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 “La vie passe, rapide caravane ! Arrête ta monture et cherche à être heureux.” PV Famita - 06/01/1002

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۞ 1ère apparition : 24/10/2016

۞ Rukhs : 114

۞ Localisation : Empire Kou

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Kougyoku Ren
GRANDE PRINCESSE

MessageSujet: “La vie passe, rapide caravane ! Arrête ta monture et cherche à être heureux.” PV Famita - 06/01/1002   Lun 31 Oct - 16:26

Assise à l’ombre d’un cocotier, Kougyoku admirait l’étendue bleuté qui s’étendait à ses pieds. Elles avaient eu de la chance de trouver cette Oasis afin de s’y reposer le temps que leurs chevaux puissent reprendre un peu de force. La princesse ne regrettait pas d’être partie du palais mais elle s’en voulait d’avoir autant pousser leur monture alors que Kouen avait bien spécifié que le temps ne devait pas faire partie de leur obligation.

Un fin sourire fleurit sur ses lèvres à cette pensée. Elle avait réussi à quitter le palais pour une soi-disant mission officielle sous l’ordre des deux premiers princes de l’Empire. Elle était arrivée pile au moment où le problème se posait comme si Kougyoku avait attendu que le sujet fasse surface pour pénétrer la pièce où travailler Kouen et Koumei. En réalité, la jeune femme n’avait strictement rien entendu de leur conversation. Elle s’était simplement déplacée vers eux pour une raison qu’elle avait déjà oubliée depuis longtemps. Par contre, elle avait bien entendu quelques bribes de mots et, en bonne personne souhaitant s’enfuir, la princesse avait sauté sur l’occasion pour soulager ses frères.

Il s’agissait d’une mission toute simple. Elle devait récupérer un certain objet sur l’une des nombreuses caravanes devant arriver à l’Empire Kou, plus précisément à proximité du palais. Hélas, depuis quelques jours, ladite caravane ne donnait plus de nouvelles quant-à son avancement dans le désert avoisinant les grandes plaines. L’objet à récupérer étant très important pour leur travail, les deux premiers princes se retrouvaient bloqués dans leur avancement. Quelle ne fut pas la joie de Kougyoku en apprenant ça ! Elle se porta immédiatement volontaire pour retrouver la caravane et comprendre ce qu’il s’y passait. Son humeur auparavant maussade s’était envolée comme un nuage disparaitrait au loin face à un vent violent. La demoiselle avait là, la chance inouïe de quitter ces murs pour chevaucher dans les dunes à l’allure qu’elle le souhaitait, libre de toutes contraintes, les chaines de la royauté seraient brisées le temps d’une escapade en solitaire. Du moins, c’était ce qu’elle comptait faire jusqu’à que Kouen ne vienne briser son rêve en refusant qu’elle y aille seule.

Saloperie de carotte des sables ! Elle était suffisamment forte pour se débrouiller par elle-même, elle avait tout de même conquis un donjon alors ce ne serait pas une petite troupe de voleurs qui pourrait lui faire du mal. Kougyoku avait longuement ruminé lorsqu’on l’avait congédié de la pièce mais Koumei avait vite trouvé une autre solution. La 8ème princesse irait - car personne d’autre ne semblait très intéressé pour le faire et au vu des problèmes de politique actuels, il n’était pas envisageable de détacher une troupe de soldats – mais elle serait accompagnée par une autre personne en qui il avait toute confiance.

Et les voilà, toutes deux assises à même le sable brûlant à essayer de combattre les rayons solaires tout en se reposant. Elles avaient rapidement retrouvés la caravane ainsi que l’objet convoité. Plusieurs des roues des chariots s’étaient brisés dû à un défaut de leur charpente, ce qui avait immobilisé l’entièreté de la caravane. Situé à environ une semaine à cheval du palais, personnes n’étaient venues en aide à ces marchands. Joie et espoir brillèrent dans leurs yeux lorsqu’ils virent arriver deux cavaliers ; méfiance et soupçon prirent le dessus lorsque Kougyoku se présenta. Que faisait donc une princesse impériale au beau milieu du désert ? Elle ne leur laissa guère le temps de se poser d’autres questions. L’objet en main, elle versa quelques pièces d’or dans la main du chef et leur promis qu’une aide viendrait dès qu’elle serait de retour au palais impérial. Les marchands la remercièrent en s’inclinant, comme le voulait la coutume de l’Empire Kou, et Kougyoku retourna à cheval sans aucuns mots.

Hélas, le chemin sembla plus fastidieux. Les deux montures étaient déjà épuisées et il fallut s’arrêter avant que l’une d’elle ne s’écroule dans le sable.

La jeune femme avait la nette impression de fondre au soleil malgré l’ombre du cocotier. Elle repensa à Ka Koubun l’espace d’un instant. Kougyoku l’avait laissé derrière elle, plus précisément, elle ne l’avait même pas prévu de son départ. En ce moment, il devait la chercher partout en criant son nom comme un désespéré. Pourtant, cela ne fit ni chaud ni froid à la princesse alors qu’il s’agissait de son assistant de longue date, mais il y avait une raison à cela. Ces derniers temps, l’homme semblait avoir un but qui ne concordait pas avec les principes de sa maîtresse. En effet, Kougyoku avait remarqué qu’il semblait bien trop emplit de joie dès lors qu’on évoquait un mariage dont elle serait la principale actrice. S’était-il allié à tous ces imbéciles qui souhaitaient voir disparaitre la 8ème princesse pour un autre pays ? Elle se fit le serment d’avoir une petite discussion avec lui dès son retour, juste pour remettre les pendules à l’heure et lui faire comprendre qu’elle ne souhaitait pas se marier dans le seul but de former une alliance neutre et infertile.

Kougyoku laissa un soupir s’échapper d’entre ses lèvres puis elle leva son regard vers sa partenaire. Famita. C’était une très belle femme de son point de vue, elle l’avait croisé un beau jour dans le palais et on lui avait appris qu’elle était au service de son frère Koumei. La demoiselle n’avait jamais cherché à nouer un lien ou tout simplement à engager une quelconque conversation avec la jeune femme ; de ce fait, elle ne connaissait absolument rien de Famita outre les choses qu’elle avait pu entendre ici et là. Mais maintenant qu’elle était face à face, la jeune femme l’intriguait plus que nécessaire. Kougyoku voulait savoir ce qui avait poussé la demoiselle à entrer au service de son frère. Pas qu’elle ne comprenne pas, mais généralement, les gens avaient plus tendance à s’orienter vers Kouen et à oublier Koumei. Elle ne parlerait pas des autres et encore moins d’elle. C’est pour cette raison que la curiosité se faisait irrémédiablement plus forte. Et puis, elles étaient seules toutes les deux, il n’y avait donc pas d’oreilles indiscrètes pour les écouter ou les juger.

Kougyoku prit son courage à deux mains, essaya de cacher sa timidité maladive loin de là et voulu s’élancer. Sauf que comment pouvait-elle engager une conversation ? Elle dont l’insociabilité était plutôt connue au palais ! Famita ne serait-elle pas méfiante en la voyant parler ? Répondrait-elle ? La princesse mit de côté toutes ses questions. Si ses doutes reprenaient le dessus, elle n’arriverait jamais à faire le premier pas.

« J’espère que nous ne les avons pas trop épuisés, lança-t-elle d’une voix sûre bien qu’un peu trop froide à son goût. »

Au lieu de regarder Famita dans l’attente d’une réponse, le regard de la jeune femme se porta sur les deux montures. Elles les avaient dessellés et les deux hongres se promenaient librement autour d’elles. Kougyoku n’avait pas peur de les voir s’enfuir, les deux bêtes avaient été dressées afin de toujours rester aux côtés de leur propriétaire. Il s’agissait de magnifiques animaux au pelage sombre. L’un d’eux portait une chaussette sur son postérieur gauche mais cela ne gâchait en rien la prestance qu’il dégageait. Toutes les montures impériales recevaient un entrainement particulier et elles étaient sélectionnées avec soin pour convenir à leur futur propriétaire. Rapidité, agilité, force, chaque aspect de l’animal avait été mis à rude épreuve afin qu’il soit à la hauteur de sa tâche.

Les flancs ruisselants de sueur, les chevaux parvenaient à respirer avec difficultés malgré que cela fasse déjà une quinzaine de minutes qu’elles se soient arrêtées. Kougyoku appréhendait beaucoup leur retour, ce n’était pas qu’elle avait peur de revenir à pieds mais plutôt le destin funeste que subirait les équidés. L’empire Kou n’avait pas besoin d’incapables, il l’avait souvent démontré à de multiples reprises, et les animaux ne faisaient pas office d’exception, surtout les chevaux. Si l’un d’entre eux n’était plus à la hauteur de sa tâche, il était irrémédiablement tué puis remplacé dans l’heure. Ce n’était pas les étalons, hongres ou juments qui manquaient au sein des écuries royales. La 8ème princesse avait un jour réussi à sauver l’un d’entre eux, il était revenu d’une bataille dans un état déplorable mais elle avait passé de longues heures à le soigner, dans le dos de la famille royale bien sûre. Mais voilà, fragilisé, il avait fini par développer une maladie pulmonaire incurable et elle n’avait pas eu d’autres choix que de laisser les palefreniers le mettre à mort. Depuis, elle évitait de s’accrocher aux équidés et si elle devait en utiliser un, elle ne restait jamais sur un choix unique changeant de monture à chaque nouvelle destination tant que celle-ci était suffisamment fougueuse pour la divertir.

De nouveau, son regard se reporta sur Famita. Et ses mots s’échappèrent plus vite qu’elle ne l’aurait voulu.

« Pourquoi avoir accepté de m’accompagner ? Pourquoi ne pas avoir délégué ce travail comme le font tous les autres dès lors que cela me concerne ? demanda-t-elle sur un ton absolument dénué d’émotions. »


۞ • ۞ • ۞ • ۞

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SUBORDONNÉ DE KOUMEI

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Famita Karan
SUBORDONNÉ DE KOUMEI

MessageSujet: Re: “La vie passe, rapide caravane ! Arrête ta monture et cherche à être heureux.” PV Famita - 06/01/1002   Sam 5 Nov - 22:20


Cela devait faire une bonne heure que je m'obligeais à maintenir mon regard posé sur l'étendue d'eau qui se trouvait en face de nous, n'osant pas jeter un coup d’œil aux rayons du soleil. A part me retrouver aveuglée l'espace d'un instant, je ne risquais pas grand chose en redressant la tête. C'était un peu exagéré de me retenir de le faire depuis tout ce temps et de garder un regard figé mais je n'avais pas envie de tenter quoi que ce soit qui puisse me décrédibiliser aux yeux de ma compagne de voyage. Je serais sûrement plus détendue si j'avais été seule mais même si je stressais intérieurement, je faisais tout pour garder mon sang-froid à côté de la princesse. Comment pourrais-je faire autrement ? Je n'étais pas assez proche d'elle pour agir naturellement.

Cela devait faire combien de temps ? ... Pratiquement un an, non? Une année entière que je me trouvais à Kou. Le temps passait vite... Dire qu'il y avait tout juste quelques mois, j'aurais refusé de me plier aux ordres d'un prince même si le contrat qu'on me proposait semblait assurer ma liberté car bien que je ne me jugeais pas assez utile pour estimer qu'on tirerait un quelconque avantage en me manipulant, je demeurais méfiante face à ce genre de proposition. Surtout que le prince Koumei avait été la première personne de sang royal que j'avais rencontré. A mes yeux, ceux de son rang étaient des êtres orgueilleux, se considérant supérieurs aux autres.

Et je devais admettre que même après tout ce temps, je ne parvenais toujours pas à me défaire de ce préjugé. De toute manière, ce n'était certainement pas ma rencontre avec le deuxième prince qui m'avait aidé à avoir une meilleure image des membres de la famille royale. Quelle drôle d'idée de proposer à une personne de travailler pour soi en lui demandant de devenir sa chose aussi ! Je l'avais encore en travers de la gorge même si ma colère était un peu retombée depuis si bien que je ne tremblais plus de rage en repensant à la manière dont il avait fait sa demande. Etant quelqu'un de très rancunier, c'était un véritable exploit pour moi.

Toutefois, cette année m'avait presque suffit à m'habituer à l'idée que les princes/princesses n'étaient pas des êtres si odieux que ça. Du moins, ceux que je connaissais... C'était à dire quelques uns de l'Empire. Il était peut être trop tôt pour en conclure quoi que ce soit. J'avais encore beaucoup à apprendre de ce pays. C'était surtout pour élargir mes connaissances que j'avais accepté de devenir la subordonnée de Koumei, quitte à mettre ma précieuse dignité de côté. Aucune évolution de ce côté-là. J'agissais encore par intérêt ou du moins je prétendais seulement agir pour cela... Les autres raisons étaient trop gênantes à admettre. Un petit sourire se formait sur mon visage alors qu'une brise légère -très légère car la chaleur restait étouffante- vint soulever mes mèches. Je n'avais pas tant changé que ça au fond.

Je profitais de cette longue pause que nous prenions avec la princesse Kougyoku , permettant aussi à nos montures de se reposer, pour faire le point sur la situation qui m'avait amené jusqu'à cet oasis.

Déjà pourquoi était-ce la princesse Kougyoku que j'accompagnais? Aux dernières nouvelles, j'obéissais à Koumei et uniquement à lui. Bien sûr, il m'arrivait aussi de me plier aux exigences de son grand frère, c'était le premier prince, je ne pouvais pas me moquer de son autorité. En partant de ce principe, je ne rendais pas service aux autres membres de la famille Ren. Et quand je le faisais, ce n'était pas de gaieté de cœur. Plutôt désagréable mais l'idée d'obéir à quelqu'un était assez contraignant alors obéir à plusieurs personnes... Cependant, mon prince m'avait donné un ordre et je devais m'y soumettre. Enfin, je n'étais pas vraiment obligée étant donné que je conservais une certaine liberté mais j'avais d'autres raisons que cette "obligation" d'accepter la mission.

Cette dernière consistait à s'informer de la situation des marchands qui transportaient un objet si important aux yeux des deux premiers princes qu'ils avaient du mal à avancer sans ça. Mais la caravane dans lequel se trouvait cet objet -quel était-ce? Je n'en savais rien mais je comptais bien le découvrir! Première raison qui me motivais à accomplir cette mission: la curiosité- ne donnait plus de nouvelles alors qu'elle était censée s'arrêter à proximité du palais... Les deux princes étaient trop occupés pour se charger d'aller voir ce qui se tramait eux-mêmes donc la huitième princesse avait proposé de s'en charger.

La raison? Je l'ignorais encore... Une autre chose que je devrais découvrir durant ce périple. Pourquoi est-ce que cela m'intriguais? J'étais la première à détester qu'on se mêle de mes affaires alors je n'avais qu'à laisser Kougyoku tranquille. Ce désir soudain de sa part de se porter volontaire pour une mission était étonnant et avait de quoi éveiller ma curiosité. Néanmoins, je ne pouvais la juger et encore moins la comprendre car je ne la connaissais pas. Ou trop peu pour pouvoir émettre des hypothèses sur la raison de son départ à part l'envie de se rendre utile, peut être...

Je ne plaisantais pas. J'avais passé une année entière dans ce palais et je n'avais jamais conversé avec cette princesse. Je l'avais croisé quelques fois dans les couloirs, souvent accompagné de son serviteur. D'ailleurs je me demandais pourquoi il n'était pas là aujourd'hui. Si ses frères avaient souhaité confié sa protection à quelqu'un de confiance même cet hypocrite qui avait la fâcheuse habitude de comploter à voix haute aurait fait un meilleur garde du corps que moi. Encore un autre mystère à éclaircir. Et je n'étais pas prête à en savoir d'avantage comme nous ne nous étions pas parlés de tout le voyage.

Ce n'était pas dans mes habitudes de prendre la parole la première donc mon insociabilité n'aidait pas vraiment à engager une conversation... Ce n'était pas son rang qui m'intimidais. J'avais déjà eu l'occasion de croiser plein de monde dont le rang était supérieur au sien. D'après ce que j'avais compris, peu de personnes prêtait attention à la 8ème princesse puisque ce chiffre ne lui donnait pas autant d'importance que les autres aux yeux des imbéciles. Au début, je n'avais pas pris la peine de faire la différence entre les princesses. Elles se ressemblaient toutes un peu, exceptée la première. Comme plein d'autres, Kougyoku abordait souvent une expression hautaine.

Les deux princes n'avaient pas étés très enchantés à l'idée qu'elle fasse cette mission seule même si j'étais persuadée qu'elle s'en tirerait très bien sans moi... Je détestais me sentir inutile. Tout compte fait, comme le deuxième prince me faisait assez confiance, il m'avait porté garante de la sécurité de sa sœur.

Non, c'était bel et bien la curiosité qui m'avait poussé à accepter et rien d'autre! Bon d'accord, je m'ennuyais un peu, je n'avais rien d'autre à faire et cela faisait un moment que je n'avais pas voyagé en dehors de Kou comme j'avais l'habitude de le faire avant de m'attacher à cet endroit. La confiance que mon prince portait en moi ne me faisait pas plaisir, elle m’inquiétait! Certes, j'étais touchée qu'il me la donne mais au fond de moi, j'avais peur d'échouer.

La curiosité était la raison principale de ma décision puisqu'en plus cela me permettait de passer du temps avec une princesse que je ne jugeais pas aussi désagréable que Kouha ou aussi imposant que Kouen... Mais je refusais de laisser la crainte m'envahir!

C'était aussi pour moi que je m'engageais à accomplir cette mission sérieusement. Et à veiller sur la sécurité de Kougyoku même si je doutais qu'elle en ait besoin! Il n'y avait aucune raison que les choses tournent mal. Etant un peu parano, je m'attendais à ce que les marchands cherchent les ennuis comme ils avaient l'air méfiants. En même temps, ils semblaient surtout soulagés qu'on vienne les aider après être restés bloqués si longtemps sur la route. Livrés à eux-mêmes avec leurs roues brisées, ils avaient dû perdre espoir. J'éprouvais un peu de compassion pour eux finalement.

Nous avions l'objet -prise par la princesse à mon grand désarroi- et nous étions en train de nous détendre dans cet oasis, nous abritant sous les palmiers. Difficile de se détendre quand aucune de nous n'avait ouvert la bouche de tout le voyage. Je m'étais décidé à me remettre sous le palmier, me plaçant à une certaine distance de la violine, en humant l'odeur du sable.

Je l'entendais soupirer. Moi qui me demandais si ma compagnie était mauvaise au point que la princesse refuse de m'adresser la parole, je fus vite rassurée.

« J’espère que nous ne les avons pas trop épuisés »

Je haussais les sourcils, surprise que la demoiselle ait finit par parler. Au fond, j'aurais sûrement détesté l'idée qu'on reste silencieuses durant tout le voyage, l'ennui commençant à s'installer. Elle avait sûrement compris que je n'allais pas lui faire le plaisir d'interrompre le silence la première, hé hé ~

Sans me laisser décontenancer par sa froideur, je reportais mon regard sur les chevaux. Pour une raison qui m'échappait, nous les avions pressés. Résultat, ils avaient vite fatigué. Je savais à quel point les princes avaient besoin de cet objet mais ce n'était pas une raison pour essouffler les bêtes. Toutefois, aucun des deux hongres n'avait eu l'air de boiter ou sur le point de s'écrouler sur place. Ils étaient en train de se remettre de leurs émotions et pour une fois, j'étais assez optimiste. Ils étaient suffisamment entraînés pour tenir ce genre de voyage et ils ne semblaient pas vouloir prendre la fuite.

Alors que je cherchais quoi répondre, Kougyoku enchaîna sur autre chose:

« Pourquoi avoir accepté de m’accompagner ? Pourquoi ne pas avoir délégué ce travail comme le font tous les autres dès lors que cela me concerne ? »

Je manquais de m'étouffer avec ma propre salive en me retournant vers elle. Quelle indiscrétion! Je lui répondis sur un ton aussi neutre qu'elle, ne sachant pas trop comment prendre cet interrogatoire:

« Pourquoi l'aurais-je fait ? »

J'avais répondu avec une certaine assurance mais ma réponse était bien trop énigmatique. Or, j'avais horreur de tourner autour du pot. J'observais les feuilles du palmier.

« Cela vous aurait arrangé que je ne vous accompagne pas ? Je peux comprendre qu'avoir à supporter la présence d'une autre personne ne vous plaise pas alors que vous pourriez très bien effectuer cette mission toute seule mais je tâcherais de garder mes distances et ne ferais plus un bruit si je vous importune... »

J'avais peut être tort de le prendre comme ça. Surtout que je n'aurais aucun mal à lui répondre sérieusement puisque je venais de faire le point intérieurement. Finalement, je la regardais de nouveau, un petit sourire venant se former sur mes lèvres.

« Honnêtement, je ne comprends pas pourquoi les autres délèguent le travail quand cela vous concerne. J'ai accepté parce que mon prince m'a demandé de le faire et que je n'ai pas souvent l'impression d'être utile ici... Ce n'est peut être pas en vous accompagnant pour une mission aussi simple que cette impression apparaîtra mais en fin de compte cela me fait plaisir de sortir un peu du palais et de revenir dans mon pays... Et vous, princesse, pourquoi avoir décidé d'accomplir cette tâche? , me décidais-je de demander à mon tour, calmement. »

۞ • ۞ • ۞ • ۞


Arigato démon du thé ♫


Dernière édition par Famita Karan le Dim 4 Déc - 20:05, édité 1 fois
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Kougyoku Ren
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MessageSujet: Re: “La vie passe, rapide caravane ! Arrête ta monture et cherche à être heureux.” PV Famita - 06/01/1002   Dim 27 Nov - 14:33

« Pourquoi l’aurais-je fait ? »

En effet, sa question n’avait pas de réelle réponse. Kougyoku baissa la tête de quelques degrés vers l’avant. Famita avait sûrement obéis comme le ferait tous les autres lorsqu’on leur imposait sa présence. La princesse n’avait pourtant rien à se reprocher mais sa naissance était sa destinée, la rabaissant aux yeux des autres et surtout, vis-à-vis de sa famille. Mais alors que la jeune femme commençait déjà à se renfermer, à reprendre son masque froid et hautain, sa compagne de route continua sur sa lancée.

« Cela vous aurait arrangé que je ne vous accompagne pas ? Je peux comprendre qu’avoir à supporter la présence d’une autre personne ne vous plaise pas alors que vous pourriez très bien effectuer cette mission toute seule mais je tâcherais de garder mes distances et ne ferais plus un bruit si je vous importune… »

C’était cela ! Kougyoku releva brusquement la tête pour regarder la jeune femme à ses côtés, complètement désorienté. La demoiselle voulu parler pour la contredire, lui dire clairement que sa présence en l’ennuyait pas, qu’elle ne savait juste pas, qu’elle ne comprenait pas mais ses mots restèrent coincés dans sa gorge. Seule sa respiration se fit entendre à ce moment et elle préféra reporter son regard sur l’étendue d’eau devant-elle.

Pourquoi ? Pourquoi n’arrivait-elle pas à s’exprimer ? A lui expliquer que tout aller bien, qu’elle ne pensait pas à cela, qu’elle ne voulait pas de ses barrières qu’on lui imposait. Mais elle n’arrivait pas à le dire à haute voix parce que pendant toutes ses années, tous ces maux étaient restés ancrés au fond d’elle, la faisant souffrir. Oui, la princesse impériale avait grandis pour devenir ce qu’elle est désormais mais la douleur d’être rejetée, elle, restait toujours en elle telle une cicatrice mal refermée. Sauf que ça, Kougyoku ne pouvait pas juste l’exprimer à une personne qu’elle ne connaissait guère.

« Honnêtement, je ne comprends pas pourquoi les autres délèguent le travail quand cela vous concerne. J’ai accepté parce que mon prince m’a demandé de le faire et que je n’ai pas souvent l’impression d’être utile ici…Ce n’est peut-être pas en vous accompagnant pour une mission aussi simple que cette impression apparaître mais en fin de compte cela me fait plaisir de sortir un peu du palais et de revenir dans mon pays…Et vous, princesse, pourquoi avoir décidé d’accomplir cette tâche ? »

Alors ainsi, Famita ne comprenait pas. A ses yeux, c’était une chose tellement simple et évidente mais pour une personne qui était arrivée il y a tout juste un an, cela ne l’était pas. Pourtant, les nobles ne savaient pas garder leur langue dans leur poche, ce qui voulait dire que soit Famita n’avaient guère pris le temps de les écouter, soit elle se moquait simplement d’elle. Pour une fois dans sa vie, Kougyoku fit confiance à son cœur et prit les paroles de sa partenaire comme une chose de sincère dénués de tout mensonge. Ce simple postulat lui fit plaisir mais ce n’est pas pour autant que ses pupilles partirent à la recherche de celles de Famita. Non, la princesse resta stoïque, assise sur le sable à admirer ce qu’elle avait devant elle.

Kougyoku analysa chaque phrase, de son impression d’inutilité à sa joie de revenir dans son pays. Elle écoutait attentivement, s’imagina être à sa place et se rendit vite compte qu’elles avaient toutes deux des similitudes que la princesse n’aurait jamais appris sans cette mission.

Vouloir être utile. Dieu qu’elle connaissait ce sentiment, cette envie d’éclater devant son entourage, qu’on lui prouve que son existence n’est pas futile. Savoir que Famita ressent la même chose qu’elle fait lentement tomber les barrières qu’elle s’est construite pendant toutes ses années. Kougyoku n’est pas encore prêté à lui narrer son histoire mais elle sent qu’elles pourraient passer d’inconnu à connaissance ; et ça, c’est déjà un grand pas. Parce qu’être seule devient une habitude, ne veut pas dire que la solitude n’est pas pesante. Alors savoir qu’une connaissance honnête réside au sein du palais à quelque chose de rassurant même s’il s’agit là d’un sentiment éphémère. Qui lui dit que Famita ne changera pas de camp ? Qu’elle ne se retournera pas contre la famille royale ou même contre elle-même ? Kougyoku n’en sait strictement rien et elle n’a pas envie de le savoir.

Et vint la question fatidique. Pourquoi souhaitait-elle sortir du palais finalement ? Elle avait déjà oublié mais un sentiment pesant ne cessait de lui faire mal et elle savait qu’il était à l’origine de cette fuite. Et parce que Famita lui avait répondu honnêtement, parce qu’elle s’était intéressait à la princesse comme elle le ferait pour un simple citoyen, Kougyoku décida de lui répondre sans entourloupes et sans aucunes vérités dissimulées.

« Je voulais fuir ! Quitter le palais l’espace de quelques jours ! Etre libre de toutes les contraintes que m’impose mon rang ! Parce qu’être jugée chaque jour devenait trop pesant ! Cette mission est une échappatoire, un moment d’égarement dans une vie qui sera toute tracée, répondit-elle franchement. »

Alors elle fit quelque chose qu’aucune autre de ses sœurs n’auraient osé faire : elle souleva les pans de ses vêtements et se jeta à l’eau effrayant les hongres et éclaboussant le sable.

Oh Famita devait la prendre pour une folle, pour une princesse dont la santé mentale défaillait mais elle n’en avait rien à faire. Tant pis pour les contraintes, tant pis pour les bonnes mœurs, tant pis pour cette éducation qu’on lui fait subir depuis si longtemps, tant pis pour les pensées des autres, tant pis pour le rang qu’elle représente.

Kougyoku sortit la tête de l’eau. Ses vêtements pesaient lourd et elle avait dû mal à rester à la surface mais son corps, auparavant brûlant, était désormais frais et cette sensation était esquisse pour la princesse. La princesse remonta tout de même vers le sable mais garda ses jambes dans l’eau fraîche.

« Je n’ai absolument rien contre toi, ni contre le monde alors ne vient pas me dire que ta présence m’insupporte car ce n’est pas le cas, lança-t-elle à Famita en secouant légèrement la tête. »

La jeune femme enleva sa barrette et la fit briller au soleil l’espace d’un instant. Puis elle détacha l’anneau retenant sa chevelure avant de s’allonger dans le sable humide. Actuellement, elle n’avait de princesse que sa tenue et elle espérait secrètement que Famita n’irait pas se vanter de l‘avoir vu de cette manière.

« Soit honnête avec moi. La question que je vais te poser n’aura pas forcément de réponse et je ne te force pas à en trouver une, mais si jamais tu l’as possède ne me ment pas. »

Son regard se posa sur la silhouette de sa partenaire, un regard franc et dénué d’hostilité. Elle ne souhaitait pas lui ordonner de répondre et encore moins de le lui imposer, mais Kougyoku voulait juste savoir. La curiosité pouvait pousser à faire beaucoup de chose.

« Lorsque nous serons de retour, vas-tu disparaître ? »

[HRP : Désolée pour le retard et en plus, j’ai fait une Kougyoku un peu hors norme là mais je pense sincèrement que si elle le pouvait, c’est ce qu’elle ferait !]


۞ • ۞ • ۞ • ۞

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SUBORDONNÉ DE KOUMEI

۞ 1ère apparition : 17/07/2013

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Famita Karan
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MessageSujet: Re: “La vie passe, rapide caravane ! Arrête ta monture et cherche à être heureux.” PV Famita - 06/01/1002   Jeu 15 Déc - 21:14

C'était à cause de ma première réponse énigmatique qu'elle gardait cet air hautain ?

Il fallait admettre que sa question avait de quoi surprendre, surtout de sa part. Une personne plus ouverte aurait certainement mis directement les pieds dans le plat en faisant preuve d'une telle franchise, en souhaitant remettre les pendules à l'heure avec moi et être sûre de mes intentions en l'accompagnant à cette mission, quitte à être blessée en apprenant que cela relevait plus de mon obéissance au prince que d'un désir de ma part de la connaître. Blessée? La princesse Kougyoku pouvait-elle vraiment être blessée pour ça? Elle ne semblait pas se soucier de ce que les autres pensaient d'elle... Mais elle avait le droit de me juger. Pour quelqu'un qui faisait partie d'un rang supérieur comme elle, mon comportement était d'une insolence considérable mais est-ce qu'au fond l'idée que je n'étais pas là pour faire ami-ami avec elle l'attristait ? Je pouvais être égocentrique mais pas au point d'en être aussi stupide. Elle ne devait pas se soucier de moi.

Pourtant elle était allée droit au but. C'était étrange de commencer à m'interroger sur la présence de ma venue maintenant alors que nous ne nous étions pas parlé de tout le voyage mais après tout pourquoi pas? Il n'y avait pas de raison de tergiverser. Il aurait été plus logique que je prenne la parole la première au lieu d'obliger la princesse à le faire avant moi mais je ne maîtrisais pas l'art de la conversation...

Passer à côté de l'occasion de discuter avec une princesse après avoir passé une année sans avoir pu la saisir aurait été dommage. Parce qu'en réalité, je n'avais jamais trop pris le temps de discuter avec l'une d'elles. Ce n'était pas mon travail mais je m'étais fait souvent la remarque que celle-ci abordait un air arrogant et impénétrable, tout comme moi. Bien sûr, cela ne restait qu'un air. Aussi brutal Cynron pouvait être, il fallait reconnaître qu'au moins j'avais appris à mieux cerner la personne qui se trouvait en face de moi grâce à lui même si je ne l'égalais pas. La plupart du temps, mes hypothèses étaient justes.

Pourquoi est-ce que la princesse portait-elle un masque? Elle restait un personnage bien plus intéressant que moi, elle n'avait pas à craindre d'être blessée à cause de membres du palais qui la prenait de haut car elle n'était que la huitième princesse. Je ne voyais dans leur attitude que de la jalousie de ne pas être parvenus à avoir un djinn.

Si Kougyoku s'adressait à un déchet qui ne faisait preuve d'aucune politesse comme moi, elle ne devait pas être si dure que ça.

Après lui avoir répondu, je posais rapidement ma main sur les lèvres, réalisant que je m'étais emporté. Ce devait être la première fois que je parlais autant. C'était plus mon interlocuteur qui meublait les conversations d'habitude. A force de m'être retenu aussi longtemps, le doux son de ma voix m'avait manqué.

Sous-entendre que mon pays me manquait en témoignant ma joie de le revoir... Je m'étais tellement emporté que j'avais finis par mentir. La plupart des gens paraissaient nostalgiques lorsqu'ils retournaient là où ils étaient nés mais ce n'était pas mon cas. Qui y avait-il à regretter de Qishan ? A part ma rencontre avec mon maître et Aladdin, je n'avais vécu rien de bon... Et ils n'étaient même plus là.

Moi qui avait prévu de ne pas mentir... Détendant mes muscles, je remarquais que ma vie ennuyait la princesse. Ou elle n'osait pas me dire que ma présence la dérangeait ? Bah, il y avait mille raisons pour lesquelles on ne voudrait pas m'avoir comme accompagnatrice, au moins son désir de voyager seule n'était pas la plus blessante.

Enfin mon existence devait être moins passionnante que cette vaste étendue d'eau. Je décidais de reporter mon regard sur elle, aussi. J'ajoutais sans montrer que j'étais vexée d'être tombée dans le piège d'ennuyer mon interlocuteur alors que je parlais peu en temps normal:



- Désolée, je ne veux pas vous ennuyer avec mes histoires, riais-je amèrement.

Pourquoi l'avais-je ouvert autant ? Ce n'était pas dans mes habitudes !

Non seulement je ne lui aurais pas servi pendant cette mission mais en plus je l'avais agacé... Malgré ce que je croyais, elle avait accordé de l'attention à ce que je disais.

Mes yeux se mirent à briller bien qu'ils restaient dirigées vers l'eau. En plus de ne pas m'avoir trouvé contrariante au point d'ignorer ma question, la princesse y répondait avec une franchise surprenante. Rien ne l'obligeait à me répondre mais elle avait accepté de le faire. Était-ce vraiment la huitième princesse, d'ordinaire si renfermée, qui venait de me livrer ces propos ? Ils étaient bien honnêtes pour ceux d'une princesse... Elle n'avait eu aucune retenue. Pas que cela me gêne mais comment pouvais-je être sûre qu'il ne s'agissait pas d'un mensonge grotesque et qu'elle ne souhaitait juste pas me donner sa vraie motivation ? Ce n'était pas mon charisme inexistant qui pouvait la pousser à se dévoiler de cette façon...

La princesse se sentait jugée en permanence -car elle l'était- et voulait juste échapper à la réalité, ne serait-ce que pour un court laps de temps, en quittant le palais, en se montrant un peu impulsive. N'avait-elle pas peur que je rapporte cela à mon prince?

Je ne parvenais cependant pas à réprimer un sourire. Une princesse qui souhaitait échapper à ses responsabilités... Je la trouvais plus humaine et avait même l'impression de la comprendre, tout d'un coup.

Je n'eu pu m'empêcher de pousser un « Oh ! », effarée en la voyant plonger tête la première. Je ne fus pas du tout trempée, chose qui m'aurait un peu énervé et j'aurais du m'efforcer de prendre sur moi pour ne pas gâcher son enthousiaste, mais les chevaux s'agitèrent en étant éclaboussés. Ça faisait tellement longtemps que la rose prenait sur elle qu'elle ne se préoccupait plus de ce qui se passait autour ! Mais elle pourrait faire attention quand même... Les hongres auraient pu s'enfuir. Ça ne m'aurait pas amusé du tout de leur courir après pour ne pas avoir à faire le retour à pied. Arf! Quelle inconsciente...

Pourquoi souriais-je si j'étais contrariée ? Je ne me serais pas attendu à un tel comportement de la part de la demoiselle mais il était bien plus amusant que l'air impassible qu'elle avait gardé durant tout le voyage. Un élan de folie, ça pouvait arriver à n'importe qui, non ? Je sentais qu'il fallait que ça sorte. Nous n'allions pas garder un air coincé durant tout le voyage.

Et c'était vrai qu'il faisait chaud. Je n'allais pas lui interdire de se rafraîchir. Ma mission était de la protéger... En l'empêchant de mourir de déshydratation.

Je décidais de laisser une petite partie de mon corps la rejoindre en retirant mes chaussures et en plongeant mes jambes dans l'eau. Tans pis pour les bas, j'estimais que je n'avais pas à me retenir après la drôle d'attitude que la rose venait d'avoir.

Je l'abordais avec un air moqueur en la voyant galérer à rester à la surface avec ses vêtements.



« Besoin d'aide, princesse ? »

Bien que je semblais moins respectueuse, je n'oubliais pas mon rôle pour autant. Si la situation s'envenimait, j'aiderai Kougyoku à sortir de l'eau sans commentaire.

Elle parvenait très bien à remonter à la surface. C'était à se demander à quoi je lui servais.
Lorsqu'elle me répondait avec une gentillesse qui me décontenançait que ma présence ne l'ennuyait pas, je la dévisageais en me demandant si elle n'était pas en train de mentir puis décidais de rajouter sur un ton espiègle:



« Hum... J'espère pour vous que vous ne regretterez pas votre réponse. C'est la première fois que nous avons véritablement l'occasion de discuter et je doute fort que vous ayez réussis à me cerner -je ne l'espérais pas du moins- mais au risque de vous décevoir, ma présence pourrait être plus insupportable que vous ne le pensez. »

A quoi je jouais en disant ce genre de choses ? La princesse n'avait pas besoin de savoir à quel point j'étais détestable... Enfin, on l'avait peut être déjà mis au courant. Je lui lançais un regard en biais, curieuse de savoir comment elle le prendrait. En jouant ainsi avec eux, ce n'était pas étonnant que les gens se désintéressent de moi.

Je retirais ma veste alors que la princesse détachait ses cheveux. N'avait-elle pas plus chaud en les dénouant ainsi ?

Elle enchaîna avec une autre question qui me prit aussi au dépourvu. Encore une ! La violine avait un comportement et des questions très étranges. Elle se montrait moins formelle qu'elle ne semblait l'être à l'extérieur. Nous venions tout juste d'entamer une conversation et elle se montrait plus curieuse que moi. Ce n'était pas prudent.

En effet, Kougyoku ne pouvait espérer une réponse de ma part. Allais-je disparaître comme le ferait une personne décidée à changer de camp? Je ne pouvais lui répondre. J'étais encore indécise. Et ça ne me ressemblait pas du tout.



« "Non" serait sûrement la réponse que vous fournirait aussi bien une honnête personne qu'une menteuse, princesse. »

J'avais cessé de sourire mais le regard que je lui lançais était aussi franc que le sien.



« Sans vouloir vous inquiéter davantage, je n'ai pas encore pris ma décision. Faire un choix définitif m'effraie un petit peu. »

J'émis un rire faussement joyeux. Je ne me voyais pas quitter l'empire Kou pour rejoindre un pays avec qui il entretenait des rapports tendus comme Sindoria. J'avais trop de bonnes raisons de soutenir Kou et d'accepter de prendre les armes contre les autres pays si je le devais. Mais c'était plus facile à dire qu'à faire. Je n'avais pas toujours été très honnête... Pouvais-je vraiment rester fidèle ? J'avais appris à apprécier ce pays durant un an, qui me disait que je ne retournerais pas ma veste si l'occasion s'en présentait ? Contrairement à beaucoup, je n'avais aucune obligation familiale qui m'obligeait à rester près de Koumei.

Je sortis mes jambes de l'eau, soucieuse, sentant la barrière que j'avais dressé autour de moi se relevait alors que celle de Kougyoku allait tomber.


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MessageSujet: Re: “La vie passe, rapide caravane ! Arrête ta monture et cherche à être heureux.” PV Famita - 06/01/1002   Dim 15 Jan - 12:50

Détestable ? Etait-ce vraiment le cas ? Pouvons-t-on être pire qu’elle ? Kougyoku avait du mal à y croire mais ses propos semblaient sincères et, la jeune princesse se rendit vite compte qu’elle avait peut-être fait tomber le masque trop tôt. Qui était-elle pour la juger ainsi à part une batarde royale ? Personne ! Non, elle n’était actuellement personne. Aucun individu ne la voyait elle, le monde ne regardait qu’une princesse au sang impur. Kougyoku avait sincèrement pensé que Famita pouvait la comprendre, voir en elle la véritable jeune femme qu’elle était, mais la princesse avait sûrement trop espérait. C’était un rêve beaucoup trop beau pour qu’il se réalise aussi vite.

Sa question était idiote, tout comme elle. Comment pouvait-elle croire qu’on lui répondrait sincèrement ? Elle avait connu le mensonge, la culpabilité d’avoir cru en des propos et pourtant, elle essayait encore, la demoiselle gardait l’espoir de découvrir une personne franche qui ne s’enfuirait pas en la voyant. Elle attendait encore et toujours. Ses yeux se voilèrent pendant que sa partenaire continue sur sa lancée. Mais même les derniers propos ne la rassurèrent pas. Les murs étaient quasiment tombés et pourtant, elle s’évertuait à les reconstruire. Arriverait-elle un jour à trouver une personne qui oserait la regarder dans les yeux, réellement ?

Kougyoku secoua légèrement la tête, laissant quelques mèches mouillées lui collaient au visage. Sa broche dans les mains, elle observait attentivement les pierres précieuses en se demandant si tout cela valait vraiment la peine.

En une fraction de seconde, un mouvement attira son attention. Les chevaux, alertent, commencèrent à s’agiter à leur côté. Quelque chose arrivait. C’était encore loin mais un nuage de poussière commençait à s’élever à l’horizon. Une troupe de voleurs ? De brigand ? Ou bien une tempête ? Kougyoku se releva, accrocha sa broche dans sa chevelure et épousseta rapidement ses vêtements. Ils étaient encore humide mais rien de très dérangeant.

« Préparons les chevaux, ordonna-t-elle. »

Elle n’avait pas le temps d’être sympathique. Rapidement, elle harnacha son équidé dans des gestes à la fois rapides mais délicats. Elle ne souhaitait pas blesser sa monture connaissant les risques que pouvait avoir la moindre blessure : perte de rapidité, obéissance passagère dû à la douleur. Il pouvait même chercher à la désarçonner et c’était le dernier des soucis qu’elle souhaiterait avoir.

A son grand désarroi, c’était bien une tempête de sable qui arrivait vers elles. Il fallait se mettre à l’abri au plus vite. L’oasis avait trop d’ouverture pour qu’elles soient protégées des vents cinglants et du sable. Le souffle de l’air commençait déjà à s’engouffrer à travers les palmiers, l’eau s’agitait sous les rafales. Kougyoku chevaucha son cheval rapidement et jeta un coup d’œil à Famita.

« On y va ! lança-t-elle avant d’ordonner à sa monture de s’élancer. »

Il fallait trouver rapidement un refuge. La tempête arrivait plus vite que ce qu’elle avait prévu et, si elles ne trouvaient rien, elles finiraient prise dans l’étau des bourrasques.

HRP : Excuse-moi pour le temps de réponse et pour cette catastrophe. Je n’ai pas réussi à faire sortir les mots comme je le souhaitais mais je ne pouvais pas te faire attendre plus longtemps !

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MessageSujet: Re: “La vie passe, rapide caravane ! Arrête ta monture et cherche à être heureux.” PV Famita - 06/01/1002   Ven 10 Fév - 18:36


Il m'aura fallu dix huit ans d'existence pour me découvrir une qualité. Mieux vaut tard que jamais ! Une vie ne suffisait même pas à certains pour en trouver. J'avais le don de jeter un froid et de faire regretter à quelqu'un de m'avoir adressé la parole, une fois la conversation entamée. N'était-ce pas merveilleux ? Mouais... Ce n'était pas vraiment le genre de choses que j'espérais découvrir sur moi-même lors de cette mission. Bien que je n'avais pas le droit de me plaindre devant la princesse, je laissais échapper un soupir en posant mon menton sur mes jambes. Dommage que l'impolitesse n'était pas une qualité. Je rejetais doucement la tête en arrière en arrêtant de regarder la rose. Je savais très bien quel genre d'expression elle devait aborder.

A quoi m'attendais-je ? Bien sûr que si je redressais la barrière entre nous, mon interlocutrice allait en faire de même ! Enfin, ce n'était pas si grave... Je devais m'estimer heureuse qu'elle ait bien voulu me parler. Mais allais-je me contenter d'oublier cet égarement qu'elle avait eu il y a un instant ? Sûrement pas. Mais je ne m'en servirai pas contre elle. Aucun intérêt. Dans tous les cas, pour le moment, je devais me concentrer sur ma mission. Mon objectif était de protéger la princesse Kougyoku et non de faire ami-ami avec elle. Autant dire que j'étais loin de l'accomplir.

Alors que je commençais à remettre mes chaussures, je jetais un coup d’œil en arrière, ayant un mauvais pressentiment. Ne me dites pas qu'il s'agissait d'une tempête de sable ? Si nous avions fait face à de simples brigands, je pourrais encore me débrouiller pour nous sortir de là mais ce genre de catastrophe naturelle... Très peu pour moi.

Enfin, la nature ne me demandait pas mon avis, se fichant de ma volonté divine. Tans pis si j'allais me retrouver avec des grains de sable dans les vêtements. Mais comment pouvais-je me soucier de moi à un moment pareil !? Je devais éloigner la princesse d'ici. Je replaçais ma veste en faisant volte-face vers elle alors qu'elle m'ordonnait de l'aider à préparer les chevaux, s'étant rendu compte du danger en les voyant s'agiter.

J'acquiesçais sans tarder et rejoignais rapidement mon hongre. Il allait falloir être efficace. Rapidement, je remettais l'harnais de ma monture, sans prendre le temps d'être délicate. Ce qui n'était pas très malin car si le cheval venait à être blessé, il allait être ralenti. Même si tant que celui de Kougyoku allait bien, il n'y avait pas à s'inquiéter pour moi, je ne pouvais pas me permettre d'être une gêne pour elle. Bien qu'être une gêne pour les autres était la chose dans laquelle j'excellais le plus... Je jetais vite fait un coup d’œil à l'animal pour veiller à ce qu'il n'ait aucune blessure puis décidais de me presser à nouveau, sentant la tempête approcher. J'avais déjà perdu assez de temps comme ça !

Je repris place sur le cheval avant de voir la situation s'envenimer avec la tempête de sable se diriger droit sur nous. Néanmoins, je parvins sans mal à garder mon sang-froid en tentant de me rappeler de l'endroit où j'avais trouvé un abri, certes dépravé mais dans un moment pareil c'était mieux que rien, avant que nous n'arrivions ici. La tempête arrivait par tous les côtés donc nous devrions nous presser. Heureusement, l'abri n'était pas si loin que ça dans mes souvenirs. Et j'avais une excellente mémoire visuelle ! En revanche, ça ne changeait rien au fait que nous allions devoir accélérer, sous risque d'épuiser nos montures.

En voyant la princesse prête à se aller dans la direction opposée, je lui lançais:



« Attendez, princesse ! Suivez-moi, je sais où nous pourrions nous réfugier ! On devrait y être en un rien de temps ! »

J'ordonnais à ma monture d'y aller, consciente de sa nervosité. Je posais calmement ma main sur son dos, assez confiante et il repartit rapidement. Je l'obligeais à courir sans s'arrêter en sentant la tempête nous envahir tout en veillant à ce que la princesse me suive derrière. Il était difficile de ne pas ouvrir la bouche, essoufflée comme j'étais mais je devais tenir bon pour ne pas avaler de grains. Alors que je sentais la tempête foncer sur nous, je fus rapidement soulagée en voyant le bâtiment en question. On y était presque !

S'il était fermé, je devais être prête à sauter de ma monture pour forcer la porte. Toutefois, ce ne fut pas le cas. Je m'étonnais que nous ayons autant de chance, bien que je m'étais préparée à ce genre de situation. Je guettais la violine qui ne devait pas tarder à me rattraper et la laissait rentrer avant de refermer la porte sur nous. Cela soufflait autant à l'intérieur mais au moins les fenêtres étaient déjà fermées.

Je poussais un long soupir avant de descendre du hongre, exténuée. Je me passais une main sur le front, sentant le vent souffler plus fort.



« On n'a plus qu'à attendre que ça se calme... »

Kougyoku ! J'ancrais mon regard dans le sien, en tentant de masquer ma nervosité:



« Vous n'avez rien ! ? »

Jugeant qu'il y avait toujours trop d'émotion dans ma voix, je décidais de reprendre mon sang-froid. Mais je n'allais pas y arriver si ce sentiment de culpabilité prenait autant de place. Un déchet qui allait prouver son utilité ? Ne me faites pas rire ! Même si on avait évité la catastrophe, j'avais failli mettre la princesse en danger ! Bon sang, ça ne me ressemblait pas... Pas être incapable de protéger qui que ce soit et d'être un poids pour les autres, ça, c'était tout moi. Mais relâcher mon attention sur la situation surtout pour sociabiliser avec quelqu'un d'autre... Sociabiliser avec quelqu'un!? Moi? Déjà, il y avait quelque chose qui sonnait faux dans cette phrase... Alors en plus avec une princesse de l'empire Kou ! Mon lieu de travail soit le lieu où je devais être toujours sur mes gardes. J'avais intérêt à me reprendre et vite !

Si je continuais ainsi, la prochaine catastrophe, je ne serais peut être pas capable de l'éviter. Sûrement pas même, douée comme j'étais.
Je n'osais même pas faire mes excuses à la princesse. Cela ne servirait à rien. Au moins, le pire était évité. Je laissais échapper un "merde" en serrant les poings. Mais je ne l'avais pas prononcé assez fort pour qu'elle m'entende.

La tempête s'intensifia et la porte s'ouvra d'un coup. Ma jupe s'était soulevée au même moment mais je n'avais pas pris le temps de le réaliser et d'en rougir, je me précipitais vers la porte pour la refermer aussitôt. Je tirais le lit pour la placer contre elle.

Je n'étais vraiment pas faite pour cette mission. Le pigeon allait m'engueuler s'il arrivait quoi que ce soit à la princesse. Enfin, "engueuler" était un mot trop fort pour ce type... Puis même je ne voulais pas être responsable de la mort de la demoiselle.

HS: J'ai pris un peu de liberté en faisant rentrer Kougyoku dans l'abri... Si jamais tu voulais la faire réagir d'une autre façon, j’enlèverai cette partie !

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MessageSujet: Re: “La vie passe, rapide caravane ! Arrête ta monture et cherche à être heureux.” PV Famita - 06/01/1002   Dim 5 Mar - 12:41

Kougyoku l’avait suivi instinctivement, comme pour bon nombre de choses. Elle avait guidé sa monture en regardant les traces qu’elle laissait et la princesse s’en voulait pour ça. Parce qu’encore une fois, elle était dans l’incapacité de s’en sortir toute seule, parce qu’on la tenait encore par la main et qu’on la guidait avec délicatesse vers un endroit sécurisant. N’était-elle bonne qu’à ça ? Etre une petite poupée de porcelaine que l’on placerait derrière une vitrine pour la protéger de la poussière et des rayons du soleil.

La princesse descendit de son cheval sans un mot. Elle caressa l’encolure de l’animal d’un air absent, une multitude de pensées destructrice en tête. Elle se vantait toujours de pouvoir se débrouiller toute seule mais, dans le fond, elle ne connaissait rien de ce monde outre ce qu’on lui avait raconté. Peut-être que ces insignifiants conseillés n’avaient pas si tort, elle n’était peut-être bonne qu’à conclure un traité d’alliance à travers le mariage. Et encore, faudrait-il que son potentiel mari puisse la supporter.

Elle marmonna un vague « merci » et « je vais bien » en direction de sa partenaire et se glissa vers le fond de la cabane. Elle ne prit même pas garde à l’état miteux de leur abri de fortune et même lorsque la porte s’ouvrit en grand, que le vent vint soulever sa chevelure ainsi que ses vêtements, elle resta à caresser son hongre sans rien dire.

Qu’avait-elle fait depuis tout ce temps ? Avait-elle seulement réussi à faire ne serait-ce qu’une tâche par ses propres moyens ? Non ! De la découverte du palais à l’obtention de son Djinn, tout lui avait été offert sur un plateau, elle n’avait que récupéré les fruits déjà au sol. Un vague sourire de frustration s’incrusta sur ses lèvres. Ce n’était guère le moment de se laisser aller. La température commençait à chuter de plusieurs degrés, le vent s’engouffrait à travers les différentes ouvertures de la cabane et elles n’avaient rien pour se maintenir au chaud que la chaleur naturelle que dégageait leur hongre.

Kougyoku aurait vraiment apprécié posséder un Djinn lié au feu, histoire de pouvoir se maintenir au chaud et éviter de mourir de froid. Quel triste mort pour une princesse de l’Empire, mais qu’espérait-elle de plus ? Ce n’était certainement pas le peuple ou son entourage qui viendrait à en pleurer, certains sauteraient même de joie.

Alors qu’elle retirait la selle de son hongre, un objet tomba de l’un des sacs accrochés au cuir : c’était la petite tablette qu’elle devait rapporter à ses frères. Elle soupira. Une fois, deux fois puis une troisième avant de ramasser la bourse de cuir contenant l’objet précieux. La demoiselle secoua la tête dans un geste de rage avant de ranger la tablette dans l’un des sacs. Voilà qu’elle recommençait à perdre pied, ce n’était pas l’heure de déprimer. Elle devait d’abord s’assurer de pouvoir rentrer saine et sauve, et surtout, de protéger Famita. Certes, à la base, c’était sa partenaire qui devait s’assurer de son bien-être mais pouvait-elle vraiment se déclarer princesse si elle n’était même pas capable de protéger quelqu’un ? Pouvait-elle encore se regarder dans un miroir si elle n’arrivait même par à sauver une simple personne ? Non. Si c’était le cas, alors le Djinn ne lui revenait pas. Si tel était le cas, elle pourrait offrir sa broche au premier venu qui serait capable d’assurer de garder en vie son entourage.

Forte d’un nouvel espoir, elle approcha son hongre de celui de Famita et incita les deux chevaux à se coucher sur le sable désormais froid.

« Famita, viens ici, lui proposa-t-elle après s’être elle-même couchée contre le flanc de sa monture. »

Kougyoku profita de la douce chaleur de l’animal pour se rendre compte d’à quel point elle était gelée. Les montures profitèrent de se répit pour se reposer et acceptèrent avec joie les caresses de la princesse. Oui, ce n’était pas le moment pour se décourager, elle avait encore de nombreuses choses à faire et peut-être, qu’un jour, elle arriverait à pouvoir clamer haut et fort qu’elle avait réussi l’une d’entre elle par ses propres moyens. Un doux sourire orna ses lèvres à cette pensée; les yeux dans le vague, elle continuait à caresser machinalement l’encolure de sa monture.

Demain serait un autre jour, pour le moment, elle se devait de faire ce qu’elle pouvait pour qu’elles puissent survivre toutes deux. Et puis, ce n’était pas une tempête de sable qui allait tuer Famita, foi de Kougyoku Ren.

۞ • ۞ • ۞ • ۞

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MessageSujet: Re: “La vie passe, rapide caravane ! Arrête ta monture et cherche à être heureux.” PV Famita - 06/01/1002   Mar 4 Avr - 19:56

C'était bien la première fois que je parvenais à éviter des ennuis à quelqu'un en l'amenant à un endroit où j'étais sûre qu'il serait en sécurité. Enfin, non, il ne fallait pas dire ça... Je n'étais encore sûre de rien. Je n'étais qu'un boulet après tout, nous n'étions pas encore sorties d'affaire. Que je m'en sorte ou pas, ça ne posait pas de problème, ma vie n'était en rien importante. Il fallait juste que j'ai la certitude que la princesse ne court aucun risque avant de rendre l'âme. Elle pourrait sûrement retourner au palais sans mon aide. Elle devait effectuer cette mission toute seule à la base alors bon...

A m'entendre, on pourrait croire que assister Kougyoku à cette mission me gênait plus qu'autre chose mais c'était le fait d'être un fardeau pour elle qui m'irritait. Ça n'avait rien de surprenant. Je le savais au fond que je ne serais d'aucune utilité à la violine et que cette traversée ne serait qu'une façon de remuer le couteau dans la plaie. Je n'avais pas à être déçue si je ne m'attendais à ce que rien ne change.

Je ne servais pas à grand chose au palais, du moins je n'en avais pas l'impression, donc j'espérais rendre service au prince en lui offrant des vacances en lui épargnant mon visage d'imbécile incapable. Je ne perdais pas mon temps au palais. La vie à Kou était assez intéressante et je ne regrettais pas complètement de m'être soumise à une personne -ATTENTION ! UNE SEULE PERSONNE !- mais je détestais ne pas rendre la pareille. Même si je ne me souciais pas des autres, je détestais avoir des dettes. C'était aux autres de dépendre de moi et pas l'inverse ! C'était plus confortable de cette façon.
Et je ne les avais toujours pas payées. C'était gênant de rester dans cette situation pendant une année entière.

Bien que je n'estimais pas avoir réalisé un exploit en emmenant la princesse ici, je me demandais comment elle s'en serait sorti si elle avait été seule. Elle aurait sûrement réussi à se débrouiller. Du moins, je supposais... Je m'imaginais mal être parvenue à sauver la vie de la princesse Kougyoku. Que je sois là ou pas, ça ne changeait pas grand chose.

Même si je continuais de penser qu'elle aurait pu se montrer plus reconnaissante. Moi qui commençais tout juste à revoir mon point de vue sur les princesses, je me demandais si elles n'étaient pas toutes arrogantes finalement.  J'étais mal placée pour critiquer ceci dit.

Je n'étais pas très sociable et donc pas très douée pour lire dans le cœur des gens mais la violine me semblait d'humeur maussade. Et le fait que nous ayons évité de nous prendre la tempête de sable en pleine face non sans difficultés n'était pas étranger à son changement d'attitude.

Froissée, j'ouvrais la  bouche pour dire quelque chose puis la referma aussitôt. Tiens, ça ne me ressemblait pas non plus d'avoir rien à dire ! Mais c'était parce qu'elle avait raison de m'en vouloir. Je n'avais fait que prouver ma nullité, une fois de plus. Il était normal que je l'aide à échapper à la tempête. Que je mette autant de temps l'était moins. Je n'avais vraiment pas assuré.

Je concentrais mon regard sur ma monture et lui tapotais doucement le dos comme pour le féliciter d'avoir fait du bon travail. Pour une raison que j'ignorais, je me sentais plus à l'aise avec les animaux.

Je n'avais pas eu l'occasion de beaucoup m'en occuper pourtant. Contrairement aux humains, leur attitude ne pouvait pas me faire de mal. Ils ne pouvaient pas me trahir ni profaner des paroles qui me blesserait... Je n'avais pas à craindre de me montrer trop naïve avec eux.  Je n'étais qu'une gamine. Voilà, je commençais à déprimer avec ce silence de plomb. Mais je n'avais pas envie de parler.

Et si la demoiselle était en colère contre moi, elle n'avait pas à le faire non plus mais finit par le faire. Je supposais que son merci était ironique. Elle n'avait aucune raison de me remercier. En revanche, j'espérais que sa réponse à ma question ne l'était pas.

Mais elle ne semblait pas aller si bien que ça alors que je venais de refermer la porte. J'eus tout juste le temps de sentir un souffle glacé effleurer mon visage mais Kougyoku n'était peut être pas aussi résistante.

Qu'importe les vêtements qu'on portait, le froid s'engouffrait doucement dans l'abri. Bon, j'avais trouvé un abri, je n'avais jamais dit qu'il protégeait bien du froid... Même si je n'en menais pas large non plus, je ne pensais pas que la petite baignade improvisée de Kougyoku avait été très malin pour le coup. Le froid était déjà assez insupportable comme ça... Encore une fois, c'était plus facile pour moi de juger les autres alors que j'aurais pu faire les mêmes bêtises. Elle n'aurait pas pu se douter qu'on allait se prendre une tempête de sable juste après.

J'eus un léger sursaut en entendant un objet métallique heurter le sol. Je me retournais, curieuse de savoir ce que Kougyoku pouvait porter d'aussi lourd. Ah... J'avais complètement oublié l'existence de cette tablette. C'était assez bizarre comme c'était l'une des raisons pour laquelle j'avais accepté cette mission ("accepté" apparemment c'était un honneur de voyager avec moi maintenant).

Enfin, la tablette n'était pas si importante en fin de compte. J'espérais juste réussir à sauver une autre peau que la mienne pour une fois.

Si la princesse avait paru de mauvaise humeur, elle semblait s'être calmé après s'être couché contre son cheval pour avoir un peu de chaleur. Elle me proposait gentiment de la rejoindre.

Même si Kougyoku avait recommencé à s'ouvrir, je m'arrêtais juste en face d'elle sans esquisser le moindre geste pour m'asseoir près d'elle.



« Princesse, vous n'avez pas à vous efforcer d'être aimable avec moi. Je ne suis pas idiote. Je peux comprendre que vous m'en vouliez pour avoir tardé à trouver un abri. Donc si vous avez des reproches à me faire, vous pouvez y aller. Je sais que j'ai failli à ma mission, je n'ai pas besoin qu'on me ménage. »

Ces mots étaient aussi secs et tranchants qu'une lame de rasoir. Mais je n'allais pas présenter mes excuses. Encore une fois, je confondais l'hypocrisie avec la gentillesse. J'avais été un peu trop franche avec elle mais je n'étais plus à ça près...

Toutefois, je retirais ma veste pour la poser sur ses épaules, oubliant que j'étais aussi frigorifiée.

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MessageSujet: Re: “La vie passe, rapide caravane ! Arrête ta monture et cherche à être heureux.” PV Famita - 06/01/1002   Ven 23 Juin - 20:43

Le froid remontait lentement le long de ses chevilles, atteignant ses mollets, bleuissant la peau sur son passage. La chaleur semblait lentement la quitter pour se rediriger vers ses organes vitaux afin de la maintenir en vie car tel était leur but principal, protéger ses éléments afin que l’être perdure. Petit à petit, elle se sentait plonger dans un cocon comme si l’on l’y déposait avec douceur, Kougyoku n’avait même pas envie de lutter, elle souhaitait juste se laisser porter par cette légère torpeur.

Heureusement pour elle, les propos de Famita lui firent l’effet d’un électrochoc et tout son corps se remplit d’une nouvelle force même si ces extrémités demeuraient encore engourdies. La princesse sentait un faible courant courir à travers ses veines et la maintenir parfaitement réveillée désormais, il lui en avait fallu de peu pour tomber dans le sommeil et, à ce moment-là, qui sait ce qu’il lui serait arrivée ; à elle mais aussi à sa compagne de voyage.

La violine secoua avec sauvagerie la tête pour chasser les derniers nuages vaporeux qui encombraient son esprit embrouillait par le froid environnant. Elle se redressa davantage dans l’idée de garder les yeux ouverts et l’esprit clair. La tempête n’allait pas se calmer de sitôt et si elle ne trouvait pas quelque chose à faire, sûre qu’elle finirait morte de froid avant d’avoir rejoint le palais. Quelle triste morte que cela serait, stupide aussi, pour une princesse ayant réussi à sortir d’un donjon. Et puis, elle ne comptait pas rejoindre son père avant d’avoir accomplis quelque chose qui pourrait la rendre fière.

« Tu ne veux pas être ménagée ? répliqua-t-elle sur le vif. Bien, alors passons à un autre moyen. »

Kougyoku se releva avec toute la prestance que pouvait dégager une princesse de son rang. D’un très faible signe de tête, elle remercia sa partenaire pour la veste avant de la poser sur le dos de sa monture. Son regard entièrement neutre soutint celui de Famita avant que l’éclat dans ses yeux ne viennent à changer. Bientôt se fut toute sa nature qui explosa au fond de ses prunelles : soulagement, peur, colère, amertume puis le dédain. Un visage hautain, une allure fière et des paroles dédaigneuses.

« Assis, ordonna-t-elle sèchement. »

S’il fallait se montrer arrogante, abuser de son rang et oublier la modestie pour que Famita daigne enfin venir se réchauffer à son tour, alors soit, Kougyoku allait attraper le mord de la jeune femme et la forcer à se plier. Et même si une partie de son esprit se révoltait à cette idée, elle qui avait enfin trouvé quelqu’un qui pouvait la comprendre, la princesse n’avait pas d’autres choix que d’imposer ses pensées afin de protéger sa compagne de route. Jamais elle ne laisserait Famita se mettre en danger pour elle, jamais elle ne laisserait la jeune femme être en hypothermie pour que son corps puisse garder sa chaleur. Elles se retrouvaient toutes les deux dans le même bateau et il n’était pas question que la princesse jette Famita par-dessus bord pour alléger la coque et se sauver de la noyade. Si la mort devait venir au bout du chemin, alors elle la braverait en comptant sur sa partenaire pour assurer ses arrières.

D’un geste vif et empli de confiance, elle ramena la monture de Famita aux côtés de la sienne et fit en sorte de la coucher de telle sorte qu’un cercle se forme au milieu des deux animaux. Ainsi, les bêtes empêcheraient l’air froid de circuler et la chaleur se diffuserait équitablement entre les deux jeunes femmes. Et maintenant, que devait-elle faire d’autre ? Un feu ? Avait-elle seulement de quoi l’allumer ? Kougyoku n’avait jamais appris à survivre à proprement parlé, après tout, outre ses premières années, elle avait grandi au sein du palais et il lui suffisait presque de claquer des doigts pour qu’on lui apporte ses vivres.

Elle regardait attentivement ce qu’il se trouvait autour d’elle. Ce n’était pas en restant planter là comme un poteau qu’elle trouverait une solution à ses problèmes. Il y avait des difficultés qu’on devait résoudre par la réflexion et d’autres où l’action devait avant tout primer. Actuellement, elles se retrouvaient dans la deuxième catégorie et rester assissent ne devait pas faire partie de leur option. La princesse rassembla tout ce qu’elle trouva de potable pour allumer un feu, maintenant, resté à savoir comment faire. Son Djinn était à l’opposé de l’élément feu alors elle ne pouvait pas compter sur cette force, il lui faudrait être inventive pour réussir cette épreuve.

Remontant ses manches du mieux qu’elle le put, elle attrapa trois cailloux. Le premier servit à coincé la porte afin d’éviter qu’elle ne s’ouvre en grand et les deux autres serviraient pour le feu. Elle était certes inculte en matière de survit mais elle n’était pas stupide. Lorsque qu’elle chevauchait, les fers de chevaux s’entrechoquaient contre les pierres et plus d’une fois, des étincelles s’étaient formées sur son passage. Il ne lui fallait guère plus d’informations pour se douter de ce qu’il se passerait si elle tentait de recréer ces étincelles au-dessus de matières inflammables.

Ses mains s’écorchèrent tandis qu’elle tentait vainement de créer une flammèche, bientôt, elle se coupa suffisamment pour que ses doigts en saignent. La douleur pulsait dans ses poignets, remontait le long de ses bras et se répercutait jusque dans son cou, mais elle persévérait, elle savait qu’à force, elle arriverait à allumer ce maudit feu. Elle en oublia presque Famita à ses côtés tant elle s’obstinait dans sa tâche et alors que le désespoir commençait lentement à s’insinuer dans son esprit, le choc créa une étincelle suffisante pour qu’une flamme naisse au centre de ce tas uniforme, mélange de bois et de tissus décrépis.

Heureuse de sa réussite, elle croisa le regard de Famita avant qu’un énorme sourire se mette à fleurir sur ses lèvres. Elle avait réussis à créer quelque chose par ses propres mains, quelque chose qui commençait doucement à la réchauffer.

« J’ai réussi, murmura-t-elle comme si l’idée même d’élever la voix allait briser son bonheur. »
Kougyoku tendit les mains vers le feu et sentit des centaines de fourmis engourdir d’avantage ses membres blessés. Mais pour le moment, elle n’en avait cure, tout ce qui lui importait était sa victoire et le fait qu’elles vivraient un peu plus longtemps.

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MessageSujet: Re: “La vie passe, rapide caravane ! Arrête ta monture et cherche à être heureux.” PV Famita - 06/01/1002   Mar 4 Juil - 19:36

J'étais odieuse. Pourquoi fallait-il que je me donne davantage de raisons de me haïr quand je peinais déjà à faire preuve d'une quelconque utilité ?

J'avais craché mon venin sur la jeune femme, profitant du fait qu'elle était frigorifiée et pratiquement dépourvue de toutes ses forces pour lui tirer les vers du nez ou du moins me montrer désagréable avec elle. Est-ce que c'était vrai ? Est-ce que je profitais vraiment de la faiblesse de la princesse pour me montrer aussi sèche avec elle? Était-ce une vengeance puérile née des préjugés que j'avais sur l'arrogance apparente des princesses de Kou ?

Non... La raison pour laquelle j'avais fait ça était que je ne comprenais pas pourquoi Kougyoku se montrait aussi gentille alors que j'avais failli à ma tâche en la mettant en danger. Mais m'entendre lui parler de cette manière alors que le froid gagnait son corps me donnait vraiment l'impression qu'une petite peste faiblarde profitait de cette situation où elle était enfin en position de force... Voyant la princesse pâlir de plus en plus, je me sentais flancher mais ne montrais rien de mon émotion, lui filant tout de même une veste, preuve que je m'inquiétais pour elle.

Alors qu'on pouvait croire que je tirais profit de l'état dans lequel elle se trouvait, il semblait que mes paroles dont le ton était blessant avaient suffit à la réveiller et peut-être à la maintenir un peu plus en vie. Je n'aurais pas cru que cela aurait un tel effet mais si ça pouvait la réchauffer d'une manière ou d'une autre, ça m'allait.

Sans craindre son agacement, qui n'allait pas tarder à se faire sentir, je ne bougeais pas, la fixant toujours d'un regard glacial. J'essayais d'avoir l'air adulte mais je ressemblais plus à une gamine qu'autre chose à faire des histoires pour m'installer près d'elle.

En même temps, ce n'était pas non plus mon genre de me soumettre aux ordres d'une personne sans faire d'histoires. J'en avais fait beaucoup avec Cynron, quelques fois avec Koumei... Mais beaucoup moins qu'avec mon premier maître. Toutefois, si un prince de Kou avait réussit à me soumettre, ce n'était pas le cas de sa sœur.

Quelle belle excuse pour masquer le fait que je n'osais pas m'asseoir à côté d'elle. Mais la situation n'était pas bien choisie pour les formalités et Kougyoku ne pouvait que se révolter face à mon entêtement. A sa place, je me serais laissé mourir. C'était parce que je n'en faisais qu'à ma tête qu'on était en train de disserter au lieu de se réchauffer l'une l'autre.

Oui, plus le temps passait, plus je me sentais affreusement nulle d'avoir réagi comme ça... Et la réaction de la violine n'aidait pas.

Elle se redressa furtivement, et comme si elle venait d'avoir une soudaine poussée d'adrénaline, me répondit, visiblement vexée.

Oh ? Je me demandais bien quel moyen elle allait employer pour que je m’assois. Même si j'avais une petite idée vu le ton qu'elle utilisait.

J'allais me recevoir une gifle mentale, je l'avais cherché. Je ne quittais pas la princesse du regard et avait toujours cette expression insupportable d'impassibilité.

Qu'est-ce que je pouvais être insolente...

Une insolence auquel Kougyoku n'eut aucun mal à s'opposer puisqu'elle se redressa aussitôt, afin d'être à la même hauteur que moi. Tandis que mes yeux croisèrent les siens, son regard se fit plus hautain, plus ferme, comme j'avais l'habitude de le voir quand elle était au palais. Ce regard qui avait finit par me convaincre que les princesses étaient toutes prétentieuses, autant que pouvaient l'être les princes, et qui m'avait tant donné envie de les éviter. Ces souvenirs me mettait en colère mais la seule qui avait le droit de l'être était mon interlocutrice. Ce n'était pas une façon de s'adresser à une personne de son rang !

Sans me soucier de cela, je m'étais contenté de dire le fond de ma pensée, sans pour autant l'insulter puisque je jugeais être la seule coupable dans cette affaire.

Encore maintenant, je ne connaissais pas très bien Kougyoku et je pouvais croire que le visage qu'elle me dévoilait était ce qu'elle était réellement et que depuis tout ce temps, elle s'efforçait juste de se montrer aimable avec moi mais que ma résistance avait finit par lui retirer cet envie. Mais honnêtement j'avais du mal à le croire, et ce, même si je n'étais pas très douée pour comprendre les autres. Je ne pouvais croire que la Kougyoku qui se réjouissait de sa liberté, quelques heures plus tôt, et qui avait en quelque sorte détruit son image en piquant une tête dans l'oasis devant une "étrangère" n'était que pure manipulation de sa part.

Elle n'aurait jamais fait ça si elle était aussi orgueilleuse qu'elle semblait le montrer lorsqu'elle m'ordonna de m'asseoir, d'une façon beaucoup moins délicate cette fois, employant le même ton que moi.

Ouch ! Je l'avais vraiment énervé.

Sur ce point, je ne pouvais pas la blâmer. C'était vraiment ridicule de se chercher des noises, même si là n'était pas mon intention en lui demandant d'arrêter de se forcer à être gentille si c'était là juste un masque qu'elle portait, alors que nous étions à deux doigts de frôler la mort.

Je lui avais demandé de ne pas me ménager et c'est ce qu'elle avait fait. J'avais l'impression de l'avoir vexé. J'aurais peut-être réagi pareil à sa place ?

Néanmoins, je ne me démontais pas face aux flammes que semblaient me lancer ses yeux et demeurais neutre.



« Très bien », fis-je avant de m'exécuter.

J'avais eu un peu de mal à desserrer les dents pour cette réponse mais c'est sans ajouter le moindre commentaire sarcastique que je m'installais à côté de la violine alors qu'elle alla chercher ma monture pour la poser près de la sienne.

« J'aurais pu le faire », pensais-je très fort et je faisais un effort surhumain pour ne pas prononcer ces paroles à voix haute. Une princesse n'avait pas à se déranger pour ce genre de choses.

Le pire arriva quand Kougyoku se mit en tête de faire un feu. Non seulement cela accentuait mon sentiment d'inutilité mais en plus elle s'était blessé pour le faire ! Que dirait Koumei s'il voyait les mains de sa sœur dans cet état alors que je me trouvais avec elle ?

C'est un peu affolée que je la vis se redresser. Rien de grave pour le moment. Elle avait rassemblé des pierres et en avait mis une pour débloquer la porte. Au lieu de la faire chier, j'aurais dû prendre ce genre d'initiatives ! Je commençais à rager intérieurement mais je me disais qu'elle aurait finit par avoir les mains sales dans tous les cas vu notre situation.

Toutefois, je sentis vraiment la nécessité de me relever quand je la vis frotter les pierres pour faire le feu. Je me disais qu'elle finirait par se blesser et ce fut le cas.



« Princesse Kougyoku ! » , m'écriais-je en accourant à elle, tentant de la stopper alors qu'elle s'entêtait à faire ce feu, lui répétant que j'allais le faire en posant plusieurs fois mes mains sur les siennes pour l'arrêter en vain.

J'étais plus persistante d'habitude mais l'idée que je puisse toucher la princesse me répugnait quand je me mettais à sa place.



« KOUGYOKU ! », commençais-je à m'énerver alors qu'un feu se créait, au prix de sa blessure.

Ce n'était pas contre elle que j'étais énervée mais que ce pouvait être contraignant ! C'était une vraie tête de mule...

Elle se retourna vers moi, fière d'elle. Au moins l'une de nous deux qui l'étais. J'étais assez surprise qu'elle se débrouille aussi bien et j'étais contente pour elle mais je continuais de penser que ce n'était pas elle qui devait être blessée...

Je poussais un soupir, ayant du mal à lui retourner son sourire.
Calmement, je m'éloignais d'elle pour retirer la coiffe en dentelle qui se trouvait sur ma tête, faisant tomber plusieurs lames en même temps. Je m'étais aussi éloigné des chevaux pour ne pas les effrayer... Je ramasserai ça plus tard.

Je me rapprochais de la princesse et tira sur la coiffe jusqu'à ce qu'elle se déchire en deux morceaux et me pressais de les utiliser comme bandages. Je serrais assez fort en le faisant, afin que ça tienne mais pas trop pour ne pas faire plus de mal à Kougyoku en lui disant:



« Vous n'avez peut-être pas envie de mon aide suite à l'égoïsme dont je viens de faire preuve mais je ne peux définitivement pas vous laisser vous blesser sans rien faire ! »


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MessageSujet: Re: “La vie passe, rapide caravane ! Arrête ta monture et cherche à être heureux.” PV Famita - 06/01/1002   Lun 6 Nov - 17:15

Elle n’était plus vraiment surprise de l’attitude de Famita. Kougyoku se sentait en sécurité aux côtés de la jeune femme et avait la nette impression qu’elle tentait de l’enrouler sous des dizaines d’épaisseur pour la garder en lieu sûr. Un tendre sourire fleurit sur les lèvres de la jeune princesse en sentant la chaleur des mains de la brune sur les siennes, beaucoup plus diffus et doux que les flammes qui dansaient sous ses yeux.

Le bout de ses doigts pulsait à travers ses bras et maintenant qu’on les lui enroulait dans un bandage de fortune, elle se rentait réellement compte de l’état de ses mains : ce n’était pas très beau à voir. Elle grimaça en sentant le tissu toucher la peau à vif mais repris vite un visage plus joyeux pour ne pas inquiéter d’avantage sa compagne de route. Une fois ses plaies à l’abri du sable, elle referma délicatement ses mains comme si elle cherchait à tester le restant de force qu’elle possédait encore, mais elle n’arrivait même pas à sentir ses ongles s’incrustaient dans la chair.

Les flammes se reflétaient dans le regard de Famita pendant qu’elle lui parlait.

« Je suis désolée de t’inquiéter Famita », commença-t-elle doucement en tendant l’une de ses mains blessée vers la joue de la jeune femme. « Et je suis même très heureuse que tu sois, ici, avec moi. Toute seule, je n’aurai jamais trouvé cet abri et je serai peut-être morte dans la tempête. Alors merci, Famita, merci beaucoup d’être là. »

Tout doucement, elle incita la jeune femme à s’asseoir de nouveau à ses côtés pour profiter du feu. Elles vivaient toutes les deux et rentreraient sauves.

« A défaut d’être complètement saine », pensa Kougyoku en regardant ses mains et la poussière sur le visage de la brune.

Le bruit du vent semblait s’atténuer contre les parois, la tempête n’allait pas tarder à se calmer et elles pourraient retourner au palais. Les chevaux auraient eu le temps de reprendre leur souffle et elles, elles s’étaient assez reposées pour remonter. Bientôt, Kougyoku commencerait à ramasser les quelques affaires qui trainaient sur le sol et Famita s’occuperait de seller les montures.

Une fois rentrait, Kougyoku déposerait l’objet désiré à ses frères et filerait prendre un bain avant que quiconque ne puisse voir l’état dans lequel elle se trouvait. D’un simple coup d’œil sur sa gauche, elle décida d’emmener Famita avec elle dans les bains, avec ou sans son accord.

Le vent chuta brutalement, amenant un silence de plomb dans l’abri. Habituée au bruit, Kougyoku eut l’impression que ses oreilles sifflaient encore. Elle n’était plus très à l’aise mais se redressa très vite sur ses pieds afin d’enclencher le début du départ. Il fallait profiter de cette accalmie au cas où une autre tempête de sable ne les prenne au dépourvu. Elles pouvaient facilement tenir quelques heures mais elles n’avaient ni réserve de nourriture ni d’eau et pas question de devoir abattre l’un des chevaux, elles en avaient besoin pour rentrer.

« Famita ! Profitons-en pour rentrer ! Quelque chose me dit qu’une autre tempête arrive ! »

En récupérant leurs affaires, Kougyoku se demanda comment elle allait pouvoir éteindre le feu. Il n’y avait pas grand-chose qui pouvait prendre feu ici mais il ne fallait pas prendre de risques ; garder debout cet abri permettrait à d’autres de vivre s’ils se retrouvaient, à leur tour, piégés pour une quelconque raison. Le sable serait un bon moyen d’arrêter les flammes. Elle en rassembla en tas avant d’en jeter sur le tison jusqu’à que la dernière flamme meurt.

Pour une fois, elle avait réussi à assurer sa survie d’elle-même et en plus, une autre personne avait aussi survécu. C’était déjà une belle victoire pour la princesse qui avait toujours été protégée de tout et ne s’était jamais vraiment retrouvée confrontée à un danger dont elle devrait se méfier seule.
Elle soupesa la pierre qu’elles devaient rapporter avant de la glisser, de nouveau, dans une poche de cuir qu’elle fixa solidement à la selle de son destrier. Elle était fière de l’animal qui se tenait droit sur ses quatre pattes, c’était un animal robuste à toutes épreuves et qui démontrait une grande force physique mais aussi mentale. Elle caressa son encolure, le poids sembla se mouiller sur le passage de ses doigts et elle déglutit difficilement en voyant le sang qui avait teinté la coiffe de Famita. Il valait mieux qu’elle le cache à sa partenaire au risque que cette dernière ne s’affole d’avantage et commence à se liquéfier sur place en se demandant ce qui allait lui arriver en rentrant.

Elle termina d’harnacher sa monture avant de se diriger vers la porte. Du pied, elle enleva la pierre qui bloquait l’accès et ouvrit prudemment le bois. Il ne semblait y avoir aucune menace dans son champ de vision et elle glissa à l’extérieur en tirant sur les rennes pour inciter l’animal à la suivre.

« On va pouvoir y aller. »

Elle monta en selle et ajusta correctement les charges qui avaient bougé du dos de l’animal. Kougyoku pressa ses mollets contre les flancs de l’étalon qui répondit directement à l’ordre physique de sa cavalière. La princesse resta sur ses gardes, elle voulait d’abord être sûre d’être en sécurité avant de demander à l’équidé de rentrer au maximum de sa vitesse. Au pas, elle formait des cercles autour de la zone ; ce n’était pas le moment d’être prise au dépourvue et attaquée.

Kougyoku ne regardait pas souvent Famita, ayant toute confiance en elle pour assurer ses arrières et vérifier que rien ne perturberait le chemin du retour. Lorsqu’elle fut convaincue de leur sécurité, la princesse fit un signe de tête à sa partenaire et talonna l’étalon qui bondit en direction du palais.

C’était l’heure de rentrée, autant pour les cavalières que pour les deux bêtes ; Kougyoku allait s’assurer que les animaux auraient de quoi boire et manger jusqu’à n’en plus pouvoir ainsi qu’un repos mérité lorsqu’ils rentreraient à l’écurie.

Elle espérait juste ne pas avoir d’accident pendant le trajet.

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MessageSujet: Re: “La vie passe, rapide caravane ! Arrête ta monture et cherche à être heureux.” PV Famita - 06/01/1002   Dim 12 Nov - 22:17

Il semblerait que la princesse ne m'en voulait plus pour les propos un peu désagréables (et surtout très maladroits!) que j'avais sorti plus tôt. J'avais encore du mal à comprendre Kougyoku. Cela aurait été sans doute plus facile je m'étais intéressé aux princesses plus tôt. Mais non. Je m'étais bêtement enfermé dans mes préjugés. Je m'étais laissé dominée par ma frustration due à une perte de mon indépendance en travaillant pour un prince... Résultat, je n'avais pas cherché à en savoir plus sur les personnes qui composaient son environnement. Je n'avais pas été vraiment très maline. Maintenant que je m'entendais mieux avec lui, j'étais bien embêtée ! Ça ne me dérangeait plus tellement d'avoir des échanges avec les membres de sa famille. D'autant plus qu'aujourd'hui, j'avais le sentiment d'être passée à côté d'une personne incroyable pendant tout ce temps !

Je blêmissais à cette pensée. La goutte de sueur perlant sur mon front pouvait être vue comme une conséquence de ma proximité avec le feu par la violine. Mais la réalité était tout autre. Je ne me reconnaissais plus à être aussi optimiste ! Je n'étais pas sûre que ce soit une bonne chose...

Depuis quelques temps, j'avais réalisé que la vision que j'avais du monde était un peu dramatisée. J'avais souvent tendance à diaboliser les hommes et à me méfier d'eux. Enfin, ce n'était pas parce que je devais cesser de considérer les gens comme mes ennemis que qu'il fallait baisser ma garde pour autant !

C'était vrai que Kougyoku Ren était sympathique. Je ne l'imaginais pas vraiment comme ça. D'abord, ce sentiment d'inutilité qui nous accablait toutes les deux avant cette mission... Il était toujours présent en ce qui me concernait mais je ne pensais pas qu'une princesse ressentirait la même chose. Pas que cela soit vraiment étonnant après coup. Souvent dépréciée par les autres à cause de son rang moins important, elle devait encore peiner à trouver sa place et à être reconnue à sa juste valeur... J'étais tout de même surprise qu'elle m'avoue avoir cette impression alors qu'on se connaissait à peine. Je l'imaginais être du genre à cacher ses états d'âme derrière une expression arrogante...

Comme moi. Qui s'était ouvert en premier pour pousser la deuxième à en faire de même ? J'espérais ne pas avoir commis une telle erreur.

Ensuite Kougyoku avait accepté de se blesser. Encore une fois, je pensais qu'elle serait le genre de personne prétentieuse qui refuserait de se salir les mains pour accomplir une tâche qui devait revenir à la servante. Je l'avais mal jugé. Je m'en voulais de ne pas avoir mieux anticiper ses réactions, je l'aurais empêché de se saigner... Le seul sang qui aurait dû couler aurait dû être le mien. Je sentais pourtant que tout faire à sa place n'était pas très juste pour la demoiselle qui souhaitait se montrer aussi utile que moi. Car, oui, je croyais sincèrement qu'elle était aussi déterminée à prouver qu'elle servait à quelque chose. Qu'elle était capable de faire autre chose que de se la couler douce au palais... Sauf que moi, j'étais censée y travailler. Au lieu de ça, j'avais passé une longue période à me demander pourquoi j'étais à Kou si on ne m'assignait à aucune tâche.

Et mon inutilité ne faisait que croître quand je vis que la violine était prête à tout faire à ma place. Je ne pensais qu'à moi en voulant l'empêcher de se défaire de son image de princesse à sauver. Je ne pensais encore qu'à moi en me renfermant, me disant que malgré la sympathie que la princesse m'inspirait, il était encore trop tôt pour lui faire complètement confiance. Je décidais d'ignorer cette petite voix qui me disait que se lier d'amitié avec elle n'avait pas l'air désagréable. Je me sentis honteuse. Je voulais faire taire cette voix, je ne pouvais pas devenir l'amie de quelqu'un et encore moins d'une princesse. Si je me jugeais mal pour accepter de finir ma vie seule, je ne devais pas espérer améliorer ma relation avec une personne que je venais tout juste de découvrir.

Qui me disait que la violine n'allait pas cesser de me parler une fois qu'on serait de retour au palais ? Nous n'étions que partenaires de mission, rien de plus. Je ne devais pas me laisser envahir par cet optimisme.

C'était pourquoi je conservais toujours l'air aussi froid contrastant avec l'expression chaleureuse de Kougyoku qui continuait de me consterner. Je clignais plusieurs fois des yeux en la voyant me sourire. Essayait-elle de me faire une fausse joie pour m'apprendre à mieux me comporter ?

Je ne su pas non plus quoi répondre quand elle s'excusa de m'avoir inquiété. C'était elle qui s'excusait ? Eh bien elle avait une raison mais... Elle ne me devait rien. Je continuais de fixer mon regard inquiet sur sa main blessée qui effleura ma joue... Je reculais brusquement à ce contact. Je dévisageais la princesse comme si elle m'avait frappé. Cela devait lui paraître rude mais cette crainte d'être à nouveau abandonnée, vendue en l'échange d'une meilleure personne continuait de me hanter... Ça dictait ma conduite et je ne pouvais encore rien y faire.

Venait-elle de me remercier ?

Je sentis mes joues s’empourprer de gêne... Ou de fierté ?

C'était sans un mot que je m'asseyais à côté d'elle. Pourquoi redevenais-je distante ? Pourquoi avais-je peur que Kougyoku se joue de moi ? Ça n'avait pas l'air d'être son genre... Est-ce que j'allais toujours être comme ça ? A vivre en craignant les autres ?

Je ne me posais pas la question plus longtemps puisqu'elle m'incitait à repartir. Je hochais la tête avant de me lever. Il valait mieux s'en aller avant qu'une autre tempête n'arrive !

Je me chargeais de sceller les chevaux pendant que la violine récupérait les affaires, hormis mes couteaux que je m'étais pressé de débarrasser du plancher pour ne pas que l'une des bêtes se coupe. J'allais finir par être la seule sans égratignure à la fin de ce voyage.

J'avais perdu tout intérêt pour l'objet qu'on était allées chercher et poussais un soupir en voyant le sang qui recouvrait le bandage de Kougyoku. Je ne montrais pas trop mon inquiétude mais j'espérais vite rentrer pour lui apporter de meilleurs soins... Si elle me laissait m'en occuper bien évidemment.
J'enfourchais ma monture et lui caressais doucement le dos, prête à repartir.

Une fois que nous fûmes dans le désert, je gardais un œil sur la princesse en me trouvant derrière elle. Tout comme elle, je m'assurais à ce que le temps ne vienne pas encore à se jouer de nous. Il y avait un peu de vent mais aucun souffle qui n'annonçait une tempête.

Je souriais, soulagée. J'imitais encore une fois la princesse en accélérant. En général, on avait tendance à idéaliser le lieu dans lequel on avait grandi par nostalgie mais je ne me laissais pas tromper par de bons sentiments. Même si je ne percevais aucune jacinthe à l'horizon, nous n'étions pas à l'abri de tomber sur des caravanes de marchands d'esclaves ou d'autres personnes mal intentionnées.

Mais bien qu'aller au galop me semblait judicieux pour cette raison, je décidais quand même soin de briser la glace avant de rendre toute communication avec la princesse difficile. Il me semblait préférable d'agir ainsi :



« En ce qui concerne ma réaction de tout à l'heure, commentais-je d'une voix pas très assurée, j'ai été un peu prise au dépourvu... »

Mon excuse me paraissait tout à fait plausible. Pouvait-on me blâmer d'avoir été surprise par cet élan de tendresse de la part de la princesse Kougyoku ? Il n'y avait aucun membre de la famille royale, quel que soit son importance, pour lequel je voyais ce genre de rapprochement possible.

Je laissais la demoiselle méditer là-dessus avant que nos étalons n'accélèrent.


۞ • ۞ • ۞ • ۞


Arigato démon du thé ♫
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“La vie passe, rapide caravane ! Arrête ta monture et cherche à être heureux.” PV Famita - 06/01/1002
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