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  Dessin au crépuscule [PV Maeko] {28/05/1002}

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SUBORDONNÉ DE KOUEN

۞ 1ère apparition : 20/04/2014

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Ahankh K. Fûsoku
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MessageSujet: Dessin au crépuscule [PV Maeko] {28/05/1002}    Lun 23 Jan - 1:09

Cela ne faisait même pas un mois et demi que Kiyo se trouvait à Sindoria. Son intégration se passait plutôt bien même si elle ne parlait pas beaucoup, certaines personnes la saluaient déjà et d'autres étaient passionnés par les coutures. Elle avait eut le temps de visiter une partie de la grande ville mais aussi d'en faire quelques dessins pour que Kouen puisse s'imaginer le pays une fois qu'elle rentrerait. Cela pouvait toujours servir, ses talents pour le dessin n'avaient jamais été aussi utiles. De la même façon elle avait commencé quelques patrons pour ne pas trop s'ennuyer et tenter de faire passer son identité de couturière comme étant réelle.

Kiyo avait travaillé plusieurs jours sur ces patrons mais la réalité du dessin lui manquait. Elle avait envie de sortir. Elle n'en pouvait plus de rester immobile, de ne pas pouvoir s'entraîner ni de ne pas utiliser Asmodée, pourtant, cela ne faisait que six semaines. Elle soupirait tout en regardant son écrin. Elle ne pourrait pas l'utiliser sauf en cas d'extrême urgence. Elle ne pourrait s'entraîner non plus sous peine d'attirer l'attention. Elle n'allait cependant pas rester dans sa petite habitation pour le reste de la soirée.

Prenant ses affaires à dessin Kiyo se dirigeait vers la forêt. Elle avait fort à coeur dessiner les oiseaux tant promis au Prince Koumei. Ayant fait plus profondément sa connaissance juste la veille de sa mission et s'était lié avec lui celui-ci lui avait demandé des dessins des divers oiseaux qui peuplaient la faune de Sindoria, expliquant qu'il n'avait presque que des pigeons dans le coin de Kou. C'était avec plaisir que la guerrière avait accepté la demande qui pouvait, aux yeux des autres, paraître tout de même assez fantasque. Mais peu lui importait. Elle avait apprécié Koumei et elle avait beaucoup de plaisir à dessiner tous les volatiles qui passaient devant elle.

C'est donc avec son calepin à la main que l'espionne entrait dans la forêt. Faisant silence pendant le crépuscule elle entendait quelques légers bruits peu familiers en haut. Levant la tête, elle peut apercevoir deux magnifiques perroquets au dessus des arbres. Utilisant ses talents alors que personne n'était là, telle une acrobate, elle commençait à grimper pour aller au plus près des oiseaux pour se poser sur une branche assez solide. Trouvant une position à peu près confortable pour s'y asseoir, la jeune femme pris son crayon et commençait doucement à faire quelques traits, ne faisant aucun autre bruit pour ne pas que les oiseaux s'en aillent. Elle n'en avait jamais vu des comme ça.


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Maeko
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MessageSujet: Re: Dessin au crépuscule [PV Maeko] {28/05/1002}    Lun 23 Jan - 23:41








Dans les arbres, ou la sécurité recherchée







Deux jours déjà qu'elle avait sauté du bateau la transportant jusqu'à Sindoria, aucun homme ne s'était douté de son acte et n'avait pu la repêcher pour l'empêcher de rejoindre la berge à la nage. Elle était si agile sous les flots et quand son image disparut, les marins furent désemparés d'assister à un tel suicide. Maussades, leur beuverie, arrivés à Sindoria, fut bien plus courte qu'espérée, le moral sérieusement entamé par cette disparition. Maeko avait retenu son souffle un bon moment mais dû remonter à la surface, nageant ensuite lentement, ne voulant perturber les flots et attirer les regards vers elle. A bout de souffle et de force, elle avait remercié d'un baiser au sol la reconnaissance de cette nouvelle terre. Naturellement, elle avait exploré les environs à la recherche immédiate d'un point d'eau puis de bons coins de cueillette. Pour effectuer toutes ces tâches, il ne lui fallut pas moins de six heures à déambuler dans la forêt. Si l'on peut s'imaginer à première vue une jeune femme, l'arme au poing, à se méfier des facéties de Mère Nature, il n'en était rien. Sa dague était rangée et elle avait cette marche rapide tantôt sautillante tantôt légère et délicate.

Cette première journée s'était écoulée alors qu'elle avait croisé un homme affublé de peau de bêtes, et armé d'un arc menaçant. Le chasseur d'âge mûr, au bouc fier, s'était vu ébranlé par l'apparition brève de cette jeune femme, semblant flotter, d'un pas si éthéré qu'il ne pouvait pas être celui d'un humain. Lâchant son arc, ce fut la débandade. Maeko, qui avait remarqué l'homme, ne s'était montrée en rien agressive et avait simplement tourné autour de sa position sous couvert des broussailles pour évaluer le danger. Quand elle entendit le bois de l'arc sonner contre le roc d'une pierre, elle comprit que l'humain avait pris peur. Qu'avait-il vu de si terrifiant ? S'était-elle faite remarquer et si tel était le cas, méritait-elle une fuite si urgente ? La fille sortit alors de sa cachette et s'avança pour examiner l'objet abandonné. Un arc d'if de bonne facture, l'homme avait l'air de s'y connaître. Maeko s'assit en tailleur, observant avec attention l'arme. Elle avait alors fini par le déposer à l'orée de la forêt, au bord d'un sentier somme toute régulièrement emprunté. Si cet homme vivait de la chasse, il fallait lui rendre son seul moyen de survivre, la perte d'un si bel objet lui aurait sûrement tiré quelques larmes.

La deuxième journée débuta avec une pensée précise de Maeko. Et si tout allait reprendre comme autrefois ? Les Hommes viennent quelques fois en forêt, tombent sur elles, s'en effraient... Et tandis que certains s'en iront la vénérer ou la craindre respectueusement, d'autres voudront éprouver sa tangibilité, par l'acier et le feu. Elle chassa de son esprit cette pensée excessive. Alors que les premiers rayons du soleil l'éveillaient, la fille de la forêt s'était levée en une fraction de seconde en quête d'une bonne cueillette. Quand elle descendit de son branchage aménagé pour la nuit, Maeko put reconnaître une plante médicinale. Heureuse de sa trouvaille, elle empoigna quelques feuilles de l'Arbre Clair, susnommé ainsi par la fille. Une fois ces feuilles séchées, écrasées, elles libèrent alors un liquide qui au contact de l'air chauffe de manière prolongée. Un onguent parfait en cas de contusions.

Au cours de cette journée, aucun homme ne réapparut, et Maeko entreprit de changer de lieu où dormir ayant remarqué les traces d'un ours proche. La forêt ne l'avait pas encore acceptée mais bientôt, Maeko montrerait qu'elle était elle aussi de son côté. Le soleil déclinait alors que sous couvert des arbres, l'ombre s'étendait plus encore, la fille progressait à pas de loup, faisant craquer à de rares occasions une fine brindille, touchant du bout des doigts l'écorce de jeunes noisetiers ou les rameaux de quelques fiers hêtres. Sa progression était féline, gracieuse, et ses sens aux aguets. Aux sons qu'elle produisait, l'on s'imaginait parfaitement un renard à la recherche de quelques rongeurs. Si dans sa précédente forêt, elle se serait sentie l'âme à chantonner ou à progresser avec une efficacité plus certaine encore, celle-ci lui était inconnue et le mystère mêlé au respect qu'elle avait pour celle-ci l'en empêchait. Levant les yeux, elle put apercevoir de beaux spécimens ornithologiques qui n'évoquaient aucun nom à la demoiselle qui se contenta d'un sourire singulier à leur encontre.

Alors qu'elle continua sur quelques centaines de mètres, son souffle se fit moins sonore, plus retenu. Elle avait relevé quelque chose d'inhabituel dans une forêt, ses sens la saisissaient de cette impression particulière. Des singes dans cette contrée ? Elle n'avait pas rêvé, quelque chose était monté à l'arbre et selon la faible probabilité qu'elle y découvre finalement un animal si agile dans les arbres au bout de deux jours, elle paria sur un être humain. Sûrement pas encore remarquée, elle se découvrit des broussailles, plantée là, à quelques mètres de la base du puissant chêne où l'être était assis. Maeko leva la tête et son regard d'indifférence vers cette jeune femme qu'elle découvrit alors. Elle ne se posait pas vraiment la question du pourquoi mais observait en silence, sans faire plus de bruit que celui de son souffle. Son couteau était rangé, non dissimulé et sa fourrure blanche parait également le dessus de son crâne alors que quelques mèches châtaines s'extirpaient. Elle contemplait, et son visage pouvait étonner, avec ces yeux si naïvement appuyés envers la jeune femme, posée sur une branche en hauteur; et ces marques couleur argile sur son visage, dénotant un côté sauvage assumé. Aucune lueur ne brûlait dans les yeux de Maeko, elle regardait, silencieuse, dans une passivité absolue, et rien ne semblait la décontenancer.











Dernière édition par Maeko le Mar 24 Jan - 23:03, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Dessin au crépuscule [PV Maeko] {28/05/1002}    Mar 24 Jan - 20:10

Le corps des perroquets était d'un rouge assez flamboyant, flash tandis que les plumes sur sa queue étaient bleues, violettes, jaunes et vertes. Par chance elle n'avait pas oublié ses couleurs sinon elle ne pourrait pas rendre hommage à ces deux magnifiques animaux et la vision qu'elle souhaitait offrir à Koumei n'aurait pas été la bonne. Utilisant d'abord les crayons elle s'occupait de retranscrire aussi finement les traits des animaux, se concentrant dans les yeux verts des volatiles durant de longues minutes, mettant les émotions dans le dessin. Elle commençait aussi à schématiser légèrement les arbres et le léger coucher de sommeil grandissant.

Ses yeux avaient l'habitude de dessiner la nuit et donc elle n'avait aucune difficulté avec ce léger crépuscule. Les oiseaux ne semblaient pas trop apeurés par sa présence et elle trouvait cela plutôt étonnant d'ailleurs ce n'étai pas comme si ces oiseaux avaient l'habitude d'elle, c'était la première fois qu'elle les voyait.

Un craquement de bois, sur le sol, s'entendit soudain et les deux grands perroquets rouges s'envolèrent. Oh, quel dommage. « Ha mince ! » Heureusement le dessin était pas si mal entamé et qu'elle pourrait le finir sans problème Refermant le clapet de son carnet elle se décidait à regarder en bas pour voir si ce craquement était d'origine animale ou humaine. Son regard se posa d'abord un peu plus au loin avant d'au fur et à mesure, revenir vers le tronc de l'arbre. De là elle pu discerner quelqu'un en bas

Plissant un peu les yeux, elle vit une jeune femme, avec des traces, des marques étranges, sur le visage avec des habits plutôt étranges, du moins aux goûts d'une femme de Kou. Elle semblait silencieuse mais se sentait observée. Elle semblait vouloir rester comme ça sans parler. Kiyo allait donc rompre ce silence. Elle n'aimait pas être observée comme ça par une inconnue. Haussant un sourcil, la jeune femme demandant du haut de son arbre.

« Quelque chose ne va pas ? »

Les oiseaux étant parti la guerrière descendait de son arbre, son calepin sous le bras, agilement mais pas non plus avec toutes ses compétences ne sachant pas qui était cette personne elle ne devait pas casser sa couverture aussi facilement, elle devait faire attention envers tout le monde même les civils. Le regard que Kiyo lui adressait était plutôt neutre, sans considération pour ses habits ou son visage marqué, elle voulait juste une réponse.


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Maeko
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MessageSujet: Re: Dessin au crépuscule [PV Maeko] {28/05/1002}    Mar 24 Jan - 23:01








Peau de loup et la divinité







Sans menace, la jeune fille aux marques épiait cette demoiselle aux cheveux cendrés, et bientôt une certaine note d'admiration fit son apparition au clair d'un regard noisette. De si longs poils pour une créature étonnante car la demoiselle ne devait pas être humaine, elle avait quelque chose en plus. Maeko se borna à la contemplation discrète de cette chevelure longue et soignée. Perchée sur son arbre, elle crut alors avoir l'insigne honneur d'admirer une divinité mineure de ces bois. Pourtant, elle ne bougea pas d'un pouce, gardant ce regard fixé sur elle, se déportant parfois sur sa chevelure. La déesse souleva un sourcil, sûrement interrogative, se disait Maeko. Ces mots furent sans emphase et Maeko s'imaginait cependant une voix chantante et douce au possible. C'est ainsi qu'aux paroles de la jeune femme descendant de la cime, elle ne put qu'offrir un sourire évocateur. Elle partageait ainsi son ressenti de se trouver en si bonne compagnie, la forêt lui envoyant d'elle-même une représentante. Méritait donc t'elle une tel présent que de se voir offrir un moment avec une si plaisante créature ? Une chose était sûre, elle rendrait à cette entité un respect dû à son rang.

Bien entendu, et fort heureusement, cette jeune femme n'offrait à Maeko qu'un regard dénué de sensation et de ressenti, une neutralité pleine. En effet, la jeune arrivée n'était qu'une digne servante de la Nature, une impartialité était donc de rigueur. Déjà à l'accoutumée fort peu bavarde, Maeko craignait plus encore de devoir s'exprimer... Et si l'entité prenait mal ses paroles et lui refusait l'accès, la ramenant vers les autres Hommes ? Horreur et damnation ! Elle prit donc un certain temps, sans se départir de son sourire désormais figé mais agréable, afin de construire quelques phrases sensées et digne d'une chevelure immaculée. Et pourtant, cette créature venait de descendre de manière typiquement humaine, imitant une maladresse qui n'était sûrement pas sienne... Pourquoi un tel esprit s'abaissait à cela ? Pour ne pas effrayer la jeune femme à la fourrure, c'était évident. Maeko prit le temps d'articuler et hocha très lentement la tête en signe de respect avant de commencer.


« Le soleil dissimule dans les ombres mais ne saurait effacer votre nature, Seishin-sama. Nul besoin de vous présenter, je sais qui vous êtes. »




Son sourire s'effaçait alors, trop intimidée par la présence de cette demoiselle éthérée. Elle espérait intérieurement lui avoir fait bonne impression. Son regard oscillait ostensiblement de sa chevelure à ses yeux verts jade. De toute évidence, Maeko semblait être comme un animal en chasse pris par surprise, étant tombé sur plus gros. Elle se jurait de ne pas devoir retranscrire son ressenti mais elle craignait que l'esprit protecteur de la forêt se rende compte de son état profond d'appréhension. Se voulant plus précise après avoir laissé la jeune femme sans paroles durant une minute, elle reprit d'une voix presque psalmodiant ces vers.


« Que les Esprits m'accompagnent sur mon chemin de vie
Qu'ils me testent sans cesse, et modérent mes envies
Pour qu'enfin l'honneur d'une vaillante aspiration
Tourne Maeko vers une sage illumination »




Elle baissa alors respectueusement le regard, ne pouvant s'empêcher de jeter quelques œillades sur cette chevelure hors norme. Maeko semblait à présent interdite et d'une austérité quasi religieuse. Plus aucune expression ne la saisissait, elle demeurait là, sans bouger à attendre une réponse de cette envoyée, n'ayant même pas prêté attention à ce fameux carnet qu'elle portait sous le bras, la louve étant seulement focalisée sur l'intérêt de ses paroles inspirées par tant de grâce.










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Ahankh K. Fûsoku
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MessageSujet: Re: Dessin au crépuscule [PV Maeko] {28/05/1002}    Mer 25 Jan - 23:46

Curieuse et légèrement méfiante, Kiyo avait décidé de descendre de son arbre pour s'enquérir de l'identité de cette personne qui était en train de l'observer avec un peu trop d'insistance selon elle. D'une manière générale, elle aurait sûrement été un petit peu plus relaxée, surtout en étant en train de dessiner, mais ici à Sindoria alors que n'importe qui pouvait être un espion : non. Cela dit, elle n'en laissait rien paraître, elle restait plutôt neutre, elle avait l'habitude et on lui avait appris à ne pas montrer d'éventuelles inquiétudes que pourraient utiliser l'ennemi contre elle.

Le regard que lui lançait l'inconnue était étrange, elle se sentait vraiment fixée et ce n'était pas forcément quelque chose d'agréable. La demoiselle finissait par prendre la parole d'une manière plutôt respectueuse, de façon très voire trop articulée… Kiyo cligna des yeux quelques instants…. Sa nature… ? « Seishin-sama »… ? Hum ? Elle ne pouvait pas parler de sa "nature" d'espionne n'est-ce pas ? Elle n'avait encore vraiment rien accompli, non, elle devait parler d'autre chose, c'était évident... Du moins elle l'espérait...

«  Pardon ?  »

Ce mot sorti de sa bouche de façon assez directe, instinctive, qu'est-ce qu'il se passait donc, est-ce qu'elle venait de rêver ou la personne en face d'elle était vraiment étrange ? C'était un jugement assez rapide mais pour le coup il lui semblait adapté… Toujours un peu bouche-bée Kiyo se contentait de l'observer, ne sachant quoi penser de cette personne, attendant simplement qu'elle se remette à parler pour avoir plus d'informations.... Si elle lui en donnait... Cela dit, si elle avait commencé à parler de la sorte elle allait peut-être… continuer ? L'inconnue l'observait encore… Est-ce qu'elle avait quelque chose sur le visage ?

Mal lui en prit d'espérer quelque chose de plus clair apparemment, lorsqu'elle ouvrit la bouche, son discours semblait encore plus incompréhensible à la jeune espionne, pourtant elle parlait sa langue, comme la quasi totalité des peuples… L'on aurait presque dit un poème… Maeko ? Est-ce que c'était son prénom ou un autre nom étrange comme Seishin ? Kiyo finissait par hausser les épaules, moins inquiète sur la position d'éventuel espion de cette personne. Soupirant, elle ne mis pas bien longtemps pour s'exprimer, d'une voix légèrement moins neutre, assez interrogative sans être joyeuse ou exaspérée.

«  Je ne sais pas pour qui tu me prends mais je ne m'appelle pas Seishin et j'ai du mal à comprendre lorsque tu me parles….  » Ce n'était pas bien méchant mais Kiyo ne voulait pas rester « bloquée » avec elle ne sachant pas quoi lui dire. «  Tu t'es perdue ou quelque chose comme ça ?  » Sait-on jamais ? Elle ne voyait pas d'autres explications, en fait…  


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Maeko
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MessageSujet: Re: Dessin au crépuscule [PV Maeko] {28/05/1002}    Mar 7 Fév - 0:10








Déjà-vu







La jeune fille à la peau de loup blanc demeurait là, assez droite, presque fière, les yeux presque écarquillés quand elle admirait la chevelure de cette dame de la forêt. Il était certain qu'elle avait des atouts pour représenter et paraître ambassadrice du don de la vie et de la nature. Maeko reconnaissait la beauté humaine, et les coeurs purs de vierges et innocentes jeunes filles. Celles-ci avaient déjà ce charme qui plaisait plus encore à ces hommes-ci, heureux de se les approprier. Mais, Seishin, susnommée ainsi par la dite ermite, était bien au-delà. Elle était la brise au matin qui, bénéficiant du repos d'une fraîche nuitée, affublée de la pâle lumière lunaire, venait caresser nos joues déjà rosies. Elle était ce souffle de renouveau qu'insufflait votre nouveau né, au creux du bras de votre compagne, épuisée par l'acte. Elle était enfin cette bouffée d'air chaud et chaleureux qui vous accueillait dans le foyer familial après une froide journée d'hiver, votre famille assise autour du feu crépitant. Par ces idées qui germaient dans l'esprit de Maeko, son regard devenait plus admiratif encore. Le mot même que proféra la divinité ne finit pas à entamer la croyance qui faisait porter cette jeune femme aux nues. Il était certain que cette déité jouait avec elle, testant sa naturelle clairvoyance.

Éblouie par ce sortilège, Maeko avait dû mal à se focaliser sur autre chose que cette crinière éburnéenne qui soulignait les traits divins de l'entité. De magnifiques yeux verts pénétrants et si nobles, ce nez si discret et surtout... Ces formes. La jeune fille n'avait pas pris pleinement conscience de cette poitrine si généreuse. Cela renforça d'autant plus sa conviction car aucune femme qu'elle avait rencontré n'était pourvu de tels arguments. Un instant, elle vérifia sur elle-même, sans grand effort de discrétion, jetant un regard d'étonnement au moment même où Seishin prit la parole. La divinité l'avait tutoyée ? La divinité ne comprenait pas des mots aussi simples ? La divinité la croyait perdue ? Ce n'était donc pas cet esprit de la Nature que l'imprudente Maeko avait cru rencontrer. Toute honteuse de sa bête crédulité, ses joues rosirent et elle baissa la tête en avant, assez pour que son regard semble s'enfoncer plus bas. Elle n'était en réalité qu'une femme, partie dessiner en paix vers l'orée de la forêt en toute impunité. Ce cahier sous son bras, que Maeko apercevait enfin en était la preuve.

Une fois que ce malaise fut établi, l'ermite à la peau de loup blanche offrait un regard plus posé et scrutateur, sans qu'aucune once d'admiration ne vint plus altérer le mystère qui lui était propre. Sa réflexion s'était bel et bien envolée car devant elle n'était plus qu'une simple humaine, de chair, de sang et de passions. Et si elle était ainsi, Maeko avait l'habitude de prendre l'ascendant par ce regard bestial si particulier, semblant aller au fond de toute chose; son humanité ne faisant que peu écho à celui qui se sentait alors observé. La voix de Maeko résonna une fois encore mais elle fut davantage neutre, plus sèche, moins avenante ou chantante.



«  Tu ne comprends pas, car personne n'entend la voix de la forêt. Moi, je reste là et je contemple. Qui peut se dire perdu quand il retrouve l'affinité qu'il avait autrefois avec la simplicité ? »



Plus question de Seishin, c'était bien certain mais l'énigmatique parole de Maeko subsistait. Si elle était très peu loquace, elle n'en était pas moins empreinte d'un mysticisme saisissant qui la poussait à ne parler qu'en image ou en des phrases somme toute sibyllines. La jeune ermite ne semblait pas inquiétée de savoir si la jeune femme comprendrait, elle n'en avait que faire, n'ayant plus bougé depuis lors, ayant regagné sa posture, droite, la tête légèrement tournée vers la fille au carnet. Il y eut alors l'effet d'un électrochoc, comme si la foudre venait de s'abattre sur Maeko. Ses yeux s'écarquillèrent, la fixant toujours, faisant exactement deux pas vers elle. La distance entre elles s'amenuisait alors. Elle savait à présent pourquoi elle avait été tant troublée en rencontrant cette personne, pourquoi son esprit s'était mis à fabuler. La réponse était toute là, dans le reflet de ce regard d'émeraude. Maeko leva une main hésitante vers le visage de la fille aux cheveux cendrés, une douceur inattendue se profilant dans ces quelques mots.


«  Tu lui ressembles tellement...  »






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MessageSujet: Re: Dessin au crépuscule [PV Maeko] {28/05/1002}    Dim 12 Fév - 23:28

Plantée devant cette jeune femme, Kiyo essayait de savoir ce qu'elle lui voulait, ce qu'elle avait et ce qu'il se passait, tenant contre elle, contre son flanc son carnet à dessins où se trouvaient uniquement des croquis de Sindoria. Elle se sentait toujours observée mais vue la dégaine de la personne en face, et le fait que la jeune espionne observait aussi ses mouvements et ses habits, elle ne le prit pas mal, au contraire. Lorsqu'elle lui annonçait qu'elle ne comprenait pas ce qu'elle disait qu'elle ne savait pas ce qu'il se passait la jeune femme baissait un peu les yeux et ses joues devinrent un peu rouges. La guerrière haussa un sourcil. Avait-elle dit quelque chose de mal ? Ou bien cette demoiselle avait-elle tellement de difficulté à s'exprimer que la mettre en face d'un échec apparemment cuisant était une mauvaise idée ? Elle n'en avait aucune idée, elle ne la connaissait pas du tout et n'avait pas encore croisé de personne comme elle.

Elle ne paraissait pas méchante ni spécialement dangereuse. Kiyo n'avait pas besoin d'être sur le qui-vive. Sa personnalité en tant qu'Ahankh Hetepheres devenait de plus en plus naturelle. Elle se plaisait même parfois à l'être, juste une couturière. Elle ne pouvait cependant nier que Kouen lui manquait terriblement, tout comme l'Empire Kou et l'entraînement.

Semblerait-il qu'elle finissait par se calmer, son regard était moins gêné, plus calme. Kiyo ne se sentait pas spécialement mal à l'aise. Malgré son incompréhension de la situation la jeune femme se tenait droite quoi qu'un peu courbée car « au repos », son regard ne fuyait pas cette personne, bien au contraire, elle la regardait comme elle poserait ses yeux sur une personne normale.

L'inconnue, dont le prénom était peut-être ou peut-être pas Maeko, si elle parlait d'elle à la troisième personne -ce qui n'étonnerait pas Kiyo à ce stade-, finissait par prendre la parole. Tentant de lui expliquer pourquoi elle ne la comprenait pas. Entendre la voix de la forêt ? Si elle existait, Kiyo pouvait en effet dire qu'elle ne l'entendait pas. Elle n'était apparemment pas perdue… Enfin si elle comprenait bien sa phrase tournée étrangement.

« Je vois.. .Je crois… donc… tu n'es donc pas perdue, d'accord… »

A vrai dire, elle aurait peut-être voulu ajouter « mentalement perdue ». Ou alors Kiyo n'était peut-être pas assez ouverte, elle n'en savait rien. Elle ne la jugeait pas, elle n'en avait pas spécialement envie. Ce n'était pas même la façon qu'elle avait de s'exprimait qui pouvait plus la perturber mais les mots qu'elle employait, les noms et tout ce qu'elle pensait qui était acquit à tout le monde comme, l'existence de la voix de la forêt ou de ce Seishin dont le nom ne lui faisait que penser à sa réelle nationalité sans plus.

Soudainement, elle semblait avoir vu quelque chose, ses yeux s'écarquillaient… Hum… ? La jeune femme cligna des yeux, la fixant un peu plus s'avancer vers elle. Kiyo la laissait lever la main vers elle, ne l'en empêchant pas. C'était une femme après tout. Pas un homme qui aurait des idées bizarres…. Ressembler… ?

« Ressembler ? A qui penses-tu que je ressemble.. ? Enfin je ne connais sûrement pas cette personne mais… Je te rappelle quelqu'un ? Ce Seishin dont tu as parlé ? »


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Maeko
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MessageSujet: Re: Dessin au crépuscule [PV Maeko] {28/05/1002}    Sam 25 Fév - 10:56








L'illusion dissipée







Parfois, une vision du passé, presque spectrale, nous refait face. Certains s'en pétrifient,d'autres la fuient. Pour Maeko, plus que pour tout autre, c'était l'admiration qui renaissait et le souvenir mélancolique d'un moment qui la forgea. En elle, un tourbillon l'amena à se radoucir pour de bon, effaçant cette armure, ce trait d'indifférence qu'elle portait. Alors que l'on eut pu se méprendre sur son âge auparavant, elle paraissait alors en cet instant une jeune fille. Son regard s'était mu en une étincelle de naïveté et d'admiration maladroitement dissimulées.Quant à l'approche qu'elle avait eu envers la jeune femme, ce fut sans calcul, instinctivement, comme ces quelques paroles qui sortirent de sa bouche d'elles-mêmes. Maeko revêtait le manteau d'une innocence enfantine, rejetée depuis des années. Pour un œil averti, ce fut comme si elle revoyait un être cher, ou un être marquant de sa vie. L'on pourrait penser à celle qui l'avait enfantée tant son regard était profondément compatissant et doux. Mais... se pouvait-il réellement que l'on confondît une mère bien plus âgée à cette jeune femme à la poitrine ravissante ? Il devait y avoir autre chose.

En cet instant, une réponse se faisait attendre. La femme au carnet, cette artiste égarée, demandait des explications après tant de maladresses et de paroles sibyllines à son encontre. Maeko humidifia ses lèvres dans le but de répondre avec honnêteté à son questionnement. La réponse n'était pas aisée à formuler mais ce ne fut pas ceci qui l'empêcha de répondre durant quelques instants encore, plongeant cette rencontre dans un silence de plus en plus gênant. Le physique si particulier de la jeune femme lui faisant face lui joua un tour et un souvenir s'imposa à elle avec une fraîcheur nouvelle et une autorité saisissante.



********A cette suite, seules les actions de Maeko subsistent dans le rp, le reste n'est que le fruit de son imagination***********




Maeko revoyait cette chevelure complexe et de cet éclat ivoirien, d'un blanc de nature presque divine. Ces yeux maquillés d'un noir habillant son regard émeraude plus encore. Cet air décontracté et de sang froid qui l'avait toujours fascinée, l'imitant avec maladresse. Son épée dans le dos soulignait encore l'impression de confiance en elle qui s'en dégageait. La femme était revenue dans l'esprit de Maeko, effaçant la réalité de la femme au carnet pour un temps. Les mains de la petite ermite se joignirent, elle semblait profondément intimidée. Essayant de la saluer à nouveau, aucun son ne sortit de sa bouche entrouverte. Elle pencha sa tête sur le côté pour essayer de percer ce sortilège épatant. Mais rien n'y fit, son imagination et sa nostalgie du moment avait pris le pas sur sa réalité, et seule la femme à l'épée sûre d'elle demeurait. Maeko fronça les sourcils, ne comprenant pas vraiment ce qui lui arrivait. A peine avait-elle songé à la femme qu'elle avait déjà remplacé dans son esprit la réelle artiste face à elle. Alors qu'elle clignait des yeux, des mots tendres lui revinrent en mémoire, les mêmes qui s'étaient fixés en elle il y a quelques années.


«  Eh bien ma jolie, pour une fille de quatorze ans, tu t'en sors plutôt pas mal. Prends ma main, les environs sont dangereux, allons nous trouver un endroit plus calme où discuter toutes les deux.  »




*******************




L'instant d'après, la réalité revint sans prévenir de plein fouet. Les yeux de Maeko revoyait alors ce qui se passait autour d'elle, la jeune femme au carnet sûrement perplexe de tout ceci. Elle n'avait aucune idée de combien de temps il s'était passé depuis. Elle se sentait juste revigorée de cette vision impromptue. Elle prit quelques secondes pour se rappeler des paroles exactes de la fille au carnet. Se forçant à retrouver sa nature indifférente, elle demeurait pourtant trop sincère et douce à l'égard de son interlocutrice, dans sa voix comme dans son regard.


«  Non, personne ne ressemble à Seishin. Seishin est tout et à la fois rien. »




Qui pouvait bien insulter la Nature au point de croire que Seishin pouvait s'incarner dans ce petit bout de femme ? Seishin avait ce caractère divin que personne n'avait, non personne. Maeko avait été bien sotte à croire que la fille aux cheveux cendrés était cet esprit là. Et son incompréhension signifiait plus encore qu'elle ne méritait pas un surnom si sacré. Pour autant, elle avait évité le problème épineux de la question, le point central pouvait-on dire. Une flamme nouvelle grandit dans le regard de la fille à la peau de loup blanc, celle de l'espoir et du renouveau.


«  Je crois revoir Fiona, elle te ressemble beaucoup. Tu me la rappelles avec force, je ne saurais dire pourquoi. A moins que tu ne sois effectivement elle ? ... Non pas possible, il manque quelque chose dans ton regard, et tu n'as pas d'épée. Comment dois je t'appeler, fille au carnet ? Ici, les arbres susurrent mon nom, Maeko, souffle le vent.  »




Maeko se tint droite, cherchant dans le regard de celle qui la faisait face ce qu'elle avait aperçu il y a trois années dans les yeux de la précédente rencontrée.












Dernière édition par Maeko le Jeu 18 Mai - 22:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dessin au crépuscule [PV Maeko] {28/05/1002}    Jeu 23 Mar - 20:15

Si cette jeune femme n'était pas perdue, l'on pouvait dire que Kiyo elle l'était quant à ses intentions, la raison de sa présence ici… Sindoria n'était pas une île si grande que ça alors… Posant ses quelques questions, pensant être confondue avec quelqu'un d'autre, Kiyo attendait quelques réponses, son bagage toujours à son bras qu'elle finissait d'ailleurs par simplement déposer sur le sol, vérifiant d'abord que la petite housse était bien fermée. Il ne faudrait pas que ses dessins soient gâchés par la terre, d'autant que certains étaient importants pour elle, comme les oiseaux pour Koumei et bien évidemment, les divers croquis de Sindoria pour que les princes se fassent une meilleure idée de la région.

« Seishin est tout et à la fois rien » Ha ? Oui ? Bon d'accord ? Kiyo allait certainement devoir se contenter de cette explication assez abstraite et floue… Après ce n'était pas comme si elle était vraiment très intéressée par l'identité de ce ou cette Seishin dont la description lui paraissait très étrange… Haussant les épaules Kiyo se contenta de lui montrer qu'elle ne demanderait rien de plus dessus, sans ayant néanmoins compris la chose. C'était embêtant de discuter avec quelqu'un qui pensait que l'on lisait dans son esprit, ou que toutes les choses qu'elle trouvait légitimes l'était ha… Cela devait s'appeler… le choc des cultures ou quelque chose comme ça… ?

Contre toute attente -Kiyo allait désespérer- l'inconnue lui expliquait à qui elle ressemblait. Ah enfin un semblant de conversation qu'elle arrivait à comprendre ! Ainsi la personne à qui elle ressemblait se nommait Fiona. Pensant encore une fois qu'elle devait être elle avant de se contredire disant qu'il lui manquait quelque chose dans le regard, ajoutant qu'elle ne possédait pas d'épée. Kiyo fronça les sourcils. Drôle de chose, quelqu'un pouvait bien se trimballer sans son arme étant donné que normalement, elle en possédait une… En tout cas elle devait fortement lui ressembler pour que cela ne soient que les deux seules différences réellement marquantes. Elle fini par lui demander son nom, l'appelant « fille au carnet »… Tant que ce n'était pas insultant cela ne la dérangeait pas d'être temporairement nommée ainsi. Même si sa prochaine phrase était étrange, Kiyo avait au moins son nom à présent, Maeko. Peu lui importait si c'était le vrai ou nom, ce n'était pas comme si elle allait donner le sien. Quoi qu'en temps normal, cela ne l'aurait pas dérangée.

«  Je m'appelle Ahankh. Alors, Maeko, que viens-tu faire à Sindoria ? Tu vis dans cette forêt ?  »

Kiyo ne donna que son « prénom », étant donné qu'elle avait fait de même. Il lui paraissait intéressant de savoir par la suite si oui ou non elle vivait ici, ce qui était un peu la première chose à laquelle elle avait pensé vu sa manière de s'habiller, mais c'était peut-être faux. Si elle vivait à des endroits précis, Kiyo pourrait peut-être s'en éloigner dans l'avenir pour ne pas être dérangée pendant qu'elle dessinait ces jolis oiseaux qui s'enfuyaient au moindre bruit.


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MessageSujet: Re: Dessin au crépuscule [PV Maeko] {28/05/1002}    Jeu 18 Mai - 20:23








La Sagesse de l'Ermite







Au prix d'une insistance qui pouvait se traduire aisément par une curiosité malsaine et déplacée, l'ermite continuait d'observer les réactions de la fille au carnet quand elle lui avait parlé de Fiona. Si elle même s'était extasiée de ses propres paroles, elle découvrait l'état perplexe dans lequel sombrait la demoiselle aux cheveux d'argent blanc. Elle fronçait les sourcils et cela intrigua Maeko qui s'avança d'un pas encore, la tête légèrement inclinée. Qu'y avait-il derrière tout cela ? Peut-être connaissait-elle Fiona finalement, mais vu le faciès disgracieux de la demoiselle, cela lui évoquait de mauvais souvenirs. Telle était l'idée que se faisait Maeko de la situation. Elle alla même plus loin en songeant au fait que les deux jeunes femmes ne s'appréciaient pas, redoublant d'effort pour avoir la plus belle chevelure d'argent. L'ermite qui se perdit une fois de plus dans la contemplation de cette chevelure, hocha la tête pour elle-même, ne se souvenant d'une telle magnificence pour celle qu'elle nommait affectueusement Fiona. Le concours était gagné, la fille au carnet semblait l'emporter.

«  Ahankh ? Ce n'est pas un nom très évocateur, il ne veut rien dire et le son qu'il transmet à mes oreilles est disgracieux. Tu n'as pas de chance. »


C'était bien vrai non ? Qui portait ce genre de nom ? Maeko avait prononcé ces mots avec un ton nonchalant. Pourtant sans pointe de méchanceté, tout était dit sans filtre, par pur honnêteté, sans usage de courtoisie d'ailleurs. Elle affichait une petite moue durant quelques instants encore. Elle avait presque oublié les derniers mots de la fille au carnet. Comme la plupart des êtres doués de parole, il lui était demandé de justifier sa présence. Pourquoi, par Seishin, devait-on sans cesse avoir une raison d'errer, sans se poser de souci dans un monde couvert de végétation, à sentir l'air pur et frais et cette liberté chimère ? Elle avait pris son petit texte par cœur, qu'elle récita à la lettre près, ce n'était pas la première fois qu'elle était questionnée à ce propos. Elle cligna des yeux, puis afficha un sourire bienfaiteur mais légèrement dissimulé. Sa voix était posée, douce mais encore une fois détachée.

«  Je suis mon Destin, la Nature l'a forgé bien avant que les astres n'éclairent nos sombres nuits. Il est de même pour nous tous, Hommes et Bêtes. Le règne végétal fournit ce dont nous avons besoin et nous protège, nous couvre de bienfaits. Le règne animal s'équilibre avec le règne végétal, l'un n'est rien sans l'autre. Si ces deux mondes nous satisfont pourtant, qui s'en soucie ? Moi, je reste là et je contemple, la fin de certains, le commencement d'autres ; car la Vie et la Mort sont les deux entités les plus fortes en ce lieu. »


Une fois qu'elle eut prononcé ces paroles, Maeko ferma les yeux, fit monter ses frêles épaules et les laissa retomber en une respiration profonde. Les chuchotements autour la rendirent plus silencieuse encore. Une sagesse lui était transmise, son souffle se fit moins rythmé. Au bout de quelques instants, elle fronça les sourcils et rouvrit les yeux, posant son regard sur son côté droit. Instinctivement, elle bondit jusqu'au pied d'un hêtre, courbé par le poids des âges. N'oubliant pas Ahankh, elle murmura de façon audible « Viens, tes questions trouveront réponses ici ». Sans adresser un regard pour autant, elle s'agenouilla devant l'arbre, presque en une révérence distinguée. Effleurant du bout des doigts l'écorce brunie, elle soupira longuement.

« Un des gardiens de la forêt, son âge avancé traduit sa sagesse au cours des deux derniers siècles. Nul ne sait les prières qu'il accordait pour que l'on entende, mais aujourd'hui, nous l'entendons enfin. Que veux tu savoir, fille au carnet ? Si tu viens en ce lieu, c'est pour trouver quelque chose ou fuir quelque chose d'autre. »


Maeko semblait aérienne, son visage transpirait une sagesse qui n'était pas de son âge et son regard ne déviait plus du tronc de l'hêtre voûté. Plus rien en cet instant ne devait compter pour elle, seul subsistait pour le moment comme réponse le cliquètement de ses boucles d'oreilles.










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MessageSujet: Re: Dessin au crépuscule [PV Maeko] {28/05/1002}    Mar 23 Mai - 22:33

Tentant de faire la conversation avec la dame de la forêt, Kiyo haussa un sourcil lorsqu'elle lui disait que son prénom -enfin, faux prénom-, n'était pas évocateur et qu'en plus il était disgracieux. Même si elle ne le prenait pas mal qu'était-ce que ce genre de remarque ? C'était pas un peu étrange de dire ce genre de chose… ? Et pourquoi se permettait-elle de lui dire qu'elle n'avait pas de chance ? Comment pouvait-elle juger la chance qu'elle avait ou non de porter ce prénom ?

«  Ca n'a pas l'air méchant mais ce n'est pas parce que tu n'as pas l'habitude de ce genre de son que cela veut dire que je n'ai pas de chance. Ce n'est pas à toi de juger de cela, et il me convient parfaitement.  »

Assurance légère histoire de mettre les choses au clair. Si elle était honnête avec elle Kiyo avait bien le droit de faire la même chose en lui disant ce qu'elle pensait de sa remarque. Son ton n'était pas agressif, loin de la, juste tranquillement affirmé.

Alors qu'elle lui demandait ce qu'elle faisait dans la forêt, éventuellement si elle y vivait (vu les vêtement et le peu de socialisation…?) elle recommençait encore à parler d'une façon étrange. Allait-elle finir par s'y faire ? Si elle n'avait rien d'une guerrière bourrine qui ne réfléchissait pas Kiyo avait quand même ses limites quand on entrait dans la philosophie bizarre ou alors quand on commençait à parler d'animaux alors qu'elle avait juste posé une simple question. Maeko (si c'était bien son prénom) fini par se qualifier de contemplatrice. Elle était là pour attendre ? Avant qu'elle ne ferme les yeux et prenne des inspirations.

Ne se sentant pas vraiment écoutée elle attendait qu'elle réouvre les yeux et elle lui parlait encore étrangement, cette fois d'un gardien de la forêt… ? Elle cligna des yeux. Elle affirma ensuite qu'il n'y avait que deux raisons pour qu'elle se trouve en se lieu, fuir ou trouver quelque chose. Même si la jeune femme essayait de paraître d'une sage philosophie, au final, Kiyo trouvait ça idiot. Parce que ce n'était pas vrai.

«  Je ne pense pas croire à ce que tu appelles des gardiens de la forêt. Et je ne veux rien savoir, je ne fuis rien et je ne cherche rien non plus. Je viens juste dessiner. Comme tu peux peut-être déjà le deviner vu le carnet que tu mentionnes.  »

Kiyo regarda un peu les alentours avant de continuer à parler.

«  Cela dit je ne pense pas rester. Le bruit à fait s'enfuir les oiseaux que je dessinais et je n'arrive pas à avoir une réelle conversation avec toi.  »

En terme de franchise et bien… c'était franc. Parfois rien qu'à leur façon de parler il y avait des gens qui ne s'entendait pas. Kiyo n'aimait pas cette pseudo sagesse et cet air presque neutre. Elle tourna doucement les talons.  


C'était pas prévu qu'elle s'en aille à la base mais mais... xD ce genre de discussion ne la fait pas rester QQ :gnu: désouleeyyyy


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MessageSujet: Re: Dessin au crépuscule [PV Maeko] {28/05/1002}    Dim 11 Juin - 12:26








Retour au calme





Une distance se créait entre les deux femmes, Maeko le percevait, et les arbres susurraient cette analyse. Pour l'ermite, il y avait là une différence depuis qu'elle avait parlé de cette autre femme. Toujours agenouillée près du gardien de la forêt, elle sentait en son coeur que Ahankh était femme d'action, qu'elle ne se plierait pas à une passive contemplation de la Nature. Et pourtant, elle ratait tant de bienfaits en agissant de la sorte. Ses réponses furent à demi entendues, Maeko tombait déjà en une profonde méditation. Les mains sur les cuisses, elle gardait ses yeux fermés, se concentrant sur cet ancêtre forestier qui avait tant à raconter. Par sa position corporelle, elle permettait le transfert d'énergies telluriques et son énergie à elle. Elle se sentait propulser dans un autre monde, là où la réalité n'avait plus d'effet. La sensation du monde, avec cette femme au carnet, s'étiolait. Par la même, elle ne put qu'entendre sa première remarque, encore à demi consciente. Elle ne l'analysa pas, elle ne fit qu'entendre, sans écouter. Sa réflexion, toute son âme était tournée vers les indications plus profondes et complexes du gardien. Gardien qui venait d'être tourné en dérision par cette même Ahankh. Oui, cela, Maeko en avait eut encore conscience mais sa méditation l'avait plongé dans un état de passivité trop avancé pour qu'elle eut semblé réagir.

Ahankh tournait les talons, son énergie négative disparaissait peu à peu, et la forêt s'en semblait soulagée. Elle n'avait fait que déranger, son départ ne ferait que tout remettre en ordre. Les Hommes n'avaient rien à faire dans un tel endroit, la Nature se portait simplement au mieux quand ces êtres daignaient la laisser en paix. Ces messages forts étaient ressentis avec fureur dans le coeur de l'ermite, alors que sa méditation se fit plus intense, bientôt elle ne put avoir aucun effet sur le monde physique. Ce fut comme si elle se trouvait happée de ce plan d'existence, les étoiles tourbillonnaient autour d'elle avec un éclat étourdissant, le vertige la saisissait toute entière. Le sol n'était plus sous ses pieds, une force la tirait hors d'elle-même. Ça y est, elle avait réussi, elle irait donc quelques heures dans un état de perfection absolu. Rien ne saurait la tirer de cet état, ici, si proche du gardien de la forêt.

Maeko se sentit relaxée, elle savait qu'elle se sentirait même reposée quand elle serait ramenée dans son corps. Bientôt, elle ne put plus devenir pleinement maîtresse de ses sentiments et de ses réflexions. Maeko s'était endormie.








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Dessin au crépuscule [PV Maeko] {28/05/1002}
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