attirante. Mal lui en pris, en l’espace de quelques verres sa vue se brouilla, son esprit sembla être à des dizaines de kilomètres de son corps et ses muscles semblaient répondre à tout sauf à son cerveau. Assise bien droite sur son banc, elle voyait Ka Koubun gesticulait autour d’elle comme une abeille le ferait autour de sa reine ; cette simple image la fit sourire niaisement, ce qui inquiéta d’avantage son conseiller.

En plus d’être d’avoir perdu toute lucidité, il avait fallu que Judal s’approche d’elle. Le sourire qu’arborait le Magi parlait bien plus que des mots et malgré l’absence de réaction de Kougyoku, cette dernière sentait venir les piques de très très loin. Pour commencer, il suffisait de l’entendre parler. Rien que les premiers mots du natté démontrer parfaitement son état d’esprit, il n’était pas venu ici pour s’enquérir de l’état de la princesse, loin de là. Et pour une fois, faute à cette magnifique boisson sucrée, Kougyoku ne s’emporta pas le moins du monde. Elle le regarda juste dans les yeux, levant la tête le plus haut possible pour réussir à accrocher les yeux du Magi avant de lui offrir le plus beau de ses sourires.

« Je trouve que pour un Magi tu n’as guère de succès mon cher Judal, répliqua-t-elle malicieusement et parfaitement inconsciente de ses propos. Et sache que si tu continues à me traiter de vieille peau, je te déplume, termina-t-elle. »

Son conseiller la regarda les yeux grands ouverts, tel un poisson hors de l’eau, il ne cessait d’ouvrir et fermer sa bouche à la recherche d’un oxygène disparu. Kougyoku avait-elle vraiment osé dire ça ouvertement ? Il avait sûrement eu une hallucination auditive. Et pendant qu’il se remettait de cette expérience, Kougyoku continuait d’enchainer les verres, les joues toujours un peu plus rouges. Elle tenait difficilement sur le banc et les serveurs, derrière elle, étaient tous prêts à la rattraper si jamais elle amorçait une mauvaise chute.

« Tu trouves vraiment que je suis si vieille que ça Judal ? demanda-t-elle une pointe de chagrin dans la voix. »

Elle avala d’une traite le contenu de son verre avant de tenter de se resservir mais la bouteille contenant le délice était maintenant vide et elle n’avait plus d’autres choix que d’attendre qu’on lui apporte une nouvelle source. Elle leva de nouveau le regard dans le but de chercher celui du Magi mais la tête lui tournait et elle n’eut guère le temps de capter les prunelles du Magi qu’elle dut s’appuyer contre le banc, une soudaine envie de vomir lui remuant l’estomac. Elle avait peut-être un peu abusée sur la boisson à ce stade.


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Judal
MAGI

MessageSujet: Re: Un Sacrifice pour la prospérité d'un Empire {Libre} [14/08/1002]   Dim 2 Juil - 6:48


   
Un Sacrifice pour la prospérité d'un Empire



feat. Kougyôku Ren et Judal








En cette soirée bruyante, tu n’as rien trouvé d’autres à faire que d’embêter cette pauvre Kougyôku. Tu ne t’en fis d’ailleurs pas prié tant elle avait le don de te distraire. Et comme à ton habitude, tu ne pouvais pas t’empêcher d’être désagréable. Quitte à devoir la provoquer un peu. Tu aimais particulièrement te moquer d’elle lorsqu’elle réagissait à tes remarques acerbes. Mais cette fois-ci, Kougyôku ne réagissait pas comme tu le souhaitais et cela t’irritait légèrement. Si bien que son répondant te surprit quelque peu. Elle venait d’ailleurs de se moquer de toi sans la moindre hésitation. Chose qui t’agaçait tout particulièrement, étant donné que tu t’attendais plutôt à ce qu’elle s’énerve comme elle avait l’habitude de faire en temps normal.



« Hein... ? Toi, me déplumer ? Laisse-moi rire ! Tu ne serais même pas capable de lever le moindre petit doigt... » lâcha t-il, d’un ton moqueur.


Tu paraissais alors confus, tant tu ne l’as reconnaissais pas sur l’instant. C’est donc en s’approchant de son visage que tu la dévisageas de tes pupilles rougeâtres, tandis que tu pouvais désormais sentir son souffle chaud. Signe qu’elle était bien ivre. Tu retiras ensuite ton visage du siens sans rien dire de plus. Tu te moquais bien de savoir ce que pouvaient bien penser les villageois en te regardant faire, ni même cet idiot de Kakôbun qui essayait de la convaincre d’arrêter de boire. Tu l’observas ensuite entrain de s’enivrer d’un regard impassible, tandis qu’un silence régnait peu à peu autour de vous. Pendant ce temps, plusieurs serveurs se tenaient prêt à la réceptionner à tout moment.

Tu soupiras alors légèrement, étant donné que tu détestais la voir triste, bien que tu ne laissais rien paraître au fond. Tout ceci t’ennuyait cependant. Et il était l’heure pour toi de quitter cette foule. Tu ne trouvais donc aucun intérêt à lui répondre. Si ce n’est que tu lui adressas un dernier regard, tout en haussant des épaules. L’air de vouloir dire que tu ne pensais pas forcément ce que tu disais.



« Écoute, Kougyôku... Je ne sais pas ce qui t’arrive, mais tu devrais arrêter de boire. Cela ne te ressemble pas. » fit-il, tout en s’éloignant d’elle, tandis que plusieurs personnes se tenaient près de la Princesse, craignant qu’elle ne finisse par vomir tout ce qu’elle avait ingurgité.


Tout ceci te paraissait ridicule. Si bien que tu n’avais pas pris la peine de te retourner pour voir ce qu’il en était. Tu te fichais même de savoir si Kougyôku t’avait suivi, malgré que tu avais trouvé ta réaction plutôt froide sur le moment. Tu t’éloignais donc progressivement de cette fête bruyante...

Pendant ce temps, plusieurs lanternes s’étaient envolées dans le ciel. Rendant hommage aux innombrables soldats qui avaient trouvé la mort au cours des dernières guerres. Tu te demandais au fond de toi, ce qui te tracassait autant pour que tu t’en ailles si loin...

Pestant contre toi-même, tu t’adossas ensuite contre un arbre, le temps de retrouver tes esprits. Tu ne comprenais pas trop ce qui t’arrivait, mais tu te sentais mieux tout seul. Pourtant, tu ne pouvais t’empêcher de penser à ce que t’avait dit Kougyôku. Tu ne comprenais pas sa réaction et tu n’avais guère envie de la comprendre. Mais quelque part, tu te sentais coupable vis-à-vis d’elle.

Tu regardas par la suite le ciel, tout en te demandant pourquoi tu étais le seul Magi à avoir sombrer dans la dépravation. Tu n’attendais pourtant rien des êtres humains et encore moins à ce qu’on te comprenne. Seulement, tu te sentais à part. Tu savais pourtant ce qui te différenciait des autres. Chose qu’elle ne pouvait donc pas comprendre, elle qui avait l’habitude de se faire protéger par d’autres. Tu détestais sans doute Kougyôku pour cela... Pour son manque de responsabilité.





   

   
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Kougyoku Ren
GRANDE PRINCESSE

MessageSujet: Re: Un Sacrifice pour la prospérité d'un Empire {Libre} [14/08/1002]   Dim 2 Juil - 10:12





Un Sacrifice pour la prospérité d'un Empire

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Un simple verre d’eau suffit à apaiser les hauts-de-cœur de la jeune femme. Instable, elle finit tout de même par se mettre debout et avancer de quelques pas. L’alcool ne l’aidait pas à se stabiliser et elle avait une folle envie d’écraser le pied de son conseiller pour qu’il arrête de lui hurler dans les oreilles. Oui, elle voyait bien que son équilibre était précaire. Oui, elle se doutait qu’avancer ainsi serait un miracle. Et oui, elle savait ce qu’il se passait.

Elle l’avait vu. Ce dos solitaire s’éloignait de la foule et il ne lui avait guère fallu de temps pour comprendre qu’elle était à l’origine de cette fuite. Kougyoku ne pouvait pas le laisser. Elle ne savait même pas pourquoi elle tentait vainement d’attraper une ombre mais il avait toujours était à ses côtés, dans les bons comme dans les mauvais moments. De son enfance à maintenant, il l’avait aidé à tenir debout sans s’en rendre compte. Elle était triste ? Il était là pour lui lancer des piques dans le but de l’énerver. Elle était joyeuse ? Il était de nouveau là, se moquant à nouveau d’elle. Elle était énervée ? Il était toujours là pour comprendre son état voir même, lui offrir son aide pour rabattre le clapet de l’énergumène énervant. Il se trouvait tout le temps à ses côtés.

Pourtant, en le voyant s’éloigner de cette façon, sans un mot, sans un regard en arrière, elle avait l’impression qu’il n’allait plus jamais revenir. A ses yeux, la différence était un élément important. Pourquoi vouloir ressembler aux autres, en devenir une pâle copie alors qu’ils avaient été conçus d’une tout autre manière ? Elle ne voyait pas. Mais elle savait qu’aux yeux du Magi, cette différence était écrasante. Elle avait touché une corde sensible et avait même tenté de la couper sans aucune manière.

Plus la princesse avançait, moins elle titubait dans la foule. Les lanternes s’envolaient dans le ciel et elle prit le temps de les regarder, percer à travers l’obscurité de leur lumière si vive. Puis elle repartit à la recherche du Magi. Même si elle devait y passer la soirée, foi de Kougyoku, elle allait le retrouver. Elle ne pourrait jamais le comprendre et elle n’essaierait pas de le faire car ce n’était pas à elle de forcer une porte close, c’était à Judal de lui ouvrir. Chose qu’il ne ferait certainement jamais. Mais pour le trouver, il fallait le connaître un minimum et, heureusement pour elle, la princesse savait déjà vers où se diriger.

D’un pas de plus en plus sûr, elle s’écartait du festival. Cherchant à travers les zones obscures, une silhouette ombreuse sur un arbre. Elle faillit crier de joie en reconnaissant Judal mais s’abstint de le faire. Il semblait perdu dans ses pensées, absent comme si son environnement n’existait plus et que son monde intérieur était omniprésent autour de lui. Elle avançait doucement, sans faire de bruits ; elle ne voulait pas casser le silence qui l’entourait. Du moins, pas avant d’être assez proche pour qu’il ne puisse pas la fuir.

« Judal, commença-t-elle doucement. »

Elle s’agenouillait à quelques mètres du Magi, les pans de son vêtement s’étalant autour d’elle. Elle le défroissait de quelques coups de main et remit une mèche de cheveux, vagabonde, derrière son oreille. Son regard se porta à nouveau sur lui mais elle attendit plusieurs minutes avant de se lancer. Elle ne cherchait pas ses mots, elle les avait déjà.

« Je savais que je te trouverai par ici. »

Elle gardait une voix calme, posée, légère comme si elle parlait à un animal sauvage et qu’elle souhaitait le calmer avant de s’en approcher. Un léger sourire aux lèvres, elle le laissait se rendre compte de sa présence, s’y habituer mais elle était tendue tel un arc qui allait décocher sa flèche. Elle avait peur qu’il ne s’éloigne à nouveau, qu’il tente de la fuir alors qu’il l’avait souvent cherché, même si ce n’était que pour passer l’ennui.

Elle n’était pas amoureuse, loin de là, même si certaines de ses actions auraient pu prouver le contraire. Judal était plutôt comme un membre de sa famille, une personne irritante, toujours là lorsqu’on voudrait être seul. Mais arrive un jour où cette entité disparaît et on ne cesse de la cherche. Arrive un jour où il se retrouve blessé et on ne peut s’empêcher de se mettre entre le monde et lui pour le protéger. Elle sait qu’il ne ressent pas la même chose. A ses yeux, elle est divertissante grâce à ses actions et ses colères mais elle ne se voit pas lui dire ouvertement ce qu’elle pense de lui, il ne ferait que partir en ricanant.

Et cette horrible mèche qui ne cessait de s’échapper de sa tresse pour venir lui chatouiller les joues. Elle la remit encore en place d’un geste plus brusque qu’auparavant puis levait les yeux au ciel. Les piques du Magi lui manquait presque, c’était comme un petit rituel entre eux deux qu’elle avait intégré à sa vie.

« C’est ton manque de succès qui te rends aussi bougon ? »

L’odeur de l’alcool planait encore un peu autour d’elle et Kougyoku se jurait de s’immerger des heures dans son bain pour la faire partir. Quelle idée de boire autant, elle allait sûrement se réveiller encore plus malade que tout à l’heure.


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Judal
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MessageSujet: Re: Un Sacrifice pour la prospérité d'un Empire {Libre} [14/08/1002]   Dim 2 Juil - 13:34


   
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feat. Kougyôku Ren et Judal









Il est vrai que tu n’étais pas très doué pour réconforter, ou ne serait-ce que pour faire des compliments. Tu étais même plutôt du genre à te moquer ou à provoquer les autres de telle sorte à pouvoir attirer leur attention. Tu t’en fichais d’ailleurs de savoir s’ils te haïssaient réellement ou s’ils te méprisaient en retour. Tout ce que tu voulais dans ta jeunesse, c’était de te faire des amis, un peu comme tous le monde en fait. Sauf que tu n’y arrivais jamais et ce, malgré tes efforts... Il n’y avait que dans le domaine de la magie où tu excellais en tout point. Pour le reste, il n’y avait qu’à voir ce qu’il en résultait. Hormis cela, tu n’étais pas très doué pour autres choses, mais cela ne semblait pas te déranger tant que ça. Tu avais toujours l’habitude de vivre à l’écart des autres. Et tu t’en portais bien jusqu’à maintenant, ce n’était donc pas aujourd’hui que cela changera.

Pour autant, aussi étonnant que cela puisse paraître, tu n’avais jamais réussi à comprendre les être humains. Et eux non plus d’ailleurs. Tu étais un être solitaire, un être à part entière que tous le monde craignait sans que tu ne saches réellement pourquoi. Jusqu’au jour où " ils " décidèrent de te révéler tes origines et notamment de ce qu’ils attendaient de toi en tant que Magi de leur Organisation...

Tu n’étais alors qu’un tout petit garçon, dont l’innocence t’avait été dérobé sous tes yeux. Si bien qu’un souvenir te revint en mémoire, te rappelant alors brièvement la mort de tes parents à cause de ce foutu gamin qui t’avait ensorcelé lorsque tu te trouvais à Balbadd. A cette pensée, tu ne pouvais t’empêcher de le haïr pour ce qu’il avait fait à ton égard, alors que tu savais au fond de toi que tu l’avais bien mérité. Mais par soucis de fierté, tu ne pouvais accepter la présence d’Aladdin. C’est aussi pour cela que tu t’étais promis de les retrouver, lui et son Roi, afin de les éradiquer de ce monde. Tu ne désirais nullement que l’on te fasse de l’ombre. Et tu détestais par dessus-tout ce gamin prétentieux qui te donnait l’air de tout savoir, alors qu’en vérité, il ne savait rien de ce monde...

Tu étais même l’un des seuls à pouvoir voir ce monde sous sa réelle forme, à l’exception de quelques autres qui te ressemblaient et qui partageaient également ce même fardeau que l’on appelait : la magie. Que ça soit des Magi, ou encore de grands magiciens d’Al-Thamen, tu t’en fichais éperdument de savoir leurs objectifs, ni même de savoir ce qu’ils en pensaient de tout ceci. Tant et si bien que tu n’hésitais pas à te moquer d’eux du haut de ton regard méprisant, malgré que tu partageais aussi leur avis, il fut un temps. Mais tout ceci faisait parti du passé. Tu n’étais donc pas de ceux qui attendait quoi que ce soit de ce monde. Tu avais l’habitude de te sentir rejeté.

... Et comme dit précédemment, tu ne t’attendais pas à ce qu’on te comprenne. Et ce, malgré que très peu de gens appréciait ta façon de faire, te trouvant alors prétentieux et méprisable au point d’attiser toute la haine contre toi. Cette simple pensée te fit alors sourire. Tu étais tellement perdu dans tes pensées que tu en avais presque oublié la présence de Kougyôku, qui s’était désormais approchée de toi, comme si elle appréhendait quelques peu tes réactions.

Ce n’est lorsqu’elle décida de t’appeler par ton prénom que tu la remarquas finalement. Ton regard se porta alors sur elle, sans même que tu n’aies à bouger de la tête. Tu te demandais même ce qu’elle faisait là. Et contrairement à ce que tu pensais au début, sa présence ne te dérangeait pas plus que ça au final, mais tu n’avais pas l’air de te réjouir pour autant. Tu te décidas par la suite de garder le silence, comme si tu ne désirais pas répondre à sa provocation, du moins pour l’instant. Tu étais bien trop préoccupé par tes pensées pour lui accorder, ne serait-ce que de l’attention. Il faut croire que ta compagnie n’était pas des plus agréables, mais ça, tous le monde le savait. Tu n’étais pas non plus comme cet imbécile de conseiller qui cédait aux moindres caprices de Madame, pensant alors qu’il réussirait un jour à obtenir ses faveurs de cette manière. Tu les trouvais décidément plus idiot l’un que l’autre, mais tu ne t’attardas pas sur ces détails plus longtemps. Aussi t’étais-tu décidé à lui répondre d’un air arrogant.



« Dit-moi Kougyôku... Serais-tu à ce point désespérée pour venir me voir ? Ou bien serait-ce de l’inquiétude ? Je n’ai pas besoin d’attention, contrairement à toi. D’ailleurs, ne crois pas que tu m’intéresses. »


Tu étais froid et très distant lorsque tu souhaitais mettre des distances entre ton interlocuteur et toi, mais étrangement, Kougyôku te paraissait être la seule à bénéficier de ce privilège. C’est aussi pour ça que sa compagnie ne t’était pas étrangère. Tu t’étais même familiarisé à son odeur, bien que cette fois-ci, il semblerait qu’elle avait trop forcé sur l’alcool, mais tu ne l’en voulais pas pour autant. Tu n’avais après tout jamais cherché à la juger. Tu étais même l’une des rares personnes à l’avoir accepté dans ta vie. Signe que tu reconnaissais déjà sa valeur par le passé, malgré tout ce que l’on pouvait dire à son sujet. Tu étais d’ailleurs le seul, avec Kouha et Kouen, à l’avoir reconnu telle qu’elle était réellement. Depuis, tu n’avais jamais regretté ta décision jusqu’à présent. Et cela n’allait pas changer pour si peu.

Par ailleurs, tu n’hésitais pas à rabaisser tous ceux qui auraient l’audace de soutenir ton regard, ou ne serait-ce qu’aller à l’encontre de ta volonté. Tous connaissait l’étendue de tes pouvoirs lorsque tu souhaitais réellement te battre. Tu n’étais pas comme eux. Non, en effet. Tu étais un être particulier. Et tu comptais bien détruire ce monde aux côtés d’Hakuryuu. Si bien que tu t’étais promis de te venger de cette sorcière qui était à l’origine de tout ton mal-être.

Cette impudente Gyôkuen qui s’était désormais installée sur le trône, suite à la mort du précédent Empereur. Tu t’étais juré de faire tomber sa tête, le jour où tu aurais suffisamment acquis de puissance... Mais pour l’instant, il t’était impossible d’envisager quoi que ce soit. Il te fallait d’abord trouver ceux ou celles qui oseraient t’accompagner dans cette quête. Tu avais même l’intention d’ouvrir un Donjon d’ici quelques temps. Tu comptais alors en parler à Kougyôku, étant donné que vous étiez maintenant seuls.

C’est donc en esquissant un sourire que tu te décidas de lui répondre, sans une pointe de moquerie, comme si tu cherchais à la tester une énième fois.



« En fait, je me suis demandé si tu étais intéressée à l’idée de m’accompagner dans un Donjon. Libre à toi d’accepter ma proposition ou non. Mais ne viens pas te plaindre par la suite. Autant te dire alors que je n’aime pas les capricieuses. Et encore moins les pleurnicheuses dans ton genre. Cela aurait tendance à m’ennuyer... Mais si tu souhaites toujours te battre à nos côtés... Je ne serais alors pas responsable s’il t’arrivait quoi que ce soit. » concluait-il, tout en la dévisageant de son regard perçant, faisant alors virevolter des rukhs sombres autour de lui.





   

   
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Kougyoku Ren
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MessageSujet: Re: Un Sacrifice pour la prospérité d'un Empire {Libre} [14/08/1002]   Dim 2 Juil - 17:35





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Il n’avait pas fui. Avait-on entendu sa demande ? Elle se le demandait toujours pendant qu’il s’adressait enfin à elle de cette voix qui le caractérisait tant ; hérissant par la même occasion, le poil de Kougyoku. Elle ouvrit la bouche pour lui rétorquer qu’elle ne s’intéressait pas non plus à lui mais la refermait aussi sec. Si tel était le cas, elle ne se retrouverait pas assise, à le regarder en espérant amadouer cette bête qu’était le magi. Un soupir franchit la barrière de ses lèvres laissées entre-ouvertes.

« Oui et oui, répondit-elle lasse de ses propres propos. Et même si mon attention ne te satisfait pas, sache que je continuerai à le faire ! »

Et elle savait déjà que son besoin d’attention était un problème, il n’était pas obligé de le lui rappeler avec autant de véhémence. Boudant légèrement, elle se rendit vite compte que son attitude était bien puérile et qu’il n’attendait que ça, qu’elle se referme avant d’exploser. Elle ne lui ferait pas tout de suite cette joie, c’était bien trop simple. Elle allait d’abord trouver un moyen de le faire sortir de cette fichue coquille et après, elle lui balancerait avec fureur ses quatre vérités.

Pourtant, la princesse ne faisait pas le moindre geste pour s’avancer ou même encore entamer un début de conversation. Que pouvait-elle vraiment dire ? Il n’avait pas tort dans le fond et elle ne serait pas là si on ne lui avait pas accordé de l’attention. Lui, s’était élevé seul ; en même temps, sa vie sociale était aussi basse que celle de Kougyoku. Mais dans le fond, s’il ne s’intéressait vraiment pas à elle, pourquoi acceptait-il qu’elle reste à ses côtés ? Pourquoi n’essayait-il pas de la faire fuir de peur ? L’étonnement étirait ses traits face à ses questions.

« Ecoutes-moi bien Judal, parce que je ne pense pas me répéter deux fois, entama-t-elle en se levant. Ce n’est pas parce que Monsieur a décidé de bouder qu’on doit en subir les conséquences. Ce n’est pas parce que Monsieur n’a pas de vie sociale que tout le monde doit en faire les frais. Et ce n’est pas parce que Monsieur n’est pas fichu d’apprécier un peu de sympathie que je vais m’arrêter pour autant. »

Elle le pointait allégrement du doigt et le ton était monté crescendo comme si elle avait attendu tout ce temps avant de faire sortir sa voix. Légèrement essoufflée par cette stupide mise en scène, et rouge pivoine, elle détournait la tête pour ne pas croiser le regard du magi. Elle l’imaginait parfaitement dans sa tête, avec son air d’imbécile machiavélique en recherche d’une proie, à tel point qu’elle n’avait pas envie de le voir en vrai. Mais par tous les Djinn, ce que cela lui avait fait un bien fou. Plus légère, la princesse avait la sensation qu’un poids invincible s’était envolé en même temps que ses paroles.

« Et je n’ai rien contre ! Pour le donjon, termina-t-elle en se rasseyant. »

Un donjon hein ? Cela faisait un moment depuis Vinea. Elle en ressentait encore l’adrénaline couler dans ses veines rien qu’à y repenser. Etre pleurnicheuse, égoïste et même capricieuse devait plutôt bien lui aller puisqu’il lui en parlait ouvertement. Un léger rire fit tressaillir ses épaules tandis qu’elle tentait vainement de s’arrêter. Il ne serait pas responsable s’il lui arrivait quelque chose ? C’était bien la première fois qu’il lui sortait une bêtise pareille !

« Judal, Judal, souffla-t-elle. Depuis quand penses-tu à tes responsabilités envers moi ? narqua-t-elle en arborant un sourire parfaitement hypocrite. »

Pour une fois qu’elle pouvait se permettre de tels propos, elle ne comptait pas laisser filer l’occasion en or que lui tentait Judal sur un plateau d’argent.

« Et si moi je suis capricieuse, toi tu es un goujat effronté. »

Les dernières lanternes s’envolaient dans le ciel et bientôt, seules les étoiles permirent à Kougyoku de se situer. Et encore, elle ne pourrait avancer qu’à pas après l’autre pour ne pas se prendre les pieds dans la première branche qui barrerait son passage. Elle repensait à Ka Kôbun qu’elle avait allégrement oublié parmi les habitants et se demandait s’il n’était pas en train de crier son nom à tout va dans l’espoir de la retrouver. S’il savait. S’il savait où elle se trouvait, il en serait glacé d’effroi. Elle n’était pas dupe, la princesse voyait parfaitement qu’il se pliait à tous ses désirs dans le but de monter dans la hiérarchie et elle comptait bien en profiter jusqu’à ne plus pouvoir le faire. C’était une situation horrible, à n’en pas douter, mais que pouvait-elle faire d’autre ? Sûrement beaucoup de choses. Elle croisait les mains sur ses genoux, qu’elle avait remonté jusqu’à son menton, et écoutait le silence environnant. Habituellement, elle aurait trouvé cette situation pesante mais, l’alcool aidant, Kougyoku se sentait plutôt bien, même mieux que lorsqu’elle se trouvait au palais.

C’était fou. Un simple changement de lieu et un peu d’alcool pouvait radicalement perturber tous ses sens.


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MessageSujet: Re: Un Sacrifice pour la prospérité d'un Empire {Libre} [14/08/1002]   Ven 7 Juil - 21:04


   
Un Sacrifice pour la prospérité d'un Empire



feat. Kougyôku Ren et Judal





Judal, tu ne comprenais décidément rien aux femmes, n’est-ce pas ?

Par ailleurs, tu n’étais pas très doué dans les relations sociales, mais ça, tu t’en moquais bien. Tout comme tu t’en fichais de paraître blessant lorsqu’il t’arrivait de dire quelques vérités. Tu étais même bien trop fier pour t’excuser auprès de quelqu’un, et tu n’étais surtout pas là pour faire ami-ami avec ces êtres humains. Même si entre nous, cela pouvait s’avérer être dans ton intérêt personnel. Cette simple pensée suffit d’ailleurs à te dégoûter. Mais devant elle, tu te gardais bien de lui montrer tes propres sentiments.

Tu n’avais pas pris la peine de lui répondre, tant il te fallait quelque chose sur lequel tu pouvais passer tes nerfs. Décidément, tu n’arrivais pas à t’occuper, ni à contrôler cette soif de sang que tu pouvais ressentir parfois en temps de paix.

Tu détestais ces temps paisibles où personne ne souhaitait faire de mal à personne. Tu pensais alors à Kouha, avec qui tu t’entendais bien par le passé. Sauf qu’une grimace fit son apparition. On pouvait en effet deviner que tu étais contrarié. Tu ne pouvais t’empêcher de le mépriser, bien que tu le respectais énormément pour ce qu’il faisait pour sa famille et pour l’Empire. Tu ne pouvais toutefois te résoudre à le pardonner de s’être rabaissé ce jour-là pour protéger « sa mère » biologique, la cachant ainsi du monde extérieur, alors qu’il pouvait très bien la tuer et mettre fin à son calvaire. Le Prince n’en fit pourtant rien et c’est bien cela qui te décevait. Tu détestais sa faiblesse depuis que tu avais découvert « son secret ». Tout comme tu en percevais une en regardant Kougyôku, malgré que celle-ci essayait de paraître différente devant toi. Jouant presque de ses airs de diva pour essayer de t’impressionner. Ce qui ne marcha bien évidemment pas, étant donné que tu te contentais de réagir en réponse à son ton qui te plaisait que très moyennement.



« Tu es vraiment collante. Es-tu toujours aussi chiante avec tous les hommes que tu croises ? »


Tu désirais lui remettre les points sur les « i ». Tu n’aimais pas sa façon de te parler, ni la liberté dont elle faisait preuve à ton égard, sous prétexte que tu avais toléré sa présence depuis quelques temps. Ce n’était pas une raison pour te manquer de respect. Et tu allais bien le lui faire comprendre. Quitte à l’intimider un peu. Tu la regardais à présent de tes yeux sanguinolents, à tel point que n’importe qui aurait pu fuir à cet instant précis. Tu lui paraissais alors étrangement menaçant.


« Si je te parais aussi désagréable... Alors, pourquoi es-tu ici ? Je ne t’ai rien demandé. Va donc voir ton idiot de conseiller si ça t'amuse. Tu es vraiment une plaie. Pas étonnant que tu sois seule ! »


Tes mots sortirent tout seuls. Tu avais l’air satisfait de ta méchanceté, si bien que tu ne pouvais t’empêcher de réprimer ce sourire sur le coin de tes lèvres. D’ailleurs, tu ne comptais pas t’excuser pour ce que tu lui avais dit. Ni même pour ta mauvaise humeur qui -décidément- s’avérait être des plus blessantes.

Fier et prétentieux que tu es. Tu n’avais pas l’air de tenir compte de ses efforts, ni même de ce qu’elle pouvait bien faire pour toi. T’évitant ainsi de te renfermer, tel un animal sauvage comme elle avait pu le faire au cours de sa jeunesse. Tu étais virulent et surtout abjecte envers Kougyôku. Si bien que tu ne t’étais pas rendu compte de ce qu’elle représentait réellement pour toi.

Sans même le faire exprès, tu venais de gâcher ce moment intime. Malgré qu’elle n’avait pas l’air de le prendre personnellement comme elle l’aurait fait habituellement lorsqu’elle te paraissait plus sobre. C’était à chaque fois la même chose. Tu la repoussais indéniablement. Sans même que tu ne saches pourquoi tu lui faisais autant de mal. Cette idée ne t’était jamais venue à l’esprit. Toi, qui considérait la compassion comme étant une faiblesse mortelle.

Tu désirais pourtant que l’on te respecte et que l’on t’apprécie pour ce que tu étais. Et non pas pour ce que tu pouvais faire grâce à ces pouvoirs qui t’ont été offert par le Roi Salomon. Te condamnant à suivre une Destinée que tu n’avais jamais souhaité à ta naissance. T’obligeant ainsi à porter « tout ce fardeau » sur tes frêles épaules, te cachant alors sans cesse derrière ce masque de démence et d’indifférence. Tout ceci te privait du véritable bonheur que les humains appelaient la « vie ». Et sans même t’en rendre compte, tu venais de te perdre... Toi aussi, vers le chemin de la décadence...

Pourtant, tu préférais l'éviter du mieux que possible. Tu sentais que tu pouvais faillir à tout moment. Toi, qui pourtant, possédait une haute estime de ta personne. Tu ne désirais pas t'attacher et encore moins t'approcher de ces êtres humains que tu haïssais par-dessus tout, tant ils pouvaient te paraître répugnants. Alors, tu te moquais bien de savoir si elle allait apprécier tes remarques. Tu te décidas ensuite de réduire la distance qui te séparait de Kougyôku, te rapprochant ainsi de son oreille, tout en lui murmurant, d’un sourire à peine visible.



« Cesse de faire semblant avec moi, je déteste ça. En fait... Tu sais quoi ? Laisse tomber. J’ai changé d’avis. » finissait-il par lui avouer en la dépassant.


Plusieurs Rukhs noirs commencèrent à disparaître de la vision du Magi, tandis que tu n’avais aucun scrupule à lui remettre les idées en place. Haussant des épaules, comme si tu avais été déçu de lui avoir fait part d’une telle proposition. Tu semblais croire qu’elle n’était pas plus intéressée que cela, au vue de sa réaction à l’idée de conquérir -une seconde fois- un Donjon que tu aurais -au préalable- choisie pour eux. Tu étais un peu déçu au final.

Croyant qu’elle s’était reposée sur ses acquis depuis l’obtention de Vinea, tu regrettais presque ton choix de l’avoir choisie en tant que candidate au trône. Tu la trouvais décidément pathétique. D’autant plus que cela se prétendait « Conquérant de Donjon ». Tu ne voulais donc pas t’incomber d’un poids supplémentaire, tout en sachant que le Troisième Prince te semblait plus que suffisant pour t’aider dans cette tâche que tu savais être des plus ardues.



« De toute façon, tu as toujours été habitué à vivre derrière l’ombre de tes frères et soeurs. C’est pourquoi tu as toujours été faible... Ceci dit, tu es bien trop naïve pour pouvoir obtenir un Djinn, surtout au vu de ton niveau actuel. Alors, ne me fais pas la morale quand tu ne sais même pas te servir de tes propres pouvoirs. Un Donjon n’est pas fait pour répondre aux caprices d’une enfant. Oublie ce que je viens de te dire... Tu n’es pas prête Kougyôku. »


Tu espérais de cette façon la raisonner au mieux. Bien qu’intérieurement, tes mots n’étaient pas des plus agréables à entendre. Tu avais pourtant dit cela dans son intérêt. Même si cela pouvait parfois être limite, tant le ton que tu avais employé pouvait paraître humiliant.

Cependant, tu espérais secrètement qu’elle fasse preuve de détermination. Et non d’insouciance comme elle venait de le faire en se comportant de façon irresponsable, pendant que de milliers de soldats périssaient au nom de l’Empire, et de la famille impériale à laquelle elle semblait appartenir. Et ce, malgré son titre de bâtarde.

Tu souhaitais la provoquer afin de réveiller en elle, une force insoupçonnée. Allait-elle comprendre ce que tu essayais de faire malgré ton manque de tact ? Elle n’allait peut-être pas te pardonner de sitôt. Tu savais bien à quel point les femmes pouvaient se montrer rancunières lorsqu’on avait l’audace d’écraser leur fierté...





   

   
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MessageSujet: Re: Un Sacrifice pour la prospérité d'un Empire {Libre} [14/08/1002]   Ven 7 Juil - 23:05


 
 

 

 

 Un Sacrifice pour la prospérité d'un EmpireLe jour viendra où le monde sera unifié

 

 

 Te voilà déjà de retour à Rakushou, ta ville natale que tu avais quitté quelques années auparavant pour épouser un parfait inconnu. Habituellement, tu n’y retournais que deux ou trois fois par année, ayant tes propres responsabilités dans la région que tu gouvernais, en plus de devoir t’occuper de ton fils. Tu savais qu’à cette période de l’année, il y avait un festival afin d’honorer ceux qui étaient tombés au combat. Tu désirais y participer et ce fut donc pour cette raison que tu étais partie, quelques jours auparavant, pour être certaine de ne pas manquer les festivités. Yue et Shunki étaient les seules personnes qui t’accompagnèrent. Après tout, tu ne désirais pas y participer en tant que Princesse de Kou, mais bien en tant que femme ordinaire. C’était plus facile de passer inaperçu dans ce cas-là, sans escorte officielle. Et puis, tu avais suffisamment confiance en tes capacités et celles de tes subordonnées s’il devait arriver quoi que ce soit.

Les habitants semblaient plutôt bien s’amuser. Nombreux étaient ceux qui picolaient pour festoyer. L’odeur de la nourriture flottait dans l’air alors que des rires pouvaient se faire entendre aux alentours. Un sourire s’étira sur tes lèvres lorsque tu vis tout ce beau monde. Savoir les habitants heureux était une source de bonheur pour toi. S’ils étaient heureux, alors c’était suffisant pour toi. Et tu espérais voir un sourire comme les leurs sur le visage des peuples qui s’uniront à l’Empire. Sans prévenir, tu glissas tes bras autour du cou de tes subordonnés, bien décidée à en profiter à ton tour. « Profitez bien de cette soirée! Et profitez-en aussi pour faire plus ample connaissance. Moi, je vais aller boire un verre ou deux! » Tu n’attendis même pas leur réponse avant de t’éloigner. C’était une occasion pour toi de te retrouver seule et, pourquoi pas, faire de nouvelles connaissances. Et puis, tu désirais que Shunki et Yue en profites également et ce n’était pas en restant à la surveiller qu’ils le feraient. Un large sourire illuminant ton visage, tu saluas tes compagnons d’un geste de la main. La tête que faisait Yue t’amusait grandement, car tu étais certaine qu’il n’aimait pas cette idée. Enfin, peu importe! Tu étais déjà bien loin dans la foule, à la recherche d’un nectar qui te ferait le plus grand bien.

Assise sur le toit d’un commerce, une bonne bouteille de saké à tes côtés, tu observais silencieusement toutes ces personnes festoyer. Un sourire en coin, tu versas un peu de saké dans ta coupe, avalant d’un trait ce liquide que tu appréciais boire de temps à autre. Et enfin, le moment que tu attendais arriva finalement. Les lanternes s’élevèrent dans le ciel pour rendre hommage à tous ces soldats morts au combat. Tes yeux se fermèrent alors que tu buvais une seconde gorgée. La guerre ne cessait jamais. Elle ne cesserait qu’une fois le monde enfin unifié sous la bannière de ta famille. La violence n’était pourtant pas la meilleure solution, tu t’en doutais. Hakuei était l’une des seules qui désiraient conquérir un territoire par la diplomatie. Toi, tu ne t’en mêlais pas. Tu n’avais pas à te battre ni à envahir de pays pour le moment, mais tu savais que ce jour viendrait où tes frères aînés auront besoin de ton pouvoir.

Lorsque tu ouvris les yeux, ton regard se posa sur une silhouette que tu aurais pu reconnaître parmi tant d’autres. Même si elle ne portait pas sa tenue habituelle, tu étais prête à parier qu’il s’agissait de ta jeune sœur, Kougyoku. Elle allait sûrement être surprise de te voir! Descendant finalement de ton perchoir, tu décidas de la suivre. Tu te demandais bien où elle allait, s’éloignant ainsi de la fête. Tu ne le compris qu’une fois suffisamment loin de tout ce brouhaha. Au loin, près d’un arbre, se tenait une personne. Et pas n’importe laquelle. Il s’agissait du Magi de l’Empire, Judal. Tu n’avais jamais été très proche de lui et tu t’en moquais quelque peu en fait. Tant qu’il ne faisait pas de mal à un membre de ta famille, tu tolérais sa présence. Rien de plus rien de moins.

La bouteille de saké désormais accrochée à ta taille, tu t’avançais vers le petit duo. Le temps de les rejoindre, tu n’avais surpris qu’une parcelle de leur conversation. Une partie que tu n’aimais pas particulièrement. Judal venait de rabaisser la Huitième Princesse, ce qui te fit légèrement froncer les sourcils. Elle n’était apparemment pas prête pour conquérir un second donjon, car elle était trop naïve et bien trop faible encore. C’en était trop pour la grande sœur que tu étais. Ce fut pour cette raison que tu n’hésitas pas à t’incruster dans leur conversation, sans la moindre gêne. Une main posée sur ta hanche, tu fixas le Magi. « Eh bien, je vois que tu vas plutôt bien, Judal. Toujours à rabaisser les autres, pour faire changement. » Tu n’étais pas toujours des plus agréables lorsque tu lui adressais la parole, mais tu étais ainsi. Même si c’était grâce à lui qu’elle avait pu conquérir le donjon de Aim, tu ne l’appréciais pas pour autant. Cependant, tu agissais tout autrement avec ta jeune sœur. Souriant avec douceur, tu posas finalement ton regard sur Kougyoku. « Un peu plus et je ne t’aurais pas reconnue dans cette tenue, mais je suis heureuse de te voir au festival cette année. Est-ce que je t’ai manqué, depuis la dernière fois? ~ » Cela ne faisait pourtant qu’un mois que vous ne vous étiez pas vues. Après tout, elle t’avait rendu visite la dernière fois. C’était presque un exploit de la revoir en seulement un mois. Si tu continuais ainsi, tu allais venir à Rakushou à chaque mois. Quoi que… Cette idée ne te déplaisait pas tellement, même si être loin de ton fils était difficile par moment.
 

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MessageSujet: Re: Un Sacrifice pour la prospérité d'un Empire {Libre} [14/08/1002]   Sam 16 Sep - 13:44





Un Sacrifice pour la prospérité d'un Empire

Feat Judal & Kouhei & Libre



D’abord la surprise brillait dans son cœur puis vint la colère et enfin l’absence. En l’espace de quelques secondes, il avait fait remonter des souvenirs qu’elle souhaitait oublier ; scellés au plus profond de son esprit. Sa vie n’était qu’un assemblage d’incertitude tel un puit dont on ne verrait pas le fond, effrayant, paralysant et elle s’était cachée afin d’éviter de chercher la lumière. Et voilà qu’avec quelques mots, elle se retrouvait confrontée à cet ensemble de cauchemar. Elle était une enfant, perdu, et qui avait dénigré qui elle était afin de convenir un peu plus à ce que l’on attendait d’elle.

Pourtant, quelque part au fond de son esprit, un être lui hurlait que tout ceci était faux, qu’il ne s’agissait que de chimères qu’elle avait finies par croire. Kougyoku ne répliqua pas, à quoi bon ? Il n’avait pas totalement tord mais pas totalement raison non plus. Elle voulait grandir, comprendre et trouver le moyen de se faire une véritable place au sein de son royaume.  Et pour y arriver, il lui fallait de la force !

L’alcool n’agissait plus, elle s’était pris une véritable averse glaçante sur la tête qui lui avait permis de remettre ses idées en place. Lentement, elle relevait le regard sans chercher à capter celui de son interlocuteur, elle n’en avait pas besoin. Elle était si bête d’avoir agis de cette manière un peu plus tôt, si crédule en croyant pouvoir faire sortir de sa tanière le dragon endormi. La princesse n’était pas celle qui le ferait sortir de sa coquille, elle en était sûre mais elle ne le laisserait pas pour autant la rabaisser. C’était terminé. Cette époque serait bientôt close et elle n’allait plus lâcher prise pour la moindre broutille sur son chemin.

Mais Kougyoku n’oublierait pas. Elle garderait en mémoire ce moment pour qu’un jour, lorsqu’enfin elle se tiendrait au-dessus de lui, lui recracher ses quatre vérités en face. Et cette fois-ci, elle laisserait tomber le masque impérial et lui ferait véritablement subir sa colère amplifiait par des années d’enfermement. Hélas, l’heure n’était pas encore venue et, même si sa fierté en avait pris un grand coup, elle n’avait pas d’autre choix que de garder ses sentiments pour elle.

Pourtant, malgré cet état d’absence, elle ne manquait pas l’entrée fracassante de sa sœur ainée. Il fallait dire que, tout comme Judal, elle ne mâchait pas ses mots et Kougyoku se doutait de l’origine de cette irritabilité. On ne touchait pas à l’entourage de la princesse Kouhei au risque de subir son courroux. Elle savait aussi que sa sœur ne portait pas le Magi dans son cœur.

Désormais souriante, Kougyoku lui répondit calmement que tout allait bien, elle ne souhaitait pas inquiéter d’avantage Kouhei. Et pas question d’aller se plaindre du traitement qu’il lui avait fait subir. On lui avait écrasé sa fierté mais son égo s’accrochait désespérément à son corps.

« Bien sûr,  lui répondit-elle en gardant son sourire.»

Un mois, le temps semblait défilait même s’il ralentissait depuis qu’elle était arrivée au pied de l’arbre. Kougyoku ne savait plus quoi dire dans cette situation et elle préférait nettement se mettre de côté plutôt que se retrouver au milieu de sa sœur et de Judal. Elle pouvait presque sentir l’animosité de sa sœur, ce qui lui hérissait le poil. Mais il y avait une chose positive à cette situation, la tension qu’elle ressentait dans sa cage thoracique n’était plus. Libérée d’un poids, Kougyoku se sentait plus légère et plus heureuse.

Malgré tout, cela fut de courte durée lorsqu’elle se tourna de nouveau vers le Magi.Son sourire disparu, elle le regardait sans vraiment le voir. Aussi calme que la surface d’un lac lors d’une journée sans vent, ses yeux assombris par l’obscurité, elle puisait dans ses ressources pour faire porter sa voix.

« Alors, je ferai en sorte de te faire regretter tes paroles, Judal.  »

Puis, sans faire le moindre bruit, elle se glissait au côté de sa sœur.

« Est-ce moi ou la musique porte jusqu’ici ?  »

Elle n’attendait pas vraiment de réponse. Il s’agit d’une question rhétorique, sans fondement, seulement là pour appuyer ses pensées.

« Et si nous y allions ? demandait-elle pleine d’un nouvel entrain.  »

Elle ne gâcherait pas d’avantage son plaisir de liberté. Demain serait un autre jour où elle devrait commencer à faire ravaler les propos de Judal à son égard mais pour le moment, elle souhaitait juste s’amuser en toute indiscrétion et sans la présence de son conseiller. Et quoi de mieux qu’une retrouvaille familiale plaisante pour égayer d’avantage ce festival ?



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MessageSujet: Re: Un Sacrifice pour la prospérité d'un Empire {Libre} [14/08/1002]   Mer 25 Oct - 13:52


   
Un Sacrifice pour la prospérité d'un Empire



feat. Kougyôku Ren et Judal





Voilà pourquoi tu détestais tant t'attacher aux êtres humains. Ils n'étaient pas comme toi. Non, contrairement à eux, tu étais largement différent. C'est pourquoi tu n'avais aucun scrupule à tuer tous ceux qui te paraissait faible. Ils n'avaient d'ailleurs pas leur place dans ce monde et seul toi savait réellement ce qu'était la destinée de ces insectes. C'est aussi pour cela que tu ne t'attardais pas sur les pions défectueux. Tu avais tendance à les jeter lorsque ceux-ci ne t'était plus d'aucune utilité.

Qui perdrait du temps à consolider ce qui ne pouvait être réparé ? Voici la raison pour laquelle tu avais changé d'avis à propos du Donjon. Tu n'avais sûrement pas envie de perdre du temps et de prendre le risque de voir tes plans échouer une seconde fois... Pas après avoir échoué à Balbadd lorsque tu t'apprêtais à faire sombrer le monde dans le chaos le plus total...

Pourtant, quelle était cette sensation que tu ressentais lorsque ton regard croisa celui de la Princesse ? Etait-ce de la peur... ou plutôt de la rage qu'elle ressentait vis-à-vis de toi ? Tu ne savais pas grand-chose des femmes. Pourtant, quelque chose te disait que tu avais dépassé les limites. Tu ne mis d'ailleurs pas longtemps à reconnaître cette présence qui t'était à la fois familière et désagréable. Tu te doutais également de ce qu'elle allait te dire. Tu ne la connaissais que trop bien, elle aussi.

Kouhei pouvait toujours paraître effrayante lorsqu'on avait l'audace de menacer sa famille devant elle, mais tu n'en avais que faire de sa présence. Tu préférais d'ailleurs être seul et c'est ce que tu allais désormais faire, mais pas sans avoir dit ce que tu avais à leur dire, que ça soit pour elle ou pour Kougyôku, tu n'avais pas envie de t'excuser pour toutes les méchancetés que tu lui avais dite à son encontre, et encore moins de rester en leur compagnie.




« Occupes-toi de tes affaires, Kouhei. D'ailleurs, n'as-tu pas un fils à t'occuper ? Tu es toujours aussi ennuyante à ce que je vois. »


Ah... Que dire de ton manque de tact ? Tu étais si maladroit et si exécrable que tu ne faisais aucun effort pour t'intégrer à ce que l'on appelait la norme sociale, en particulier lorsque tu devais te coltiner l'un de ses enfants gâtés appartenant à la famille royale. En effet, la politesse exigeait en temps normal des excuses, mais tu n'en avais que faire de ces foutaises qui te donnait souvent une migraine pas possible.

Et que dire de cette hiérarchie auquel tous le monde croyait ? Si ce n'est pour prouver leur soumission et leur stupide discipline. Tu ne comprenais décidément pas cette mentalité de se soumettre à des règles autre que la tienne. C'est alors que tu entendis la voix de Kougyôku qui te disait qu'elle te ferait alors regretter tes paroles. Tu ne pus t'empêcher de sourire à la suite de sa remarque, tant sa naïveté te semblait dégoûtante, mais tu avais décidé de ne rien dire pour le moment. La musique commençait cependant à t'agacer et c'est en t'envolant dans les airs que tu t'écartas du groupe. Tu espérais trouver un endroit plus calme pour te reposer...




« On se reverra, Kougyôku. Et oublie pour le Donjon. Ce n'est pas pour toi. Amusez-vous bien. »






   

   
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